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 [FLASHBACK]The Black Crows

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MessageSujet: [FLASHBACK]The Black Crows Jeu 22 Fév - 22:54

The Black Crows
Elijah, Jade & Isaiah Byrne

Wednesday the 2nd of August, 2017.

Les pas sont rapides, lourds, réguliers. Ils tapent contre le bitume trempé d'une pluie d'été. Ils claquent, marchent, crissent, habillés d'un cuir ciré quoi que quelque peu limé. Les pas sont réguliers, ils avancent, contournent les trottoirs et les caniveaux de façon décalée, accompagnés d'une canne fine, d'une canne noire au pommeau d'argent, au pommeau en forme de sinistre corbeau. Une main gantée, une poigne contre l'objet bien assurée, un homme suivi de deux autres pousse la porte du Penitent sans hésiter. Dans la pénombre des lieux, dans la lumière tamisée il entre, son dos maigre, sec mais élancé un brin recroquevillé. « On ouvre que dans deux heures, rev'nez plus tard. » Derrière le comptoir, Jade vient de se servir un verre avant de commencer, avant d'aider - durant son jour de repos - Elijah pour la soirée. « Ouais. Pardonne l'dérangement mais je cherche le boss sweatheart» Il avance, n'a pas vraiment l'air impressionnant avec sa moustache et sa tignasse de cheveux pleine de gel qu'il a sur le dessus d'un crâne en partie rasé à blanc. Il n'a pas l'air impressionnant avec sa dégaine de gringalet, un peu débile sur les bords et pourtant, pourtant lorsqu'il ôte ses gants, lorsqu'il les claque sur le bois du bar et qu'il dévoile les contours noirs d'une croix celtique à l'embouchure de sa main, Jade ne peut s'empêcher d'avoir le cœur à la charnière des lèvres. « J'crois qu'on a la même mais qu'la tienne est un peu amochée maintenant nan ? Personnellement j'te l'aurai cramé plutôt que de te foutre un pinceau d'acide dessus, ça aurait moins abîmé ta jolie main spéirbhean*. » Il éclate de rire, d'un rire gras et court tout en essayant de lui capturer les doigts sous le torchon qu'elle tient pour recouvrir les cicatrices de son ancien tatouage. Il lui attrape le poignet, parvient avec force à se hisser au dessus du bar pour contempler avec une fascination non dissimulée ce que ses homologues new-yorkais ont bien pu lui faire deux ans plus tôt. « Oh. Oui. Je vois. C'est vraiment pas beau mon cœur. C'est vraiment, vraiment moche, ils t'ont bâclé. » Il force pour garder son membre un peu plus longtemps contre lui, il force et il caresse la peau. Elle sent sa chaleur, la rugosité de ses doigts calleux, le tissus de sa chemise blanche contre sa paume, contre sa main froide à la zone déformée, creusée. Et puis il relâche, il relâche quand elle se crispe pour tirer, pour lui planter ses ongles dans la chair. « Ouh. Oh. Hey, doucement ma belle on n'est pas là pour se battre et te faire du mal. C'est pas vrai ? » Il se redresse, se retourne vers ses hommes dans un effet de manteau qui fend l'air. Le blond, dans le fond, celui qui a une gueule écrasée de chien maltraité acquiesce et se rapproche. Il a des godasses en daim orange qui contrastent de manière immonde avec le bleu cobalt de sa chemise. « C'est ça le dress code des vilains Black Crows ? Des couleurs à chier ? C'est pour le côté pédale du paon ou la parade nuptiale du perroquet ? » L'homme en noir se détache d'elle dans un fou rire qu'il met plusieurs secondes à contrôler, qu'il passe en se tenant le ventre et en donnant de grandes tapes dans le dos du principal concerné qui semble vouloir moufeter en la regardant d'un œil morne de cocker vexé.
« Jade c'est ça hm ? » Du menton elle affirme et le dévisage d'un air mauvais qui ne semble pas le peiner. « Isaiah Byrne, enchanté ma belle. » Il passe derrière le comptoir avec sa canne et puis il l'attrape par les épaules pour lui faire une bise légère sur la joue après avoir dégagé quelques mèches qu'elle, dans ses mouvements saccadés et énervés, a laissé tomber devant son nez. D'une grimace elle accueille le geste, se reculant instinctivement par prudence, là où se trouve une arme au niveau de l’évier, un bac gris en acier qu'elle fait mine d'inspecter pour y finir une plonge imaginaire qu'elle aurait avant commencé. Isaiah lisse sa moustache, rajuste sa veste et sa mèche avant de retourner poser son cul sur un tabouret « Et bien Jade, ça s'ra un whiskey sec pour moi et deux bières brunes pour les gars. » Elle attrape les verres qui tintent entre eux, fait aller le robinet à bière et le bec verseur du whiskey qu'elle dépose devant eux. « La maison ne fait pas crédit. » Un énième soupire amusé, il sort les billets de sa poche et elle les range dans la caisse enregistreuse sans même prendre la peine de les compter. « Vous voulez descendre ou parler ici ? » Elle évoque le fight club, un endroit qu'il connaît forcément, un endroit que ses hommes fréquentent régulièrement et dont elle ramasse parfois le fric des paris. « Ici ma beauté. Ici c'est très bien. C'est un joli bar. » Il lève ses petits yeux mutins en l'air, admire les boiseries anciennes, l'ambiance feutrée, tamisée, l'aspect en somme parfaitement irlandais. « Ok. J'vais le chercher. » Elle pose sa serviette à carreaux, se dirige dans le couloir qui mène aux chiottes et là où se trouve la porte blindée qui mène aux sous sols. En un geste elle la déverrouille, tape le code et la pousse de toutes ses forces pour pouvoir descendre les escaliers éclairés qu'Elijah vient de nettoyer. Au fond du fight club, derrière les maigres cordelettes qui délimitent le terrain de combat, il passe la serpillière, se retourne, les sourcils arqués, interrogatif. « Ils sont là. » La mine fermée, les traits tirés d'appréhension de sa dulcinée lui font comprendre immédiatement quel est le sujet de cette phrase. Le balai négligemment délaissé, le seau d'eau renversé, il la devance, la dépasse, monte en quatrième vitesse dans le bar où ils attendent patiemment sans broncher. A son arrivée, Isaiah se lève, bras écartés, réjouis, théâtrale. « Ah ! Elijah Haynes. Deas bualadh leat *! » Il se met debout avec sa canne qu'il n'a toujours pas posé, qu'il a toujours maintenu contre lui depuis son arrivée. « Elijah, Elijah. Le fameux Elijah. The Beast qu'on doit t'appeler maintenant c'est ça ? Ah Elijah...J'me présente, Isaiah Byrne. Tu dois d'jà connaître Esras et Alfie, ils viennent souvent chez toi cogner un peu sur des mecs, surtout sur quelques enculés d'arabes. Pas vrai Esras ? » Il lui serre la main, vigoureusement, chaleureusement avant de passer son bras contre sa nuque. « Ecoute, j'vais pas y aller par quatre chemins sur les raisons de ma venue ici. J'ai un petit problème depuis deux semaines ; tu vas rire, c'est con comme truc, assez incroyable. Tu vois, j'ai envoyé trois de mes hommes te voir pour te transmettre un message, trois de mes gars qui...bizarrement...ne sont jamais revenu. T'as pas une explication pour moi cairdeas * ? »

