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 (flashback) the ultime birthday gift

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quartier : un appartement dans le Loop, Downtown, sur le même pallier que celui de sa mère, atteinte d'agoraphobie sévère et cloitrée depuis des années maintenant
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MessageSujet: (flashback) the ultime birthday gift    Mer 7 Fév - 13:38

we were young
we were young
We were young we didn't care
Is it gone
Is it gone
Is it floating in the air?
All that time, wasted
I wish I was
a little more delicate

Lou & Lloyd

« Nah c’bon, c’est Lou qui m’ramène ! » sourit Lloyd, son bras passé autour des épaules de Tito sur lequel il s’appuie sans doute un peu trop. Il faut dire qu’il a eu le levé de coude facile ce soir et est bien imbibé. Mais c’est son anniversaire et Lloyd estime qu’il peut se le permettre.
Son meilleur ami lui souhaite donc une bonne soirée et se résigne à partir de son côté, rejoignant le petit groupe de ses amis qui s’est déjà éloigné. Josef lui crie quelque chose depuis le bout de la rue où Daya s’est garée et Lloyd lui répond par un doigt d’honneur. Il n’a pas compris ce qu’il lui a dit mais c’était certainement une taquinerie et le pompier juge que son majeur est une réponse tout à fait appropriée ! Et à en croire le rire gras qui s’échappe de la bouche de son ami, à plusieurs mètres de là, ça a dû faire mouche…
Satisfait, Lloyd fait volte face et se tourne vers Lou qui a attend qu’il fasse ses adieux à tout le monde. Nora, à ses côtés, profite qu’il soit enfin libre pour venir lui faire ses adieux. Il la prend dans ses bras et la serre fort contre lui.
« Merci d’être venue ma belle ! Ca m’a fait super plaisir. Sauf le moment où t’as été dire à tout l’monde que t’étais devenue gay après m’avoir fréquenté. »
« Tu sais que je ne me lasserai jamais de cette histoire. Mais t’en fais pas, j’ai bien précisé que tu étais très bien monté, très performent et que le problème venait de moi. J’ai même ajouté certaines fois que si je devais redevenir hétéro un jour, je me précipiterai à ta porte. Ton honneur et ta réputation de coureur sont saufs. »
« Et c’est la seule et unique raison pour laquelle je te garde dans mon répertoire ! Merci de toujours être là pour me rassurer sur mes performances sexuelles Nora » glousse Lloyd en se décollant d’elle, la tenant par les épaules et plongeant son regard rieur dans le sien.
« C’est un plaisir. Allez, rentre bien » lui sourit-elle en retour, avant de se tourner vers Lou. « J’vous le confie. Faites attention. »
« Laisse la tranquille va » fait-il mine de s’agacer en la bousculant gentiment.
Nora lui rend son coup puis se met en route à son tour, abandonnant les deux pompiers devant le Maureen’s Tavern qui vient de fermer ses portes.

Au travers de la vitrine, Lloyd fait un dernier signe de la main à Natalia qui est en train de monter les chaises sur les tables mais prend la peine de le lui rendre. Il a proposé de l’aider, que tout le monde mette la main à la pâte mais la serbe à refusé. Elle les a gentiment chassés du bar avec son manager pour pouvoir ranger, faire le bilan financier de sa journée et enfin rentrer chez elle retrouver mari et enfant.
« Enfin seuls » commente Lloyd en jetant ensuite des coups d’œil aux alentours pour s’assurer que c’est bien le cas. Mais Nora est déjà loin, la tête dans son téléphone et les autres ont disparus. Alors il se permet de se rapprocher de la jolie blonde et remonte le col de son manteau puis joue avec la poche de poitrine de son blouson. Il l’ouvre et la ferme en bruitant le grincement d’une porte deux ou trois fois avant de glousser.
« Bordel, j’suis complètement bourré » ricane Lloyd en la relâchant, perdant un peu l’équilibre. Il tend le bras vers elle et Lou attrape son poignet et l’attire de nouveau vers elle en souriant. « Qu’est-ce que j’ferai sans toi… » chuchote-t-il alors, retrouvant un peu son sérieux.
Il entrelacent ses doigts à ceux de la jeune femme et se penche doucement pour venir capturer ses lèvres charnues dans un baiser tendre. Lloyd sait qu’elle ne le repoussera pas. Il le sait parce qu’il a été la coincée dans un coin du bar dès qu’il en a eu l’occasion pour lui faire savoir qu’il voulait rentrer avec elle ce soir et elle a accepté.
« J’ai attendu ça toute la soirée… »  

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MessageSujet: Re: (flashback) the ultime birthday gift    Mer 7 Fév - 16:47



() the ultime birthday gift
EXORDIUM.
Elle attend, impatiente, remontant légèrement son manteau parce que les brises encore légères s'élèvent néanmoins. Elle les sent s'immiscer, contre ses joues rougies par l'alcool s'imposer. Et ça lui procure, en vérité, un bien fou, quelque-chose dont elle ne pourrait pour l'instant pas se passer. C'est apaisant, envoûtant, ça laisse à la Belle un instant de paix tandis que Lloyd, un peu plus loin, continue ses adieux à ceux qui, de l'autre côté, s'en retournent chez eux. Tout est parvenu à lui changer les idées, jusqu'à tout lui faire oublier. Les retenues, le bon sens, toutes ces choses qu'elle tentait à faire valoir quand la raison se tenait encore droite et fière dans sa tête ; ce soir pleine de flou dont elle tente de se défaire. En vain. Alors elle s'y habitue, Lou. Elle s'y fait parce qu'elle aime cet état, parce qu'elle aime à se sentir aussi libre que l'air qu'elle inspire pour l'instant dans son coin. Dans son coin jusqu'à ce que le blond ne lui revienne, jusqu'à ce que les boutades et les sons graveleux ne se taisent. Elle est là, devant lui, ce sourire qui vient se dessiner sur les lèvres de Lloyd engendrant le sien ; comme souvent, comme toujours, comme depuis qu'il est venu la trouver pour lui faire entendre qu'elle serait la seule à terminer la soirée à ses côtés. Chose acceptée sans plus en dire, sans même avoir à y réfléchir tant elle aime à se perdre avec ce qu'il s'adonne désormais à lui offrir. « Enfin seuls. » Un sourire qui se perd davantage vers elle, un sourire qu'elle vient lui rendre instinctivement tant ils paraissent stupides. De vrais gosses, des adolescents qui ne font que découvrir certaines choses dont ils se doutent déjà, dans le fond. Peut-être, en tout cas. Peut-être pas. « Bordel, j’suis complètement bourré. » Il titube, perd du peu d'équilibre qu'il possède et Lou, instinctivement, bien en meilleur état s'avance pour le récupérer, de sa chute le sauver. Chose qu'elle parvient à faire, chose qu'elle parvient à accomplir, la main du blond désormais bien accrochée à la sienne. « Qu’est-ce que j’ferai sans toi… » Et elle secoue la tête à ces mots, elle secoue la tête parce qu'elle pense ces dires-là ridicules. Ces dires qu'il vient conclure d'un baiser, d'un baiser qu'elle cueille avec envie, cherchant presque à s'y perdre, serrant un peu plus la main masculine qu'elle tient encore. « J’ai attendu ça toute la soirée… »

Et, finalement, elle y revient, contre lui. Elle y revient parce que ces mots-là l'y poussent. C'est différent, nouveau. C'est apaisant pour le cœur qui jusqu'alors ne vivait plus que sur des tourments. Lou s'y accroche, avec ténacité, venant l'embrasser. Encore et encore, usant toujours plus d'un peu d'effort pour se perdre contre son corps. « Et moi dont. » Qu'elle ose répondre, qu'elle ose faire entendre en un sourire avant de venir perdre une étreinte contre lui. « J'espère que la soirée t'a plu quand même, en attendant le reste. » Sa voix vient se perdre jusque dans le cou du jeune homme, celui-là même dans lequel elle dépose un énième baiser, un peu pompette bien que conscience de ce qu'elle réveille. Oubliée la maison qui l'attend dans le West Side depuis son installation chez Josef, oubliée la relation qu'elle aurait dû sauver plutôt qu'enterrer. Oubliée toute cette vie qu'elle avait jusqu'alors menée puisque Lloyd lui offre toute autre chose. Quelque-chose de plus vivant, quelque-chose qui lui rappelle qu'elle s'est perdue pendant bien trop longtemps. « Parce que le reste, tu ne pourras jamais l'oublier. » Qu'elle chuchote de nouveau avant de frôler ses lèvres contre les siennes, avant d'oser jouer avec ce brasier qui les guette. Ça, avant que le bleu de son regard ne vienne trouver le sien, avant que tout ce qu'elle éprouve ne vienne possiblement se trahir de ses prunelles. Parce qu'elle songe à la manière dont il est parvenu à la rendre un peu plus vivante. Parce qu'elle ne pense plus qu'à ça. « Qu'est-ce que je ferai sans toi... » Des mots qu'elle a entendu un peu plus tôt et auxquels elle donne de vérité que lorsqu'ils s'adressent à Lloyd. Il est celui qui l'a aidé, celui qui lui a fait découvrir qui elle était. C'est elle qui lui doit beaucoup. Elle et c'est tout.      

