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 burning out

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MessageSujet: burning out   Dim 25 Fév - 14:14

burning out
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Je jette un dernier coup d’œil contrarié en direction de la porte de service, mais toujours aucune trace de Kurtis. Il m’avait promis de venir me voir et s’arrange toujours pour être en salle quand je monte sur scène… Qu’est-ce qui le retient ? Un client aux mains baladeuses ? Un souci à l’extérieur ? En tout cas, ça n’est pas MadMax puisque mon patron est, pour sa part, bien visible. Il fait la conversation à un client important à qui, apparemment, j’ai tapé dans l’œil. Max est venu me prévenir de mettre les bouchers doubles ce soir pour le fidéliser et je vais me donner à fond, il n’y a pas de souci. Mais j’aurai préféré que Kurt soit présent pour me motiver. Danser pour le gros lard au portefeuille bien rempli qui est installé juste devant la scène ne me tente que moyennement pour être tout à fait honnête… Croiser de temps à autre le regard de Kurtis pendant a chorégraphie m’aurait permis de tenir le coup. Tant pis.
Ila  intérêt d’avoir une excellente excuse ! Si j’apprends qu’il était en train de s’en griller une, au téléphone avec sa frangine ou en train de se faire une partie de billard en bas avec ses frères…il pourra se la caler derrière l’oreille !
Je vais devoir me contenter du regard bienveillant de Judith qui, elle au moins est présente et sait que je ne vais pas passer le meilleur moment de mon existence. Elle m’a même offert un petit remontant en coulisse avant que j’aille affronter le regard libidineux et les mains sûrement moites de Monsieur Gros Lard (qui n’est pas si gros que ça mais me dégoute quand même, OK ?).

Je prends une longue inspiration, soupire à la Kurtis (joue bien gonflées et air blasé au possible) et m’avance sur la scène plongée dans une semi obscurité bleutée après avoir été annoncée pour mes cinq minutes de gloire. You-hou…  Je ne m’approche pas encore de la barre, cette partie là arrivera après, au moment du second couplet de la chanson que j’ai choisie.
Je travaille ma chorégraphie depuis près d’un mois et c’est la première fois que je vais voir son effet sur mon public adoré… Kurtis a eu droit à quelques aperçus et son regard s’est chaque fois illuminé de désir alors j’en déduis que c’est au point. Ceci dit, il en faut vraiment peu pour émoustiller le vigile et ce n’est pas forcément un gage de qualité.
Max va sans doute trouver ça trop énergique, mais peu m’importe. Qu’il monte sur scène si ça lui chante et nous ponde une choré bien à lui, on en reparlera ensuite ! Et puis je ralentis sur le fameux second couplet : Gros Lard va pouvoir s’en mettre plein les mirettes, le veinard.
Une part de moi espère qu’il ne soit pas séduit le moins du monde. S’il aime ce qu’il va voir, il va me commander une danse privée… Bon pour le portefeuille, mais un peu moins pour l’égo. Je commence à prendre l’habitude de m’exhiber en privé pour des hommes en mal d’amour, mais je suis plus rassurée quand ils ne sont pas des clients importants. Jusque là, le gérant du Crash a toujours fixé des limites très claires à ne pas dépasser, mais s’il décidait de laisser Gros Lard prendre quelques libertés contre une petite liasse supplémentaire ?
J’essaie de chasser toutes ces pensées de mon esprit pour me concentrer sur ce que j’ai à faire : danser. Et c’est ce que je fais de mieux…
Les premières notes emplissent l’air saturé de fumée et je m’imprègne de la musique, me vide la tête et oublie Kurtis ainsi que l’enjeu de cette prestation, pour me laisser complètement aller et assurer le show.
D'abord ma choré sur la première partie, et puis, au moment du second couplet, jusqu'à la fin de chanson de Camilla : la barre.
( chorégraphie )

Lorsque la musique se termine enfin, je suis en nage. Je souffle comme un bœuf et ne suis pas mécontente de pouvoir quitter la scène, sous les sifflements et applaudissement des clients qui en redemandent. Désolée les chéris, je dois me refaire une beauté… Enfin m’affaler dans un coin et mourir. Mais d’autres filles sont déjà en train de prendre le relai et de faire onduler leurs corps huilés contre les barres de pole dance installées sur la scène du Crash.    
Je trace directement vers les vestiaires pour aller boire un litre d’eau, me décrasser un peu et enfiler un peignoir pour couvrir ma peau. Pas que je sois pudique encore une fois, mais on ne peut pas étouffer nos clients avec un chauffage poussé à fond et il ne fait pas bien chaud en cette période…
« Vous avez vu Kurtis ? » je demande d’emblée aux filles présentes.
« J’crois qu’il coule un bronze » me répond Ophelia en désignant notre pièce d’eau.
…Sérieusement ? Il a raté ma chorégraphie pour aller chier ? C’est une blague ?
« Il est allé s’enfermer là-bas y a genre mille ans et il avait une sale tête. »
« Qu’il me refile pas la gastro ! J’ai posé des jours la semaine prochaine pour profiter de mes gosses. »
Je termine d’avaler quelques gorgées de ma bouteille que je range à sa place, avant de consulter l’écran de mon portable. Pas d’appel en absence ou de SOS par message. C’est déjà ça. Je n’ai qu’à m’agacer de Kurtis et pas à propos de mes frères et sœur, ou de ma génitrice.
J’attrape mon peignoir rose - offert par la maison, merci bien – et me dirige, du haut de mes talons de huit centimètres vers les toilettes du personnel, adjacentes aux douches. En plus ce crétin vient enfumer NOS toilettes ! Génial Kurtis !  
Je pousse la porte battante, et m’avance dans la pièce, prête à lui passer un savon, mais me fige presque immédiatement. Il me faut une bonne poignée de seconde pour comprendre ce qui se passe, réaliser ce que j’ai sous les yeux. Kurtis, étendu sur le sol, apparemment inconscient. En fait, je ne me remets en mouvement qu’après avoir sursauté parce que la porte vient de se claquer dans mon dos.

« Kurt » je le hèle en venant à sa rencontre, m’accroupissant auprès de lui pour le secouer sans douceur. C’est une gastro fulgurante sacrément carabinée pour qu’elle soit venue à bout d’un gaillard comme Kurtis ! Je lui assène quelques tapes sur la joue, mais vu qu’il a le nez sur le carrelage, ça n’a rien d’évident. « Hey-oh ! Réveille-toi ! Kurtis ? Tu m’entends ? »
Je prends son pouls et le sens directement. Il respire aussi. Bon, alors c’est quoi l’étape suivante ? J’essaie de pousser sur son épaule à deux mains pour le faire basculer sur le côté et le placer en PLS mais rien à faire, il est trop lourd. Poussant un grognement agacé et frustré, j’essaie à nouveau de lui parler, de le faire revenir à lui grâce au pouvoir de ma mélodieuse voix, mais c’est un échec cuisant. Ca commence à m’inquiéter à vrai dire… En plus en dégageant les cheveux qui lui tombe devant le visage, je remarque qu’il s’est méchamment cogné en tombant et que son front saigne un peu.
« Bouge pas. J’arrive. »
Je me redresse, manque de me tordre la cheville avec mes stupides talons et retourne sur mes pas pour demander de l’aide aux filles. Sauf qu’elles ne sont plus là… Je jure entre mes dents et me précipite vers la porte des vestiaires, qui s’ouvre pile à ce moment-là et que je manque de prendre dans le nez.
« Judith, putain ! » je la sermonne sèchement, avant de réaliser qu’elle est exactement ce dont j’avais besoin. Je me ressaisi donc et l’attrape par le poignet avant qu’elle ait pu ouvrir la bouche. « Dépêche, j’arrive pas à le réveiller et faut qu’on le tourne pour pas qu’il s’étouffe dans son vomi ou j’sais pas quoi ! »
Dans ma tête, tout est parfaitement clair. Sans doute pas dans celle de Judith qui commence à protester, mais comprends rapidement de quoi je parle quand je pousse la porte des toilettes/douches et lui révèle le corps de Kurtis, toujours étendu face contre terre.
« Aide-moi, il est trop lourd et j’crois qu’il s’est fait mal » je lui ordonne en retournant me m’agenouiller aux côtés du vigile, faisant signe à son ami de me rejoindre.


