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 Pardon me for bringing these ill news. [Leo]

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MessageSujet: Re: Pardon me for bringing these ill news. [Leo]   Lun 2 Avr - 0:36



Pardon me for bringing these ill news.
EXORDIUM.


Il a rejoint le sol, il a tenté de suivre Claudia dans des profondeurs qui, depuis longtemps, le frôle. Mais rien, rien ne parvient à l'y mener, Leo demeure là à silencieusement supplier malgré les sanglots enfin arrivés. Il les sent monter, se perdre contre sa gorge serrée pour finalement se trahir en un râle douloureux, plus que brisé. Non, tout son monde s'est écroulé dès lors que les rires de sa sœur se sont tuent. Dès lors qu'il a compris qu'il ne la reverrait plus. Et les nausées, encore. Toutes ces souffrances qui frappent un peu plus fort. Il tangue Leo, laisse sa voix tremblante et fatiguée se trahir au-travers de ses lèvres à moitié fermées. La peine se fait lourde de conséquence, dictant au blond que ce monde aura su finalement tout arracher jusqu'à Claudia et son enfance. « Pas elle... » Les syllabes se déforment derrière sa tristesse, elles osent venir se perdre dans ce séjour tout juste baigné d'un peu de tendresse. Il aurait dû ne rien faire, attendre. Continuer d'espérer, rappeler qu'elle pourrait revenir, bien leur faire entendre. C'est parce qu'il a tourné la page que les choses lui reviennent, c'est parce qu'il a osé avancer que les choses lui parviennent. Tout est de sa faute, tout l'a toujours été. Et dans sa chute incontrôlée, Leo vient avec hargne s'en persuader. Ça alourdit le palpitant qui s'emballe, augmentant la pression des maigres poumons qu'il trimballe. Tout son souffle lui échappe et au-delà de ce dernier soupire se brise un énième supplice. Une prière, un souhait, une demande qui se brise contre ses mains cachant ses traits. Leo sombre. Leo coule, pas aussi profondément que sa sœur qu'il aurait aimé suivre pourtant. Parce qu'il n'aurait pas dû la lâcher, parce qu'il aurait dû s'y accrocher quitte à s'en noyer. Ces eaux-là, ils les avaient parcouru tous les deux, ils s'y étaient perdus pour le mieux. Mais on défait tout, on vient le traîner à genoux. Elle blesse, la vérité. Elle vient siphonner toute cette candeur, ce qui repose en son cœur pour ne plus rien laisser. Rien hormis un vide, une solitude. Celle qu'il pensait pouvoir contrer comme à son habitude. Non, il avait tord. Il le comprend maintenant, Daniel vient lui faire comprendre par cette nouvelle, ce médaillon déposé pour continuer de plus belle. Leo n'a jamais fait qu'espérer jusqu'à déjà s'en briser, dans les méandres d'une douce folie se bercer. Il a été stupide, si ce n'est aveugle. Aveugle quant aux faits qui, par le passé, lui furent présentés. Aveugle quant à la réalité des faits ; jamais il n'aurait pu la retrouver aussi vivante qu'elle ne l'avait été, ce bonheur d'accroché à ses traits. Et, dans sa torpeur, il sent les barreaux s'enfoncer un peu plus profondément en son cœur. Ceux qui viennent le condamner à cette vie sans elle, sans ce maigre espoir qu'il savait pourtant bien trop frêle ; même malgré les cadeaux de cette vie récemment distribués à la pelle. Comme les bras de celui qui vient se perdre contre lui, les bras de celui dont la voix lui parvient, ravivant quelques peu ses esprits. « Je suis désolé... Tellement désolé... » Et l'étreinte qui se ressert, le brutal retour à la réalité des choses malgré tout ce qu'elle apporte. « Je suis là. » Lui, oui. Elle, non. Plus maintenant. Plus jamais.