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MessageSujet: Re: (flashback) the ultime birthday gift    Jeu 8 Fév - 10:55

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Lou & Lloyd

C’est une belle soirée. Une soirée qui lui a fait un bien fou après toutes les épreuves qu’il a traversées. Il est loin d’être le seul à en avoir bavé ces deux dernières années mais il a quand même eu son lot de malchances et ce soir, après avoir passé un bon moment entourés de tous ses amis, tandis que ses lèvres sont contre celles de Lou : LLoyd se dit que finalement il ne s’en sort pas si mal. Il voit la lumière au bout du tunnel et a le plaisant pressentiment que les choses vont s’arranger maintenant, qu’il n’est tout du moins plus seul pour affronter tout ce qu’il attend. Il se sent heureux, entouré, soutenu… Aimé en un mot.
L’alcool a sans doute une part importante dans ce sentiment d’euphorie qui lui gonfle la poitrine, accélère les battements de son cœur en joie et lui fait voir la vie en rose. Mais le pompier veut croire que demain, quand il se réveillera avec la gueule de bois, aux côtés de Lou, il continuera quand même de se sentir heureux d’exister.
Le fait de sentir que Lou partage se sentiment, qu’elle est épanouie en sa présence, heureuse, participe aussi à son propre bonheur. Parce que si elle se sent à l’aise avec lui, mieux qu’avec son crétin de Julian…il y a une chance qu’elle le réalise et décide de le quitter pour les rejoindre, lui et Merrin. C’est terriblement égoïste mais il s’en moque pour le moment. Il n’y a que son bonheur à lui qui compte. Le sien et celui de la jeune femme dont il tient les mains et qu’il embrasse avec toute la tendresse dont il est capable.

« J'espère que la soirée t'a plu quand même, en attendant le reste. »
Il lui répond d’abord par un sourire. Un sourire alcoolisé qui lui donne sûrement un air un peu niais mais Lloyd ne le remarque pas.
« C’était génial ouais ! J’ai revu ma cousine déjà » commence-t-il à énumérer, fouillant dans sa mémoire alors que la jeune femme vient déposer quelques baisers dans son cou. Ca lui fait perdre le fil de ce qu’il comptait lui dire. Qu’il était ravi que Josef, malgré sa blessure, ait pu faire le déplacement avec Daya avec qui il sent qu’il pourra repartir sur de bonnes bases ! Que Tito avait l’air de vraiment sourire pour la première fois depuis l’été et que ça lui a fait chaud au cœur. Que revoir Nora qu’il n’avait pas eue l’occasion de croiser depuis trop longtemps lui a fait énormément plaisir. Que voir tout le monde s’amuser, même Natalia qui était pourtant de service et repart avec un super pourboire. Il a été gâté. Pas vraiment par les cadeaux, même si ça a été le cas, mais gâté autrement… Les voir tous autour de lui, avec le sourire, ça l’a touché.
Et puis il y avait Lou. Lou, ravissante dans sa tenue. Lou pour qui il a complètement craqué et avec qui il a eu une envie folle de terminer cette soirée bien arrosée…
« Parce que le reste, tu ne pourras jamais l'oublier » lui susurre-t-elle à l’oreille, le faisant glousser bêtement, parce que son souffle le chatouille.
« C’est un défi, Mademoiselle Fitzgerald ? » lui réplique-t-il, avant que leurs regards, brillants d’une lueur propre aux jeunes couples autant qu’aux vieux amoureux, se croisent…
« Qu'est-ce que je ferai sans toi... »
« J’veux pas imaginer un truc pareil » lui répond-t-il simplement, déposant un dernier baiser sur ses lèvres, avant d’attraper sa capuce pour la lui faire tomber sur la tête, ruinant un peu la magie du moment. Ca le fait rire. « Allez viens, on bouge avant que tu te transformes en glaçon. T’as l’nez tout rouge, on va croire que t’es aussi bourrée que moi. Tu dois être mon pilier Lou ! Tu peux pas t’permettre » plaisante-t-il en passant son bras autour de son épaule pour l’entrainer avec lui vers le métro le plus proche. Il a envie de prendre l’air, il l’a prévenue avant qu’elle accepte de rentrer avec lui. Pas de taxi, Uber ou quoi que ce soit de ce genre. Il veut marcher, se perdre en ville avec elle, prendre son temps et profiter de sa présence. Mais comme il veut avancer quand même et arriver chez lui pour qu’ils passent la nuit ensemble : métro !
Ils se mettent donc en route, dans un silence tranquille qu’il finit par rompre pour siffloter sur un air qui lui trotte dans la tête depuis quelques jours.  


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MessageSujet: Re: (flashback) the ultime birthday gift    Mar 13 Fév - 21:40



() the ultime birthday gift
EXORDIUM.
Ce sourire, elle pourrait t'en donner pour ce sourire. Et elle ne fait que le provoquer, elle ne fait que l'amener, peu apte à s'en lasser. Lou est ainsi, attirée par la moindre parcelle de bonheur qui pourrait s'offrir à elle et ce soir, bon dieu ce soir, Lloyd fait partie de tout ce qui l'attire depuis quelques jours, quelques semaines. Pf, elle ne fait même plus. C'est inné, instinctif. C'est quelque-chose qu'elle aurait pu faire taire mais qui, ce soir, s'installe davantage. Ça ronge un peu les parcelles ombreuses de son âme pour y instaurer une vive lumière, un éclat tellement lumineux qu'elle se souvient désormais la raison pour laquelle elle s'était surprise à pleinement l'écouter, sur ses pas vouloir marcher, tenter de marcher en tout cas. Aussi, elle s'y accroche, à cet homme-là. Lou vient laisser ce sourire s'installer également sur ses lèvres tandis qu'elle le contemple, laissant ses mots le trouver, tendrement le faire glousser ; de quoi pleinement la faire frisonner, bien qu'en partie le léger vent levé soit à blâmer. Puis, finalement, après que sa voix à elle se soit élevée, après qu'il se soit risqué à une réponse trahissant un peu plus leur intimité, il y revient, aux brefs contacts, à ces gestes d'adolescent un peu pompette. De quoi l'amuser, davantage la faire rire alors qu'elle se défait de sa capuche tout juste mise, tandis qu'elle essaie de retrouver l'éclat des prunelles masculines. Celles qu'elle parvient enfin à croiser avant que la voix du blond ne lui revienne, toujours aussi enthousiaste qu'elle n'avait pu l'être dès lors que seules leur deux âmes animaient la rue. « Allez viens, on bouge avant que tu te transformes en glaçon. T’as l’nez tout rouge, on va croire que t’es aussi bourrée que moi. Tu dois être mon pilier Lou ! Tu peux pas t’permettre. » Elle acquiesce simplement, laissant Lloyd s'approprier son épaule, s'approprier tout son être qu'il mène contre lui avant de se mettre en route. Et Lou suit, sagement. Elle suit parce qu'elle lui a fait entendre qu'elle accepterait de passer la nuit en sa compagnie, la soirée avant cette dernière également. Raison pour laquelle l'une de ses mains rejoint celle du jeune homme contre qui elle déambule sur ses pas, direction le métro le plus proche pour cette destination qu'ils n'oublient pas pour autant. Ça, tandis qu'il sifflote, qu'elle s'en berce. Ça tandis qu'elle avance vers l'endroit où ses démons ne sont pas les bienvenues, où sa raison n'a pas à être vue. Seulement son cœur, seulement l'antidote à ses peurs. Lou se range là où elle sait que son bonheur se trouve, là où elle sait que les déceptions ne sont pas monnaie courante. Là où elle sait qu'un jour, qui sait, tant de choses pourraient encore se passer. Et y songer, y songer ce soir l'a fait sourire tandis qu'elle continue d'avancer, écoutant simplement la mélodie qui, d'entre les lèvres du blond, s'échappe avec enclin mais les légères saccades qui l'accompagne.