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*ravi de te rencontrer
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MessageSujet: Re: [FLASHBACK]The Black Crows Jeu 22 Fév - 23:48



[FLASHBACK] The Black Crows
EXORDIUM.
« Ils sont là. » La Belle énonce les mots, ceux qui viennent se perdre dans l'espace qu'ils animent désormais tous les deux. Et la douleur se ravive, l'impression que les coups pleuvent encore, que les hurlements résonnent en chœurs. Une nausée, un haut le cœur qui s'installe tandis qu'il se précipite vers l'escalier qu'elle vient de dévaler, l'escalier qu'il monte avant même que le fracas du balai au sol ne vient résonner. C'est instinctif, plus fort que lui. C'est précipité, parce qu'il ne peut faire autrement qu'ainsi. Ils ont déjà trop été en danger à cause de ces hommes-là, de ces ombres-là. Alors il se résigne à pleinement l'affronter, ce mal. Il se résigne à venir de ses propres yeux le contempler ; peu importe ce que ça pourrait ce soir lui coûter. Il est des endroits qu'il n'apprécie pas à voir fouler, pas depuis cette fameuse soirée, pas par des hommes comme ceux qui viennent tout juste de s'inviter. Le cœur au bord des lèvres, les veines brûlantes à souhait, il y parvient jusqu'au cœur de la grande salle, là où ne se tiennent que quelques âmes. Trois, comme l'autre soir, comme quand ils ne lui laissaient aucun choix. Il guette, pose l'azur assombrit de ses prunelles dans celles qui restent en retrait plutôt que sur celui qui se lève, l'espèce de gringalet. Celui qui, pourtant, use d'ors et déjà de sa voix. C'est vers lui que son attention se porte finalement, vers lui que toute sa haine se trahie dans cet éternel mouvement de tempe, cet éternel froissement de nez qu'il ne parvient pas forcement à cacher. « Elijah, Elijah. Le fameux Elijah. The Beast qu'on doit t'appeler maintenant c'est ça ? Ah Elijah... J'me présente, Isaiah Byrne. Tu dois d'jà connaître Esras et Alfie, ils viennent souvent chez toi cogner un peu sur des mecs, surtout sur quelques enculés d'arabes. Pas vrai Esras ? » Esras qu'il contemple d'un bref coup d’œil, cet homme à la carrure effrayante mais au cerveau long à la détente. Et s'il aurait pu l'apprécier, Elijah n'en défait pas pour autant cet air haineux d'aliéné. Cet air qui l'amène à vouloir s'avancer, venant planter son regard dans celui qui, finalement, se met à le devancer, passant rapidement son bras derrière sa nuque comme pour rendre les choses plus difficiles qu'elles ne le sont déjà. « Écoute, j'vais pas y aller par quatre chemins sur les raisons de ma venue ici. J'ai un petit problème depuis deux semaines ; tu vas rire, c'est con comme truc, assez incroyable. Tu vois, j'ai envoyé trois de mes hommes te voir pour te transmettre un message, trois de mes gars qui... bizarrement... ne sont jamais revenu. T'as pas une explication pour moi cairdeas * ? » Des mots qui se perdent dans le bar encore vide jusqu'à ce que Jade ne leur revienne, jusqu'à ce qu'elle ne se poste là, pas trop loin, le regard tout de même inquiet parce qu'elle sait. Elle sait tout ce qu'il pourrait faire en cet instant précis, de ses propres mains.