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Dernière édition par Joleen Mercer le Sam 10 Mar - 12:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: burning out   Mar 27 Fév - 14:24




BURNING OUT

évidemment

Je redescends les escaliers qui mènent à la salle principale du Crash, le sourire aux lèvres, après un passage rapide dans le bureau de mon boss. « Boss ». Ça me fait sourire, même rigoler un petit peu dans ma barbe.

Les règles sont claires, on garde ça entre nous et le travail c’est le travail. Je suis d’accord avec ça, je préfère même, qu’on sépare les choses, qu’on se laisse le temps de voir, de comprendre, de vivre tranquillement notre truc. Naturellement quoi, pas de pression. Mais ce qui est aussi agréable parfois, avec les règles, c’est qu’on peut les transgresser. Je suis montée lui faire un récap avant la soirée, les portes allaient s’ouvrir dans la demi-heure suivante. Debout de l’autre côté du bureau dans mon super shorty j’ai fais mon rôle d’employée modèle. Ouaip, parfaite. Et puis je suis passée de l’autre côté, franchit la ligne employée/un peu plus si affinités et je suis venue m’appuyer contre le bureau à sa gauche pour discuter un peu. Cinq minutes, dix peut-être, pas plus, a essayer de lui vendre une soirée film tranquillement, lui rappelant par la même occasion que je sais bien que quoi que l’on puisse prévoir le club passerait avant et je suis plutôt cool avec ça aussi. C’est pas à moi de dire quoi que ce soit, c’était clair également dès le début je savais bien en revenant le voir au début du mois dernier. C’est pas toujours très agréable sur le coup mais je suis adaptable, plutôt indépendante comme nana quand même je m’en formalise pas, pour l’instant c’est comme ça et ça me va très bien. J’avoue que je me laisse un peu porter par le truc, ça me fait du bien, j’en profite quand je peux en profiter, et garde ma liberté à côté. C’est naturel quoi et plutôt étonnant. Est-ce que j’oserais même dire que ça me calme ? Oh allez, ça me calme ! C’est juste agréable. Donc après avoir essayé de lui vendre un movie time je lui ai promis que le reste de la soirée serait encore plus agréable. Pas besoin d’expliquer davantage, généralement ça fait son chemin assez vite. C’est aussi un truc que je me découvre aimer faire, le taquiner, ça ok depuis le début mais le teaser de temps à autre, lui glisser des idées à l’oreille ce genre de petites choses qu’il me plait à explorer. Ça m’a mise de bonne humeur, profiter de lui quelques minutes avant de redescendre et reprendre mon rôle de serveuse. Ça n’arrive pas souvent, on se tient plutôt pas mal aux règles, c’est juste que parfois la tentation illégale est trop forte !

J’ai pris mon shift et me suis focus, suis passée par les vestiaires pour offrir une petite potion magique avant que Jo, mon amie danseuse, rentre en scène. J’ai croisé Thomas avec qui j’ai discuté quelques minutes, à qui j’ai servi un verre et qui est maintenant calé au bar, tranquillement. Je sais pas s’il est censé faire la sécu ce soir ou pas, j’en sais rien. Je les laisse gérer c’est pas mon problème après tout ils connaissent la maison mieux que moi. Le temps passe tranquillement, la soirée également et viens ma pause. Je me dirige donc vers les vestiaires et vais chercher une cigarette puis en sort pour me retrouver nez à nez avec Joleen, à deux doigts de la collision.

« Judith, putain !
— Euh, excuse-moi ? J’affiche un air outré, elle semble se ressaisir et avant que je puisse la renvoyer chier correctement, parce que faut pas déconner elle avait qu’à regarder où elle allait ; Joleen me saisit le poignet et :
— Dépêche, j’arrive pas à le réveiller et faut qu’on le tourne pour pas qu’il s’étouffe dans son vomi ou j’sais pas quoi !
— Quoi ?! Le contenu de ses paroles me plonge dans plus profonde perplexité mais je me contente de la suivre, trottiner sur mes vingt centimètres de paillettes, les sourcils froncés. Elle me guide vers nos toilettes. Et si tu me disais plutôt calmement ce qui s’passe Jo, p’tain ! Je proteste, veux pour m’arrêter mais il se trouve qu’elle a une bonne poigne dis donc ! Et finalement, on passe la porte des toilettes et je débarque en plein milieu d’une scène qui me provoque deux choses simples : colère et inquiétude mélangée.
— Aide-moi, il est trop lourd et j’crois qu’il s’est fait mal. Je pousse un soupir et m’agenouille à mon tour, m’approche de Kurtis et à deux, on le pousse, le fait rouler sur le côté, c’est un poids mort, il est lourd sonné. Mes vieux réflexes reviennent, j’ai toujours eu un truc pour les situations urgentes, je suis une meuf réactive alors je fais ce que j’ai l’habitude de faire. Je fais pas d’amalgame entre mon père et Kurtis mais j’ai plus de doigts pour compter le nombre de fois où j’ai du le ramasser, par terre dans un sale état et en plus : ivre à souhait.
— Prends du papier, imbibe-le d’eau s’te plait. Je m’adresse à Joleen, puis me rapproche un peu plus de Kurt, vérifie qu’il respire même si j’imagine qu’elle a du le faire aussi. Il a une légère effluve d’alcool, une sale tronche, la gueule cognée, un peu de sang au-dessus de l’arcade, je pousse un soupir puis : Kurtis ? Kurtis, tu m’entends ? Je parle plus fort sur le second appel mais il ne réagit pas plus que ça. Je me doute de ce qui est en train de se passer, c’est pas comme si j’étais aveugle depuis quelque temps il s’autodétruit comme un con, j’ai cru comprendre qu’il bossait à plein régime et je me doute que son petit discours sur la bouche le mois dernier a quelque peu évolué. Ça me gonfle et par-dessus le marché ça m’inquiète à mort. J’aimerais qu’il réagisse. Alors il n’y a pas dix mille solutions, je commence d’abord par ouvrir un peu son haut, lui laisse de quoi respirer, puis tapote le côté de sa joue. D’abord doucement, Kurt, allez ! Puis un peu plus fort. Pour finalement lui mettre première claque plus franche… et saisir du mouvement, un grognement. Je pousse un soupir soulagé, consciente que ce n’est que le début du bordel. Je récupère au passage le papier imbibé d’eau et le glisse sur l’entaille de son front. Je siffle un coup aigu, ça fait mal aux oreilles, ça résonne dans la salle d’eau carrelée mais c’est destiné à le bousculer pas à nous conforter nous. J’vais l’emmener à l’hosto, Jo. Cet abruti a un peu bu, j’suis sure qu’il est épuisé. Elle commence à protester évidemment, veut accomplir la tâche de son côté, je l’interromps au milieu de son petit numéro. C’est peut-être le mec qu’elle kiffe mais moi aussi j’suis proche de lui, et au-delà de la colère que ça me file j’ai la frousse qu’il ai fait un truc à la con, que ce soit la soirée de trop, le verre de trop. N’importe quoi. Il s’est étalé comme un connard dans les chiottes mais il aurait pu être au volant de sa bécane ou d’sa bagnole et ça m’énerve, ça m’énerve vraiment. Écoute, l’absence d’une danseuse c’est plus remarqué qu’une serveuse, et j’compte pas courir chercher Max pour régler le problème là dans l’immédiat, ok ? Et s’il te voit pas sur scène ou quoi quand c’est le moment d’son tour habituel tu vas t’en prendre plein la gueule. Moi je m’en fous, j’ai l’habitude de me faire engueuler pour mes retards et j’ai pas toute une fratrie dans mon dos. Alors t’inquiètes, faut juste qu’on le sorte d’ici une fois qu’il aura émergé. »