Et bon dieu que ces quelques brides claires et froides sont salvatrices pour les joues rougies de la demoiselle qui, un peu plus à chaque seconde, s'accroche à son comparse de la soirée. Elle s'y accroche comme par peur de le voir disparaître, dans la saleté de son âme s'émietter. Car Lou ce soir ne fera que pêcher. Et elle le sait, au fond d'elle, Lou n'en a que trop conscience. C'est la raison pour laquelle elle tente de s'en défaire, préférant pour la première fois depuis longtemps se concentrer sur ce qu'elle souhaite, ce qu'elle sait comme apaisant pour les songes qui la tracasse. Lou, ce soir, pensera d'abord à elle avant les autres, les conventions, tout ce que le monde exige d'une femme dans son genre, les doigts liés à un autre que celui qu'elle croyait jusqu'à la fin pouvoir aimer. Lou s'est trompée, le regard ayant dévié, vers Lloyd s'étant attardé. « Ouais tiens, je reviens sur ce que tu disais ; petite pause, le regard qui croise le sien, ce froncement de sourcils qui l'amène à sourire un peu plus encore qu'au départ. Parce qu'elle sait que ses mots vont le mettre mal à l'aise, parce qu'elle sait qu'elle pourrait l'embêter avec ça, le taquiner autant qu'elle le souhaite. Et elle s'y risque, la Belle, elle s'y risque pour jouer le jeu, meubler leur marche jusqu'au métro des environs. Tu ferais quoi sans moi, si j'étais pas là. Pire, si je mourrai ? » Et elle y tient, à sa réponse. Parce qu'elle use de son degré d'alcool aussi, bien que gentiment. Elle ne pense pas à mal, n'espère pas forcement des réponses toutes claires, toutes jolies. Seulement à sa vérité, ce qui se passe dans cette tête qu'il a eut besoin d'aérer. « J'vais t'laisser des marques dans la tête, tu pourras jamais m'oublier. Jamais, monsieur Hatfield. »      

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MessageSujet: Re: (flashback) the ultime birthday gift    Dim 18 Fév - 15:24

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Lou & Lloyd

Lloyd sifflote tranquillement, regrettant tout à coup de ne pas avoir proposé à tout le monde de danser durant sa soirée d’anniversaire. Ca lui aurait permis de se défouler. Ceci dit, maintenant qu’il y réfléchit, le Maureen’s Tavern n’est sans doute pas le bar le plus approprié pour s’adonner à ce genre d’activité… Plus jeune, il aurait proposé à tout le monde d’enchainer en allant en boite, ou dans un bar dansant, mais il a bien vu que ça ne s’y prêterait pas… Tout le monde deviens vieux se fait-il la réflexion, un sourire apparaissant sur ses lèvres. A commencer par toi, espèce de salaud ! Bon et puis Josef était encore souffrant à cause de son accident et se serait senti obligé de rentrer chez lui comme un imbécile… Un imbécile en bonne compagnie parce qu’il était accompagné de Daya et qu’en fait ça l’aurait peut-être arrangé mais, quand même. Et Irène ? Est-ce qu’elle aurait suivi le mouvement et se serait déchainée sur la piste de danse ? Il a du mal à l’imaginer faire un truc de ce genre. A une époque, elle l’aurait fait Lloyd le sait, mais maintenant ? Pas certain que ça ait été son délire…  
Le pompier est sur le point de demander à Lou si ça la tente de danser, là, maintenant, tout de suite, mais elle lui coupe l’herbe sous le pied.
« Ouais tiens, je reviens sur ce que tu disais » lui lance-t-elle en plongeant son regard dans le sien. « Tu ferais quoi sans moi, si j'étais pas là. Pire, si je mourrai ? »
Lloyd s’immobilise et soutient son regard, longuement, d’abord sans prononcer le moindre mot. Face à lui, la jeune femme continue de plaisanter sur le sujet, de le taquiner. Sauf que ça ne l’amuse absolument pas, lui…
Son regard azuré et rendu un peu vitreux par sa consommation d’alcool se porte vers la route, juste à sa droite. Il observe le croisement, son feu, les marquages au sol qui commencent à être moins visibles.

S’il est encore là physiquement, son esprit voyage, va sournoisement puiser dans ses souvenirs. Les pires. Il se revoit, adolescent, s’élancer dans une chasse au trésor… Il y a des indices à gauche et à droite. Le prix à remporter pour les avoir suivis soigneusement ? Le corps déchiqueté de son petit frère. Bravo, vous avez trouvé votre lot !
Il revoit sa petite main potelée – la seule encore tout à fait attachée à son corps - s’agiter nerveusement. Il le voit gratter le bitume, essayer peut-être de s’extraire de sous la roue de la camionnette qui l’a trainé sur plusieurs mètres. Ca ne dure qu’une seconde. Peut-être même qu’il se l’imagine, que ça n’est pas vraiment en train d’arriver, qu’il a rêvé…
Il revoit son visage ravagé. Envolé le petit nez que sa mère adorait embrasser…
« J’ai jamais retrouvé ses lunettes » laisse-t-il échapper à voix haute, son regard encore porté sur la route.
Lou le questionne, mais il ne l’entend qu’à moitié. Il a du mal à lui revenir.
Il se revoit demander au pompier sur place – celui qu’il connaissait bien pour l’avoir croisé un tas de fois à la caserne où travaillait son grand-père – comment allait Kevin. Il peut encore sentir sa main se poser doucement sur son épaule pour la lui tapoter gentiment. Lloyd revoit l’expression désolée de son visage. Malgré ça, il lui avait encore fallut près d’une heure et une confrontation avec ses deux parents pour vraiment comprendre ce qui venait de se passer. Il lui avait fallut recevoir un coup de poing de son père et l’entendre lui dire qu’il l’avait tué pour comprendre tout à fait que Kevin ne renterait jamais…      
« Plaisante pas avec la mort Lou. Jamais. Pas avec moi » lui répond-t-il finalement, froidement. « Mon frère est mort à un croisement comme celui-ci quand j’avais dix-sept ans. Je venais d’enterrer mon grand-père, quelques mois avant. Mon père est mort aussi et c’est en train de tuer ma mère à petits feux. C’que les gens deviennent quand leurs proches meurent, c’est pas un sujet sur lequel j’ai envie de plaisanter Lou… »
Là-dessus, il se remet en branle, sans prendre sa main cette fois, sans même s’assurer cette fois qu’elle lui emboite bel et bien le pas. Elle l’a refroidi. Elle a fait remonter de pénibles souvenirs et lui a coupé l’envie de danser ou même de siffloter. Il n’a plus qu’une envie : oublier. Rentrer chez lui au plus vite et prier pour que sa nuit ne soit pas peuplée de cauchemars…  



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MessageSujet: Re: (flashback) the ultime birthday gift    Jeu 22 Fév - 22:57