Pourtant, il soupire, Haynes. Il soupire, prend sur lui, bataille intérieurement contre sa propre personne, contre tous ces démons qui n'ont jamais eu de cesse de le taquiner. Ils demeurent là, encore bien assez puissants, prenants, continuant de se balader dans les corridors de son âme, continuant d'en faire pleinement le tour. La folie derrière les murs. Il dépose ses perles bleutées sur la jeune femme, sur la seule qui soit capable de le calmer, de faire taire toutes les névroses qui, en lui, commencent déjà à s'entrechoquer. Quelques fractions de secondes écoulées, le plus maigre des droits qui, enfin, commence à se retirer. Elijah saisit l'opportunité, venant pleinement s'en défaire pour finalement bien lui faire face, toute cette perdition trahie en un regard tout juste posé. Il prend tellement sur lui, le bouclé, à la limite de céder. « Un message ? » L'autre acquiesce tandis que ses deux pitbulls se tiennent encore en retrait, le regard hagard, défait, balayant les lieux de ce dernier comme dans l'espoir de pouvoir le poser ailleurs que sur eux, loin, autre part. « J'avoue avoir eu un peut de mal à l'entendre vu l'état de leur mâchoire mais maintenant que tu es là, tu pourrais m'éclairer sur ce qu'ils devaient me faire passer. » Il joue avec le feu, entretient le brasier qui vient à peine de s'embraser. Elijah maintient ses prunelles sur celles qui ne le quittent pas, celles qui demeurent encore accompagnées de ce sourire qui ne se défait pas. Pas encore, en tout cas. Et dans son élan, ce n'est qu'un léger signe de la main qu'il offre à Jade dans son dos, d'un bref signe destiné à la faire fuir. Au moins elle. Oui, au moins elle.        

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MessageSujet: Re: [FLASHBACK]The Black Crows Ven 2 Mar - 17:12

The Black Crows
Elijah, Jade & Isaiah Byrne

Wednesday the 2nd of August, 2017.