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MessageSujet: Re: burning out   Sam 10 Mar - 12:15

burning out
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J’essaie de rester concentrée et de ne pas m’en faire. Il respire, ne s’est pas blessé trop grièvement, donc tout devrait rouler. J’essaie surtout de ne pas laisser un autre sentiment m’envahir… La colère. Parce que je devine qu’il est dans cet état par sa seule faute. J’ai senti les effluves d’alcool à des kilomètres et je sais qu’il a tendance à lever facilement le coude. Exactement comme ma mère. Et comme avec elle, je suis partagée entre deux émotions : l’agacement et l’inquiétude. Parce qu’un jour, elle ira trop loin et ne se réveillera pas, ou tombera mal et s’ouvrira le crâne assez profondément pour ne pas s’en remettre. Ma génitrice m’en a fait voir de toutes les couleurs, et ce depuis ma plus tendre enfance, que ce soit avec ses problèmes de boisson mais également ses addictions à diverses substances psychotropes. Elle m’en a trop fait voir pour que l’inquiétude prédomine. Maintenant, il n’y a pratiquement plus que la colère et cette envie – dont je ne suis pas fière – que tout ça cesse enfin. Malheureusement pour Kurtis, je suis rôdée, je suis blindée, je suis surtout lassée. Si je n’ai pas simplement refermé la porte pour le laisser cuver son alcool sans son coin, c’est parce que j’éprouve ce petit quelque chose pour lui. Mais ce petit quelque chose ne sera peut-être pas suffisant pour que je passe au-dessus de ce qui est en train de se passer. J’ai bien assez de ma mère et ma fratrie à gérer dans ma vie. Je ne m’imposerai pas un petit ami avec un problème lié à l’alcool. Nous n’en sommes pas encore officiellement à ce stade et, après ça, je ne sais pas si nous l’atteindrons un jour…
C’est à ça que je pense tandis que Judith m’invite à aller chercher du papier imbibé d’eau. J’approuve et me mets en branle sans plus me presser à présent. J’hésite à nouveau à m’éloigner, à laisser tout ça derrière moi et m’en laver les mains. Après tout, Judith est à ses côtés maintenant et il ne risque plus grand chose. Je soupir en faisant couler l’eau, me résignant. Pas à rester. Je n’ai pas besoin de m’y forcer et c’est ça le problème. Je me résigne au contraire à accepter que je ne m’éloignerai pas, parce que je me sens concernée. C’est comme avec ma mère. Elle me sort par les yeux, mais c’est ma mère, alors je continue à la ramasser, à l’abriter, à éponger son vomi, à l’amener aux urgences quand il le faut, à régler ses dettes et la protéger. Encore et toujours.
Je vais aider Kurtis ce soir. Mais ce sera le seul soir. J’essaie de m’en convaincre. Je vais rester à ses côtés, m’assurer que tout ira bien et puis je prendrai mes distances. Pour ne pas souffrir. Pour ne pas m’enfermer dans cette boucle infernale. Je ne veux pas être un de ces clichés. Je ne veux pas répéter les mêmes erreurs indéfiniment, jouer les infirmières pour tout le monde jusqu’à la fin de mes jours. J’ai le droit à plus. J’ai le droit à mieux.

Je reviens auprès de Judith qui est parvenue à obtenir une réaction de la part du motard qui grogne sans pour autant ouvrir les yeux. Il est assez conscient pour ressentir de l’inconfort, c’est une bonne chose.
« Crétin » je lâche entre mes dents, assez bas pour que la serveuse ne m’entende pas.
Elle récupère les essuie-tout jetables imbibés d’eau et s’en sert pour les appliquer sur la plaie que présente son front gonflé. Il a eu de la veine que son arcade ne cède pas, sans quoi il y aurait bien plus de sang que ça.
« J’vais l’emmener à l’hosto, Jo. Cet abruti a un peu bu, j’suis sure qu’il est épuisé. »
« Sans déconner ? J’arrête pas de lui dire de lever le pied et il boit comme un trou. Super mélange ! Mais laisse tomber, je m’en charge » je lui réponds, résignée, décidant de m’imposer ça à moi plutôt qu’à elle. Parce que j’ai l’habitude de tout ça, que cette tâche ingrate m’incombe toujours depuis mon enfance et parce que je l’ai trouvé. Je l’ai mêlée à ça mais c’est à moi de m’occuper de tout ça. « Je savais que ça recommencerai. Il est à la ramasse. J’aurai dû le voir venir je… »
Sauf que Judith proteste. Elle me fait comprendre que l’absence d’une danseuse sera bien plus remarquée que celle d’une simple serveuse et n’a pas tort.  Je commence par soupirer à nouveau, luttant contre moi-même pour ne pas asséner un coup de pied bien senti dans l’aine de Kurtis, offerte à moi…
« T’as raison. Je sais que t’as raison mais… » Je ne termine pas ma phrase. Je n’ai pas envie de m’étendre sur le sujet et je suis certaine qu’elle le comprendra. « Quel crétin ! » Cette fois, je l’ai prononcé suffisamment fort pour qu’elle m’entende et son attitude me fait comprendre qu’elle partage mon opinion : Kurtis est un parfait crétin. Ceci étant dit et établi, ça ne va pas tellement les faire avancer…  
Il faut qu’on le fasse revenir à lui. Judith a déjà commencé à s’y atteler mais le résultat n’a pas été des plus probants. Alors je m’y mets à mon tour et pas avec douceur. De toute façon, à ce stade, il a besoin d’être stimulé, et ce ne sont pas quelques caresses qui vont parvenir à le ramener dans le monde de la conscience… Non, la seule chose qui le ramènera, c’est la douleur.
« Allez Kurtis, on se réveille ! » je l’incite en venant pincer son bras, glacé. Ce crétin ne porte qu’un teeshirt et son cuir sur le dos. D’ordinaire, cette tenue est suffisante pour lui qui a, selon ses propres dires toujours chaud… Mais là, il est étalé sur du carrelage depuis Dieu seul sait quand et son corps est en train de le lâcher. Je jette un coup d’œil à ses lèvres d’un violet tirant sur le bleu et tique.
« Il faut le couvrir, il est en hypothermie. J’reviens, continue de le stimuler et fais gaffe qu’il te gerbe pas dessus » j’ironise en me relevant pour retourner dans les loges y récupérer mon écharpe enveloppante et l’en couvrir.

Mais alors que je viens de la récupérer dans mon espace réservé – qui contient mon maquillage, mes lotions, mes vêtements civils et mes tenues de scène – Max fait irruption dans la pièce après avoir respectueusement frappé à la porte.
Et merde…
Visiblement, il me cherchait. Je repense au client dont il m’a parlé et m’a matée pendant que j’ondulais sur la scène en maudissant Kurtis pour son absence.


