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 Wait for me to come home Ft James

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PRINCESSE DE LA CB ✩◝(◍⌣̎◍)◜✩
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MessageSujet: Wait for me to come home Ft James Lun 26 Sep - 23:52

Wait for me to come home

We keep this love in a photograph - We made these memories for ourselves Δ James & Talia


Un jeudi matin de plus ponctuer par le son strident d’une machine, un réveil compliqué alors que le jour est encore profondément endormi et que le sommeil ne semble pas vouloir se dissiper. Elle tape sur son réveil pour le faire, taire et éviter de réveiller l’enfant profondément endormie dans la pièce d’à côté puis se retourne et enfoui sa tête dans son oreiller en grommelant quelque chose que le tissu rend totalement inaudible, mais elle ne s’y attarde pas, le risque de sombrer dans la somnolence est trop bien trop grand et risqué. Il faut dire que la fatigue rythme particulièrement son quotidien ces dernières semaines et la rend irritable et grognon, si seulement elle pouvait avoir une nuit, une seule, sans interruption aucune, juste une nuit pour pouvoir reprendre son souffle, elle n’en demande pas plus. C’est sur cette pensée qui faisait chaque matin son chemin dans son esprit qu’elle se leva sans hâte, mais avec la ferme intention de passer une bonne journée. Depuis l’incident auquel ils avaient tout deux participé le petit garçon avait des nuits particulièrement agitées surtout ces derniers temps, comme une bombe a retardement qui aurait égrené chaques secondes avec une lenteur agonisante, elle avait l’impression d’être revenue cinq ans en arrière lorsqu’il ne faisait pas encore ces nuits et qu’il devait être nourri toutes les trois heures, une période éprouvante pour toutes les jeunes mères, mais encore plus lorsque vous êtes complètement seule pour apprendre à vous occuper de ce petit être à qui vous avez donner vie. Ils étaient donc revenue en arrière, les nuits animées de pleurs et de cris, tout ca a cause d’une bande d’abrutis qui avait ce jour-là décidé de malmener de pauvres gens, y compris un enfant innocent pour quelque foutu billets verts. C’était un traumatisme latent, elle commençait seulement à comprendre que si elle-même avait pu se persuader que ce n’était qu’un coup de malchance, qu’elle était en sécurité, il n’en était certainement pas de même pour son enfant et il allait falloir qu’elle se résolve à l’emmener consulter une psychologue, encore fallait-il que son père soit en mesure de financer une telle chose, car elle, elle ne l’était pas. Elle se promit silencieusement d’en parler à son mari dès qu’elle en aurait l’occasion, en attendant, elle devait faire en sorte de pouvoir mener à bien cette journée.

« Hey m’jolie tu peux m’en remettre deux steuplait ? »
Un plateau à la main et un torchon dans l’autre, la jeune femme se retourne et acquiesce d’un signe de tête, adressant un sourire à l’homme à l’accent irlandais et éméché qui venait de l’interpeller. Elle se dirigea vers le bar et déposa les verres salis dans l’évier avant de récupérer deux pintes propres dans le lave-vaisselle et de les remplir d’un liquide ambré, le regard perdu dans le vide. La journée avait été longue, elle avait accepté de quasiment doubler son shift à la dernière minute, il était 20H30 ce qui amenait son temps de travail à une dizaine d’heures et elle n’avait prestement qu’une hâte s’était de déposer les armes, de récupérer ses affaires et d’aller retrouver le confort familier de son appartement situé à quelques rues de là. « Hey ! les laisses pas se noyer. » La voix du barman, la sortie brusquement de ses pensées et elle jeta un coup d’œil distrait dans sa direction avant que ces paroles ne fassent leur chemin jusqu'à elle et qu’elle le fasse bifurquer vers les contenants prêts à déborder, elle releva les manettes in extremis et attrapa un dessous de verre pour dégager la mousse qui menaçait de s’écouler sur les bords transparents puis elle repartit en salle pour les remettre à qui de droit. « Ca fera 8 dollars » Il lui tendit un billet à l’effigie d’Hamilton et lui fit un clin d’œil avant de l’inviter à garder la monnaie. Deux dollars ? Sérieusement ! Quel gros con ! Avec tous les verres qu’elle lui avait servie avec le sourire, il aurait au moins pu doubler la mise, elle se traîna jusqu’au bar et indiqua au brun qui s’y affairait qu’elle terminait d’encaisser tout ca et de nettoyer son carrée et qu’elle allait se tirer. Alors qu’elle passait le chiffon un peu distraitement sur le bois vieillis d’une table, elle jeta un œil autour d’elle. Le bar n’était pas encore rempli, mais les gens commençaient tout juste à affluer, le jeudi était une soirée chargée et elle était bien contente de ne pas avoir à subir l’affluence. Beaucoup considéraient cet endroit comme un trou un peu pourri dans un quartier qui l’était tout autant, il faut dire qu’il ne payait pas de mine, ici pas de luminaire hors de prix, pas de décoration travaillé ou de cocktail au nom imprononçable, c’était un endroit simple, un de ceux qui vous rappelait la maison quand bien même vous n’y avez jamais mis les pieds auparavant. Bien évidemment, il n’y avait pas que des bons côtés, ni que des gens agréables et chaleureux au pied du bar loin de là, ici comme ailleurs les vapeurs d’alcool désinhibaient les esprits et déliaient les langues et à l’occasion, les poings. Maureen’s Tavern n’était pas un joli salon de thé fréquenté par votre mère, mais elle avait trouvé là une porte de sortie et cet endroit l’avait sorti des galères qui ne cessaient de s’accumuler sur ses épaules après la naissance de son enfant.

Lorsqu’elle avait débarqué sur le sol américain, Natalia n’avait que quatre ans, elle n’avait donc connu rien d’autre que ce quartier un peu délabré et elle avait avec les années appris les recoins de ses rues, les choses à faire et celle à éviter, quand se méfier et quand elle pouvait innocemment flâner puis elle l’avait quitté pour s’installer dans le quartier ouest avec celui qui deviendrait son mari. Si elle était attachée au Southside, elle n’aimait pas particulièrement l’appartement dans lequel elle vivait actuellement, il faisait trop chaud l’été, beaucoup trop froid l’hiver, les infiltrations d’eau dans le placo pourrie amenait bien trop d’humidité et les murs ressemblait à du papier de verre, mais en l’occurrence, elle ne pouvait guère s’offrir mieux et le souvenir du confort dans lequel elle avait précédemment vécu n’aidait pas toujours et autant dire que si tous se contentait de filer des pourboires aussi léger, elle n’irait pas bien loin. Alors qu’elle s’apprêtait à filer avant qu’un autre client ne l’interpelle, c’est une voix familière qui retint son attention et qui s’adressait d’ailleurs à elle. Elle se retourna pour croiser le regard de son mari et son visage afficha un air raisonnablement surpris de le trouver ici, elle lui adressa un sourire et s’avança vers lui, ses doigts triturant le torchon sali qu’elle tenait entre ses mains. « Hey ! Qu’est-ce que tu viens faire là ? »
© GASMASK

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MessageSujet: Re: Wait for me to come home Ft James Ven 30 Sep - 16:31

NATALIA & JAMES 01
WAIT FOR ME TO COME HOME
Maureen’s Tavern

Putain…

« Non mais, je vous assure, il n’y avait aucun bruit quand je suis arrivée avec la voiture hier et…
— Madame…
— Je ne comprends pas j’étais partie simplement chercher mon amie, et d’un coup d’un seul, c’est parti tout seul, vous comprenez, un bruit et voilà, je suis sure que vous comprenez…
— Madame Porter… S’il vous plait… »

Elle lui donne mal à la tête, mais mal à la tête ! Dix minutes qu’elle lui rabat les oreilles avec ses conneries, estimant que sa voiture toute seule s’est emboutie dans le trottoir et que de ce fait elle ne devrait pas avoir à payer. Appuyé sur une table à outil, James se passe une main sur le visage, exténué. Il n’a pas dormi de la nuit, fichue insomnie, et n’est vraiment pas du tout patient. La voix de la femme, grande, blonde et mince, lui détruit les tympans et il a envie de lui dire d’aller se faire foutre. Elle ne s’arrête pas de parler, James cherche désespérément de l’aide auprès de son ami Thomas qui se contente de lui sourire avec cet air de « rêve pas ma grosse je bougerais pas de là ».

« Et vous savez cette carrosserie n’était pas rayée quand je vous l’ai amenée, je ne comprends pas vraiment comment cela fonctionne là-dedans. » Elle désigne de son doigt manucuré l’ensemble du garage et finit par soulever ses lunettes de soleil — complètement inutiles soit dit en passant. « Je pense qu’un geste commercial ne serait pas de trop. »

James se redresse. Pourquoi a-t-il accepté de gérer le garage déjà ?
Ah oui, pour aider.
Il reste interdit l’espace de quelques secondes puis s’éloigne sans mot de la cliente en direction du prospect. « Démerdes-toi avec elle, la laisse pas partir sans payer. Ne me réveille pas et mets pas le feu au garage, t’as compris ? » Son regard fatigué en dit long alors qu’il toise le prospect une seconde avant de se diriger vers le fond du garage, direction l’appart, direction son lit. Aujourd’hui il a des trucs à faire, bien plus important que se prendre la tête avec une de ses clientes. D’abord il doit régler des trucs pour l’achat de la maison qu’il a repérée dans le west side. Et ensuite retrouver sa femme. Il est 13h, seulement 13h, ça lui laisse largement le temps d’aller faire une sieste maintenant qu’il se sent apte à s’endormir comme un bébé. Il ne voudrait pas être grognon pour la fin de l’après-midi.

Ø

Lorsqu’il se relève, un soleil de fin d’aprèm passe par les volets de sa chambre. Un coup d’œil vers son réveil lui indique qu’il est dix-huit heures passées, il attrape son portable et constate que la réunion prévue avec ses frères passe à la trappe. Il soupire mais n’est pas grognon, le motard se sent de bien meilleure humeur maintenant qu’il a eu une dose de sommeil acceptable pour affronter le reste de cette journée. Comme une enfant, il se lève sur la pointe des pieds, les cheveux en bataille, puis s’étire avec un bâillement à s’en décrocher la mâchoire. Affronter n’est peut-être pas le terme qu’il soit nécessaire d’employer, après tout, le planning qu’il va suivre l’enthousiasme même. Direction cuisine, il se fait un bol de céréales qu’il avale en quatrième vitesse puis se faufile sous la douche. Il doit d’abord passer chez Natalia.

Ø

« T’es au club ce soir ? Tu vas où comme ça ?
— En fait c’est toi ma mère ? »

Un sourire étire le visage du motard alors que son ami secoue la tête, il semble exaspéré. Casque sur la tête, James enfile ses gants de cuir et démarre tranquillement sa moto. Il lui faut un peu de temps pour dans le south side, quartier abritant à la fois le lieu de vie et de travail de sa femme. Il se gare sur le côté du petit bar dans lequel travaille sa femme et défait son casque qu’il garde sous le bras. Il pousse la porte du bar et la voit pas bien loin, s’affairant surement, semblant être sur le départ. Tant mieux ! se dit-il alors qu’il s’approche et attire son attention vers lui.

« Hey ! Qu’est-ce que tu viens faire là ? »

Il lui adresse ce sourire particulier dont il a le secret et qu’elle seule peut lui extirper alors qu’il pose son casque sur le comptoir.