Un frisson. Dans le dos, le long de l'échine. Un frisson. Jusqu'entre les vertèbres, une à une tendues, une à une crispées. Un frisson la parcourt, toute entière, de la tête aux pieds. Un frisson, et puis une nausée même. Jade déglutit devant les hommes. Jade déglutit devant le groupe qui se met directement à l'ignorer, à faire comme si elle n'avait jamais existé. La femme réduite à son plus simple apparat, la silhouette qui foule, qui respire; la femme que l'on admire jusqu'à ce que le business ne prenne le pas sur l'air qu'elle expire. Ombre derrière elle observe, se recule sous la lumière du bar, sous les lampes rondes et chaudes qui diffusent un jaune blafard contre ses traits fermés. Le sinistre Crow fait voler son manteau, fendille le vent d'un pan lorsqu'il s'approche du mercenaire. Le sourire placardé, un rictus presque mauvais, son parfum boisé et amer derrière lui, il l'enlace, baisse le ton de sa voix dans une fausse amitié, dans une ironique intimité. Et puis le barbu répond, provoque, faisant face sans jamais lâcher son azur du visage féminin prudent, tiré. « Oh. Mate. » Il soupire, brosse de quelques doigts crochus les mèches humides qui tombent contre son front. « Ça me chagrine ce que tu dis là. » Il commence à faire les cent pas, tourne autour d'Elijah, il virevolte autour de ce qu'il considère comme une proie. Les deux hommes qui l'accompagnent s'approchent un peu plus. Le paon d'Esras décide de coller les couleurs criardes de ses vêtement non loin d'elle, il s'adosse au comptoir. « Je m'en doutais un peu quand j'les voyais pas revenir mais maintenant que je t'entends l'dire comme ça...aussi froidement ! Arg ! Ça m'fend l'cœur. » Il hoche la tête de haut en bas, comme visiblement résigné à accepter ce qu'il savait pertinemment, ce qu'il connaissait déjà. « New York m'a contacté pour te demander deux trois trucs sur ton paternel vu que t'es un putain d'fantôme. Ils m'ont demandé de te dire d'aller gérer la merde qu'il a laissé en disparaissant. C'est de famille d'ailleurs ce truc là de disparaître ? Tu buttes un procureur et tu te barres ? Il rattrape tes conneries et il se barre ? C'est quoi votre putain d'procédé à vous les Haynes ? » Les sourcils froncés il pointe sa canne sous son menton, se mettant autant que possible à sa hauteur, le bec du corbeau d'argent frôlant les poils drus d'une barbe mal taillée. « Ils t'ont exclu gentiment avec ta gonzesse pour ça mais t'es pas dispensé d'répondre quand on te rappelle pour réclamer quelques comptes. » Chuchotant, le timbre presque inaudible il regarde Elijah, impassible, qui le fixe, qui le toise tandis qu'Isaiah reste quelques instants à le défier, finissant par rejoindre une table quelconque du bar, claquant sa veste, sa canne. « J'suis emmerdé. Je suis vraiment vraiment, mais vraiment emmerdé ! Tu descends tes frères comme de vulgaires morceaux de viandes sans même un remord, ton père laisse tomber son clan après ton foutoir et mon petit doigt me dit que t'es plongé dedans, et pour finir tu me dois trois hommes. Trois hommes Haynes. Bordel, tu sais ce que ça représente toutes ces conneries n'est ce pas ? » Il remonte brutalement les manches blanches de sa chemise, capturant ensuite dans son holster le cul de son flingue jusqu'alors planqué. Il le braque sur Elijah, presque nonchalamment, blasé. D'un signe de doigt il ordonne à Esras de se rapprocher de Jade. « J'ai deux options. On parle, on s'explique on met tout ça à plat et on trouve un accord qui ravira tout l'monde. Ou j'te bute. »  
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MessageSujet: Re: [FLASHBACK]The Black Crows Ven 9 Mar - 13:41



[FLASHBACK] The Black Crows
EXORDIUM.
Le vautour tourne, laisse transparaître son désarroi. Non, Elijah sait qu'il s'en doutait. Parce qu'on envoie pas des hommes dans la gueule du loup sans savoir qu'ils ne reviendront pas. Trois d'entre eux. Trois. Comme en cet instant. Et, déjà, Haynes en ressent le besoin d'en finir, d'oser, peut-être se faire blesser mais s'en débarrasser. Parce qu'ils piétinent son territoire, parce qu'ils viennent se pavaner sur un terrain de chasse gardé. Le sang frappe, vient heurter avec violence les veines fatiguées d'un mercenaire dont le répit n'est plus à trouver, ni même – en vérité – à espérer. Le passé revient s'installer, s'imposer là où sa cavale l'avait mené. Là où ils auraient pu tout reconstruire, tout retenté. En vain, désormais. En vain. Quoi qu'il fasse, où qu'il aille, il est des yeux qui surveillent, qui voient, qui partagent. Des yeux qu'il a réussi à crever bien que d'autres se soient désormais relevés. Et, quand le sujet de son père commence à s'évoquer ; son regard se porte de nouveau sur Jade. Sur Jade que cet homme-là à sûrement briser bien qu'en partie épargner. Cet homme qui n'a pas souffert assez. Il tique, se tait, patiente. Il surveille, suit du regard le chien galeux qui ose user de sa voix à son encontre. La fierté des Irlandais, sans doute. Et puis, finalement, le métal froid d'une canne tout juste levée vient se perdre contre son menton, l'amenant à lever un peu la tête, à venir user d'un peu plus de hauteur tandis qu'il n'en dévie pas l'azur assombrit de son regard de celui qui vient tenter de le lui faire baisser. Il s'en prend à la mauvaise proie, aux mauvais esprits. Elijah n'est pas de ceux qui pli, pas aussi facilement qu'en cet instant ; pas même malgré les nombreux tatouages qui témoignent pourtant d'une certaine allégeance. « Ils t'ont exclu gentiment avec ta gonzesse pour ça mais t'es pas dispensé d'répondre quand on te rappelle pour réclamer quelques comptes. » Il n'entend pas la fin, sent déjà une certaine chaleur l'envahir quand c'est Elle qu'on ose évoquer, quand c'est Elle qu'on intègre dans des faits qui ne concernent que lui. Rien que lui. La tempe qui se crispe, ces tiques nerveux qui se manifestent le long de ses lèvres, de son nez. Haynes prend sur lui, maîtrise la bête, tient au mieux la laisse. Mais il s'en défait, l'autre. Il réinstaure une certaine distance, il vient rendre la situation un peu plus posée parce que Elijah n'a plus à batailler, à combattre toutes ses volontés au ton meurtrier. L'appel du sang, le besoin de rappeler aux mémoires qu'à lui seul, il est bien plus grand. Mais pas cette fois, pourtant. Pas cette fois. Elijah se tait, laisse les dires du gringalet se perdre dans le bar encore silencieux, à peine animé malgré les présences qui s'y tiennent encore assemblées. Celles des trois hommes qu'il évoque également, récemment tués, planant probablement au-dessus de leur tête énervée. Chose qu'il devine parce qu'il se lève enfin celui qu'il guettait encore depuis son arrivée, l'éloquence fatiguée, plus vraiment amusé, l'arme dégainée et sur lui braquée. « J'ai deux options. On parle, on s'explique on met tout ça à plat et on trouve un accord qui ravira tout l'monde. Ou j'te bute. »