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La question reste en suspens tandis qu'il ralentit jusqu'à se figer. Lou garde son sourire, songeant aux blagues qu'il pourrait faire, aux songes qu'il pourrait lui partager et pourtant, pourtant ce qu'elle vient percevoir contre ses traits le lui fait perdre immédiatement. Elle marque l'arrêt, à son tour, revenant vers lui, ses perles claires braquées sur son regard qu'elle ne parvient pas à atteindre, pas encore, pas tout à fait en tout cas. Elle ose, essaie son prénom comme pour tenter de le ramener, avec elle essayer de le rappeler. En vain, parce qu'il s'égare là où elle ne peut le joindre, là où sa présence ne peut aller. Pourtant elle reste, Lou, elle reste parce qu'elle ne veut pas voir ce regard devenir aussi noir. Ou pas noir, vitreux, absent, dénué de tout ce qu'elle était parvenue à voir jusqu'alors. « J’ai jamais retrouvé ses lunettes » Des mots qui viennent s'imposer là, sans aucune explication, sans qu'elle n'ait la moindre idée de ce qu'il tente d'évoquer. Aussi, elle en fronce les sourcils, la petite blonde, son regard toujours posé sur lui comme dans l'espoir de comprendre ce qui vient de hanter ses songes avec ce qu'elle croit être un hasard. Elle est loin de se douter de la portée qu'ont pu avoir ses mots, elle est loin d'imaginer toute l'horreur qui ronge encore le blond en cette soirée pourtant bien commencée. « Plaisante pas avec la mort Lou. Jamais. Pas avec moi. » Le ton est froid, dur, balancé là comme pour lui faire comprendre qu'elle est allée trop loin. Et, aussitôt, elle en ressent déjà cette culpabilité monter, cette envie de revenir en arrière comme pour éviter ce malaise désormais installé. « Mon frère est mort à un croisement comme celui-ci quand j’avais dix-sept ans. Je venais d’enterrer mon grand-père, quelques mois avant. Mon père est mort aussi et c’est en train de tuer ma mère à petits feux. C’que les gens deviennent quand leurs proches meurent, c’est pas un sujet sur lequel j’ai envie de plaisanter Lou… » La bombe se lâche sans qu'elle n'ait le moindre mot à dire, la moindre excuse à formuler parce qu'elle comprend, maintenant, que ça ne servirait à rien. Elle est seulement allée trop loin. Stupidement, pour ne rien changer, se faisant idiote parce que se trouve en cela sa plus grande spécialité. Et si elle baisse la tête, honteuse, Lloyd quant à lui reprend sa marche, silencieusement, ne se souciant pas de savoir si la Belle suit ses pas. Fait dont elle ne le blâme pas une fois son regard relevé sur celui qui s'éloigne, peu à peu, malgré toute cette belle soirée. Elle a tout fait foirer, pour ne rien changer.

Aussi, la Belle déglutit, essayant de se donner un peu de courage, de ravaler cette culpabilité qui commence d'ors et déjà à la ronger. Elle se sent bête, un peu horrible d'avoir imposé à Lloyd ces souvenirs pénibles. Raison pour laquelle elle ose avancer, revenir vers lui, accourir un peu comme pour mieux le rattraper. Lou ferme simplement les yeux quand elle parvient enfin à se poster devant lui, dans sa course l'arrêter pour rester quelques secondes ainsi : ses petites mains contre son torse, son front déposé contre le haut de sa poitrine. Elle soupire, reprend un peu son souffle avant de relever son visage vers lui, avant de venir détailler ses traits brisés, ce soir, par ses mots, ses suppositions, ses questions à la con. « Je suis désolée. » Qu'elle vient murmurer, laissant ses mains tremblantes se perdre contre les joues d'un Lloyd encore absent de toute réalité. Celle à laquelle elle se doit de le ramener, pourtant peu sûre qu'il puisse lui pardonner. « Je suis désolée Lloyd, je ne voulais pas ça... » Qu'elle répète à nouveau, venant déposer ses lèvres contre celles masculines, contre celles qui peinent encore à bouger. Elle se confond en excuse, s'en perd elle-même contre l'immobilité du pompier jusqu'à sentir ses tourments de nouveau la prendre, l'état de cet ami – si tant est que le mot soit approprié – s'y ajouter. Alors elle s'en défait, du jeune homme. Elle rétablie une certaine distance, tête de nouveau baissée, la honte aux joues matérialisée en ce coloris rosé. « Tu as raison, je n'aurais pas dû plaisanter là-dessus, Lloyd. C'est stupide et petit. » Qu'elle laisse entendre, posant son regard azuré sur les alentours pour ne pas avoir à pleinement lui faire face. « Je vais te ramener et je rentrerai, si tu veux. Je n'voulais pas te blesser. » Qu'elle termine par faire entendre, se décalant de son chemin au cas où il souhaiterait continuer, sachant qu'elle le suivra quoi qu'il décide, quoi qu'il veuille, rien que pour s'assurer qu'il puisse au moins bien rentrer, s'éviter le moindre obstacle que ses songes auraient à lui imposer. Parce qu'elle s'en veut déjà bien assez, la petite blonde, pour avoir en plus à s'inquiéter de ce qui pourrait désormais lui arriver. Elle fera tout ce qui est en son pouvoir pour l'épargner du moindre danger à défaut de pouvoir apaiser ce qu'elle a provoqué.       

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MessageSujet: Re: (flashback) the ultime birthday gift    Jeu 1 Mar - 19:12

we were young
we were young
We were young we didn't care
Is it gone
Is it gone
Is it floating in the air?
All that time, wasted
I wish I was
a little more delicate

Lou & Lloyd

Il lui en veut d’avoir abordé ce sujet, de s’être aventurer sur cette pente glissante qu’il dévale maintenant sans rien pouvoir contrôler. Son moral, il y a quelques instants encore au beau fixe est maintenant plutôt bas. Alors qu’il aspirait à passer une fin de soirée aux côtés de la fille pour qui il commence à en pincer de plus en plus, Lloyd s’imagine plutôt en train de broyer du noir et peiner à trouver le sommeil. L’alcool qui, il y a une seconde encore le rendait plus guilleret que d’ordinaire commence à avoir l’effet tout à fait opposé. Il a l’impression que le monde vire au gris, que tout est plus laid qu’il ne l’imaginait, comme si un voile avait été levé… Ou comme si un filtre déformant venait d’être posé sur sa rétine, à voir. Lloyd n’est pas encore tout à fait certain. Est-ce qu’il réalise seulement ce soir que tout est nul ou est-ce que tout a toujours été nul et pourri et qu’il n’était pas capable de le réaliser ? Il frisonne et frictionne ses bras. Est-ce qu’il fait plus froid que tout à l’heure, est-ce que le vent s’est levé ou est-ce qu’il a toujours fait froid et qu’il avait choisi de ne pas le sentir jusque là ?
Il est en train de chercher le sens profond de son existence et de remettre en doute ses choix les plus importants lorsque Lou fait irruption devant lui et le contraint à s’immobiliser. Il fronce les sourcils, encore fort contrarié et attend qu’elle prenne la parole. Parce qu’elle a forcément quelque chose à lui dire, sans quoi elle ne resterait pas plantée comme elle le fait devant son nez. Elle tente une approche et il la laisse faire, gardant ses mains bien enfoncées dans les poches de son blouson. Histoire de lui montrer qu’elle l’a déçu et qu’il est fâché. Elle appose les siennes contre son torse, y appuyant également son front avant de lui présenter des excuses.  
C’est trop facile ! proteste-t-il intérieurement, continuant de ressasser tout ça. L’accident, ses suites, l’état de sa mère, sa façon de gérer les choses, son éloignement d’avec son paternel, sa disparition et tout le reste. La façon dont elle a plaisanté sur le sujet de la Mort ne lui a pas plu du tout, il l’a presque prise pour un affront personnel. Dans quelques heures, il trouvera sa réaction ridicules et disproportionnée (s’il se souvient de cet échange) mais pour le moment, le pompier prend tout ça très à cœur.

Lou se hisse sur la pointe des pieds, s’accrochant à lui pour pouvoir atteindre ses lèvres et l’embrasser tendrement. Ses lèvres sont chaudes. Peut-être que dans une dizaine de minutes ça ne sera plus le cas mais pour le moment, elles le sont encore et c’est agréable… Assez pour lé dérider un peu. Pour le ramener au moment présent, pour lui rappeler à quel point il aime passer du temps aux côtés de la jeune femme, comme elle est douée pour le faire se sentir bien, pour le faire sentir comme un être meilleur qu’il ne l’est certainement…
« Tu as raison, je n'aurais pas dû plaisanter là-dessus, Lloyd. C'est stupide et petit. Je vais te ramener et je rentrerai, si tu veux. Je n'voulais pas te blesser » lui dit-elle, le regard un peu fuyant, se décalant.
Et ça le fait rire. Il s’imagine la bousculer et partir la tête haute et le torse bombé de fierté comme un imbécile. Il réalise tout à coup à quel point tout ça est ridicule. A quel point lui-même est ridicule.
Sans trop savoir pourquoi, un sourire étalé sur son visage, il vient pincer le nez de Lou.
« Fais pas cette tête Loulou ! » lui lance-t-il, comme si c’était son attitude à elle qui était totalement déplacée. « J’suis pas en sucre, c’est bon, on peut passer à autre chose. »
Et c’est ce qu’il fait. Grace au pouvoir bien connu de l’état d’ébriété qui permet de passer d’un état à un autre en un claquement de doigts.
Il se penche pour déposer un baiser sur son nez qu’il a relâché et passe un bras autour de ses épaules pour l’inciter à reprendre leur marche à ses côtés.
« De toute façon, t’es immortelle. J’ai percé ton secret ! J’ai fouiné dans ton atelier et je suis tombé sur le tableau de toi en mode vieille bique décharnée dégueu… Avoue ! Ton p’tit surnom c’est Dorian Grey… Ou…merde ! C’est quoi le nom du type dans le film là ! T’sais, le soi-disant film SM pseudo romantique dont toutes les filles raffolent là… Les Nuances de Gris ou j’sais pas quoi. Bref…Je sais que t’es immortelle » conclut le pompier en décidant plutôt d’attraper la main de la jeune femme alors qu’il continue de l’entrainer vers la bouche de métro la plus proche. « Ils chantent dans ce film ? En mode Dirty Dancing ? …Non attends, ils chantent pas là-dedans. Ils dansent ! Tu veux faire le portée ? Putain j’le maitrise GRAVE ! » s’enthousiasme le jeune homme qui lâche la main de la jeune femme pour trottiner à reculons, frappant dans ses mains pour la motiver. « Vas-y on le fait ! » décide Lloyd en s’immobilisant à plusieurs mètres de la jeune femme, se préparant à la recevoir et à la soulever dans les airs.