« Je viens te chercher, bien sur ! »

Il écarte un pan de sa veste en cuir et jette un coup d’œil à sa montre puis redonne son attention à sa femme.

« Huit heures et demi c’est l’heure parfaite pour quitter le travail. Pose-moi ce truc, on y va ! »

Il ne lui pas la question, à vrai dire, ce n’est pas qu’il se fiche d’avoir son avis mais son envie de passer un moment avec Natalia et de lui faire plaisir passe au-dessus de pas mal de choses le concernant pour l’instant. Il se déplace dans la même direction que sa femme qui s’extrait de l’extérieur du bar. D’ailleurs, alors qu’elle s’approche de lui, il se penche et pose un baiser sur sa joue, rapide, léger. Il la laisse passer devant lui et la suit à l’extérieur.

« T’as passé une bonne journée ? Pas trop fatiguée ? »

Il lui sourit parce que non, il ne compte pas lui dire où ils vont, en tout cas pas maintenant et puis ce serait moins drôle. James n’est pas vraiment quelqu’un qui planifie les choses, il préfère se laisser porter, et c’est d’ailleurs exactement ce qu’il est en train de faire. Il resserre légèrement les lanières du casque et lui tend, souriant.

« Une petite ballade à moto, ça te va ? Eliott est avec la nounou, je lui ai donné un supplément pour ce soir, ils ont mangé pizza et toi, t’as envie de manger quelque chose ? »




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MessageSujet: Re: Wait for me to come home Ft James Dim 2 Oct - 14:18

Wait for me to come home

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Alors qu’elle s’approche de son mari, celui-ci lui indique être là pour la récupérer. Elle lui adresse un sourire accompagné d’un regard interrogateur, elle n’habite qu’a une vingtaine de minutes de là et n’a pas nécessairement besoin d’être ramené, mais ca n’a pas aucune espèce d’importance, elle doit bien reconnaître qu’elle est contente de le voir. Depuis qu’il était venu passer la nuit chez elle après l’aventure de la banque, ils n’avaient fait que se croiser, ce qui en soit pouvait paraître un peu dommage, cette soirée bien que banal et sans évènements notables avait vu le couple se rapprocher un peu plus que ce qu’ils avaient jusqu’ici été capable de faire, comme s'ils avaient finalement réussi à franchir une barrière invisible mais réelle qui les gardaient à bonne distance. Elle s’était sentie un peu décontenancé après ca , un peu tiraillé entre les sentiments qu’elle nourrissait toujours pour lui et qui resurgissait bien plus intense que ce qu’elle aurait pu penser alors que l’absence terrait et étouffait un peu son affection et cette conscience de la douleur, cet élan de trahison qui ne la quittait plus depuis six ans, elle ne savait pas vraiment ce qu’elle voulait…

Une famille ? Bien sûr, elle était bien placée pour savoir que le manque de structure familiale était pénible et amer et elle n’avait pas la moindre envie que son petit garçon puisse ne serait-ce que connaître cette sensation, mais d’un autre côté, elle n’avait pas envie de lui faire croire à ce qui pourrait aussi être une chimère passagère, un espoir grandissant qui pourrait du jour au lendemain lui exploser en plein visage, elle ne savait que trop bien qu’on ne se relevait pas si facilement de ce genre de surprise.

Retrouver James ? une partie d’elle-même en était persuader, il suffisait de voir le combat qui se mettait en jeu dans son esprit quand elle était avec lui, entraîné par les souvenirs de ce qu’ils avaient été, de ce qu’ils avaient vécu, toutes ces images passés qui n’existaient plus que d’une façon lointaine, comme si il s’agissait d’une autre vie, d’une histoire monté de toute pièce qu’elle aurait imaginée. Mais son cœur encore brisé et tendu par la fin de leur histoire tel qu’ils l’avaient un jour dessiné et projeter ne pouvait manquer de lui rappeler qu’elle avait bien eu tout ca un jour et qu’elle l’avait perdu.

La certitude qu’elle ne souffrirait plus ? C’était peut-être celle qui prédominait, cette envie presque vitale de se protéger, celle qui avait un jour été sans véritable limite, qui n’avait peur de rien s’était en partie éteinte, parce que la jeune fille que James avait épousé, avait tout bonnement disparue, elle avait payer le prix de son insouciance, de son gout de l’aventure, elle avait troqué sa désinvolture et sa frivolité contre un rôle on ne peut plus différent celui d’une adulte responsable, d’une mère et comme bien d’autres dans ce monde compliqué, elle avait parfois oublié qu’elle restait une femme.

« Je n’ai pas vraiment le choix à ce que je vois. Elle lui adressa un sourire amusé, rappelé soudainement aux bons souvenirs du passé. James était de cet acabit, du genre à tout laisser tomber pour suivre une idée sortie de nul part, une idée comme se marier un beau matin par exemple. Attends-moi là, je vais chercher mes affaires. » Et elle s’était éclipsée non sans venir se pencher par-dessus le bar pour indiquer à son collègue qu’elle mettait les voiles cette fois. Une fois dans l’arrière-salle, elle alla se défaire du tablier souillé qu’elle portait au-dessus de son jean et le balança dans le casier qui portait son nom où elle extirpa un gilet de grosses mailles noir, un peu informe, mais qu’elle aimait bien et son sac. « Diiiiis donc Talia, c’est qui celui là ? » Elle se retourna vers la blondinette un peu forte qui l’avait interpellé et s’apprêtait à prendre son shift. Elle secoua la tête à la négative et lui adressa un sourire. « Celui-là, c’est mon mari Ana ! » Une vague de surprise s’afficha sur le visage de la serveuse ce qui amusa très franchement la jeune femme, il faut dire qu’elle n’était pas du genre à raconter sa vie à tout le monde et peu de monde ici connaissait ce détail de son existence. « Ouais, je sais, longue histoire. Allez bon courage pour ce soir. » Elle apposa sa main sur l’épaule de sa collègue en passant et continua son chemin tandis que cette dernière s’exclamait qu’elle aurait intérêt de lui donner plus de détails et qu’elle ne s’en tirerait pas comme ca. Elle leva sa main sans se retourner une expression moqueuse sur le visage.

De retour dans la salle principale, elle s’approche de James qui l’attend près du bar et se plante devant lui pour prendre la direction de l’extérieur, il se penche vers elle et vient coller un baiser sur sa joue avant de l’entraîner vers l’extérieur. Ca lui fait toujours bizarre quand il l’embrasse sur la joue ou qu’il la touche d’ailleurs, les gestes et les contacts en question ne sont plus vraiment de ceux qu’ils avaient l’habitude de partager et cette retenue est juste… Étrange bien que totalement justifiée. « Je doute que tu soit venu me chercher pour me ramener à quatre blocs d’ici alors tu comptes m’emmener où ? » Mais il ne répond pas à sa question, ce contentant de la questionner sur sa journée avec un air malicieux sur le visage, un air qu’elle connaît bien. Elle secoue la tête à la négative, sourire en coin. « J’ai connu pire, rien de bien particulier à signaler et si je suis épuisé en vérité ton fils à décider de ne plus faire ses nuits, donc moi non plus. » Elle haussa les épaules puis lui lance un regard pétillant qui semble soudainement s’éveiller un peu. « T’as tout prévu à ce que je vois. Elle attrape le casque qu’il lui tend. Je pourrais manger n’importe quoi là tout de suite. » Il lui adresse un sourire puis grimpe sur la moto, elle l’imite et passe ses bras autour de lui avant qu’il ne démarre dans la nuit déjà bien répandue autour d’eux.
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MessageSujet: Re: Wait for me to come home Ft James Lun 3 Oct - 0:14

Il se sentirait presque comme un gamin qu’on autorise pour la première fois à sortie seul, aller à une fête, un truc du genre. James est un grand gamin, de toutes façons, et excepté ces « quelques fois » au club, le motard est plutôt du genre enthousiaste et dynamique. Et pourquoi ne serait-il pas content, tout simplement, là, alors que comme au bon vieux temps il vient chercher sa femme et l’emmène ailleurs. Juste… tous les deux, se faire plaisir, sortir un peu. Parfois, peu de choses suffisent à le rendre plus léger et sortir avec Natalia en fait partie.

« J’ai connu pire, rien de bien particulier à signaler et si je suis épuisé en vérité ton fils à décider de ne plus faire ses nuits, donc moi non plus. » Il fronce les sourcils mais n’a pas encore le temps de répliquer alors qu’il lui tend le casque, qu’elle attrape en enchainant avec autre chose.

« T’as tout prévu à ce que je vois. » Il lui adresse un sourire malicieux et hausse les sourcils pour appuyer l’expression qu’il témoigne à travers son sourire. Il n’oublie pas ce que vient de lui dire sa femme à propos d’Eliott, au contraire. Mais ce n’est pas la tout de site et maintenant qu’il trouvera une solution. Il se doute que la raison des problèmes de sommeil de son fils sont reliés à l’épisode de la banque. Il va régler ça. Il le doit.

« Je pourrais manger n’importe quoi là tout de suite. » Il lui rend son sourire et s’installer sur la moto, commence à la mettre en route alors qu’il attend tranquillement que Natalia s’installer derrière lui. Elle passe ses bras autour de lui et enclenche la moto. Il ne lui pose pas la question de savoir si elle est prête, il sait, ce n’est pas la première fois pour elle qu’elle effectue un voyage sur sa moto.
Il a déjà sa petite idée sur la suite de leur programme mais pour l’instant il profite de ce petit interlude tranquille sur sa moto, avec sa femme. Il fait attention à réduire la vitesse qu’il prend d’habitude lorsqu’il est seul mais n’en profite pas moins. Ils slaloment tranquillement entre les voitures et arrivent relativement rapidement près d’un parc, dans une petit rue tranquille bordée par divers petits commerçants de nourriture à emporter. Il reconnaît parfaitement l’endroit malgré les changements qui se sont opérés sur le paysage depuis toutes ces années. Étaient-ils déjà revenus par-là depuis leur premier rencard ? Lorsqu’il s’arrête il a déjà le sourire aux lèvres. Il gare la moto tranquillement au départ de petit chemin pavé de nourriture, lui-même bordant un parc dans lequel s’est installé un cinéma en plein air. Exactement comme leur premier rendez-vous.

Debout, rangeant les clefs dans sa poche intérieure et relève son visage vers Natalia, grand sourire aux lèvres.

« On est arrivés madame ! Si je peux récupérer ce casque qui te va à ravir… »

Il sourit toujours tranquillement, avec un petit air moqueur en plus pour la route. A vrai dire lui aussi a faim maintenant. Il fait le tour de la moto et vient se mettre en marche aux côtés de Natalia, l’invitant à se diriger dans un premier temps à border les différents stands de nourriture.

« Pizza ? Crêpe ? Churros ? Qu’est-ce que tu veux manger ? Je meurs de faim. Ça te va si on prend un truc et après on va s'installer ? »

Il fait un geste vague vers la pelouse puis enfonce ses mains dans ses poches et prête son attention à sa femme. Il a déjà oublié quel film passait ce soir, oops. Il lui dira que c’est la surprise, après tout, peut-être qu’elle ne se rendra pas compte. Et si oui et bien… Il dira qu’elle a l’habitude de ses pertes de mémoires intempestives.