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MessageSujet: Re: burning out   Jeu 15 Mar - 2:25








Burning out 


"Camila. J'adresse un signe à mon assistante qui en temps normal n'est pas vraiment de ce côté de la scène, mais plutôt dans les coulisses à gérer les passages des filles, les chouinages et les emmerdes dont clairement j'ai rien à foutre. Elle se ramène, l'air de celle que je dérange, elle a toujours l'air occupé, toujours, mais je crois que c'est parce que je lui laisse pas beaucoup de répit la pauvre! M'enfin elle se plaint jamais alors j'estime que ca lui convient. Je dépose ma main dans le bas de son dos et tourne mon regard vers Richard, un quadragénaire qui baigne dans l'aéronautique ou je sais pas quoi, mais qui pour sûr à les poches bien remplies avant de me refocus sur elle. Tu peux accompagner Richard dans une des salles privées? Je dévie vers mon client. Tu lui fais amener notre meilleur bouteille de champ'. Cadeau de la maison. Grand sourire. Le mien, mais aussi le sien. Je sais très bien comment les appâter ces distributeurs automatiques. Je me retourne et glisse à l'oreille de Camila qu'évidemment si la bouteille est à mes frais, ce n'est pas le cas du reste. Faut pas déconner non plus. Je vais chercher Joleen, tu me la décale sur le planning si elle est prévue sur scène dans les quinze prochaines minutes." Je lui adresse un signe de la main du genre oust au boulot et elle s'exécute avec un sourire. Je sais pas ce que je ferais sans elle franchement. Je prends la direction des vestiaires et vient y frapper quelques coups, j'attends genre trois secondes, histoire de dire et rentre, c'est vide et ca m'agace, je suis certain qu'il devrait au moins y en avoir une ou deux en train de s'apprêter pour prendre la suite de celles qui sont déjà en train de remuer leur cul sur scène. Va falloir que je refasse un point sur l'organisation des pauses et des passages en salle. Bref finalement j'aperçois quand même celle que je cherchais et c'est bien le principal. "Joleen qu'est-ce que tu branles? Tu te changes et tu vas trouver Camila, t'as un client, celui dont je t'ai parlé qui attend en salle privée! Et applique toi t'es mignonne, jt'assure que ca en vaudra la peine ! " Je parle très sérieusement et mon visage le trahit, j'ai besoin de ce genre de client pour faire tourner le club après tout. "Et elles sont où au juste, toutes les autres là?" J'attends pas sa réponse et je me casse, je vais faire le tour et remettre quelques pendules à l'heure. Je suis pas partie depuis deux minutes que je revient sur mes pas finalement et re-rentre dans la pièce sans frapper cette fois. " Joleen?" Pas de réponse. Sauf que j'entend du bruit dans les toilettes. Bon ba je vais attendre qu'elle est finit ses petites affaires.
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MessageSujet: Re: burning out   Sam 17 Mar - 11:33




BURNING OUT

évidemment

« T’as raison. Je sais que t’as raison mais… Je sais, je sais bien. Je ne réponds rien, je vois bien leur petit manège je suis pas complètement teubée et je sais ce que ça fait de s’inquiéter pour quelqu’un. Quel crétin ! Je pousse un soupir, secoue la tête à la négative. Ça j’te l’fais pas dire, putain. Je suis toujours en train de tenter de le réveiller, mais la réaction que j’ai réussi à avoir de lui n’était qu’un léger signe d’une conscience qui n’est plus tout à fait là. Alors c’est au tour de Joleen de le pincer, de le pousser à se réveiller. Moi, en même temps, je défais la trace de sang de son front, pousse des soupirs à répétitions. Putain de petit con ! « Il faut le couvrir, il est en hypothermie. J’reviens, continue de le stimuler et fais gaffe qu’il te gerbe pas dessus
— Oui ok, fais vite ! Et ni une ni deux je me retrouve seule avec Kurtis qui est toujours dans le coltard. Bon, bon, bon, Kurtis tu commences à me gonfler t’as cru que c’était l’heure de dormir bordel de merde ? Je peux m’exprimer librement, j’ai juste envie de lui crier dessus, de le tabasser pour le réveiller et aussi peut-être, un peu, pour qu’il comprenne que je suis vraiment, vraiment inquiète. Et que ça m’énerve parce que je l’entends encore me dire : je gèèèèère… j’imite son air à la perfection, avec la tête et la plainte geignarde qui va avec, et ce à voix haute, mauvaise, alors que je termine de glisser le papier imbibé sur sa plaie. Il faut que je m’occupe de le réveiller une bonne fois pour toute maintenant, ça suffit. T’as pas intérêt à me gerber dessus espèce de débile, j’te jure que j’te revomis dessus, je supporte pas ça putain, tu le sais bordel, Kurt ! Je me redresse, défais mes chaussures qui sont en train de me cisailler les chevilles et m’empêchent de bouger pour me retrouver pieds nus. Mais qu’est-ce qu’elle branle ta meuf putain… Je m’adresse à lui, reviens à ses côtés et cette fois, j’y vais… Je le cogne. Je le pinçais jusque-là mais ça suffit pas alors je lui mets une claque phénoménale, une deuxième qui semble faire son effet et une troisième qui à pour effet de lui faire ouvrir les yeux. Quand il aura des flashbacks il va pas kiffer mais écoutez j’en ai rien à foutre. C’est ce moment précis que choisi Joleen pour revenir, toute alarmée. Elle m’explique que Max est pas loin en me balançant une fringue avec laquelle j’enroule Kurtis. Jo me rejoint pour frictionner ses bras, tenter de le réchauffer alors qu’il semble enfin s’éveiller, les joues rougies non pas par la chaleur mais par les claques que je viens de lui coller. Fais chier… bon il se réveille doucement et il a pas encore gerbé ce con alors je vais pouvoir l’emmener, ok ? De toutes façons…
— Joleen ? On s’arrête toutes les deux, on se regarde, je lâche un nouveau juron et baisse le son de ma voix
— Putain d’chierie d’merde. Copyright Kurtis quoi. Manquait plus que ça ! Fais chier ! Je murmure presque, ai repris mes gestes pour réchauffer le motard, qui revient petit à petit, lui donner des gifles qui sont d’ailleurs médicalement et moralement justifiées a au moins permis de lui donner un peu conscience. C’est plutôt bon signe. Il grogne à moitié. Shh ! Je le shush sèchement, puis m’adresse à Joleen. S’il te cherche il va le faire jusqu’à te trouver c’est une putain de tête de mort, mais on peut saisir cette occasion pour l’occuper deux minutes, pour que je puisse le sortir… Je réfléchis, ajuste le vêtement sur Kurtis, laisse Joleen s’occuper de lui en même temps alors qu’on entend derrière la porte Maximilian perdre patience. Je me dis que Kurtis est encore trop lourd, je pourrais pas le porter seule. Je réfléchis à toute vitesse, je me dis que je pourrais ramener la voiture derrière, ou alors le trainer… non trop visible… Joleen va devoir dégager ça me fait une paire de bras en moins… je sens la connerie du « tu vas devoir t’occuper un client genre maintenant » parce qu’évidemment sinon c’est pas du tout drôle… Je peux pas faire chier Camila, je l’adore mais qui me dit qu’elle va pas me taper un speech ? Je réfléchis… Et enfin la solution s’impose dans mon esprit : Thomas ! Y’a Thomas au bar, il va m’aider à le sortir de là… Et il dira rien parce que sinon je le défonce lui aussi, tu penses que tu peux t’occuper de Max et dire à Thomas de venir m’aider en même temps ? »