Elle tombe, la menace. Elle vient se perdre dans l'espace vidé des lieux investis par nécessité. Et Elijah en trahie un sourire, quelque-chose qu'il ose laisser paraître tandis qu'il en baisse un instant la tête, le regard, qu'il laisse les questions silencieusement planer. Il attend, une seconde. Rien qu'une seconde. Il cherche ses mots, cherche comment les choses pourraient désormais se passer ; car tout ne tient plus qu'à lui. Lui et sa volonté de vivre ; celle qu'il sent se battre en lui lorsque ses prunelles se risquent sur Jade. Sa Jade qu'on approche, sa Belle qu'on vient guetter, cette pourriture aux élans abrutis qu'on vient d'envoyer à ses côtés. Son sourire se perd, son sourire s’éteint aussi certainement qu'il est apparu. Parce qu'il est une âme qu'il ne faut mettre en danger, une seule âme qu'il ne faut pas menacer et, taciturnement, ça vient se faire sous son nez. Alors il sait, Elijah, il sait les mots qu'il se doit d'utiliser. Il sait ce qu'il à a dire mais il prend le temps, il prend le temps de voir le doute s'inscrire dans le regard de celui qui le maintient désormais immobile sous l’œil métallique d'une arme qu'il manie probablement mieux que lui. Il a une chance sur deux de le louper mais, cette fois, le mercenaire n'ira pas faire confiance à des statistiques fatiguées ; peut-être finalement dépassées. « Essaie, tu te rendras vite compte que je ne vaux pas trois hommes. Tu seras amputé d'une partie de ce que t'es venu chercher et tu te demanderas ensuite si ça valait bien le coup de jouer à la stupidité ; une pause, le regard qui guette et le cœur qui bat. Qui bat tellement qu'il pourrait en tomber. Tu viens me réclamer des comptes mais t'envoie ton clown t'approcher de la seule personne qui soit à même de me raisonner quant à tes conneries. Si tu ne tiens pas à ton arrangement, libre à toi de descendre tes frères comme de vulgaires morceaux de viande sans même un remord, je n'irai pas juger. »        

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MessageSujet: Re: [FLASHBACK]The Black Crows Jeu 15 Mar - 22:08

The Black Crows
Elijah, Jade & Isaiah Byrne

Wednesday the 2nd of August, 2017.