Il lui laisse le temps de choisir ce dont elle a envie, puis commande et paye avant de s’éloigner tranquillement des petits commerces de nourriture. James guide sa femme vers la zone dédiée normalement aux voitures qui se garent pour regarder tranquillement le film. James bien sur n’avait pas pensé à ce petit détail avant qu’ils ne mettent un pied sur la pelouse mais peu importe. Il se défera sans problème de sa veste pour éviter qu’elle s’assoit sur l’herbe si besoin. Quelque chose lui dit néanmoins que ce genre de situations un peu précaires, relevant d’attitudes spontanées, ne leur font pas peur. Le couple Manning n’a jamais vraiment roulé sur l’or, lui-même n’a jamais réellement connu le confort d’un foyer éloigné des problèmes d’argent déjà étant petit.

Il passe une main derrière le dos de sa femme, comme pour l’inviter à sa diriger vers un coin plus tranquille, un peu plus éloigné sous un arbre haut. De là où ils sont ils peuvent tranquillement voir le drap tendu sans se faire trop emmerder par les bagnoles, néanmoins suffisamment dans leur coin pour s’éviter quelconque confrontation avec un autre couple ayant lui aussi « oublié » sa voiture. Les conversations sont encore bien battantes, James jette un œil à sa montre une fois assis près de sa femme puis relève la tête vers elle, tout sourire.

« Ça devrait pas tarder à commencer. »

Il lui sourit tranquillement, pose ses coudes sur ses genoux repliés et la regarde avec attention, comme chaque fois qu’il le peut depuis qu’il est sorti de taule.

« Alors comme ça Eliott trouble tes nuits ? Il fait des cauchemars, depuis la banque, c’est ça ? »
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MessageSujet: Re: Wait for me to come home Ft James Ven 14 Oct - 0:12

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Lorsque la moto s’arrête et qu’ils descendent, un sourire mutin s’accroche à ses lèvres. Elle jette un œil alentours et plusieurs flashs du passé défilent dans son esprit, c’est ici même qu’il l’avait emmené lors de leur premier rendez-vous. Elle ne peinait pas vraiment à se rappeler de cette soirée quand bien même elle datait désormais d’il y a près de 8 ans, James avait dû insister pour voir la jeune femme finalement acceptée de passer une soirée avec lui, pas parce qu’elle n’en avait pas envie, mais parce que comme la plupart des gars du club, James était toujours entouré de nanas et n’avait de toute évidence aucun problème à trouver quelconque compagnie pour finir ses nuits, mais quand bien même Natalia le trouvait particulièrement à son goût, elle n’avait pas la moindre envie de rentrer dans la catégorie des poules d’un soir qui s’agglutinaient autour des cuirs comme un essaim excité. Elle avait donc testé sa motivation en lui assénant refus après refus, non sans subtilement montrer que ces derniers n’étaient tout de même pas si définitifs que ca. La gamine qu’elle était avait finalement eu raison de se prêter à ce petit jeu, le motard ne s’était pas démonté et avait continué de la courtiser jusqu'à ce qu’elle finisse par céder et qu’elle lui accorde cette soirée, celle-là même ou ils avaient fini dans ce parc devant un film qu’ils n’avaient pas vraiment regardé. Non ils avaient discuté de tout et de n’importe quoi, de choses légères et de choses plus graves, ils avaient ris et avaient aussi finie par échanger leur premier baiser qui n’avait bien évidemment pas été le dernier, ni de la soirée, ni de celles qui avaient suivies.

Le visage, tout sourire de James la sortie de sa contemplation et elle reporta son regard sur lui, ne pouvant s’empêcher de lui adresser un sourire en coin, elle ôta le casque, passa une main dans ses cheveux et le lui tendit en secouant la tête à la négative. « De tous les endroits, c’est ici que t’as choisi de m’emmener ? Vous marquez un point Monsieur Manning. »

Après que James l’eut ramené chez elle le lendemain matin, c’était le cœur un peu battant et un sourire indélébile sur le visage qu’elle avait regagné sa chambre sans répondre aux questions un tant soit peu trop agressives de sa mère, qu’elle avait choisi de tout bonnement ignorer. Elle ne voulait pas vraiment s’enflammer, rien ne lui assurait que le beau blond n’allait pas passer à la suivante maintenant qu’elle était passée entre ses draps, mais quelque chose lui disait que ce n’était pas le cas, c’était peut-être naïf de sa part, mais elle avait vraiment l’impression qu’il y avait eu cette espèce d’étincelle entre eux, un feeling…le genre de connerie débile que pouvait débiter ses amies et dont elle se moquait la plupart du temps.

Les odeurs sucrées et salées se mélangeaient à l’odeur de l’herbe et contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce n’était pas là quelque chose de désagréable, elle sentit son ventre se tortiller et entendre James énoncé ne serait-ce que quelque suggestions lui donna encore plus faim, quand bien même cela fut possible. Il faut dire qu’elle n’avait eu le temps d’avaler qu’un morceau de sandwich et un café ce midi entre ses deux shifts et qu’elle avait passé le reste du temps à courir entre les clients, la réserve et le bar. Maintenant qu’elle avait tout ce choix devant-elle, elle n’avait pas la moindre idée de ce dont elle avait envie. « Ca me va parfaitement et je n’ai pas la moindre idée de ce que je veux manger. Un hot-dog, oh non des Tacos. Elle afficha une moue et fronça les sourcils, a peu près tout lui donnait envie à vrai dire. Finalement elle tourna son regard vers lui et souri. Des frites, je veux des frites, ca c’est une valeur sûre ! »

Une fois leur butin en mains, le couple s’éloigne des stands de nourritures pour se diriger vers les pelouses occupées par des couples, des groupes d’amis installés sommairement ici et là, guettant impatiemment de voir la tenture blanche s’animer. James passe une main dans son dos et la guide afin qu’ils s’installent un peu plus loin. La jeune femme s’installe en tailleur sur l’herbe, repoussant une mèche de cheveux derrière son épaule et plonge sa main dans la barquette graisseuse pour enfourner quelques frites dans sa bouche. « J’ai l’impression de pas avoir mangé depuis un milliard d’années. » lui lance-t-elle en riant. Elle avait aussi l'impression de ne pas avoir été convié à un rendez-vous depuis des lustres, ce qui en réalité n'était pas juste une impression et quand bien même cela n'était pas officiellement un rendez-vous galant, c'est tout de même ce qui s'en rapprochait le plus. Il l’informe que le film ne devrait pas tarder à commencer et elle hoche la tête, elle s’en fiche un peu pour être tout à fait honnête. « Qu’est-ce qu’on est censé voir ? T’as pas poussé le vice jusqu'à m’emmener voir un film d’amour ? si ? » Sourire mutin en coin, elle se moque un peu en sachant que ce n’était pas nécessairement impossible, il n’aurait pas hésité à la traîner devant une comédie romantique juste pour le principe.

Comme une horloge qui tournerait à retardement, James finit par lui demander ce qui trouble leur fils, écho de la réflexion qu’elle avait auparavant faite sur le fait qu’il ne lui laissait guère le temps de dormir ces derniers temps. La jeune mère haussa les épaules et prit le temps de finir sa bouche. « Hum oui, je trouvais ca bizarre, tu sait qu’il ne montre pas plus de signe de traumatisme ou d’inquiétude que ca, mais je crois que ca se répercute sur son sommeil, j’ai essayé de le faire dormir avec moi, de le rassurer, de lui en reparler, mais il n’y a que la nuit que ca semble vraiment lui poser problème, j’ai l’impression d’être revenue des années en arrière quand une bonne nuit se résumait à 4H de sommeil d’affiler entre deux biberons. Tu vois ce que je veux dire ? Enfin… Non, il ne voyait pas, parce qu’il ne l’avait pas vécu, il n’avait pas la moindre idée des nuits blanches et des réveils intempestifs, mais ce n’était pas vraiment le sujet, elle avait juste fait une bourde sans vraiment s’en rendre compte. Je donnerai cher pour qu’il me laisse dormir ne serait-ce qu’une nuit entière. » Elle poussa un soupir avant de se figer un instant en fixant son mari, ce qui si sa mémoire ne faisait pas de siennes, il le savait ne voulait rien dire de bon…ou pas… « Peut-être que tu pourrais le prendre chez toi une nuit ou deux ? Histoire que je retrouve une tête plus décente que celle-là ! » Elle agita sa main en cercle devant son visage et ne prit pas la peine de préciser que ce serait également là une excellente occasion pour lui de passer un peu de temps avec Eliott sans elle. Natalia n’y pensait pas vraiment sur l’instant mais laissé son fils partir avec son père était quelque chose qui lui serait plus difficile qu’elle ne pouvait le penser, pas qu’elle ne l’eut jamais laissé chez Jo, mais c’était là un contexte différent et auquel elle n’était pas si préparée que ca, mais elle ne s’en préoccuperait que plus tard pour l’instant ce qui l’interrogeait, c’était de savoir si lui se sentait prêt à gérer son fils tout seul.

« Fais pas cette tête. Lui dit-elle en souriant. c’est pas une obligation, si tu ne te sens pas prêt, on peut attendre. » Elle ne savait pas trop pourquoi elle avait mentionné cette idée, peut-être était-elle un tant soit peu aveuglé par le fait que cette soirée avait un goût d'habitude, comme un retour aux sources des plus agréables. Un haussement de sourcils amusé plus tard, la jeune femme s’était replongée avec application dans sa barquette de frites.
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MessageSujet: Re: Wait for me to come home Ft James Dim 16 Oct - 19:51

Natalia & James
Wait for me to come home.



« Ca me va parfaitement et je n’ai pas la moindre idée de ce que je veux manger. Un hot-dog, oh non des Tacos. Elle réfléchit, puis réagit. Des frites, je veux des frites, ça c’est une valeur sûre ! »

Le motard laisse échapper un rire alors qu’il suit sa femme jusqu’aux stands de frites. Il a toujours aimé cet enthousiasme particulier qu’elle pouvait exprimer parfois, et notamment ici pour quelque chose d’aussi simple de que de la nourriture surement mauvais marché et absolument pas saine. Et bien qu’elle ai changé, grandi, en ces six années où il l’avait laissée avec leur fils, il la reconnaissait bien et bien sur ça le fait bêtement sourire. Il en avait croisé des nanas, bien sur, des poules, dès lors qu’il avait mis un pied au club dans l’espoir d’y rester toute sa vie, il avait toujours été sollicité. Beau-parleur et plutôt mignon, il ne manquait pas de compagnie mais il n’avait jamais vu en ces femmes celle avec qui il voudrait partager sa vie, partager son envie de fonder une famille. Derrière ses airs insolents et son implication dans le club, l’emmenant dans des terrains bien loin de la légalité, il avait toujours eue cette vision un peu idéale de la famille qu’il se construirait un jour, en marge de la société, avec l’approbation de ses frères et dans un amour simple et pur. Bien sur, ce n’était pas le genre de chose dont il parlait avec les autres… Pour qui l’aurait-on pris sinon ? Ni même avec sa femme, d’ailleurs, se gardant inconsciemment de communiquer ce genre de sentiments. Il avait préféré disséminer sa vision dans leur vie de couple.
Lorsqu’il l’avait rencontrée, il avait senti quelque part qu’ils partageraient plus qu’un simple tour dans son lit. Et chaque fois qu’elle lui disait non il l’avait voulue encore plus, rajouter des barrières lui donnait l’envie plus présente encore de passer par-dessus. Il aurait pu choisir la facilité, un tempérament peut-être plus docile et se poser avec une fille du club, les possibilités ne manquant pas. Mais il avait voulu Natalia, et quand James veut quelque chose il fait toujours en sorte de l’avoir.