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Dernière édition par Lloyd Hatfield le Dim 18 Mar - 18:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (flashback) the ultime birthday gift    Jeu 8 Mar - 18:12



() the ultime birthday gift
EXORDIUM.
« Fais pas cette tête Loulou ! » Le ton qui change et un contact plus tendre qui revient, le bout de ses doigts à lui qui viennent pincer le bout de son nez à elle. Lou en relève son regard, Lou en revient à cet homme qu'elle croit avoir blessé, heurté de la pire des manières ; loin de ce qu'elle aurait voulu, loin de tout ce qu'elle voulait lui apporter en cette soirée. La douleur ne fait pas partie des plans qu'ils s'étaient donnés. Et c'est ce qui avait commencé à l'inquiéter, ce qui commençait déjà à peser sur ses petites épaules affaissées. « J’suis pas en sucre, c’est bon, on peut passer à autre chose. » Elle acquiesce simplement avant de le laisser s'approcher, avant de venir contre elle se positionner, le bras passé sur ses épaules légèrement relevées. Lou essaie de se convaincre qu'elle n'a pas fait de bêtises, qu'elle n'est pas trop loin parce que, ce qu'elle a vu dans son regard, ça la hante encore un peu. Elle aurait voulu lui épargner ces pensées, ces souvenirs remontés à cause de ses dires insensés. Et pourtant, pourtant, malgré toute la douleur qu'elle est parvenue à distinguer dans son regard, c'est Lloyd qui ravive cette ambiance bon enfant, c'est Lloyd qui l'amène à se bouger, à de nouveau s'animer. Les rôles ce soir se sont inversés. Et tandis qu'elle essaie de se convaincre que ruminer n'est pas la meilleure des solutions pour cette nuit déjà bien tombée, c'est son blond qui la ramène à leur réalité, laissant sa voix s'exprimer, briser le silence de la ruelle tout juste installé. « De toute façon, t’es immortelle. J’ai percé ton secret ! Un froncement de sourcils tandis qu'elle lève ses yeux vers lui, attendant une explication quant à ce qu'il vient lui annoncer. J’ai fouiné dans ton atelier et je suis tombé sur le tableau de toi en mode vieille bique décharnée dégueu… Avoue ! Ton p’tit surnom c’est Dorian Grey… Ou…merde ! Il cherche et Lou se prête à ce jeu, laissant cette humeur-là l'envahit comme lorsqu'ils partaient à peine du bar rejoint pour cet anniversaire. Elle vient se perdre dans ses traits, dans son regard, dans tout ce qu'il peut lui insuffler rien que ce soir. C’est quoi le nom du type dans le film là ! T’sais, le soi-disant film SM pseudo romantique dont toutes les filles raffolent là… Les Nuances de Gris ou j’sais pas quoi. Bref… Je sais que t’es immortelle. » Un éclat de rire, quelque-chose de léger, de fin, de cristallin qui se perd dans l'horizon bitumé qu'ils tentent d'atteindre pour le métro prochain. Celui qu'ils arriveront peut-être à avoir, peut-être, car, encore Lloyd dont la main s'était entrelacée à la sienne se défait quand ses paroles viennent se perdre dans l'obscurité des alentours. « Ils chantent dans ce film ? En mode Dirty Dancing ? …Non attends, ils chantent pas là-dedans. Ils dansent ! Tu veux faire le portée ? Putain j’le maitrise GRAVE ! » Elle essaie de s'accrocher à sa main quand elle le voit reculer, mais en vain. En vain, Lou ne parvient néanmoins pas à cacher son sourire, cette légère gêne qu'il vient insuffler en elle de sembler aussi... épanouit. Elle qui pensait qu'elle ne serait jamais capable de rendre un peu de couleurs au monde d'un autre ; elle avait tord. Ce soir, elle se rend compte que malgré l'incident d'un peu plus tôt, oui, elle avait tord. « Vas-y on le fait ! »

Et il attend, là, à quelques mètres d'elle. Il attend qu'elle se décide car si elle estime être têtue, elle sait que Lloyd saura l'être davantage. Alors elle cède à sa folie, Lou. Elle cède à cet élan de vie qu'il vient lui procurer, cette impression d'enfin exister, d'enfin être celle qu'elle aurait pu être au cours des dernières années ; loin de l’hôpital, loin des soins possiblement inutiles d'un homme qui, une fois réveillée, n'a plus su vraiment l'aimer. C'est ce qu'elle se dit, ce qu'elle imagine, ce qui vient piquer ses esprits tandis qu'elle contemple le blond un peu plus loin, ce sourire pour lequel elle donnerait désormais beaucoup. Et, dans cet élan-là, ce sont ses baisers dont elle se souvient, son souffle, son rire, sa voix, toute cette présence qui avait su redonner un peu de mélodie aux battements bruts de son cœur fatigué. Lou, ce soir, croit de nouveau pouvoir survivre à la tristesse des mois passés. « T'es sûr ? Qu'elle demande néanmoins, le fixant de ses petits yeux pétillants, bien d'une joie retrouvée, d'un enthousiasme tenace. Parce que toi comme moi on sait que tu tiens pas forcement debout et moi je sais d'expérience que je ne suis pas légère. » De quoi lui faire entendre qu'ils risquent beaucoup si elle s'élance, si elle se risque à suivre les volontés de l'homme qui l'a invité à passer la nuit à ses côtés. Ils risquent beaucoup à se risquer à ce genre de fantaisies, celles-ci même que l'on pourrait apercevoir dans ces films à l'eau de rose, du style Crazy Stupid Love qu'elle a regardé pas plus tard qu'avant-hier. Peut-être que lui aussi, d'ailleurs. Peut-être qu'il s'y essaie, à cette méthode de drague qui, comme au personnage féminin de cette comédie, parvient aisément à la faire rire autant qu'elle l'intrigue. « T'es vraiment pas bien Lloyd Hatfield, je te jure que ça va pas dans ta petite tête blonde. » Parce qu'elle termine par craquer, la jeune femme. Parce qu'elle imagine déjà tout un scénario des plus clichés mais qui l'attire plus qu'elle n'aurait pu y penser. Parce qu'elle fait partie de ces âmes qui aiment le ridicule, des choses complètement déplacées. Parce qu'elle fait partie de ces gens qui ont ce besoin irrépressible de vivre, de vivre tout ce qu'ils pourraient avoir à faire, tout ce qui pourrait se présenter à eux comme ce soir, comme ici, dans cette invitation de cet homme qu'elle commence peut-être à apprécier plus que de raison. Lou trottine finalement, jusqu'à lui, jusqu'à ses bras qu'elle sent se tendre une fois sa présence sur eux venir peser son poids.       