« Qu ? Quoi ? Ma stupidité ? Putain, t'es un malade bordel, t'es tout seul face à un flingue et trois hommes c'est dingue ça ! Redescend Shakespeare et répond à. Ma. Putain. De question ! » Le bras jusqu'alors parfaitement tendu, tremble. La pulpe du doigt de plus en plus pressée contre la gâchette, Isaiah frôle les limites de sa patience sous le coup des provocations à peines voilées de celui qui parle sans craindre. Un canon braqué sur le front, le type qui lui fait face a un cran de bâtard. Ce qu'il considérait jusqu'alors comme un pion, un homme sans intérêt si ce n'est par sa filiation et sa capacité à annihiler sans remord ce qui doit être tué, est en vérité un arrogant, un hautin aux airs de Roi du Monde ; airs qu'il est peut être à même de pleinement assumer d'ailleurs. Il l'observe, il l'observe ce fou, cet animal, ce truc poilu à la verve déplacée qui ne semble effrayé si ce n'est que l'on s'en prenne à sa chienne. « Alors quoi ? Faut buter ta copine pour que tu répondes normalement à une question sans tergiverser comme un putain de littéraire ? Hm ? De toutes façons, en ce qui m'concerne t'es pas un frère ; t'as perdu ce statut depuis qu't'as descendu mes hommes et c'est pourquoi tu dois payer sac à merde. J'parle même pas du fait que t'as peut être buté un dirigeant respecté mon vieux alors on s'approche de ta gonzesse si on veut, parce que, parce que c'est comme ça que ça marche putain de m... » Il trépigne , fait aller le flingue de haut en bas. En saccade il les braque tour à tour, fait pâlir la femme derrière le comptoir, énerve l'homme, fait battre leur cœur fort, rapidement, à l'unisson d'une certaine peur. « Je répète une seule et dernière fois ma question : on négocie ou vous crevez ? » Provoqué, le lion rajuste sa crinière d'un coup de tête mesquin, ses boucles se tordent sous l'impulsion de ses muscles tendues. Elle le voit chercher quoi répliquer, ravaler sa prétention derrière ses crocs et sa mâchoire serrée. Elle le voit, elle le voit presque menacer, bêtement se risquer. « On négocie. »
Sa voix étranglée perce la lisière de ses lèvres paniquées. Défaite et pourtant toujours debout, Jade déglutit et prend une profonde inspiration avant de s'avancer vers le chef des corbeaux. « Ah voilà ! Voila, la demoiselle veut négocier. Tu vois c'est aussi simple que ça ! » Il range son flingue, tout sourire de pouvoir exécuter ce qu'il préfère. Il s'assoit à l'une des tables du bar et tire deux chaises avec lui en faisant signe à ses hommes de ramener une bouteille de whiskey. « Tar anseo, searc ! »* Sa paume tapote sur un dossier qu'elle rejoint non sans quelques tremblements ; de l'autre il invite Elijah à faire de même. Celui ci s'approche, la pupille folle dans un bleu froid. Il attrape la dite chaise désignée, la ramène à lui, la tourne, la claque à un tout autre endroit. « Je vais la faire courte. Je veux le bar pour rembourser le prix de mes hommes. Je veux 90 % des recettes et un plein contrôle sur le fight pour le rendre plus... lucratif dirons nous. » Il leur sert un verre chacun et se tourne un peu plus vers Jade qui croise les bras pour se donner contenance. « Votre charmant petit couple pourras bien évidemment rester dans l'appartement au dessus et continuer de gérer la clientèle, j'ai pas d’intérêt à mettre d'autres hommes à votre place. C'est pas vraiment notre quartier. » Une fois le plan évoqué, les sourcils de la jeune femme se froncent, le calcul se fait aisément et le manque d'ambition de ceux qui menacent pour quelques clopinettes se fait sentir dans l'air ambiant. Il n'y a pas plus barbare qu'un irlandais pour seulement une poignée de dollars. « Quoi ? Tout ça pour juste des paris dans un fight et une centaine de dollars par semaine pour un bar qui ne vous appartient pas ? » Il pouffe de rire, liquide son shot, sûr de lui. « On s'est mal compris, vous allez nous le céder le bar, je vous garde juste en place, c'est tout ma jolie et en échange vous avez le droit d'avoir un toit sur la tête et de rester en vie. »
A son tour elle vide son verre pour un peu de courage, de quoi mollarder son répondant. « Le bar là, il est pas à nous, au cas où ça vous aurait échappé. Elijah est en cavale, le nom sur les papiers c'est pas le notre, c'est même pas celui d'une fausse identité qu'on peut pas s'fournir. C'est juste quelqu'un qu'on connaît et qui nous refile ça par flemme de s'en occuper. » Elle annonce la couleur tout en attrapant la bouteille, évitant pour le moment d'ancrer son regard dans celui du rapace. « C'qu'on peut faire, c'est convaincre la personne qui le détient de vous l'céder et de façon totalement légale au lieu d'essayer de grappiller l'peu qu'on fourre dans nos poches comme des rats. Une fois propriétaires des murs vous allez pouvoir blanchir votre argent en plus d'en ramasser avec c'qui s'passe sous le comptoir. » Une gorgée, d'une traite avalée pour s'en resservir un autre aussitôt, elle parvient enfin à soutenir le marais crade de ses yeux ronds qui la dévisagent, la bouffent de bas en haut, piqués à vif par un grand intérêt marchand. « C'que j'propose c'est qu'on fasse en sorte que les murs vous appartiennent légalement. Mais puisque c'est mon idée, on prend 50% du prix de vente que vous allez fixer. Une fois que c'est fait on s'occupe de tout comme on l'a toujours fait pour garder la clientèle. On gère le bar, le fight et les paris avec un de vos clébards si vous voulez. Et donc pour la transaction qui arrange vos affaires et le boulot quotidien qu'on va fournir, on partage le tout des recettes des deux business à 60/40. Et on reste dans l'appartement en haut sans vous payer de loyer. » Carnassier, Isaiah s'amuse comme un môme devant un jeu, comme un gros devant un truc bien juteux. Il salive, lèche ses babines et donne un ton excité dans sa voix granuleuse. « 80/20 et on fournit de faux papiers à ton mec et toi pour l'appartement et en cas de contrôle une fois le rachat effectué, on vous assure une sécurité. » Il se lève, surplombe la figure féminine qui, après un ultime verre ne flanche finalement pas et se redresse à son tour, le nez à peine à quelques centimètres du sien, assurée. « 70/30. On entretient les locaux, ménage, marchandises et meubles à vos frais, vous payez le seul employé qu'on a et marché conclu. » Il souffle, propose une dernière fois. « 40 % du prix de vente et on fournit toute la marchandise avec vos papelards et la sécu si il s'fait choper, on veut pouvoir l'appeler si on a besoin et dans ce cas là ok pour 70/30 si vous payez vous même votre employé. » Il crache enfin dans sa main, estimant que plus rien n'est à retravailler dans les conditions. Il lui tend, persuadé qu'elle va finir par céder. « Marché conclu. »