Enfin posé sur la pelouse dans un coin tranquille, James suit le geste de sa femme et saisit lui aussi une poignée de frites.

« J’ai l’impression de pas avoir mangé depuis un milliard d’années. » Il rit avec elle, ne manquant pas de piocher déjà à nouveau des frites. Il adore l’entendre rire. Le motard l’observe, ravi d’être là avec elle ce soir, de partager ce moment avec elle, comme à leur premier rendez-vous, celui-là même qu’il avait eu du mal à décrocher.

« Qu’est-ce qu’on est censé voir ? T’as pas poussé le vice jusqu'à m’emmener voir un film d’amour ? si ? » Le KOS laisse échapper un rire à nouveau.
« Mais nan, tu sais bien que ma technique c’est plutôt film d’horreur pour que tu te jettes de peur dans mes bras. »

Il lui sourit avec cet air insolent, la taquine comme à son habitude. Bien sur, il n’a pas prévu le film d’horreur mais il ne dirait pas non à la garder près de lui quelques instants. Hors, pour répondre à sa question, cela va être plus dur puisque comme il le pensait plus tôt il ne se souvient plus vraiment de ce qu’il passe ce soir. Il s’imagine s’être dit que c’était une bonne idée de voir ce film, ce soir-là, puisqu’il a choisi de venir la chercher aujourd’hui. Mais l’idée de passer du temps avec elle étant plus importante que le film lui-même, le sujet lui-même lui a échappé. Allez, pirouette.

« Surprise, tu verras ! »

Il lui offre un grand sourire confiant, se disant qu’avec un peu de conviction ça passerait.
Son regard fait le tour de la zone dédiée au cinéma plein-air puis revient se poser dans celui de sa femme alors qu’il revient au sujet d’Eliott et de ses peines nocturnes.

« Hum oui, je trouvais ca bizarre, tu sait qu’il ne montre pas plus de signe de traumatisme ou d’inquiétude que ca, mais je crois que ca se répercute sur son sommeil, j’ai essayé de le faire dormir avec moi, de le rassurer, de lui en reparler, mais il n’y a que la nuit que ca semble vraiment lui poser problème, j’ai l’impression d’être revenue des années en arrière quand une bonne nuit se résumait à 4H de sommeil d’affiler entre deux biberons. Tu vois ce que je veux dire ? Enfin… »

Il écoute Natalia avec attention et intègre ses paroles jusqu’au moment où elle lui demande s’il voit ce qu’elle veut dire. Il ne cille pas bien que ça lui pince un peu les tripes. Non il ne sait pas, puisqu’il était derrière les barreaux. Il ne relève pas d’ailleurs puisqu’il sait qu’elle dit ça surement par réflexe, le principal étant qu’il comprenne ce que sa femme lui dit. Et c’est le cas. Il réfléchit, comprend que l’enfant a enfouit ces fichus souvenirs à l’intérieur de lui, se libérant ainsi dans son sommeil alors que son subconscient prend toute la place. Sa réflexion est interrompue par la voix de sa femme qui s’élève à nouveau.

« Je donnerai cher pour qu’il me laisse dormir ne serait-ce qu’une nuit entière.
— Hm, je comprends. »

Il réfléchit toujours, le regard planté dans celui de sa femme, devenu fixe également. Il veut régler ce problème, ne veut pas que son fils subisse davantage de désagréments à cause de ces connards. Il veut pas qu’il grandisse dans la peur de refaire face à ce genre d’évènements ou même de dormir. James se dit qu’il devrait peut-être confier leur fils à un professionnel du milieu médical, pourquoi pas, il ne refusera aucune aide pour défaire son fils de l’emprise de ses cauchemars.

« Peut-être que tu pourrais le prendre chez toi une nuit ou deux ? Histoire que je retrouve une tête plus décente que celle-là ! »

James se retrouve pris de court face à la proposition de sa femme. Son visage change d’expression, peut-être cette fois un peu plus tendue et pourtant une vague de chaleur se diffuse au creux de sa poitrine. Pourquoi lui-même n’avait pas fais le pas de lui demander, avant ça ? Lui-même ne sait pas pourquoi, surement parce qu’il voulait laisser le temps aussi bien à la mère qu’à l’enfant de se faire à sa présence, parce qu’il n’osait peut-être pas, il ne sait pas. En tous les cas il ne s’y attendait pas ce soir, ni même de cette manière, le plus simplement du monde. Il s’imaginait un contexte tout à fait différent qui les aurait amené à commencer à évoquer le sujet. Mais non, cela arrivait tout simplement comme ça.

« Fais pas cette tête. c’est pas une obligation, si tu ne te sens pas prêt, on peut attendre. »

Il observe son sourire et le sien finit aussi par se dessiner sur ses lèvres. Un sourire tranquille, enjoué. L’idée de passer un moment seul avec son fils lui procure une sensation de plaisir particulière, accompagnée d’une inquiétude dont il savait qu’il ne se déferait jamais et ce depuis la naissance d’Eliott. L’idée de partager un moment privilégié avec Eliott
Natalia hausse les sourcils, visiblement amusée par la tronche que tire James et lui, de son côté, continue de sourire bêtement.

Il dirige son regard vers la toile toujours immaculée, alors que la nuit est bien là, décidément. Il passe une main dans ses cheveux qu’il laisse tomber dans sa nuque et la laisse la, quelques instants avant de la faire retomber dans la barquette de frites. Il adresse à nouveau son attention à sa femme en souriant.

« Ce serait super. » Son sourire en dit long sur les émotions qu’il ne sait pas spécialement exprimer mais qui le traverse des pieds à la tête. « Et moi je trouve que malgré ce que tu me dis, ta tête n’est pas si « indécente » que ça. T’es même plutôt pas mal ! » rajoute-t-il sur le ton de la taquinerie, toujours le sourire aux lèvres. « Mais ce sera avec plaisir, vraiment. Merci. Et pour Eliott, j'essaierais de lui parler. »

La lumière s’allume enfin, projetée sur la toile blanche et James réajuste sa position, se rapproche un peu de Natalia et croise ses jambes. Le film ne va pas tarder à commencer. James pioche à nouveau des frites et les enfourne dans sa bouche.

« Prête à hurler de peur ? » Il la regarde avec cet air taquin qu’il arbore souvent lorsqu’il veut l’embêter. « Tu veux que j’te tienne la main ou ça va aller ? » Il ricane, s’attendant à une riposte invective. Il se laisse glisser dans une sorte d’habitude qui les guidait quelques années plus tôt, presque inconsciemment. Il avait l’impression de la retrouver, à leurs débuts.

« Bon ok, j’avoue, j’ai complètement oublié quel film on est censés voir… Désolé ? »

Il tourne son visage vers Natalia, une moue à la fois désolée et mignonne, puisqu’en réalité ce n’est pas au film qu’il pensait vraiment.

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MessageSujet: Re: Wait for me to come home Ft James Mar 18 Oct - 0:25

Wait for me to come home

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Elle trouve ca amusant. Le fil de la journée n’avait pas laissé présager une fin aussi agréable, elle qui s’était mise en tête que rien ne pourrait être plus séduisant que l’idée d’embrasser son fils avant de s’écrouler dans son canapé pour s’y endormir devant une émission quelconque, mais finalement, elle ne regrettait pas l’arrivée impromptue de son mari et cette petite soirée improvisée qui jusqu’ici se passait remarquablement bien, en tous les cas bien plus que ce qu’elle aurait pu imaginer. C’était peut-être l’aspect imprévu de tout ca qui donnait ce côté naturel à leur rencontre, elle pouvait sans mal imaginer que si elle avait dû s’y préparer, elle n’aurait pas pris les choses si à la légère et ce serait probablement rempli la tête de questions et de suppositions pour l’instant inutiles, se gâchant le plaisir de sa compagnie.

Prestement, elle était de toute façon bien trop à côté de ces pompes pour s’égarer si loin dans la réflexion, elle était simplement là, elle était encore capable d’aligner trois mots et de garder ses yeux ouverts et c’était déjà une vraie victoire en soit. La nuit était à présent bien tombée et seule les quelques faibles lumières disséminées dans le parc les séparaient d’un noir profond, même la lune ne semblait pas vraiment être au rendez-vous, elle jeta un regard amusé à son époux quand celui-ci laissa entendre qu’ils étaient plutôt là pour voir un film d’épouvante, une technique qui avait déjà fait ses preuves auprès d’un millier de couples ici et là et qui était censé la pousser à venir se jeter dans ses bras. Elle l’avait déjà fait, pas qu’elle fut particulièrement peureuse, bon peut-être un peu plus devant les films que ce qu’elle veut bien le laisser entendre, mais personne n’avait jamais dit que cette méthode ne fonctionnait pas dans les deux sens et qu’il était interdit d’en faire un peu plus que nécessaire. « Ooooh je vois, tu sors les techniques infaillibles alors ! Tu me sous-estimes James, je suis pas une froussarde. Lui lança-t-elle en croisant les bras sur sa poitrine d’un air bougon clairement feint En tout cas pas pendant les films ! » Parce que oui Talia faisait généralement bonne figure sur le moment, mais c’était surtout après quand il fallait s’acquitter des tâches du quotidien et rejoindre son lit qu’elle faisait tout de suite moins la maline et le motard le savait pertinemment, il s’en était bien trop souvent amusé.

Il voulait décidément lui garder la surprise de ce qui allait finir par s’afficher sur l’écran qui pour l’instant ne laissait voir qu’un fin reflet luisant, ce manque d’information, lui laissait clairement présager le pire, elle le connaissait suffisamment bien pour savoir qu’il était capable du pire, juste pour la faire rire. La jeune femme leva les mains devant-elle comme pour lui indiquer qu’elle acceptait la surprise et ne poserait pas une question de plus puis elle replongea cette dernière dans le cornet devant elle comme commander de continuer à manger.

C’est elle qui a amené ce sujet, pas que cela la dérange de parler de son fils, comme la plupart des mères, c’est même souvent l’inverse même si elle essaye de ne pas être le genre de femme qui l’agace outre mesure, à savoir celle qui n’ont que leur gosse à la bouche et qui sont incapable de parler d’autre chose. La proposition qu’elle fait à son mari n’est pas préméditée, elle ne s’en rend compte que quand elle a posé les mots à voix haute, elle ne les regrettent pas, mais ne peut s’empêcher de se demander si elle ne devrait pas les temporiser. C’est là un sujet sur lequel ils finiront de toute façon par revenir plus tard et égoïstement dans l’instant, elle n’a pas tant envie que ca d’être la mère d’Eliott, elle a juste envie d’être Natalia, ce qu’elle n’a pas vraiment l’impression d’avoir été depuis plus longtemps qu’elle ne saurait le dire. L’offre semble lui plaire au vu du sourire qu’il lui décoche et elle s’en trouve satisfaite, ce n’est pas une très grosse surprise en réalité, il a fait en sorte de faire les choses plus que correctement et sans imposer la moindre demande depuis son retour, ce que la jeune femme apprécie vraiment même si elle n’en a jusqu’ici dit mot.