Et il lui faut de longues minutes pour clairement l'admettre, pour sentir son âme s'en vider, brutalement se fissurer. Il lui faut bien de longues minutes pour tenter de se relever, sentant les mains de Daniel derrière lui l'assister. Parce qu'il peine à se redresser, à se hisser de toute sa hauteur pour pleinement essayer de marcher. C'est défait de ses habitudes, comme si tout – d'un seul coup – avait changé. Et, en soit, le fait est là. Tout a changé parce qu'elle ne sera plus jamais là, à portée de bras. Et ça résonne en lui, ça se répète à l'infini. Leo titube malgré tout, s'essayant à fuir tout ce qui pourrait le rendre fou ; à commencer par le médaillon qui, sous ses yeux, se fait toujours plus flou. Il s'y risque, laisse un coup d’œil se perdre dans cette direction, sentant cette bêtise abîmer un peu plus sa raison, ébranler ses volontés d'animation. Il ose quelques pas en direction de sa salle d'eau ; sans un bruit, sentant toujours Daniel dans son dos. Mais il ne parvient pas à s'y concentrer, il ne parvient qu'à s'en souvenir qu'au moment où ses pas franchissent le seuil de l'entrée de cette pièce difficilement retrouvée. « Ca va... » Qu'il souffle, la voix brisée, le cœur au bord des lèvres tandis qu'il en vient même à poser l'azur morne de ses prunelles sur son amant, annonciateur de cette triste nouvelle. Il le guette, le toise un instant. Rien qu'un instant comme dans l'espoir qu'il comprenne qu'il lui faut un peu de temps. Rien qu'un peu de temps. Chose qu'il doit voir, comprendre ; au moins apercevoir avant que Leo ne rejoigne le miroir. Et, les nausées plus dures que jamais, c'est au-dessus de l'évier qu'il se penche maladroitement, essayant de se concentrer sur sa respiration, sur tout ce qui finalement lui échappe sans qu'il n'est la possibilité de la moindre action. Subir, endurer le pire. Savoir tout ce qu'il se doit de franchir, accepter que sa douleur ne fasse que durcir. Et, dans cette perdition, il ose un regard, bravant les éclats noirs. Il ose relever les yeux, se perdre sur son reflet miteux. C'est dans cette contemplation qu'il se souvient toutes les promesses qu'il s'était faite, dans cette contemplation même qu'il se rappelle avoir promis qu'il saurait la ramener saine, sauve, dans un foyer qui saurait lui rappeler ce que serait la sécurité, ce que voudrait dire être aimée. Il a échoué. Il a échoué, et ils l'ont tué. Le premier coup part, instinctivement, laissant son coude s'emplir de sang. Parce qu'il y revient, à cette violence, parce qu'il réitère, encore et encore, n'en finit plus et recommence. Les éclats de la glace rejoignent l'évier, le sol ; abîmant Leo qui n'en canalise plus cette rage folle. Parce qu'elle hurle en lui, toujours plus fort. Parce qu'elle l'étreint jusqu'à le briser sous l'effort. Et il cède, Leo, il cède à tout ce qui vient lui tomber sur le dos. Pourtant il sent d'autres bras le retenir, dans son élan l'arrêter puis le banir. Il sent Daniel le forcer à reculer, entre ses bras forcé à se calmer. Et il peine à y parvenir, croyant encore être hanté par les maigres souvenirs de son rire. « J'avais promis, putain ! J'avais promis qu'elle rentrerait ! »         

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MessageSujet: Re: Pardon me for bringing these ill news. [Leo]   Ven 6 Avr - 17:47

Pardon me for bringing these ill news.



Silence qui s'installe. Pesant. Déchirant. Secondes qui s'étirent et qui sont déchirantes elles aussi parce qu'elles nous plongent un peu plus encore dans l'horreur, dans la douleur. Surtout lui. Surtout lui... Lui que je voudrais pouvoir protéger de tout ça. Lui que je voudrais pouvoir épargner mais ce n'est pas en mon pouvoir. Non, ça ne l'est pas. Je peux lui apporter mon soutien. Je peux faire au mieux mais je ne peux pas l'épargner, je ne peux pas l'enlever à la monstruosité de ce qu'est devenue sa réalité maintenant qu'il sait. Cette impuissance est dure à encaisser. Très, très dure. Et ce pourquoi qui revient me hanter. Pourquoi lui ? Pourquoi elle ? Pourquoi Jason ? Pourquoi bordel ? Et je sais dans le fond que je ne trouverai jamais de raison, jamais. Je pourrais blâmer Dieu. Je pourrais blâmer le destin. Je pourrais blâmer tout et rien, tout le monde et personne. En vérité, c'est comme ça. C'est l’œuvre de personnes malfaisantes, et cela nous touche nous comme ça en a touché d'autres avant nous et comme ça en touchera d'autres après nous. Il faut l'accepter. Et ça a été très difficile d'accepter pour Jason. Une partie de moi n'accepte sans doute toujours pas et n'acceptera sans doute jamais mais après un dur travail oui, j'ai fini par être en paix avec cette idée de l'avoir perdu à jamais. Jusqu'à la mort de Claudia qui a tout fait remonter mais oui, j'ai réussi. Leo y parviendra-t-il ? Sera-t-il jamais capable de trouver ce semblant de paix ? De retrouver goût à la vie ? Pourrai-je l'y aider ? Il va falloir. Il va falloir que j'en sois capable. Que je sois ce roc contre lequel il pourra s'écraser autant de fois que nécessaire. Et c'est parce qu'il faut que je sois ce roc que j'épouse ses mouvements quand je le sens bouger pour tenter de se relever après ce qu'il m'a semblé être d'interminables minutes de silence. Mes doigts serrent, mes mains s'accrochent et je l'aide à se remettre debout, guettant la faiblesse, guettant la chute, préparé à cette éventualité que son corps le lâche sans crier gare. Et quand il s'essaye à quelques pas, j'ai du mal à le lâcher, à le laisser faire et pourtant je le fais. Pourtant je l'observe, au plus près de lui mais sans plus le tenir parce que je sais son besoin de se mouvoir de cette façon. Je le sais. Je le comprends. J'en ai fait des pas en long, en large et en travers dans ce foutu salon après. Juste après... Alors oui, je le laisse faire.

Mais aux aguets.