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MessageSujet: Re: [FLASHBACK]The Black Crows Jeu 12 Avr - 17:14



[FLASHBACK] The Black Crows
EXORDIUM.
Il écoute, il écoute parce qu'il n'a désormais nul autre choix que celui-là. Et le palpitant qui frappe, qui chantonne un glas qu'il croit déjà sentir tomber. Parce qu'il joue à la stupidité, autant que celui qui se tient devant lui. Celui-là même sur qui l'azur de ses prunelles se pose une énième fois, une dernière fois. Et les doigts qui démangent, cette rage qui ne veut qu'on la range. Elle tient à se faire entendre, elle tient à exploser, à faire entendre tout ce qu'elle pourrait avoir à déballer. Elle veut du sang, leur sang. Elle veut pouvoir s'exprimer comme lorsque rien ne pouvait le faire tomber. Et ce cœur qui n'en finit plus, Elijah qui n'écoute plus. Il va pour s'approcher, tout sceller, jouer la témérité. Mais elle s'élève, la voix féminine, le tintement de tout ce qui avait pu le calmer par le passé. Ça s'élève avant sa mort. Ça s'élève pour détourner l'attention de celui qu'il allait attaquer, celui qu'il s'apprêtait à tenter de briser. Pause, le cœur qui s'arrête, qui se paralyse sous sa cage thoracique alors qu'elle s'exprime, qu'elle choisie. Elle choisie, dresse cette nouvelle corde autour de leur cou bien qu'en retardant l'épée qui, au-dessus de leur tête, s'était approchée. Jade les sauve tout en les condamnant. Et c'est sur elle que s'attarde finalement son regard, sur elle qu'il s'en détourne tandis qu'elle approche, tandis qu'elle entre dans le jeu, le plus maigre d'entre tous le contournant finalement, les invitant. Et il lui faut quelques secondes, peut-être une minute pour se remettre de sa torpeur, de ce gouffre dans lequel elle vient de les pousser, ou de le pousser ; lui qui pensait vraiment pouvoir y échapper. Il n'aurait eu qu'à les tuer, qu'à en finir avec leur présence imposée. C'est l'instinct qui parle, l'instinct plus que la raison bâillonnée dans le fond. Il n'a pas conscience de tout ce qui se passe, il n'a pas conscience qu'elle leur épargne le sort qu'ils avaient pu offrir à ceux qu'ils sont venus 'venger'. Non, Elijah n'a jamais eu à braver cette situation-là, Elijah n'a jamais eu à faire ce choix ; l'imposant plus que l'essuyant, en d'autres temps. Ils auraient dû rester cacher, ils auraient dû continuer à errer. Ils auraient dû, mais ne l'ont pas fait.

Alors il s'anime, l'animal. Il s'anime pour rejoindre là où se tient celle qui entame leur longue descente, celle qu'il croit désormais bien plus douloureuse que la balle qu'il aurait pu se prendre. Il l'imagine, comme toutes les autres. Ils auraient pu s'en sortir, ils auraient pu. Ils le peuvent encore et  pourtant, pourtant il n'en fait rien, rien si ce n'est prendre place et se taire. Se taire parce qu'aucun mot ne lui vient, aucun. Bêtement, il laisse Jade les ramener dans tout ce merdier, raccrocher leurs bracelets, les chaînes qui s'y tenaient après que la définition de famille ne se soit ternie à son exil. Elijah se tait jusqu'à entendre, essayer d'écouter. Les mots fusent, se perdent, s'ancrent en cet instant où il se fait peu présent. Trop peu pour contrer ce qu'elle vient dévoilé, l’existence d'une femme qui n'a rien demandé et qui, désormais, sera en partie concernée. Alors, en cette prise de parole résiderait une part de vengeance ? Il relève les yeux, vient traîner les oreilles, enfin s'y concentrer pour comprendre que plus rien ne puisse être réparé, empêché. Parce que s'écoulent des secondes, quelques minutes jusqu'à ce qu'il ne se lève, jusqu'à ce qu'elle ne l'imite, jusqu'à ce que la poignée de main soit faite. Et lui, sur sa chaise, lui se tait. Lui sent son sang se glacer. Il sait désormais qu'ils ont tout à y gagner, qu'en cette approche réside la succulence d'une potentielle liberté. Mais, en sa gorge, elle devient amère, brûlante. L'homme sans cœur se souvient désormais de ses promesses, de cette horrible saveur. Jade, par tout ce qu'elle vient conclure, lègue finalement tout ce qu'il avait pu bâtir, tout ce qu'on était venu lui offrir ; cette impression que toute autre chose pourrait être possible hors le pire. Pour lui, pour eux. L'espoir d'une avancée vers une rédemption qu'il sait désormais comme non-méritée. De quoi l'amener à se lever, vers l'escalier de son appartement s'élancer avant qu'on ne vienne le coincer, lui qui allait pour ne même pas s'en retourner. « Elle t'a sauvé la vie une fois, pas deux. » Qu'il crache avant d'en relever l'azur noirci de ses prunelles sur le guignol qui s'est imposé, sentant ses veines de nouveau se gonfler. Et la paranoïa qui frappe, ces nombreuses questions qui s'entremêlent, s'entrechoquent, qui tapent ; assez pour que cette douce folie ne le rattrape.         