« De rien. Elle lui adresse un sourire avant de lever les yeux au ciel quand il lui dit qu’il la trouve plutôt pas mal. Évidemment dans le noir, je suis sûre que je suis ravissante, attend de me voir en pleine lumière et on en reparle. » L’écran prend soudainement vie et elle détourne son regard vers la toile tendue qui perd progressivement de son éclat pour laisser apparaître une image grésillante et instable, les voix se transforment en chuchotis et a musique démarre tandis que son conjoint s’installe un peu plus prés d’elle et vient piocher dans ses frites avant de la taquiner encore un peu. « Je suis paré à toutes les situations ! et fait attention a force, je vais croire que c’est toi qui a peur et qui cherches une excuse pour que JE te tienne la main, tu n’as cas demandé, tu sais ! » Elle hausse les sourcils d’un air provocateur, sachant pertinemment qu’il ne resterait pas silencieux face à ses insinuations même humoristiques, les hommes étaient de toute façon tous des bébés quand on laissait entendre ce genre de choses.

« Surprise alors ! » Ils ne resteront de toute façon pas bien longtemps dans l’ignorance, puisque les images commencent enfin à s’enchaîner et laisse découvrir les premières images de Blade Runner, un des films que James lui a fait regarder un bon nombre de fois, elle se retourne vers lui et lui adresse un sourire en coin. « Tient donc ! On l’a pas déjà vu un milliard de fois celui-là ? et tandis que d’un air amusé, il plonge sa main dans son cornet de frites, elle referme ses bras sur le contenant et le ramène à elle en riant comme le font les gosses de l’âge du leur et tu vas arrêter de manger toutes mes frites oui ! » Drama queen en action, finalement pas sûr qu’aucun d’entre eux ne soit vraiment là pour regarder un film.
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MessageSujet: Re: Wait for me to come home Ft James Jeu 20 Oct - 14:46

Natalia & James
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« De rien. Évidemment dans le noir, je suis sûre que je suis ravissante, attend de me voir en pleine lumière et on en reparle.
— Pff n’importe quoi ! »

Il lève les yeux au ciel à son tour, comme pour appuyer sa super répartie. Bien sur que pour lui elle sera toujours ravissante, Natalia est objectivement une belle femme avec une harmonie particulière dans le visage. Mais James n’est jamais objectif quand il s’agit de sa femme, et pour lui, c’est évidemment la plus jolie. Gare à ceux, de ce fait, qui la trouveraient tout aussi jolie et viendrait l’aborder, pas sur que le motard, bien que leur couple soit plutôt caractérisé aujourd’hui par la distance qu’il a mise entre eux depuis la prison, soit capable de retenir sa jalousie.

« Je suis paré à toutes les situations ! et fait attention a force, je vais croire que c’est toi qui a peur et qui cherches une excuse pour que JE te tienne la main, tu n’as cas demandé, tu sais ! »

Il la regarde avec cet air de « Ah vraiment ? », pas sur que son égo supporte ça et la provocation marche totalement. James n’a pas peur, ou alors ses peurs sont justifiées et le dépasse complètement. Il peut s’inquiéter pour son fils, pour elle, voilà tout. Natalia sait pertinemment qu’il n’a pas peur de grand-chose et bien qu’il ne soit pas non plus tête brûlée, il n’hésite à avancer de front et aller aux devants des choses. Qu’il s’agisse de travailler pour le club ou de faire une connerie. Et dieu sait qu’il est particulièrement réfléchi quand il s’agit de faire l’un ou l’autre.

« Tu penses que, moi, je suis un froussard, Talia ? Tu risques d’être super déçue. Je sauterais pas dans tes bras ce soir, vraiment désolé pour toi. »

Il fait mine de regarder ailleurs comme ignorant ses propos mais laisse échapper un sourire qu’il aurait bien de la peine à retenir de toutes façons. Ce petit sourire qui lui dit, tu vois, tu vois ! Non mais. Un vrai gamin à la fierté froissée. L’échange de blagues étant plus simples- puisqu’ils se connaissent depuis assez longtemps maintenant pour comprendre de quoi l’autre est fait.

Le film se met enfin en route et les premières images se dévoilent sur la toile. Ah oui, c’est vrai. C’est ça. Blade Runner. Un de ses films préférés, évidemment. James aime bien revoir les films qu’il aime autant que celui qui va se dérouler sous leurs yeux, s’amusant à analyser et décrypter ce qu’il n’avait pas vu la première fois. Et bien sur Natalia n’avait jamais échappé aux séances de cinéma spontanées, faites maisons, dans le foyer Manning. Quand l’envie lui prenait, il prenait simplement son dvd, commandait une pizza ou un truc dans le genre et ils se posaient devant la télé. Ce qui était bien quand ils avaient déjà vu trente fois le même film, c’est qu’ils pouvaient échanger en même temps. Il se rappelle de ces moments dans un sourire, comme si c’était hier, alors qu’il y avait un gap de six années entre cette soirée présentement et leur dernière séance ciné maison, chez eux, quand ils étaient encore un couple uni. La sensation d’être là avec elle devant ce film en particulier est malgré tout agréable, justement parce qu’elle a un air d’habitude, un truc qu’ils partagent, et ça lui fait du bien.

« Tiens donc ! On l’a pas déjà vu un milliard de fois celui-là ?
— Quoi ? je vois pas du tout de quoi tu parles ! »

Il lui adresse un regard teinté d’une perplexité tout à fait feinte, son sourire le trahissant toujours. Sa main glisse vers la barquette de frites de Natalia mais il n’a pas le temps d’en saisir une qu’elle referme son emprise dessus pour la récupérer et la ramener à elle.

« Et tu vas arrêter de manger toutes mes frites oui ! »

Instantanément il lève les mains en l’air, comme pris au piège.

« Wow ok ! Ok, toutes mes excuses madame, je ne mangerais plus vos frites ! Mais quelle violence ! Quelle dangerosité ! »

Il pose une main sur sa poitrine et affiche un air pitoyablement incrédule.

« J’en suis tout retourné. »

Il se replace droit, dans la bonne direction pour regarder le film — bien que ce soit passé un peu au second plan — et met sa main devant lui. Il jette un regard à Natalia et s’approche doucement de sa propre barquette et pioche doucement une frite puis lui tend.

« Tiens. Je suis bien trop bon pour t’enlever ta nourriture, j’aurais peur de finir moi-même en plat de résistance. »

bien que ça ne lui pose en réalité aucun problème.
Il la taquine bien sur, un sourire à la fois moqueur et amusé sur les lèvres. Il aime bien l’embêter, ce n’est pas nouveau, il se sent comme un gosse qui saisit toutes les occasions pour faire des blagues la plupart du temps un peu trop lourdes, ou vaseuses. Il ne peut pas s’en empêcher, pas en la présence de Natalia, comme s’il essayer de la faire rire à tout prix. Ce qui est pratique, c’est que sa femme est bon public. Et il vaut mieux, avec un type comme le motard, capable de sortir les blagues les plus nulles de l’univers. Tout ce qui l’intéresse c’est de voir cet éclat amusé dans les yeux de sa femme.

Il finit par se reconcentrer sur le film, alors qu’il a déjà loupé le début. Peu importe, il l’a déjà vu, ce n’est pas un gros problème. Il était pour le moment silencieux, comme s’il réfléchissait à la prochaine connerie qu’il allait faire. Son regard était posé sur la toile animée par les images du film, qui lui passaient en réalité de manière assez transparente devant les yeux.
Il guettait la jeune maman d’un petit regard en coin, lui laissant le temps d’apaiser sa vigilance. Un petit sourire se forme sur ses lèvres alors que la jeune femme récupère une énième frite. Alors qu’elle va pour la glisser entre ses dents, le motard plus rapide que (la lumière, rendez-vous tous…) son ombre la lui vole et l’enfourne dans sa bouche, un air triomphant sur le visage. Tout ça pour une frite.

« Hé, j’ai rien pris dans ta barquette ! »

Il se dit qu’il va finir par se faire frapper, pas grave, il a l’habitude. Enfin, il avait l’habitude. Etrangement, maintenant qu’ils sont là, tous les deux, les considérations qu’il a d’ordinaire sur leur passé ne lui font plus aussi mal. Elles passent sur sa peau et s’éloignent, ravivant même l’instant avec un éclat intéressant. Ce rendez-vous est à la fois nouveau et quelque part un peu connu.

« Bon cette fois, j’arrête. Je ne voudrais pas te priver de saisir l’intrigue complètement inédite de ce chef d’œuvre. »

Il laisse échapper un léger rire et enfourne une nouvelle poignée de frite de ce qu’il reste dans la barquette à ses pieds, les yeux rivés sur les images qui défilent sur la toile. Il adore être embarqué dans cette histoire qu’il connaît sur le bout des doigts maintenant. Il va pour ouvrir la bouche et ajouter quelque chose mais le portable dans sa poche se met à vibrer. Une première fois, puis une deuxième. James glisse sa main dans sa poche intérieure et en récupère l’appareil. Deux messages.


Thomas a écrit:
Mec, t’es où ?


Thomas a écrit:
Caleb te cherche.

Le motard pousse un soupir. Un troisième message s’affiche et James grogne à l’intitulé, et il n’a pas le temps de répondre textuellement que Thomas, l’expéditeur, l’appelle enfin. Il jette un regard désolé à Natalia puisqu’elle sait, comme il le sait tout à fait parfaitement, qu’il ne peut pas ignorer l’appel d’un de ses frères. Il souffle en décrochant, se détournant légèrement de Natalia.

« Uep, t’es où ?
— Je suis avec Natalia là,  pourquoi tu m’appelles toujours quand c’est pas le moment ?
— J’ai l’flair. Et c’est Caleb qui te cherche, en fait, c’est tout.
— C’est tout ?
— Ouais il cherchait les clefs du camion et comme t’étais pas au garage, toi aussi par la même occasion. »

James fronce les sourcils et retient un soupir en gonflant les joues. Il se passe une main sur le visage, comme si ça allait l’aider à réfléchir et continue sur un ton tempéré.

« Les clefs sont dans le bureau deuxième tiroir de droite. Il grogne d’avance pour la suite, merde, il n’a pas envie de dire où il est précisément, c’est son problème. Le motard lève les yeux au ciel et finit par dire. J’suis au ciné. Avec Natalia.
— Hin hin, ok. Bon t’inquiètes je gère !
— Ouais, merci. »

Sans plus de cérémonie il raccroche. Le faire chier pour une histoire de clef ? Caleb pouvait pas demander au prospect qui était là ? Thomas était là lui aussi, enfin, James n’est pas le seul type capable de savoir où sont les clefs du camion, bordel. Le motard reste un instant concentré, les sourcils froncés, sur son portable, plongé dans des questions qu’il se pose depuis sa sortie de prison. Qu’est-ce qu’il prend à Caleb de… le surveiller, comme ça ? Ce type qu’il considère comme une sorte de figure paternelle de substitution lui semble radicalement changé. Il ne peut s’empêcher de se dire que l’histoire des clefs n’est qu’un prétexte pour savoir où lui est.

Il finit par relever la tête en rangeant son téléphone et redonne son attention à Natalia, s’efforçant de mettre de côté toutes les considérations qui lui reviennent autour du club et autour de son président un peu trop regardant ces derniers temps.