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MessageSujet: Re: burning out   Lun 19 Mar - 12:32

burning out
ft. judith, maximilian, thomas & kurtis.
Qu’est-ce que je branle ? J’vais te le dire moi, ce que je branle ! Je dois gérer le même foutu problème que chez moi ! Je dois gérer ce que je ne devrai PAS avoir à gérer ! Alors tu vas me causer sur un autre ton espèce de…de…
Mais rien ne me vient. Et puis dans le fond, max n’est pour rien dans cette histoire. Il est mon employeur et est en droit de me demander des comptes. Il tombe mal, c’est certain, mais il n’a pas fait boire Kurt, ne l’a pas obligé à doubler ses shifts et ne m’a pas demandé d’éponger son éventuel vomi ou celui de ma mère… Bref, j’essaie de ravaler ma bile et de ne rien laisser paraître de mon agacement.
« Oui patron » je minaude, malgré l’expression sérieuse qu’il affiche. De toute manière, mise à part quelques absences que je juge tout à fait justifiées, j’estime qu’il n’a pas à se plaindre de mon travail. Je pars donc du principe qu’il sait qu’il n’aura rien à redire à ce que j’offrirai à son fameux gros client (dans tous les sens du terme…) et que je peux me permettre l’ébauche de salut militaire et le claquement de talon sur le sol que j’effectue pendant que je lui réponds.  
« Et elles sont où au juste, toutes les autres là ? »
Mon visage grimace l’espace d’une seconde. Simplement parce que je pense qu’il fait référence à Judith et à Kurtis qu’il se plait à prénommer Josephine quand il est de bonne humeur… Et puis je me raisonne. Non, c’est sûrement des autres danseuses qu’il parle. Et s’il y a bien une règle à respecter dans ce milieu exclusivement féminin : c’est celle de se couvrir les unes et les autres à tout prix. Les filles qui font dans la délation pour s’octroyer les faveurs de Maximilian ne font pas long feu… Mieux vaut avoir le groupe dans sa poche plutôt que le gérant des lieux, sans quoi on s’expose à de nombreux risques… Mais bien sûr, la seconde règle de ce fight club impitoyable est que MadMax, lui-même, ne doit jamais s’en rendre compte.
« La plupart sont en salle et… »
Mais il ne m’écoute même pas.
« …Et c’était visiblement une question rhétorique » je conclus en observant la porte se refermer sur le passage de mon patron. Je soupire, reste encore quelques secondes plantée là, à réfléchir à la marche à suivre. Une part de moi à envie de laisser Kurtis se débrouiller pour ne surtout pas m’attirer le moindre ennui. J’ai besoin de ce job. Je n’ai pas besoin d’un petit ami alcoolique.
Mais ça ne serait vraiment pas cool pour Judith.
C’est pour elle que je reviens sur mes pas en grognant, mon écharpe pouvant passer pour un plaid en main.

« OK, on est possiblement dans la mêlasse » je lance à ma collègue en poussant la porte battante qui se referme sèchement dans mon dos. « Max vient de passer, il a besoin de mes talents. Tiens, sers-toi de ça pour le couvrir » j’ajoute en balançant l’écharpe à Judith qui l’attrape au vol et met mes conseille à exécution immédiatement. Pour ma part, je suis encore un peu trop furieuse (et nerveuse) pour m’approcher de Kurtis qui semble avoir repris conscience. Mais son regard reste vitreux, lointain. Il n’est pas tout à fait avec nous…et a l’air d’un petit animal perdu et effrayé.
Nouveau soupir alors que je me laisse attendrir et me rapproche pour venir frictionner son dos, ses bras glacés et le ramener un peu plus à lui.
J’aimerai l’encourager, mais rien ne me vient. Alors je serre les dents et me mure dans un silence obstiné, pendant que Judith lui assène de nouvelles tapes sur les joues, qui semblent enfin fonctionner. Elle prend la parole, non pas pour s’adresser à lui mais à moi et…
Et c’est ce moment précis que choisit Maximilian pour faire son retour. Je me fige et mon regard affolé croise celui de la serveuse. S’il débarque et nous trouve là, on va se prendre un savon, c’est certain. Il va savoir que je lui ai caché ça, que j’ai essayé de couvrir son employé avec Judith et on va en manger pour notre grade avant qu’il s’en prenne à Kurtis. Peut-être que j’aurai droit à un allègement de ma peine parce qu’un client m’attend maiiis…il saura me cueillir à un autre moment, c’est une certitude. La confiance de Max n’est pas si dure que ça à obtenir à mon sens, mais elle se perd facilement et est pratiquement impossible à regagner…
Et parce que les emmerdements vont toujours de paire, la langue de Kurtis se délie à ce moment. Il commence à baragouiner quelque chose et Judith se charge de lui pendant que je me redresse vivement, les abandonnant tous deux pour me rapprocher de la porte encore close, hésitant à me glisser dans l’entrebâillement de la porte pour lui parler. Mais je réalise vite que c’est trop risqué. J’aurai dû faire couler l’eau de la douche pour rendre mon silence crédible. Quelle idiote ! Max réitère son appel, de moins en moins patient.
« J’arrive ! Laisse-moi une seconde » je lui lance, histoire de ne pas le laisser dans le vent, avant de me tourner vers Judith qui vient d’avoir une illumination et me fait part de son plan à voix basse.
Thomas. OK. C’est le seul plan qu’on ait de toute manière… Je ne sais pas s’il voudra bien aider en restant discret, s’il s’entend bien ou pas avec Kurtis, mais nous n’avons pas trente-six options de toute façon.  
J’approuve donc son idée et pousse un énième soupire. Kurt commence à déteindre sur moi.
« Compte sur moi. Et bonne chance… Je te revaudrai ça, promis » je m’excuse, consciente du poids de ce que je lui laisse sur les bras. Dans tous les sens du terme.

Je me débarrasse de mon peignoir de soie et me place devant la porte, m’assurant que Max n’ait pas une vue sur Kurtis lorsque j’ouvrirai la porte. Ce n’est pas le cas. Il m’a après tout fallut pénétrer dans la pièce d’eau pour le remarquer. Normalement, tout est bon. Il faut juste que notre alcoolique évite de baragouiner au moment où j’ouvrirai… Pour prévenir ça, je prends la parole alors que je me faufile hors de la salle.
« J’ai eu un petit souci typiquement féminin. Mais t’inquiète pas, ton client n’y verra que du feu ! Ca va aller. C’était pas prévu avant la semaine prochaine mais qui sommes nous pour dicter leur conduite aux anglais ! De toute manière… »
Max me coupe. Il ne veut pas entendre parler de ça. Je le savais bien sûr. Les gars ne supportent pas d’entendre les filles parler de leurs menstruations… C’est un sujet qui les rebute totalement et à tendance à les faire fuir. La porte est refermée sur Jude et Kurt depuis longtemps lorsque Max quitte le vestiaire en m’ordonnant de me presser.
Je me change donc en vitesse, me remaquille à la va-vite, me parfume et…hésite à revenir sur mes pas, juste pour vérifier ce qui se trame là-bas.
C’est à ce moment que j’entends Judith pousser un petit cri plaintif… De ce que je capte vaguement… Kurtis s’est finalement mis à vomir.
« Non, merci » je lance tout bas, dans une grimace écoeurée, avant de faire demi-tour et de sortir pour mettre notre plan à exécution, en ayant une très forte pensée compatissante pour mon amie…

Le cœur battant, la tête haute et un sourire un peu mutin imprimé sur mes traits pour rester dans le personnage que je joue toujours une fois dans la pièce principale du Crash, je cherche Thomas du regard. Je le retrouve là où Judith le situait : au bar. Je m’approche et vient m’appuyer au comptoir, entre lui et un client. Mon épaule colle la sienne et l’amène à se tourner vers moi. Il a l’air de bonne humeur. En tout cas quand il me reconnaît. C’est un bon point.
Pour ma part, je jette un regard par-dessus mon épaule et…croise le regard impatient et interrogateur de Max. Merde, il va falloir faire vite.  
Mais avant que j'ai pu en placer une, Thomas prend la parole, sur son habituel ton cajoleur de dragueur du dimanche. Bon d'accord, pas que du dimanche, il assure tous les jours sur ce terrain là. Mais je n'ai pas le temps de jouer à notre petit jeu de pseudo séduction là, tout de suite.  