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MessageSujet: Re: [FLASHBACK]The Black Crows Jeu 31 Mai - 21:48

The Black Crows
Elijah, Jade & Isaiah Byrne

Wednesday the 2nd of August, 2017.

Ça va vite. Ça va beaucoup trop vite et pourtant Jade s'accroche. Elle calcule, négocie en cherchant par tous les moyens de leur garantir une relative porte de sortie. Le cœur au bord des lèvres, elle est prête à tout moment à dégobiller le contenu de son angoisse sur les pompes du mec devant elle. Ça va vite. Ça va beaucoup trop vite et le tout du deal se retrouve bouclé en moins d'une minute. Elle s'effondre. Elle se laisse aller, se laisse tomber sur la chaise et reprend quelques gorgées pour faire passer la pilule du vertige. Ça lui était déjà arrivé auparavant d'analyser, de jouer à la plus maligne pour s'en tirer. Ça lui était déjà arrivé d'agir avec autant de punch, d'assurance et surtout d'intelligence. Ça lui était déjà arrivé, elle n'est qu'à moitié surprise ; d'ailleurs, ça ne lui arrive que comme ça, que dans des moments de pure adrénaline soudainement amené, précipité. Jade ne marche qu'au bord du vide, qu'au bord du sang froid.
La sueur contre les tempes, elle s'essuie d'un revers de main. Elijah est déjà loin, hors de lui comme c'était à prévoir. Incohérent, incompétent et surtout un con tout court, la superbe du tueur peine à se réduire à celle de fugitif. En cavale, déchet de l'ombre, tête sur les radars et profil bas sont autant de notions qu'il n'arrive pas encore à bouffer et avaler.
« Quoi ? Et c'est the Beast qu'on t'appelle?...pfff. C'est The fucking Idiot qu'ils devraient t'appeler ouais. Y'a quoi que tu piges pas dans les mots accord ou mort hm ? » Isaiah délaisse le table des négociations pour la hauteur mesurée des escaliers sur lesquels le mercenaire est allé se percher. « Ta foutue gonzesse est plus intelligente que toi. C'est TA vie qu'elle a sauvé aujourd'hui et t'as l'pouvoir nul part Haynes. Ni ici, ni à New York, ni ailleurs ! Ils réclament peut être ton retour pour prendre la place d'ton père là bas mais c'est pas pour diriger, tu crois quoi ? C'est pour t'fournir aux autorités pour qu'on leur lâche la grappe et qu'ils reprennent leur business tranquille mon vieux. Y'a personne à part moi qui veut d'toi sur cette putain d'planète. » A quelques marches en dessous de Haynes, le corback agite son doigt. Le ton est amer, agacé. Terminé l'ironie joyeuse de ses anciennes palabres. « T'as pas les épaules Haynes. Terminé le temps où on pouvait foutre la merde et disparaître comme ça. T'as besoin qu'on t'planque maintenant, qu'on assure ta sécurité et qu'on raconte à NY qu'on t'as pas trouvé pour éviter qu'on vienne te tirer par le cul et qu'on t'livre aux autorités. Alors écoute moi bien. Tu vas faire c'qu'on te demande quand on t'le demande parce que la fleur j'vais pas te l'offrir encore. La prochaine fois. La prochaine fois que tu te crois au dessus de nous ; peut être, peut être que je la laisserai en vie elle qu'a pigé. Peut être que j'la laisserai en vie et que je te buterai toi. Juste toi ! Ou alors j'me ferai le plaisir d'ramener les flics dans ton foutu trou à rat. » Bloquée sur sa chaise, elle les contemple d'en bas, la pièce qui tourne autour d'elle et la peur qui palpite encore dans les tuyaux. Haynes, haine, hargne, le tout dégage un feulement à peine audible et une crispation distinctive de la mâchoire. Il a du mal à tout réprimer. « Réfléchis et ma main tu vas la serrer. J'te jure que tu vas la serrer. Réfléchis ! » Isaiah descend, récupère son manteau et se tape une gorgée lui aussi dans la bouteille de whiskey. Un dernier regard lancé à l'égard d'Elijah il tourne les talons suivi de ses hommes. « On repassera. » La porte claque.
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