« Désolé… visiblement ils peuvent pas se passer de moi, même pour trouver des clefs. »

Il sait quels sont les rapports qu’entretient Natalia par rapport au club, alors ça l’emmerde que celui-ci vienne interférer à ce moment précis où ils sont tranquilles et éloignés des autres. Il pose une main sur sa nuque et n’a maintenant plus faim. Cette fichue manie de vouloir savoir où il est, ça l’énerve. Il n’a pas 12 ans, et Caleb devrait savoir que James n’est pas du genre à balancer. Il n’a pas fait six ans de taule pour qu’on le suive à la trace. Le Caleb d’avant sa peine de prison n’était tout à fait comme ça.

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MessageSujet: Re: Wait for me to come home Ft James Jeu 20 Oct - 19:19

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« Pff n’importe quoi ! »
« Je te dis que je ressemble à rien, je suis énorme, y a plus rien qui me va, regarde ! » Elle s’était retournée vers lui son jean ouvert et clairement impossible à fermer. « Je suis enceinte que de trois mois, c’est sûr que je vais finir par ressembler à un ballon. » La jeune femme avait lâché un soupir un peu agacé tandis que James était venu passer ses bras autour d’elle, posant ses deux mains sur son ventre, en lui glissant un baiser dans le cou. « Moi, je te trouve parfaite. » Un sourire s’était accroché à ses lèvres et elle s’était retournée, passant ses bras autour de son cou. « T’as plutôt intérêt dans la mesure où c’est ta faute. » Natalia vola un baiser à son mari avant de s’éloigner pour se remettre devant son placard d’un air dubitatif, elle allait devoir appeler Felicity pour une séance shopping s’était évident parce que son mari pouvait bien la trouver parfaite ca ne voulait pas pour autant dire qu’elle avait encore un minimum d’allure, il était loin d’être objectif la concernant, il ne l’avait jamais été.

Et de toute évidence, il ne l’était toujours pas aujourd’hui.

Comme elle l’avait imaginé, elle l’avait piqué au vif enfin tout du moins en apparence, car elle savait pertinemment qu’il n’en était rien, ce n’était là rien de plus qu’un petit jeu enfantin auquel ils avaient souvent eu l’habitude de s’adonner. Ce genre de comportement avait sans doute été un pilier dans leur couple, ils n’étaient pas du genre à se prendre la tête pour pas-grand-chose, ils arrivaient à rire de tout et n’importe quoi jusqu'à ce qu’il se retrouve face à l’une des seules choses dont ils ne pouvaient pas rire. Elle n’aurait pas pensé qu’il put être aussi facile de se retrouver là ce soir, à plaisanter et discuter comme si ces six ans n’avaient pas vraiment existé, elle ne pensait pas pouvoir être capable de mettre de côté tout ce qu’elle avait du enduré pendant cette période, persuader que ca ne pouvait qu’hanter le moindre instant partagé avec son mari mais de toute évidence elle avait tort, ce n’était pas si compliqué que ca.

Elle lui adressa un sourire en coin lorsqu’il lui annonça qu’il n’était pas un froussard et que non, il ne lui sauterait pas dans les bras ce soir, ce dont elle n’était pas persuadée en toute honnêteté, clairement, elle n’avait qu’un geste à faire pour que justement….enfin là n’était de toute façon pas la question, elle ne put ceci dit pas s’empêcher de sauter sur cette occasion qu’il venait de lui lancer. « Ah oui ? Donc si je te demande d’emmener Eliott au cirque ca te posera pas de soucis ? Il adore les clowns, tu sais avec leurs petits nez rouges, leurs visages tout blancs et leurs fringues bariolées, elle s’était redressée sur ses genoux pour faire face au motard et encore plus quand ils prennent des voix super bizarres. Elle leva les sourcils d’un air interrogateur, guettant les réactions sur le visage de son époux et continua en se rapprochant un peu de lui. Tu veux un ballon James ? » Finalement, elle éclata de rire et posa sa main sur son épaule pour le pousser en arrière. « C’est bien ce que je pensais ! »

James n’aimait pas admettre ses faiblesses, quelle qu’elles soient et celle-ci, il lui avait fait promettre de la garder pour elle sous peine de se voir charrier ad vitam aeternam par ses frangins et elle s’y était tenu, après tout elle aussi comme tout le monde avait des peur idiote comme celle de l’orage et au moins lui savait d’où lui venait cette frayeur, ce qui n’était clairement pas son cas, elle avait juste peur. Il ne manqua pas de rebondir à sa provocation et le début du film leur passa un peu au-dessus, en tout et pour tout, ils devaient déjà leur manquer bien cinq minutes de film néanmoins, elle ne peina pas à le reconnaître pour avoir eu à la regarder déjà un bon nombre de fois. « T’as de la chance que je l’aime bien celui-là. » lui avait-elle dit avant de le menacer s'il osait continuer à manger toutes ses frites c’était une mauvaise habitude avec laquelle elle avait appris a faire avec et puis bon ce n’est pas comme si elle n’avait pas la fâcheuse tendance de le faire elle aussi, c’était toujours plus sympa d’allez piquer chez le voisin. Il en fait des tonnes et finit avec précaution par lui tendre une frite pour se faire pardonner et elle se contente de lui adresser un regard perplexe avant de s’en saisir et de la jeter dans sa bouche. « Quoi ? elle me revient de droit ! » un sourire et son regard se détournent vers l’écran, ils étaient là pour ca après tout non ? Elle regarde les images et tâche de se remettre en contexte pour reprendre le film dans son avancée. Elle mange machinalement concentré sur ce qui se déroule sous ses yeux quand la main du motard vient saisir ce qui se trouve dans la sienne d’un air triomphant, bouche bée, elle lui colle son poing dans le bras « On dirait ton fils, cinq ans grand max James ! » Elle secoue la tête à la négative d’un air amusé, mais il ne rebondit pas, il sort son portable de sa poche l’air contrit et à peine une seconde plus tard, ses sourcils se froncent et il porte l’appareil à son oreille, faisant disparaître avec son geste le sourire de Natalia.

Elle connaît cet air et elle sait que s'il décroche, c’est qu’il ne peut s’agir que d’un appel du club, certaines choses ne changeraient décidément jamais. Les coups de fil à pas d’heure s’était leur lot quotidien quand ils étaient mariés, elle s’y était habitué, mais elle ne pouvait pas s’empêcher de ressentir ce pincement de frustration parce que même dans des moments aussi rare et idiot que celui-ci, c’était encore eux qui avait la priorité et ils l’auraient toujours, simplement contrairement à bien des années plus tôt, elle n’avait plus vraiment envie de s’y résoudre avec un sourire alors elle détourna le regard et le reconcentra sur l’écran sans vraiment y attarder son attention, d’un coup, d’un seul, elle n’avait plus vraiment envie ni de voir ce film, ni de plaisanter, le moment était peut-être passé et elle voulait juste rentrer chez elle. Il finit par raccrocher, mais elle, reste entièrement concentré sur l’écran, elle n’a pas trop envie d’être la rabat-joie de service, puis il s’excuse, elle lui adresse un mince sourire un peu forcé avant de répondre.

« C’est pas grave, j’ai l’habitude. » et elle aurait aimé croire que ce ne serait plus le cas, qu’après lui avoir pris six longues années le club lui laisserait un peu de répit, mais c’était surement naïf de sa part de penser ainsi, le club était le club et les règles étaient les règles, rien n’était plus important, jamais…et si ca ne lui avait pas toujours posé problème, elle estimait aujourd’hui qu’elle et son mari avait mérité un peu répit, mais ce n’était visiblement pas leur idée. « Si le devoir t’appelle, tu n’as cas me ramener, c’est pas bien grave. » Elle avait laissé retombe les frites qu’elle tenait entre ses doigts dans la barquette et l’avait repoussé plus loin sur le sol, elle n’avait prestement plus très faim.
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MessageSujet: Re: Wait for me to come home Ft James Dim 23 Oct - 20:31

Natalia & James
Wait for me to come home.


Des clowns. La simple évocation de ces fichues sales types, nez rouges, fards blancs, cheveux aussi rouges que le sang. James n’aime pas ça, pas beaucoup beaucoup ça. Peu de choses lui font peur, il est assez rare pour lui de ressentir une telle émotion, dans la vie de tous les jours. Mais les clowns… Quelque chose de particulier pour lui. C’est plus fort que lui, il les fuit comme la peste. Cette peur, il ne l’a confiée à personne à part à Natalia, à qui il a fait jurer sur tous les saints de ne jamais rien dire, et encore moins à ses frères du clubs. Si par malheur ça venait à lui échapper, James estime connaître assez bien ses partenaires pour savoir qu’ils lui rendraient la vie difficile avec cette fichue peur.

Mais bien sur il est obligé de supporter sa propre femme qui le tourmente avec cette flippe qui lui vient d’une vieille expérience traumatisante dans son enfance. Il ne devait avoir que dix ans, à peu près, alors qu’une fête foraine s’était installée en ville. C’était la fin d’été et donc, début d’automne, et ce jour-là James s’ennuyait fermement à la maison. Après avoir fait tout ce qui était possible de faire dans la maison, il avait attendu à la fenêtre que son père rentre, une main posée sous son menton, le visage caché par ses longs cheveux blonds. Il ne se souvient pas aujourd’hui pourquoi son père avait dit non, pourquoi il n’avait pas voulu l’emmener à la fête foraine, mais James déjà un peu trop téméraire voir turbulent s’était armé de son vieux sac à dos et était allé de lui-même à cette fichue fête foraine.
Il s’était bien amusé, au début, et se servait du peu d’argent de poche qu’il avait réussi à réunir avec parcimonie, choisissant ses attractions avec soin. Vint le moment où il avait voulu se rendre dans cette espèce de labyrinthe effrayant. Evidemment il avait réussi à passer alors que ce n’était pas de son âge et personne ne l’avait vu. Et évidemment, il était resté coincé à l’intérieur alors qu’une panne venait d’être déclarée au sein de l’attraction. James est alors resté coincé dans ce truc au début drôle puis beaucoup moins lorsque il s’était retrouvé nez à nez avec tous ces clowns.

Lorsqu’on l’avait enfin trouvé et récupéré, James était recroquevillé dans un coin, incapable de pouvoir sortir de cet endroit. Il en avait fait des cauchemars pas mal de temps après, et surtout s’était pris une raclée mémorable pour avoir fuit de la maison.

Si aujourd’hui il avait réussi à rationnaliser cette peur, James n’est toujours pas très confortable en présence de clowns. Alors non, il ne tient pas à leur faire face, comme le lui demande Natalia. Il ne répond même pas d’ailleurs, se contente de secouer la tête, l’idée lui coupant toute envie de jouer davantage à jouer les fanfarons.

Ceci dit cette idée lui passe relativement vite alors que le couple reprend sa discussion autour des histoires de frites volées, de film déjà vu des milliers de fois. Il adore embêter Natalia, ça, il ne l’a pas perdu même après six ans de taule, c’est complètement naturel pour lui d’être la et de la taquiner sur à peu près tout ce qui peut lui passer par la tête. Il adore quand elle rit, adore quand elle lui répond et même quand elle essaie de le frapper. Sa femme a du caractère, ce n’est pas nouveau, mais reste bon public et s’amuse très vite avec lui. Il se souvient que leurs crises de rire ressemblaient à leur disputes, tout aussi intenses.