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MessageSujet: Re: burning out   Sam 31 Mar - 12:12

Burning out
EXORDIUM.
Epaules lourdes et traits tirés par la fatigue, Thomas se passe une main sur le visage avant de constater que ça fait plus de trois heures qu’il est entrain de recouper tous ces numéros qui lui filent le tournis à force. C’est le portable deSeb qu’il décortique ce soir grâce au logiciel qu’Alma lui a payé. Le sien est efficace mais pas autant que ce petit bijou qui traite le sujet deux fois plus vite et de manière encore plus intelligente. C’est exactement en constatant ce genre de chose que Thomas se dit qu’un jour il se fera un bunker de matos informatique où il y passera probablement une majeur partie de sa vie.
En espérant que cette fois, il n’ait pas à user de ses talents pour espionner ses propres frères…

Il lâche un soupire, s’étire de tout son long et constate qu’après avoir fortement améliorer son matos, c’est cette putain de chaise qu’il faudra changer s’il n’a pas envie de se taper des problèmes de dos à seulement trente piges. Il fait craquer quelques vertèbres et cervicales. Ce bureau est presque comme une annexe de son appartement, un prolongement. Il y reste en cas de période de crise de gros taff, dormant sur ce canapé qu’il s’est installé ici. Et a bien y réfléchir, il pourrait presque y vivre… mais il préfère ramener les nanas qu’il se tape pour un soir dans son appartement. Ne jamais mélanger plaisir et boulot, il parait.
Il prend les clés de sa moto, ferme le bureau à double tour après avoir vérifié que tout est sécurisé correctement et prend la route jusque chez lui. Il lui faut à peine dix minutes, grimpe les étages et pénètre dans cet appartement que nous n’aurions jamais imaginé dans ce quartier. Bien trop grand pour lui, lumineux, il a dû batailler avec sa mère pour ne pas qu’elle lui cède un duplex ou un loft à la place de celui-là qui est déjà bien trop parfait pour lui. Il s’active, se douche, s’habille et c’est affublé de son cuir par-dessus son tee-shirt noir qui met foutrement en valeur sa carrure – profitons-en – que Thomas prend la direction du crash, son deuxième QG après son bureau près du garage. Le KoS a deux activités dans sa vie : Le hacking et les femmes. Et avec toutes les merdes de ces dernières semaines, sa concentration intensive pour pister ses frères et les traquer, Thomas estime avoir besoin d’une pause, d’une coupure. Et quoi de mieux qu’une soirée au Crash pour ça ?

Et une fois à l’intérieur, la soirée peut vraiment commencer. Il vient saluer MadMax, échange quelques mots avec lui avant de retrouver sa serveuse favorite qu’il affuble d’un clin d’œil.

- Comment va la plus belle ?

Judith, bien évidemment. Qui d’autres ? Accoudé au bar, il prend le temps de discuter avec elle quelques minutes sans trop la faire chier pendant son service, profitant des verres servis mais aussi de la vue. Parce que putain, MadMax a clairement l’un des plus beaux métiers du monde. Et il ne vaut mieux pas que Thomas bosse dans ce milieu, il se taperait tout ce qu’il bouge, tout le temps. Un putain de vice qu’est le sexe et les femmes pour lui.
Ceci dit, il respecte les conditions du frère qui fait brillement tourner cette boite en ne faisant que regarder. Et cette fois c’est sur Joleen que ses yeux se posent. Elle aussi, il a essayé de conclure une fois et ça a faillit d’ailleurs fonctionné si un putain de coup de fil n’avait pas fait foirer l’élan qu’ils avaient prit tous les deux … De la voir se déhancher sur scène comme ça, lui rappelle toutes les raisons pour lesquelles il la voulait dans son pieu – avec tout le respect qu’il lui porte, ça va de soi -. Elle évacue la scène, laisse d’autres femmes prendre la suite, tout aussi délicieuse. Et c’est avec un sourire amusé qu’il se retourne vers le bar où Judith n’est plus. Certainement en pause. Il sirote son verre, profite de la vue, de l’ambiance, se détend enfin après une putain de journée de la mort et il ne sait combien de temps s’est écoulé avant que Joleen ne vienne à lui.

- Aaaah enfin la Grâce daigne m’accorder sa délicieuse attention !

Large sourire sur les lèvres, il ne lui laisse même pas le temps d’articuler quoi que ce soit qu’il entame son jeu de séduction savamment établit et brillement manipulé. Un véritable don chez le Hacker qui en use et en abuse. Mais avec Joleen, c’est plus un jeu qu’un véritable passage à l’acte. Tout aussi délicieux soit dit en passant.

- Superbe danse tout à l’heure. Toujours aussi sensuelle et sexy.

Honnête, il lui sert toujours ce sourire enjôleur qu’il agrémente de ses douces paroles.

- Et c’est quand que je vais avoir le droit à un extra moi, hm ?



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MessageSujet: Re: burning out   Dim 1 Avr - 14:59

burning out
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Je lutte pour ne pas laisser mes yeux trahir mon impatience et rouler dans mes orbites. J’ai besoin d’une faveur et si je commence à me montrer méprisante, je sens qu’elle me passera sous le nez. Thomas est un chic type, mais il a son petit caractère et est à cheval sur certains principes d’après ce que j’ai entendu. Je n’ai jamais dépassé les bornes avec lui, ne l’ai jamais vue se mettre en colère mais mieux vaut se méfier de l’eau qui dort. Surtout quand elle a un sourire charmeur dans le genre de celui du motard…
« Superbe danse tout à l’heure. Toujours aussi sensuelle et sexy. »
« Mer… »
Je n’ai même pas le temps de terminer, il enchaine déjà pour me demander à quel moment il aura droit à un extra avec moi. Cette fois c’est plus fort que moi. Je lève les yeux au ciel et pousse un soupir un peu blasé, ma main venant s’apposer sur ma hanche.
« Quand tu auras de quoi t’offrir mes services » je lui rétorque, un sourire espiègle aux lèvres, avant que mon regard ne se porte une fois encore en direction de Max.
Je perds immédiatement mon sourire et me recentre avant de redonner toute mon attention au motard qui, pour sa part, semble encore bien décidé à jouer. Je prends une inspiration avant de me pencher vers lui pour ne pas avoir besoin de crier ce que j’i besoin de lui dire.
« Est-ce que tu sais garder un secret, beau brun ? »
Toujours flatter un homme si tu veux obtenir quelque chose de lui. Ou mettre sa queue dans ta bouche si t’as vraiment besoin de quelque chose ! …Merci du conseil maman.  
Thomas affirme que oui et j’enchaine donc, espérant que Judith ne s’est pas plantée sur ce coup là et que nous pouvons compter sur lui.
« J’ai pas le temps de t’expliquer en détails mais Kurt a besoin de ton aide. Ca doit rester entre vous. Enfin entre nous… » je rectifie, puisque je suis au courant et que je ne suis pas la seule dans la confidence. « Il faut que tu ailles dans la salle de bain au fond des loges des danseuses. Judith te mettra au parfum, OK ? Tu peux faire ça ? Max ne doit pas te voir faire, c’est important. Enfin je crois… »
Parce que j’ignore ce qu’il fera s’il découvre dans quel état s’est fourré son vigile ce soir. Kurt a bien cherché ce qui lui arriverait mais… Mais je sais à quel point il tient à ce job. Je sais surtout quels efforts il fournit au quotidien pour essayer d’attirer l’attention de Maximilian et s’attirer son approbation, et si notre patron le découvre étendu dans son vomi...disons que ça ne sera pas du meilleur effet.