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MessageSujet: Re: (flashback) the ultime birthday gift    Dim 18 Mar - 18:42

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Lou & Lloyd

Il espère que Lou ne va pas se dégonfler. Si elle le fait, il va se sentir très bête et comme c’est son anniversaire, il ne serait pas correct qu’il se sente bête ! Mais la jeune femme ne se dégonfle pas tout à fait, se contentant de lui demander s’il est sûr de son coup.
« Ouais, ouais ! » lui assure-t-il en secouant vivement la tête, avant de frapper à nouveau dans ses mains puis de lui faire signe de le rejoindre. En réalité, il y a de fortes chances qu’il n’arrive pas à la porter. Les statistiques pour qu’ils se cassent la figure tous les deux au beau milieu de la rue sont largement plus favorables… Mais Lloyd veut y croire. Et il a surtout besoin que son interlocutrice y croit, sans quoi tout le plan tombe à l’eau.
« Parce que toi comme moi on sait que tu tiens pas forcement debout et moi je sais d'expérience que je ne suis pas légère » ajoute-t-elle encore, le regard pétillant pourtant d’envie, un sourire mutin aux lèvres. Il sait qu’il n’aura pas a beaucoup insister pour qu’elle s’élance. Elle a envie de le faire, il le sait. Il le sait parce qu’elles ont TOUTES envie de le faire.
C’est grâce à la technique du porté de Dirty Dancing qu’il a réussi à emballer Nancy Jefferson quand il avait onze ou douze ans. Il a eu droit de l’embrasser (sans la langue car c’tait dégoutant) et de fourrer sa main dans le soutien-gorge rembourré avec du coton qu’elle portait ce soir-là. Sa première vraie expérience…
« J’tiens tout à fait d’bout ! C'juste que j'ai le rythme dans la peau et donc je m'agite et j'ai l'air de tanguer » proteste mollement le pompier, feignant de ne pas comprendre de quoi elle parlait. « Allez, arrête de dire n’importe quoi et saute Bébé ! »
« T'es vraiment pas bien Lloyd Hatfield, je te jure que ça va pas dans ta petite tête blonde. »  
Il lui sourit, frotte ses mains, fléchissant un peu les jambes pour se préparer à recevoir le poids de Lou. Et là-dessus, elle se met en mouvement et fonce vers lui. Il se demande si elle va se dégonfler à la dernière seconde. Il décide que, si elle ne le fait pas, si elle se jette à corps perdu dans ses bras, il lui avuera ce qu’il ressent pour elle. Il lui avouera qu’il pense de plus en plus souvent à elle, qu’il se surprend de plus en plus fréquemment à regarder son portable pour y visualiser les quelques photos d’elle qu’il possède. Il la prend dès qu’elle porte Merrin… Mais ce n’est pas vraiment sa fille dont Lloyd veut capturer l’image. Il va le lui avouer. Si elle a assez de cran pour s’offrir à lui, alors il fera de même.
Et Lou ne flanche pas.

Et dans un premier temps, lui non plus. Il l’attrape et donne une impulsion pour lui faire quitter terre et l’élever au-dessus de lui. Mais il se retrouve bien vite déséquilibrer et il s’écroulent comme deux idiots au beau milieu de la rue. Lou pousse un cri et il lâche un juron alors qu’il tente au maximum d’encaisser la chute et de lui épargner de se casser quelques dents sur le macadam. Ou de se casser le nez, s’ouvrir l’arcade, voire le crâne par terre…
Heureusement pour elle, la jeune femme tombe surtout sur lui et il parvient donc à amortir sa chute. Mais pas la sienne. Sa tête cogne durement contre le sol et il voit trente-six chandelles. Lou commence par rire et puis se redresse en lui demandant s’il va bien. Mais il est trop occupé à chasser les gros insectes volants qui grouillent devant son champ de vision pour lui répondre. Il est sonné. A tel point que la voix de la jeune femme lui semble lointaine, distordue, étrangère. Elle le secoue un peu, de plus en plus inquiète. Lloyd essaie de se relever à son tour et la jeune femme s’écarte pour ne plus l’écraser de tout son poids et être en mesure de l’aider s’il en a besoin.
Il porte une main à l’arrière de son crâne pour s’assurer qu’il n’y a pas trop de casse et sent déjà une belle bosse.
« Outch… » laisse-t-il échapper en massant l’arrière de sa tête, douloureux à souhait.
Lou se confond en excuse et, dès qu’il est vraiment en état de comprendre ce qu’elle dit et de réaliser le ridicule de la situation, il commence à ricaner. Lou n’a pas l’air de tellement rigoler et sa moue inquiète, sérieuse, l’amuse encore un peu plus, sans qu’il ne sache vraiment pourquoi.
« Bordel c’que ça fait mal » se plaint-il en riant toujours, sentant les larmes poindre. Des larmes parce qu’il a mal ? Parce qu’il rit trop fort ? Aucune idée ! Et de ne pas savoir pourquoi le fait rire encore davantage.

Le grand blond finit par élever sa main jusqu’à la joue de la jeune femme qu’il caresse doucement, avant de se redresser encore un peu pour pouvoir l’embrasser. Finalement, son autre main vient se poser sur la hanche de Lou et il l’incite à venir s’étendre à nouveau sur lui, continuer de l’embrasser de plus en plus fougueusement, oubliant où il se trouve. Il se fiche qu’il fasse froid, que le trottoir soit sale, qu’on puisse les surprendre. Il se fiche de tout ce qui ne concerne pas Lou et lui…


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MessageSujet: Re: (flashback) the ultime birthday gift    Jeu 22 Mar - 21:21



() the ultime birthday gift
EXORDIUM.
Amortie, la chute. Tout ce qu'elle sent, c'est la présence réchauffante de Lloyd qui ne bouge pas encore, qui, sous son poids, demeure inerte ; probablement sonné. Parce qu'il peut l'être à l'allure à laquelle ils ont rejoint le sol. Et, si un éclat de rire envahi d'abord sa gorge, c'est pour mieux se bloquer quand elle ne le sent pas se redresser. Alors c'est de nouveau cette inquiétude, cette envie tenace de s'assurer que le monde ne souffre pas autour d'elle, pas aussi bêtement en tout cas. Elle sait désormais qu'elle aurait peut-être dû s'abstenir, s'abstenir ces bêtises parce qu'ils ne sont pas en état ; parce qu'ils le sont désormais encore moins. « Lloyd, ça va ? » Elle insiste, vient perdre ses traits au-dessus des siens dans l'espoir d'avoir au moins une réaction de son regard qui, malgré tout, peine à se stabiliser sur un point. Mais il persiste et elle le sent s'animer, sous elle tenter de se redresser ; assez pour qu'elle ne s'écarte, les mains vers lui tendues dans l'espoir de pouvoir l'aider. Chose qu'elle ne fait pas encore, le voyant vouloir se débrouiller, s'inquiéter enfin de son crâne qui a bien tapé. « Outch… » Et une grimace de la part de la jeune femme qui vient s'excuser, lui faire entendre qu'elle n'a agit que par stupidité. Après tout, elle est la raison de ce soir, la raison qui aurait du lui faire entendre qu'il n'est pas en état de jouer les danseurs ; pas avec si peu de prise à même le sol avec ses propres pieds. Elle soupire, essaie de lui faire de nouveau entendre qu'elle est désolée, parce qu'elle l'est, vraiment, pour la deuxième fois en moins d'une heure d'ailleurs. Mais il rigole, Lloyd, il rigole sans vraiment lui laisser le choix de se racheter ; elle qui aimerait pouvoir au moins se faire pardonner, loin d'imaginer que c'est déjà fait, probablement dès lors qu'ils se sont mis à tomber. « Bordel c’que ça fait mal. » Ça lui échappe tandis que ses yeux viennent luire légèrement à la faible lumière qui se tient encore au-dessus d'eux. Elle fronce les sourcils, Lou, elle essaie de comprendre, laissant à peine un maigre sourire s'installer le long de ses lèvres malgré cette volonté de lui faire entendre qu'ils devraient peut-être surveiller qu'il n'a rien, au moins demander un médecin à la pharmacie de garde du coin. Mais elle s'abstient, sachant pertinemment qu'il n'écoutera rien. Rien qui puisse agencer une situation des plus sérieuses comme celle-ci en tout cas. Non, il faut qu'elle prenne sur elle, qu'elle se fasse entendre que leurs gamineries ne sont pas de mise tant qu'ils ne sont pas rentrés. Que rien ne l'est tant qu'ils ne sont pas rentrés, pourtant, elle se laisse aisément corrompre par celui qui, avec un peu de mal, termine par venir l'embrasser. Celui qui vient insister, contre lui la mener. Et elle cède, Lou. Elle cède parce qu'elle n'en demande pas moins que cela, se faufilant aussitôt entre ses bras, s'imaginant contre ses draps.