« On dirait ton fils, cinq ans grand max James ! »

Il n’a pas le temps de rebondir que son téléphone sonne et s’ensuit sa discussion avec Thomas. Lorsqu’il coupe la communication et s’excuse auprès de Natalia. Elle finit par lui adresser un mince sourire, un sourire qu’il connaît et qu’il n’aime pas voir apparaître sur ses lèvres.

« C’est pas grave, j’ai l’habitude. »

Il ne pipe mot mais ça lui fout un sacré coup dans l’estomac. Il pose son regard sur elle, ne sait plus quoi trop dire à cet instant. Il adore ses frères, son club est bien sur l’une de ses priorités, mais parfois il aimerait que les choses soient autrement. Qu’il puisse partager un moment avec sa femme sans être interrompus, sans qu’elle ne s’efforce de lui sourire avec cet air contrit. Lorsqu’il l’avait rencontrée et lorsqu’il s’était mariés par la suite, il ne lui avait jamais menti sur l’importance du club dans sa vie. Elle n’avait jamais rien dis, acceptant avec la bague qu’il lui avait offerte, le cuir qu’il portait sur son dos. Il l’avait remerciée en silence, maintes et maintes fois, de supporter ses coups durs, ses silences, de l’aimer avec tous ses défauts et toutes les galères illégales qu’il transportaient avec lui.

Alors il n’a pas envie que le club intervienne aujourd’hui, ce soir, maintenant. Malgré son amour pour ses frères, sa famille, il comprend. Et lui aussi, au fond, souhaite un peu de répit. Il se bat chaque jour pour récupérer sa place auprès des siens et ses frères le suivent dans sa démarche mais… Caleb, lui, avait changé. Il retient un soupir et Natalia lève à nouveau la voix.

« Si le devoir t’appelle, tu n’as cas me ramener, c’est pas bien grave. »

Il fronce les sourcils et l’observe un instant. Natalia laisse retomber ses frites et semble ne plus vouloir d’elle, subitement. James comprend qu’elle est sans doute déçue, ou agacée, peut-être un peu des deux. Il ne veut pas couper son enthousiasme. Non, il veut passer du temps avec elle. Du bon temps. Il se refuse à laisser tomber cette soirée, il se bat pour ça, non ?

« Hey ! Pas du tout ! J’ai laissé tomber ma cape de super-héros pour ce soir, qu’est-ce que tu crois ! »

Bon, pas tellement super-héros, certes, plutôt même de l’autre côté de la barrière après tout, on paie son entrée son club par le sang, alors il ne peut pas dire qu’il fait partie de la super ligue de Batman, des gentils. Pour lui, les KOS apportent leur contribution à la ville de leur manière. Ils ne sont pas tout blancs, mais tous les habitants ne sont pas contre leur présence non plus, conscient du lien tacite qui les unissent.

« C’est juste Thomas, comme d’hab tu sais qu’il tombe toujours au mauvais moment et qu’il appelle exactement quand j’ai besoin qu’il me laisse tranquille. »

Quelque part, il aimerait lui confier ce qu’il ne devrait pas. Ses inquiétudes au sujet de Caleb, ses suspicions reloues, sa façon de vouloir savoir où il est en permanence depuis qu’il est sorti. Le motard aime beaucoup le président du club mais il ne retrouve plus en lui l’homme qu’il a quitté six ans plus tôt. Les choses ont beaucoup trop changées pour James, qui aurait aimé pouvoir revenir au sein de son foyer et au sein de sa famille comme s’il n’avait jamais quitté l’un et l’autre. Mais le temps ne l’a pas attendu pour passer. Et aujourd’hui, même si Natalia est toujours sa régulière, son officielle, ce n’est pas pour autant qu’il est censé lui confier ce qu’il se passe au club et puis, après tout, il doute qu’elle ait envie de l’entendre parler de ça.

Il lui adresse un sourire mignon et surenchérit, à nouveau.

« Je ne vais certainement pas passer à côté d’un rendez-vous avec la plus jolie fille de Chicago quand même. Franchement. Si je dois te ramener, c’est parce qu’on aura fini le film, que t’en auras marre de mes blagues d’enfant de cinq ans, et que tu voudras retrouver le-dit enfant qui est d’ailleurs, soit dit en passant il ne faut pas l’oublier, aussi mignon que son père. »

James lui sourit d’autant plus maintenant qu’il essaie de la faire rire. Ou au moins sourire, un peu. Il ne supporte pas l’idée de lui enlever ce moment, ils sont bien, tous les deux et se retrouvent un peu. Il s’efforce d’éloigner de l’instant l’image du club et de son imposante présence dans la vie de James.

« Je vois que tu boudes tes frites — franchement elles sont super déçues — est-ce que tu veux manger un truc sucré ? Une glace, une gaufre, je ne sais pas, n’importe quoi qui comblerait l’estomac de madame ?
— Shhhht !
— Oh ça va ! Un peu de respect pour les estomacs quand même ! »

Le motard se retient de faire un énorme fuck au débile qui le regarde avec un mauvais air, puis, qui se détourne face au regard bien trop soutenu de James qui ne baissera surement pas les yeux. Débile. Il redonne son attention à sa femme, attendant de savoir si elle désire quelque chose de plus, guettant ses expressions avec attention.

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MessageSujet: Re: Wait for me to come home Ft James Mar 25 Oct - 13:53

Wait for me to come home

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Le moment lui semble être passé, elle a de nouveau les deux pieds dans le présent. Pendant un instant, elle doit bien l’avouer, elle avait eu l’impression d’avoir fait un bond dans le passé quand ils n’étaient ni mariés, ni parents, quand ils n’étaient que des gamins un peu paumés qui essayaient maladroitement de se découvrir sans conditions, sans attentes particulières si ce n’était de passer un bon moment ou plusieurs, mais le téléphone avait sonné comme pour les rappeler à l’ordre, comme pour remettre en perspective l’instant, celui du passé et celui du présent qui finalement ne se ressemblait pas tant que ca. Natalia sait qu’elle ne peut pas vraiment le lui reprocher, c’est ainsi qu’est sa vie, qu’elle l’a toujours été et qu’elle le sera toujours, la seule véritable chose qui ai changé dans cette équation, c’est elle, elle et ce qu’elle est désormais en mesure ou non d’accepter par amour pour lui.

Au départ, le club ne lui semblait rien d’autre qu’une bande de types qui voulait se la jouer gros durs avec leurs bécanes et leurs cuirs et force était de constater que ca faisait son petit effet, elle n’avait pas particulièrement donné l’importance qu’elle aurait dû aux recommandations ou plutôt aux mises en garde de Felicity sur leur membre, qui elle s’en souvenait parfaitement avaient été qualifiés de type pas vraiment recommandables qui ne lui apporterait pas grand chose de bon, mais Talia avait dix-huit ans et comme toutes les ados un peu paumée, elle cherchait le grand frisson, n’avait peur de rien et qui plus est, James lui avait complétement tapé dans l’œil, alors elle s’était prise au jeu et avait intérieurement minimisé les bruits qui courraient sur les KOS et leurs activités, jusqu'à fermer les yeux sur ce qu’elle avait pu elle-même entendre lorsqu’elle avait mis un pied dans le club. Elle ne regrettait pas ce qui pouvait ressembler pour bien des gens à une erreur de parcours, un caprice de gamine parce qu’elle aimait James même après toutes les vagues qu’il avait fait, après qu’il ait mis sa vie sans dessus-dessous parce qu’au final, elle avait passé avec lui les plus belles années de son existence et qu’il lui avait donné le rôle le plus important de toute sa vie. Et pourtant, elle ne pouvait s’empêcher d’être passablement agacé pas seulement contre le club qui encore et toujours s’immisçait comme un poison dans leur quotidien mais aussi contre James qui ne semblait pas voir les choses différemment même après 6 années de réclusions et en toute honnêteté c’est quelque chose qu’elle ne comprenait pas.

Il tente de la rassurer sur le fait qu’il n’a aucune intention d’écourter cette soirée ou même de la ramener chez elle et que le club peut apparemment bien se débrouiller sans lui, mais ca ne sonne pas si vrai que ca à ses oreilles qui ont déjà entendu ce discours des dizaines de fois et l’ont aussi vu se désagréger presque autant de fois, cependant, elle ne dit rien et garde pour elle ses pensées, en lieu et place de cela, elle se contente de hausser les épaules un air nettement moins enjoué sur le visage. Alors il surenchérit un peu à coup d’humour et de sourire ravageur, il sait parfaitement comment s’y prendre avec elle, il la connaît suffisamment et James n’a jamais été homme à se laisser décourager par un air bougon et un silence de mort, elle le sait pertinemment. Il finit par lui décrocher un sourire, cassant un peu l’ambiance morne qui s’était rapidement installée. « T’as pas oublié comment t’y prendre hein ? Elle secoue la tête à la négative avec un sourire en coin avant de reprendre un air plus sérieux Je sais que tu peux pas éteindre ce téléphone ou te détacher du club, mais une soirée c’est pas trop leur demander, je crois où c’est moi qui divague ? Laisse tomber, oublions ca ! » Dans un sens, c’était quelque chose qu’elle adressait plus à elle-même qu’a son époux même si de toute évidence, l’état d’esprit qu’ils avaient gagné ce soir allait être difficile à ramasser et remettre en place. James la relance, remarquant qu’elle avait délaissé les frites qu’elle protégeait avec tant d’ardeur quelques minutes auparavant et lui propose d’aller lui chercher autre chose, mais elle n’a plus très faim désormais alors elle se contente de secouer la tête au moment où un type assit un peu plus loin se retourne pour leur intimer de baisser d’un ton, le motard réagit bien évidemment et sans grande surprise instantanément pour l’envoyer gentiment voir ailleurs avant de replonger son regard dans le sien. « Nan ca va, j’ai plus très faim, mer…» mais elle est interrompue par l’un des potes du type qui s’y met à son tour. « Y a des gens qui essayent de regarder le film !!!! » Elle jeta un œil en direction du spectateur puis presque immédiatement vers son mari qui commençait à ouvrir la bouche la mine agacée, elle colla alors sa main sur sa bouche et fixa son regard dans le sien avec un sourire. « Tais-toi. Ne dis pas un mot » lui chuchota-t-elle avant de se retourner vers le type en question et de lever sa main en signe de retrait, il haussa les épaules avec un air supérieur et s’en retourna au visionnage du film qui continuait de faire défiler son histoire sur l’écran. Elle se retourna vers le motard et continua à voix basse. « Si je retire ma main, tu promets de pas crier ? » elle laisse échapper un rire amusé avant de s’exécuter et de laisser retomber ses mains sur ses cuisses. « On peut peut-être aller marcher un peu ? À moins que tu tiennes vraiment à regarder Blade Runner pour la…elle fit mine de réfléchir. 112e fois ? » James finit par acquiescer tandis que la jeune femme se relève et resserre son lourd gilet autour d’elle, c’est à ce moment précis que son téléphone se met à son tour non pas à vibrer, mais à sonner, pour le plus grand plaisir du type relou que nous appelleront Gary qui lui jette un regard noir auquel elle répond par un sourire et une révérence avant de se détourner vers son mari et de lui dire qu’il s’agissait de Taylor tandis qu’ils s’éloignaient tout deux de l’endroit ou ils avaient précédemment pris place.