Thomas ouvre la bouche, probablement pour me questionner, mais je n’ai plus le temps pour ça. Max s’approche, l’air furieux maintenant. Il m’attend depuis trop longtemps et son client aussi.    
« Rejoins Judith ! » je coupe donc le motard en m’éloignant déjà. « On reparlera d’un éventuel petit extra plus tard ! » Sous-entendu : après que tu te sois exécuté mon grand.
Là-dessus, je lui tourne le dos et m’empresse d’aller à la rencontre du gérant des lieux.
« C’est bon, c’est bon, je suis fraiche et dispo ! » je lui lance immédiatement, lui coupant la chique juste avant de recevoir un savon. « Je vais me donner à fond et lui faire oublier l’attente. Et puis ils aiment ça…qu’on se fasse désirer » je lui lance en me forçant à arborer une expression joueuse et à sourire alors que je suis saisie d’angoisse.
Est-ce que Thomas va rejoindre Judith ? Est-ce qu’il va accepter de se taire ou aller cafter ? Est-ce qu’il existe un genre de règle au sein du club qui empêche les membres de cacher quoi que ce soit aux autres ?
Est-ce que Kurtis va bien ?
J’espère… Je sais qu’il est entre de bonnes mains mais j’aurai préféré rester à ses côtés et être là à son réveille. Ne serait-ce que pour lui expliquer ma façon de penser.
Mais je ne dois pas penser à ça. Pas maintenant. Si je ne veux pas m’attirer les foudres de Max et perdre moi même mon job, il vaut mieux que je me concentre un peu et me montre à la hauteur des attentes du client vers qui je m’avance.  


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MessageSujet: Re: burning out   Ven 13 Avr - 11:04

Burning out
EXORDIUM.
- Quand tu auras de quoi t’offrir mes services

Elle est très loin de s’imaginer qu’il peut se les offrir ses services s’il le veut, que ça n’est pas l’argent qui lui manque mais Joleen n’a pas connaissance d’un tiers de son compte en banque. Thomas ne se permettra pas ce genre de paiement pour la simple et bonne raison que ce sont les « filles » de Max et qu’il respecte son boulot. Le hacker se contente de venir reluquer quelques corps en pleine effervescence sur la piste de danse et ça lui suffit. Le reste, il ira le trouver ailleurs sans la moindre difficulté.

- Est-ce que tu sais garder un secret, beau brun ?

- Je suis le roi des secrets.

Celui qui les trouve, qui les garde et les ressort toujours au moment opportun pour détruire une vie.
Il n’en manque pas une pour sortir son sourire enjôleur, son regard charmeur qui, il le sait, fait son effet. Ou pas. Peut-être pas ce soir. Joleen se penche vers lui et ça n’est pas pour lui susurrer des images qu’il se serait fait un plaisir de réaliser.

- J’ai pas le temps de t’expliquer en détails mais Kurt a besoin de ton aide. Ca doit rester entre vous. Enfin entre nous…


Thomas fronce les sourcils, redescend sur terre. Pas sûr de tout comprendre ce qu’elle lui raconte avec cette histoire de Kurtis qui a besoin de son aide. La première chose qu’il se dit c’est que ce con se retrouve peut-être coincé la queue dans une nana et qu’il n’est pas foutu d’en sortir, préférant crever que d’appeler le 911 pour qu’on le détende et le décoince.

- Il faut que tu ailles dans la salle de bain au fond des loges des danseuses. Judith te mettra au parfum, OK ? Tu peux faire ça ? Max ne doit pas te voir faire, c’est important. Enfin je crois…

Judith ? Il est largué, comprend quedal à ce qu’elle lui raconte et surtout, ne comprend pas tout ce mystère qu’elle fait autour de Kurtis et de Judith maintenant. Thomas va s’imaginer le même scénario qu’un peu plus tôt mais avec la jeune femme qu’il a essayé de séduire mais sans succès. Pourtant, il en est certain, il était à CA de la pécho. Mais c’est pas le problème parce que ça ne change pas qu’il ne pige absolument rien de ce qu’il se passe.
Il ouvre la bouche pour lui poser la question, lui demander de lui expliquer ce bordel mais Joleen le coupe net.

- Rejoins Judith ! On reparlera d’un éventuel petit extra plus tard !
- ‘Chier. Qu’est-ce qu’il a branlé encore putain.

Il descend de son tabouret et se dirige vers les loges des danseuses, cherche la salle de bain qu’il finit par trouver après deux trois minutes d’errance. Disons que même s’il l’aurait voulu, c’est pas le coin qu’il connait le mieux du Crash.
Thomas frappe à la porte, quelques coups secs.

- Judith ?

Ouais, il demande avant au cas où il ferait face à une scène chaotique qui l’obligerait à se nettoyer la rétine à la javel. Il entend la voix pressée de la jeune femme et Thomas rentre avec moins d’hésitation. Son regard parcoure rapidement la scène et la première constatation qui lui saute à la gueule c’est que Kurtis se trouve en PLS sur le sol carrelé et que Judith a l’air de tout sauf d’être sereine. Le hacker ferme la porte derrière lui, s’approche d’un pas rapide vers la jeune femme.

- Putain c’est quoi ce bordel ? Qu’est-ce qu’il a ?


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MessageSujet: Re: burning out   Mar 17 Avr - 20:24




BURNING OUT

évidemment

« Compte sur moi. Et bonne chance… Je te revaudrai ça, promis
— T’inquiètes, occupes-toi de pas te faire engueuler par Max. » Je vais me débrouiller, je me débrouille toujours. Je ne mentionne pas que j’avais l’habitude de ramasser mon père et me reconcentre sur Kurt. Je suis sur-soulée, mais contente qu’il soit plus ou moins conscient, les yeux ouverts mais vitreux et le teint pâle. Au moins il est pas en train de crever cet abruti. Je continue de frictionner ses bras, pas une main dans son dos. Une fois on m’a dis que la meilleure chaleur à procurer est celle d’un corps nu, peau à peau. Mais faut pas rêver. J’ai d’autres choses à foutre. J’entends Joleen derrière la porte, maintenant, qui sort un truc à Max plus gros que sa montagne de muscles, et ça me fait sourire. C’est brillant, il va finir par l’interrompre parce qu’il ne veut rien savoir, ils ne veulent jamais rien savoir. C’est pourquoi cela ne m’étonne pas lorsque Max coupe court à la conversation et que les voix s’éteignent. Je me reconcentre sur Kurtis, les mains toujours occuper à le réchauffer, j’ai plus qu’à attendre que Thomas débarque pour m’aider à le sortir de là parce que je saurais pas l’aider à marcher toute seule. Je compte pas le porter. Je ne réfléchis pas vraiment pour l’instant, j’agis sur le moment.

Je vais pour attraper mon portable dans ma poche quand Kurtis a un spasme qui me fait réagir, je m’approche, et la suite est aussi délicieuse que les prémices alors qu’il dégueule. « Oh noon… non… » Un haut-le-cœur me prend et je détourne la tête, fiche mon visage contre mon poignet pour respirer l’odeur du parfum que j’y dépose généralement, plisse les yeux très fort et lâche un flot d’insultes. Je déteste ça. Un deuxième haut-le-cœur me saisit la gorge et je m’efforce de me fermer à l’instant l’espace de quelques secondes. « Putain de connerie, Kurtis quoi ! Tu fais chier, merde ! » C’est de la colère qui transparaît, mon ton est agressif et j’ai envie de le cogner, serre les dents pour pas quicher et en rajouter une couche. Je serais tolérante plus tard. Je souffle, me retourne enfin vers lui et me remet en mouvement, commence déjà par m’assurer qu’il est sur le côté puis me relève, choper du papier et en imbiber d’eau une partie. Je balance un max de papier sur ce qu’il a dégueulé au sol et utilise le reste imbibé de flotte pour nettoyer la saleté sur son visage blanc comme un linge.