Mes pas suivent les siens jusqu'à la salle de bain, la peur au ventre qu'il ne flanche parce qu'il va flancher. Je le sais. Cela ne se passera pas autrement. D'une façon ou d'une autre. Son « ça va » me fait crisper la mâchoire. Parce que ça me fait mal d'entendre sa voix brisée de cette façon. Si mal... Un frisson désagréable me parcourt l'échine parce que ça me ramène encore une fois à cette voix brisée que j'ai entendue quand elle a vu mon visage, quand elle a su. Le parallèle est trop vif, trop violent et plus les secondes passent, plus j'ai du mal à être ce roc qu'il faut que je sois. Plus particulièrement quand je croise son regard. Un échange silencieux. Un échange dont je saisis l'existence rapidement. Nous nous connaissons trop pour être incapable de comprendre ce que ressent l'autre. J'hésite l'espace d'une seconde. J'hésite parce que je crains de le laisser mais je me détourne finalement de lui et sors de la salle de bain pour m'en retourner dans le couloir. Je regrette aussitôt cette décision parce qu'en réalité, tant que j'étais face à lui, même si c'était difficile, je tenais. Mais à présent... Je fais encore quelques pas pour m'éloigner de la salle de bain et termine par m'appuyer contre le mur un peu plus loin, plaquant ma main contre ma bouche pour contenir le sanglot qui menace de s'en échapper. Les larmes reviennent me brûler les yeux. Cela fait si mal... Le bruit me fait sursauter. Je n'en comprends d'abord pas la provenance, imagine même que c'est dans ma tête alors je tends l'oreille et cela me parvient de nouveau. Et je comprends. Je ne sais pas contre quoi il cogne mais il cogne alors j'essuie mon visage à la va-vite en fonçant jusqu'à la salle de bain. Il n'y a qu'un bref instant de flottement lorsque je le vois faire, lorsque je le vois cogner contre le miroir déjà en morceaux, lorsque je vois le sang. Et je fonce. Sans réfléchir je fonce. Je l'arrête dans son entreprise violente en l'entourant de mes bras, en bloquant les siens avec force. Mais il se débat. De toutes les forces qu'il lui reste il se débat et je serre encore plus. Torse contre son dos, son corps enfermé dans mes serres comme un aigle retient sa proie sauf que Leo n'est pas ma proie. Il est celui que je dois soutenir, que je dois protéger de lui-même en cet instant.

« Je sais ! » je lui réponds en haussant le ton pour couvrir ses hurlements. « Je sais ! » je répète une seconde fois en continuant de serrer parce que je le sens encore essayer de forcer, de se débattre, de se défaire de mon emprise. « Je sais que tu avais promis mais ce n'est pas de ta faute Leo ! Ne pas pouvoir tenir cette promesse n'est pas ta faute ! »

La plainte qui s'échappe alors d'entre ses lèvres me tord les tripes au point que je dois laisser aller mon visage contre sa nuque une seconde pour ne pas craquer. Car je ne le peux résolument pas.

« Je sais... » je répète pour la énième fois dans un murmure la voix tremblante.

Je sais sa peine. Je la sais. Je la partage. Et c'est pour ça que je ne le lâche pas. Jusqu'à ce que je sente son corps se décontracter. Trop en fait. Beaucoup trop. Je sens le poids de son corps qui lâche. « Viens-là... » que je murmure en soutenant son corps, en le forçant à puiser dans ses dernières forces pour faire juste quelques pas, juste assez pour ne pas se retrouver sur le sol de cette salle de bain souillée de morceaux de miroir. Juste assez pour le faire s'asseoir dans le couloir, dos contre le mur face à la lumière de la salle de bain. Et moi de me mettre à genoux devant lui, de glisser ma main sur sa joue, de chercher son regard qui m'apparaît soudain trop éteint. Là encore je dois me faire violence pour retenir mes larmes. Le sang que j'aperçois me détourne de son visage et mes doigts viennent effleurer les blessures qui sont nombreuses sur ses mains et ses bras.

« On va soigner ça. »

Ton résolu. Voix ferme. Le plus possible en tout cas. Je me redresse et lui tourne le dos pour m'en retourner dans la salle de bain dont j'observe le sol un instant. C'est terrible... Comme ces morceaux de miroir brisés au sol ne sont jamais qu'à l'image de celui qui est assis dans le couloir en ce moment même... Je m'en détourne et ouvre le placard pour récupérer la trousse de secours avant de retourner auprès de Leo qui n'a pas bougé. On dirait toi. Je balaye la pensée d'un bref mouvement de tête. Non, je n'y penserai pas. Non. J'entreprends d'imbiber des compresses de désinfectant avant de me saisir du bras le plus touché où de nombreuses coupures sont présentes, sur lesquelles j'applique la compresse qui s'imbibe bien vite de sang. En silence. Parce qu'il n'y a rien à dire. Moi, je ne n'ai rien à dire. Que pourrais-je bien lui dire pour apaiser sa peine ? Rien. Absolument rien. Là, tout de suite, il va devoir apprendre à vivre avec.

Il n'a pas le choix.



(c) sweet.lips


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