« Hey Talia, désolé, j’espère que te dérange pas, mais Eliott tenait absolument à te dire bonne nuit et tu sais comme il peut-être têtu.
- Passe-le-moi répondit-elle amuser, c’est vrai qu’il pouvait faire preuve de ténacité quand il voulait et sa mère savait qu’il n’aimait pas aller se coucher quand elle n’était pas là, ce qui arrivait bien trop souvent ces derniers temps et qui n’était sans doute pas pour aider ses problèmes de sommeil, elle en avait conscience.  
-Mamaaaa
- Coucou mon trésor, tu as passé une bonne soirée avec Taylor ?
- Ouiiii on a mangé de la pizza et on a joué à des jeu et on a fait des puzzles
- Ca m’a l’air super dis donc !
- Ouiii mais là elle a dit que je devait allez dormir mais j’ai pas trop envie mama
- Il est tard trésor et si Taylor a dit que c’était l’heure alors qu’est-ce qu’il faut faire ?
- L’écouter répondit-il d’un ton un peu bougon
- Parfait tu veux dire bonne nuit à papa aussi ?
- Ouiiiii
- Bonne nuit mon chéri, je viendrais te donner un baiser en rentrant. Sur ces mots, elle tendit le téléphone à James avec un sourire. L’enfant aussi mignon que toi veux te dire bonne nuit. »

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MessageSujet: Re: Wait for me to come home Ft James Ven 28 Oct - 13:36

Natalia & James
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« T’as pas oublié comment t’y prendre hein ? » Le motard se contente de lui sourire, les mains posées sur ses genoux. Bien sur qu’il sait s’y prendre avec elle et quelque part, elle n’a pas vraiment changé, au fond, lorsqu’il s’adressait à cette jeune femme en elle, qu’il avait rencontré bien des années plus tôt. Celle qui n’était ni encore mariée, ni encore maman. Celle qu’il avait vu et voulu. Qu’il avait par la suite promis de rendre heureuse. Force est de constater qu’il n’était certainement pas le meilleur des maris, et il s’était habitué à se le dire et avait intégré l’idée de souffrir parce qu’il avait fait passer le club avant sa femme et son fils. Il ne se plaignait donc pas, il n’avait pas lieu. Mais Natalia lui souriant brièvement lui rappelait qu’il avait depuis toujours été la cause du souci qui teintait le visage de sa femme. Du souci, de la colère, de la tristesse.

« Je sais que tu peux pas éteindre ce téléphone ou te détacher du club, mais une soirée c’est pas trop leur demander, je crois où c’est moi qui divague ? Laisse tomber, oublions ca ! »

Le sourire du motard reste figé et prend une teinte absolument pas naturelle, mais il se contente de baisser la tête, juste assez de temps pour reprendre le contrôle. Il n’est pas en colère, en tout cas pas contre elle, c’est juste qu’il sait. Il sait qu’elle a raison. Et il voudrait le lui dire, qu’il comprend, qu’il voudrait lui aussi avoir à ne pas rendre de compte le temps d’une soirée mais entre les différentes affaires du club et la soudaine paranoïa de Caleb, les choses se compliquent. James ne se pose pas la question de sa place quant à tout ça, bien qu’il reconnaisse bien sur sa responsabilité, il ne se demande pas s’il a changé, depuis ces six ans. Et il ne sait pas s’il voudrait savoir ça, en réalité.

« Nan ca va, j’ai plus très faim, mer…
— Y a des gens qui essayent de regarder le film !!!! »

Bon ça va oui, faut pas déconner, James n’apprécie pas le ton employé par le type derrière lui. Il se retourne agacé, prêt à les renvoyer chier moins gentiment, le regard noir mais Natalia, connaissant suffisamment le motard pour anticiper sa réaction, colle une main sur sa bouche et interrompt ses pensées.

« Tais-toi. Ne dis pas un mot. » Elle chuchote. James repose son regard dans celui de Natalia. Ça lui fait bizarrement écho, sa femme avait toujours été là pour le calmer ou, certaines fois, il se serait énervé plus vite qu’il ne l’aurait fait en temps normal. James est quelqu’un qu’il est difficile de faire sortir de ses gonds, s’amusant plutôt à pousser l’autre dans ses retranchements. Certaines fois il avait été plus facile à énerver, et Natalia avait plusieurs fois réussi à stopper le motard avant qu’il ne commence à s’entêter. « Si je retire ma main, tu promets de pas crier ? » Le motard laisse échapper un léger rire alors qu’il est enfin libre de pouvoir parler. Il lui adresse un sourire tranquille, s’attachant à éviter l’agacement de continuer son petit voyage dans sa tête.

« On peut peut-être aller marcher un peu ? À moins que tu tiennes vraiment à regarder Blade Runner pour la… 112è fois ? » Le motard laisse tomber une regard sur la toile toujours animée par les images du film puis acquiesce. De toutes façons il n’a plus ou moins rien suivi, ce qui ne lui pose pas vraiment problème au final, il n’était pas vraiment là pour le film, surtout pour sa femme. Donc le motard se relève, époussette ses fringues et s’étire. S’il le fait un peu exprès d’être en plein dans le champ de « Gary et ses potes » ? Un peu.

Il commence à avancer. Le portable de Natalia se décide à sonner à son tour. Le-dit Gary saisit bien sur l’occasion pour jeter un regard noir au couple debout mais Natalia lui sourit en retour et lui accorde une révérence. Au moins ça a le mérite de faire sourire le KOS. Il est sur qu’à deux, ils peuvent être aussi agaçants que possible.

Natalia lui indique que c’est Taylor qui appelle. Il acquiesce alors qu’ils s’éloignent de l’endroit où ils étaient posés. James ne retient pas un doigt d’honneur tout particulier dressé à l’attention des gars assis derrière eux et s’en retourne à ses occupations, à savoir suivre la conversation de sa femme au téléphone. Il ne peut pas entendre son fils au téléphone, mais il observe sa femme, qui a l’air amusée et radieuse comme à chaque fois qu’elle est en présence d’Eliott. Il sait qu’il est devenu son monde, surtout alors qu’il l’a lâchement plantée en pleine grossesse. Manquer les premières années de la vie de son fils le hante encore aujourd’hui. Malgré ce qu’on puisse en dire, il existe des choses irrattrapables dans la vie : les premiers pas, mots, jours d’écoles, peu importe quel type de premières expériences, il ne pourra jamais les rattraper. Cet handicap le suit aujourd’hui, alors qu’il s’efforce d’apprendre à être un bon père, tout du moins normal en comptant sa vie plutôt mouvementée, il marche constamment sur des œufs et déteste cette sensation de ne pas être en contrôle de la situation. Natalia, elle, excelle bien sur dans cet art parental, puisque de tout façons il ne lui a pas laissé le choix.

« Bonne nuit mon chéri, je viendrais te donner un baiser en rentrant. » La voix de Natalia extrait le KOS de ses pensées et il repose son regard sur elle. Elle lui tend le téléphone dans un sourire. « L’enfant aussi mignon que toi veux te dire bonne nuit. »
La motard lui adresse un sourire des plus charmeurs et s’empare du téléphone.
« Hey bonhomme, tout va bien ?
— Oui p’pa ! La pizza était trop bonne. Je l’ai mangée toute entière !
— Quoi ?! Tu as tout mangé ? Mais et Taylor alors ?
— Mais non c’est une blague, Taylor aussi elle a mangé de la pizza.
— Ah, tu m’as fais peur. T’imagines, toute cette pizza peut pas rentrer dans ton ventre de toutes façons !
— Ouais c’est vrai. Eliott finit par bailler à l’autre bout du fil et James sourit, une main dans sa poche de jean.
— Allez, va te coucher maintenant, maman me dit que c’est l’heure.
— Oui ! Bonne nuit papa !
— Bonne nuit Eliott, dors bien. »

Il entend l’enfant s’éloigner du téléphone et le rendre à Taylor sans raccrocher encore puis éloigne à son tour le téléphone de son oreille, rompt la communication et rend l’appareil à Natalia en souriant. Il continue de marcher tranquillement à ses côtés, ses deux mains dans ses poches. Il entend encore les dialogues du film en fond sonore alors qu’ils s’éloignent de la zone cinéma.

« Je me demande d’où lui vient son goût pour la pizza, hm… »

James fait mine d’observer le ciel en quête de réponse puis repose son regard sur sa femme.

« Il a l’air de bien aimer Taylor, quand je suis passé chez toi tout à l’heure ils avaient l’air de bien s’entendre tous les deux. »

Il ne connaît pas beaucoup la jeune femme qui garde son enfant mais se doute que Natalia ne laisserait pas son fils à quelqu’un en qui elle n’a pas entièrement confiance. James a eu plusieurs fois l’occasion de discuter avec la baby-sitter, dans l’optique de connaître l’entourage de son fils. De connaître ses habitudes, ce qu’il aime, ses activités. Il essaie de rattraper les moments où ils n’étaient pas là, tout en s’efforçant de ne pas paraître trop imposant. Il a promis à Natalia qu’il ne viendrait pas s’interposer, qu’il ne s’imposerait pas à eux et préférait leur laisser le temps d’accepter sa présence, que cela leur prenne un mois, plusieurs, un an. Ce climat un peu compliqué dans lequel il évolue psychologiquement, les changements qui s’opèrent à l’intérieur de sa tête, tout ça n’affecte pas cette décision et cette volonté d’être là pour eux est surement l’une des seules choses qui ne flanche pas chez lui.

Ils se baladent toujours tranquillement, cet endroit de Chicago étant un coin assez sympa en réalité, James garde le silence sans s’en rendre réellement compte, plongé dans ses pensées, dans ses divagations autour de Natalia et Eliott.

« C’est vraiment un gamin étonnant, en fait. »

Le motard sourit tranquillement et relève son regard, passe ses yeux le long du parc dont il reconnaît les formes et les chemins au fur et à mesure qu’ils avancent. James est un enfant du south side, d’ailleurs son père y est surement toujours. Il ne sait pas, il n’y est pas retourné depuis sa sortie de prison, mais il se doute qu’il est encore dans sa maison d’enfance. Il connaît cet endroit, venait enfant, y emmenait Natalia pour ce ciné en plein air, c’est la première fois qu’il y remet les pieds, réellement, depuis sa sortie de prison. Il semble qu’ici rien n’ait changé, ce qui lui semble une bonne chose d’un certain point de vue.
L’appel de Thomas s’éloigne de son esprit, même si le club n’est jamais loin dans son esprit. Il se sent un peu responsable de la retombée de la soirée. Ce serait stupide que la soirée s’arrête là, James veut prolonger ce moment, prolonger ces soirées.

« Tiens, d’ailleurs, rien à voir mais je me disais, Halloween approche, bon c’est pas tout de suite mais y’a un truc qui se prépare, une soirée, grosse soirée même je dirais, organisée par le club. C’est un truc du genre lieu tenu secret, apparemment ça s’annonce assez géant. »

Il dépose son regard dans celui de Natalia, il sait qu’annoncer le club n’est pas forcément le meilleur des sujets, mais il ne va pas amorcer la soirée prévue sans parler des organisateurs.

« Je me disais qu’on pourrait faire un tour des maisons pour Eliott, je l’ai jamais fais avec mon père alors je me disais que ça pouvait être chouette pour lui. Et après, ça te dirais d’aller à la soirée ? » Le motard sourit tranquillement. « Les seules conditions c’est d’y aller avec moi et costumée. »

© code par Nostaw.


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