Ses draps qu'ils devraient rejoindre à défaut de rester là, le cœur battant et l'empressement au bout des doigts. Le palpitant qui grogne, qui en réclame, l'envie qui se fait plus forte que tout malgré la raison qui s'acharne, qui hurle, qui tente de faire entendre qu'ils font n'importe quoi. Parce qu'ils sont n'importe quoi, parce qu'ensemble, ils ont enfin trouvé comment dévier les limites, les remparts, tous ces freins imposés de leurs propres mains. Non, elle en profite, elle choisie de s'en bercer, un instant de rien, laissant bien des secondes s'écouler jusqu'à tenter de réajuster une distance appropriée. Tenter, du mieux qu'elle peut, jusqu'à réussir non sans batailler. « On devrait rentrer pour ça, tu sais... » Qu'elle souffle contre ses lèvres, son front contre le sien, ses lèvres qui la trahissent et qui, aussitôt, reviennent à la charge comme par manque déjà bien violent, bien pesant. Elle aimerait tellement plus, tellement plus. Tellement qu'elle s'en redresse, essayant de se faire entendre le ridicule qu'ils instaurent peut-être ici, cette débauche qui, dans le fond, leur appartient et leur conviendrait presque. C'est se sentir libre, apprendre à vivre autre chose que le quotidien de cette prison dans laquelle elle s'était enfermée durant des mois et des mois. Un soupire, la conscience qui revient, qui guette, réprimande, assez pour qu'elle ne s'en relève, assez pour qu'elle ne vienne tendre une main à l'égard de Lloyd qu'elle doit aider à se relever, qu'elle doit ramener, dont elle doit s'occuper. Elle l'a promit, se l'est promit. Autant qu'elle s'est promit de profiter de tout ce qu'il semble en elle raviver ; quand bien même ses mots quant à cela viendraient se perdre au bord de ses lèvres et la brûler. « Aller, du nerf. » Et elle insiste, prenant sur elle pour réprimer son excitation, cette envie qu'elle peut avoir de s'installer de nouveau sur lui. Non, un peu de tenue, un peu de retenue. Et si il s'amuse à tirer légèrement sur sa main en la prenant, elle tient bon tout de même, usant de tout son poids pour parvenir à le hisser sur ses jambes malgré ses déséquilibres, cette instabilité qui n'aide pas, davantage après la chute essuyée juste avant ça. « J'espère que tu t'en souviendras au moins de cette connerie-là. » Qu'elle fait entendre, n'en cachant pas son sourire, son inquiétude commençant lentement à s'estomper. Parce qu'il tient bon, parce qu'il en oublie presque complètement la douleur ; et elle sait que, pour ça, l'alcool avalé lors de la soirée est à remercier. « Mais j'compte sur toi pour me reproposer quand tu seras a jeun. »       

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MessageSujet: Re: (flashback) the ultime birthday gift    Dim 1 Avr - 10:18

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Lou & Lloyd

« On devrait rentrer pour ça, tu sais... »
Il sourit et continue d’essayer de la ramener à lui, de la garder contre lui et d’imposer ses envies. Lloyd vient l’embrasser, le souffle court, encore un peu sonné par sa chute, mais Lou tient bon, lui tient tête. Finalement il se laisse retomber en arrière pendant qu’elle commence, au contraire, à se redresser. Il contemple le ciel, regrettant de ne pas connaître le nom des étoiles qu’il y voit.
Ca impressionnerait Lou si tu les connaissais ! Ou alors non… Peut-être qu’elle s’en fout complètement… Non, pas elle. Les artistes ont la tête dans les étoiles et c’est une artiste. Une grande artiste.
« Un très grande artiste de talent » marmonne-t-il alors qu’elle l’invite à se relever, lui tendant la main pour qu’il s’en serve de point d’accroche. Mais il n’a pas envie. Pas envie du tout. Il veut qu’elle s’allonge à nouveau sur lui, il veut humer son parfum, sentir ses cuisses contre les siennes, ses hanches l’effleurer, passer sa main dans ses cheveux et la laisser s’y perdre.  
Lloyd fait la moue, tente de l’attendrir, la taquine en tirant modérément sur al main tendue devant lui. S’il y allait vraiment, avec toute sa force, il la ficherait par terre, il le sait. Et elle le sait aussi. Peut-être qu’elle n’attend que ça… mais quelque chose dans son regard lui dit que non. Elle veut que le petit jeu cesse. Pour le moment…
« A jeun ? Nah c’est dans trop longtemps ! En plus j’aurai une gueule de bois monstrueuse. J’pourrai pas te faire l’amour si je suis en train de vomir Lou. Réfléchis un peu » proteste-t-il avant de soupirer et de capituler. « Bon, bon, j’me lève… Mais c’est bien parce que… »
Ils sont interrompus par des coups de klaxonne. Quelqu’un ne trouve pas leur petit jeu très amusant visiblement. Lloyd tique, adresse son majeur à l’intrus et se redresse en se servant de l’aide apportée par sa collègue et amie. Et amante.

Il titube un peu et va s’appuyer au mur le plus proche, l’estomac en vrac. Tout à coup, il n’a plus envie de rire. Il a envie de vomir… Vraiment très envie de vomir. Son estomac se contracte douloureusement, une fois, deux fois, et puis tout repart.
Il entend la voix de Lou dans son dos puis sent sa main s’apposer sur son épaule et venir frotter doucement son dos pendant qu’il crache par terre. Il grimace, les yeux un peu larmoyants et attrape le mouchoir qu’elle lui tend après avoir fouillé son sac. Il soupire, essuie ses lèvres, crache une dernière fois et soupir encore, s’éloignant d’un pas de la flaque chaude pour venir s’appuyer contre le mur.
« Bon…on va dire que c’est l’alcool… Pas le signe d’une commotion cérébrale, OK ? » lui lance-t-il, regrettant presque aussitôt ses propos. Parce qu’il voit une lueur d’inquiétude naitre dans le regard de son interlocutrice. Lloyd secoue la tête et sourit doucement. « Relaxe. C’est vraiment juste l’alcool. Allez, ramène-moi à bon port avant que je décide de faire un somme sur ce morceau d’trottoir juste là » enchaine Lloyd en désignant un point du décor au hasard. Lou attrape donc son bras et ils reprennent leur route en direction de la bouche de métro la plus proche, sans plus se permettre d’arrêt cette fois.

Les mouvements du transport le berce un peu. Mais lui donne aussi la nausée. Le front appuyé contre la vitre, les bras croisés sur son torse, il ferme les paupières pendant que Lou s’appuie sur son épaule et s’assure à intervalles réguliers qu’il est toujours conscient. Elle le prévient quelques secondes avant qu’ils atteignent la bonne station et Lloyd s’arrache péniblement à sa torpeur. Il se redresse sur des jambes cotonneuses et se laisse guider par la pompier volontaire qui l’entraine vers la sortie du métro.
Retrouver l’air extérieur, bien plus frai et moins malodorant lui fait un bien fou. Marcher aussi, même s’il a du mal à le faire en ligne droite…
Après un temps indéterminable pour lui, ils arrivent enfin devant son immeuble et Lloyd confie ses clés à Lou qui se charge de tout déverrouiller pour lui. Il lui demande la permission d’aller embrasser sa fille chez sa mère en arrivant et Lou la lui refuse. Il proteste un peu mais finit par reconnaître qu’effectivement, il est peut-être un peu trop soul pour ça et lui ferait sans doute peur s’il la réveillait dans son état.
« T’es la voix de la raison. Tu m’élèves. Sérieux, j’me sens un homme meilleur à chaque seconde que j’passe à tes côtés ! » glousse-t-il alors qu’elle déverrouille sa porte d’entrée et le tire à l’intérieur au moment où il commençait à dangereusement tanguer vers l’arrière. « Merci Capitaine ! Oh on devrait changer de surnom ! J’t’offre le mien ! On va t’appeler Cap maintenant ! Tu sais pourquoi on m’appelle Cap ? » demande le grand blond, un ton plus bas après qu’elle l’ait à nouveau sermonné et demandé de parler plus doucement. Sans attendre qu’elle lui réponde, il va se laisser tomber sur son sofa et reprend la parole. « C’est à cause de mon nom d’famille ! Parce que j’suis un VRAI Hatfield !  C’était l’surnom d’un de mes ancêtres ! Il s’appelait…hem… William ! William Anders… »
Mais Lou le fait taire en venant s’installer sur lui et l’embrasser à pleine bouche.