« Judith ? Ah bah putain il était temps !
— Rentre !
— Putain c’est quoi ce bordel ? Qu’est-ce qu’il a ?
— Cet espèce de con s’est cogné ou je sais pas quoi. Mensonge. Ou fais un malaise, peu importe c’est pas le plus urgent, j’ai besoin que tu m’aides pour le transporter jusque ma voiture, il est trop lourd pour moi. J’vais l’emmener à l’hosto, ok ? Juste… prends ma place trois secondes faut que je nettoie ce qu’il m’a dégueulé dessus. Je suis vénère et j’ai pas l’temps de jouer avec le comportement joueur/blagueur de Thomas, je lui fais comprendre, l’attrape par la manche du cuir pour le forcer à s’occuper trois secondes de Kurtis. Je me redresse, récupère encore trois kilomètres de papier que je passe sous l’eau pour nettoyer maintenant ma peau tâchée par le dégueulis de celui qui ne sera plus jamais mon ami si je ne me calme pas dans les heures qui suivent. Mais frotte lui les bras bon dieu tu vois pas qu’il est gelé ? Je dis à Thomas qui reste là comme un con et empêche simplement Kurtis de basculer en avant ou en arrière. Je pousse un soupir, reprend du papier, nettoie mes pieds, nus évidemment. T’as vu Max ? Tu sais où il est ? Qu’on prenne une direction opposée. » Je jette le tout dans les toilettes, chasse d’eau, et reviens enfin près de Thomas, vérifie que Kurt s’est pas évanoui à nouveau, il grogne, donc j’estime que ça va ; et me met en mouvement pour le redresser en accord avec Thomas.


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MessageSujet: Re: burning out   Mer 9 Mai - 0:21

Burning out
EXORDIUM.
-  Cet espèce de con s’est cogné ou je sais pas quoi. 
 
Thomas fronce les sourcils, pas certain de ce qu’elle raconte. Ceci dit, est-ce que ça serait si étonnant de Kurtis que d’apprendre qu’il a glissé sur sa propre pisse pour se viander lamentablement et s’éclater la gueule contre les chiottes ? Pas vraiment.
 
- Ou fais un malaise, peu importe c’est pas le plus urgent, j’ai besoin que tu m’aides pour le transporter jusque ma voiture, il est trop lourd pour moi. J’vais l’emmener à l’hosto, ok ?
- Euh, ouais ok.
- Juste… prends ma place trois secondes faut que je nettoie ce qu’il m’a dégueulé dessus.
- Et il a pas gardé les meilleurs morceaux en serrant les dents ?
 
La touche d’humour est peut-être malvenue mais ça lui vient tout seul et surtout ça l’aide à dédramatiser la situation. D’ailleurs, pas le temps de faire plus le malin puisque Judith le tire brusquement par la manche pour le forcer à se mettre à genoux sur le sol, son jean pile dans des restes de vomi qu’il sent se transpercer par le liquide nauséabond. Fais chier, fais chier, fais chier.
Donc, s’occuper de lui, certes. Mais c’est-à-dire ? C’est pas tellement le pro des premiers secours et à part le maintenir sur le côté, il sait pas ce qu’il peut faire de plus. Tout ce qui l’inquiète c’est de savoir ce qu’il s’est passé. Il lui tapote la joue pour le réveiller, pour qu’il revienne à lui. Thomas n’aime pas voir ce con tout endormi comme ça, froid comme un glaçon, il a l’impression qu’il est mort.
 
- Mais frotte lui les bras bon dieu tu vois pas qu’il est gelé ?
 
Sa voix et son ordre claque comme un fouet dans le petit espace des chiottes et ça lui coupe toute envie de répliquer ou de broncher. Il grommèle seulement un « ça va » alors qu’il frictionne les bras nus de Kurtis. Bah voilà à toujours se balader en tee-shirt aussi putain.
Il est blanc, bordel. Comme s’il s’était vidé de son sang.
 
- T’as vu Max ? Tu sais où il est ? Qu’on prenne une direction opposée. 
- J’l’ai croisé vite fait, il parlait avec Joleen j’crois.
 
Le hacker comprend pas trop sa question.
D’ailleurs, il comprend rien du tout en fait. Pourquoi est-ce qu’elles essaient un maximum de se cacher de MadMax ? Pourquoi elles sont entrain de se la jouer drame nationale alors qu’il suffirait simplement de le prévenir que Kurtis se sent mal et qu’on l’amène à l’hosto ? Il est peut-être un peu bourru le frangin mais c’est pas un connard non plus. Enfin, pas à ce point.
 
Kurtis grogne, déjà c’est bon signe. Au moins, il n’est pas mort. Et pendant que Thomas et Judith le soulève, le hacker se tourne vers la jeune femme.
 
- Mais pourquoi vous ne pré…
 
Il n’a pas le temps de finir sa phrase qu’il se fait renvoyer chier, qu’elle lui somme en gros de fermer sa gueule et de simplement l’aider à transporter Kurtis qui pèse quand même son poids jusqu’à la destination bagnole sans se faire repérer. Un vrai défi de jeux vidéos où il faut éviter le grand méchant au risque de se faire dégommer le crâne.
Thomas ne cherche pas plus loin, se dit qu’il y a peut-être une autre raison qui lui ait inconnu pour que MadMax n’assiste pas au drame…
 
- Y a pas une sortie de secours par-là ? Y en a toujours une vers les chiottes. Comme ça on accèdera directement à la rue de derrière. Faudra juste s’le trainer jusqu’au parking.

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MessageSujet: Re: burning out   Lun 14 Mai - 18:03




BURNING OUT

évidemment

Ok, bien, donc Joleen parle avec Max ça va nous laisser une petite marge pour tailler la route jusqu’aux urgences, sans encombres sans bordel, tranquille quoi. En attendant je m’occupe de nettoyer le bordel sur mes pieds, merci Kurtis, alors que Thomas reste planté la comme un con et parfois je me dis, c’est fou, il est canon mais ça fait pas tout…

« Mais pourquoi vous ne pré…
— Arrête de poser des questions, bouge. Je suis revenue auprès d’eux et on le soulève à deux, c’est beaucoup plus simple parce qu’il pèse putain le con. Comme si ça suffisait pas de dégueuler partout t’sais. Je pousse un soupir, j’en ai plein ma claque et j’imagine pas la suite, ça va être long, chiant, fatiguant, les urgences c’est la merde… Mais bon, je vais pas le laisser là comme un con, il aurait pu mourir étouffé dans son vomi. Mais quand il va se réveiller, ou en tout cas un peu après quand il se sera bien réveillé là, on verra ce qu’il dira de tout ça. Comment il va me justifier sa merde.
— Y a pas une sortie de secours par-là ? Y en a toujours une vers les chiottes. Comme ça on accèdera directement à la rue de derrière. Faudra juste s’le trainer jusqu’au parking. Je déteste le parking. Je DÉTESTE le parking. C’est tout y’a rien à dire de plus. Évidemment je suis pas garée là-bas justement parce que JE DÉTESTE LE PARKING, donc ça va être encore plus relou, encore plus long et je vais être obligée de passer par cet endroit de malheur justement parce qu’il a raison, y’a une issue de secours pas loin. Je me vois mal passer par la porte d’entrée principale avec un corps mort autour du cou, putain ! Je suis inquiète et vraiment en colère face aux différents désagréments.
Ouais. On fait ça. Je réfléchis trois secondes alors qu’on s’approche de la porte des toilettes, que Kurtis grogne. Thomas m’aide et fait le geste d’ouvrir la porte et je regarde à l’extérieur. Bon Max n’est à priori pas dans les parages donc. Ok on y va. La musique nous revient direct aux oreilles, c’est parti. Ce qu’on fera c’est que je te laisserais avec Kurtis sur le parking j’irais chercher ma bagnole elle est à cinq minutes de là, ok ? » Je lève la voix comme je peux, tant pis pour les oreilles de Kurtis pour que Thomas m’entend alors qu’on se dirige tranquillement vers la porte de secours.


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i guess that no one ever really made me feel that much higher
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