Le pompier se laisse faire, souriant jusqu’aux oreilles. Il l’aide à se débarrasser de son manteau et elle en fait autant pendant qu’ils reprennent là où ils s’étaient arrêtés. Du moins un temps. Parce qu’elle s’interrompt tout à coup en ricanant et lui demande d’aller se brosser les dents. Lloyd éclate de rire et vient appuyer son front contre l’omoplate de la jeune femme, sa main plaquée dans sa nuque. Il reprend son souffle une seconde, et puis accepte. Elle se pousse le temps de le laisser passer et il tangue jusque dans sa pièce d’eau. Il commence par se brosser les dents comme elle le lui a demandé, et puis se déshabille entièrement avant de revenir au salon la trouver, nu comme un ver. Il n’a même pas besoin de l’alcool qu’il a dans le sang pour être décomplexé. Lloyd n’a jamais été pudique et sait qu’il est fort bien monté et tout à fait capable de se servir de l’appendice qui lui a été donné à la naissance.
« Alors, on en était où, Mademoiselle Fitzgerald ? »



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MessageSujet: Re: (flashback) the ultime birthday gift    Jeu 5 Avr - 18:38



() the ultime birthday gift
EXORDIUM.
Il aura fallu qu'elle prenne sur elle pour ne pas changer de direction, pour leur épargner une soirée aux urgences par improvisation. Parce qu'elle se souvient de la manière dont ils sont tombés, parce qu'elle a été la première spectatrice de la rencontre entre sa tête et le bitume. Alors elle l'a guetté, autant que possible, suivant ses dires, ses pas, essayant de cacher au mieux cette inquiétude qui ne passe pas. Celle qu'il aurait fini par apercevoir, la sermonnant de le raccompagner plus que, d'avec ça, l'ennuyer. Et elle avait joué le jeu, elle avait choisi de faire comme si tout irait bien, comme si ce n'était rien. Parce que ça pouvait l'être, en soit. Peut-être que, malgré ses questions et ses inquiétudes, cette chute ne les valait pas. C'est ce qu'elle essaie de se faire entendre, ce qu'elle essaie de s'immiscer dans la tête tout le long du trajet jusqu'à l'appartement ; bravant les vomissements, le bercement du métro pour celui qui tangue encore légèrement. Celui qui, au dernier moment, lui demande la permission de rejoindre d'autres quartiers et ça, instinctivement. Chose qu'elle lui refuse, même pour la raison qu'il énonce, même pour le bien-fou que ça pourrait lui faire. Elle refuse parce qu'il n'était pas en état, lui épargnant de ce fait un souvenir pour sa fille qui ne lui plairait pas. « T’es la voix de la raison. Tu m’élèves. Sérieux, j’me sens un homme meilleur à chaque seconde que j’passe à tes côtés ! » Un sourire, les joues qui se mettent à rougir tandis qu'elle essaie au mieux de déverrouiller la porte, avant d'à sa suite l’entraîner. « Merci Capitaine ! Oh on devrait changer de surnom ! J’t’offre le mien ! On va t’appeler Cap maintenant ! Tu sais pourquoi on m’appelle Cap ? » Elle l'écoute mais le fait taire, un instant en tout cas, de quoi lui rappeler qu'ils ne sont pas les seuls dans cet immeuble-là. Et la voix qui s'apaise un peu, qui tente de se faire audible malgré les efforts considérables qu'il doit faire pour ne pas emplir l'espace d'une nouvelle sonorité poussée. « C’est à cause de mon nom d’famille ! Parce que j’suis un VRAI Hatfield !  C’était l’surnom d’un de mes ancêtres ! Il s’appelait…hem… William ! William Anders… » Histoire qu'elle écoute en allant, venant, vagabondant pour déposer son sac dans un coin où il ne gênerait personne jusqu'à céder, contre lui venir se trouver. Elle ose, l'enjambe et revient à la charge, usant de baisers pour le faire taire, continuer ce qu'ils avaient commencé comme petite affaire. C'est instinctivement qu'elle se met en marche, la jeune femme, ravalant sa honte, sa culpabilité, toutes ses possibles pensées envers un amant torturé. Non, il n'a rien à faire dans sa tête ce soir. Rien du tout. Et, alors qu'elle sent les mains du blond se faire un peu plus indiscrètes, elle en revient à la réalité de l'instant, gloussant finalement doucement pour, enfin, l'envoyer à la salle d'eau ; au moins pour s'en brosser les dents. Chose qu'il accepte d'un rire, d'un rire sincère quand elle ose s'en défaire.

Il ne rechigne pas, se perd dans la salle demandée tandis qu'elle ne bouge pas du canapé. Non, elle demeure à sa place, contemplant les lieux, imaginant un peu la vie de son ami, de son collègue, de son amant... chaque fois un peu plus sérieusement. C'est ce qui la travaille tandis qu'elle attend. Qu'elle attend bien sagement parce qu'elle n'oserait se permettre autre chose. Elle n'a pas encore la prétention de se sentir chez elle, pas encore l'impression que ça pourrait l'être. Les choses pourraient être trop compliquées, trop démesurées quant à la discussion qu'ils avaient pu avoir par le passé. Ils n'attendaient rien, Lou s'était risquée sur ces dires-là, sur cette solution, la seule qui puisse se faire légère entre leurs bras. Stupide, elle l'a été. Peut-être aurait-elle dû mieux réfléchir, davantage parler. Elle avait possiblement tout à gagner. Un soupire, un bref filet d'air qui franchie la barrière de ses lèvres avant qu'elle ne se décide à – au moins – pousser son manteau de la petite table ; par peur de casser quelque-chose, comme souvent, bien maladroite et le sachant. « Alors, on en était où, Mademoiselle Fitzgerald ? » Elle sursaute quand la voix de Lloyd lui revient, quand ses prunelles parviennent à percevoir sa présence avant de, oui, tout voir et en prendre bien conscience.

Les joues rougies, les mots qui manquent à ses envies. Elle contemple, plus par mégarde que consciemment. Chose qu'elle devine au sourire qu'il aborde, au regard qu'il porte sur elle tandis qu'elle s'en tient encore là, elle néanmoins habillé de haut en bas. « J'sais plus trop, du coup. » Qu'elle ose faire entendre, qu'elle ose dire comme pour relancer un peu le jeu, venant néanmoins se redresser, vers lui s'avancer. Elle ose, n'a pas honte, n'a plus honte. Parce qu'il ne réside plus rien qu'eux deux, ici. Rien si ce n'est tout ce qu'ils parviennent à faire naître au mieux depuis cette fameuse soirée, perdition improvisée. Et s'y colle, contre sa nudité, elle vient contre lui bien s'imposer, perdre ses lèvres sur les siennes qu'elle cherche toujours plus à embrasser. Elle a besoin de sa lumière, de son souffle. Elle a besoin de sentir qu'elle vit encore derrière tous ses efforts. Lou en réclame, Lou en réclame autant qu'elle est en mesure de le faire, cherchant son emprise, la moindre de ses prises. Et elle l’entraîne, à sa suite. Elle l’entraîne jusqu'au canapé contre lequel elle s'affale, le supplie presque de la rejoindre tandis qu'elle récupère son souffle, qu'elle s'essaie à rester raisonnable ; si tant est que ce soit possible. Parce qu'il est tard, parce qu'ils ont bu, parce qu'au-delà même des quelques verres qu'elle a pu boire de son côté, Lou sait en profiter. « Rappelle moi où on en était Lloyd, rappelle moi... » Qu'elle soupire contre ses lèvres après avoir abandonné ses mains contre ses traits, contre son cou pour ensuite les laisser glisser ; sur son torse un peu plus s'animer. « Prouve moi que je fais bien de te choisir toi... » Chose qu'il fait déjà, surement sans s'en rendre compte, à la manière dont commence à battre son cœur, à la manière dont ses poumons se privent d'air comme dans l'espoir de pouvoir un peu plus l'embrasser, la jeune femme en oubliant oui de respirer. Ces mots-là sont murmurés à son oreille et, dans l'instant, même elle ne se rend pas compte de ce qu'elle laisse lui échapper, de ce qu'elle vient oser énoncer. C'est instinctif, définitif. Elle le sait depuis longtemps, bien que désireuse de ne pas briser ces instants. Ces instants-là, comme celui-là au cours duquel elle se perd allégrement dans ses bras. Et elle s'y accroche, se perd sous ses baisers, sous sa personne, venant jusqu'à l'entourer de ses jambes, davantage le réclamer. Lou se laisse aller, comme souvent, comme toujours quand il lui en offre la possibilité ; parce qu'il est le seul qui soit en mesure de l'y aider, le seul qui lui ait rappelé comment, par elle-même, exister.        

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