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 Take me down to the fighting end - Natalia

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MessageSujet: Take me down to the fighting end - Natalia   Lun 26 Fév - 0:03

Take me down to the fighting end
EXORDIUM.
Il a rarement l’impression que tout lui échappe, que tout se casse la gueule. Mais depuis quelques semaines, c’est la porte ouverte aux emmerdes, aux embrouilles et à l’horreur. Allongé sur le canapé de son bureau improvisé, celui où il a l’habitude d’y passer des jours entiers, Thomas cherche le sommeil. Les caméras sont activées, enregistre les activités de chacun mais ils sont tous entrain de bosser pour la plupart et le hacker est sur la corde raide. Il le voit à ses cauchemars répétitifs mais aussi à cet abattement qui le prend soudainement, sans prévenir.
Entre les actes de son propre père, la mort de Caleb et cette taupe qui continue paisiblement de les enculer en silence, sans qu’ils ne voient rien, Thomas est à bout. Il commence à se poser un tas de questions, peut-être trop et à puiser sur ses réserves pour rester attentif, sur le qui-vive. Les moyens qui ont été déployés pour surveiller les KoS sont conséquents mais il reste également les Irish à devoir traquer pour être sûr que ça ne viendrait pas d’eux. Toutes les possibilités sont à envisager et le hacker se demande s’il ne va pas terminer complètement taré avant la fin. Mais si c’est le prix à payer pour trouver le fils de pute qui a oser les balancer pour les conduire à un carnage pareil, alors il n’en démordra pas. Quoi qu’il arrive.

Chaque jour passé, il a l’impression que c’est une brique de plus qui est retiré de l’édifice du club qui menace de s’effondrer. Caleb leur manque, à tous. La seule bonne nouvelle dans tout ça est certainement la nouvelle paternité de James, cet enfant qui tombe comme un miracle parmi ces heures sombres. Lui qui pensait que James ne retrouverait pas l’ombre d’un sourire avant plusieurs semaines… Il s’était complètement planté. Et tant mieux. C'est con mais parfois ça lui suffit à avoir de nouveau le moral, de retrouver un once de courage.
Mais jusqu’à quand tout cela durera ? Jusqu’à ce que l’un des leurs meurt de nouveau dans des conditions atroces ? Les cris de Caleb le hantent encore, tout comme ses membres dispersés, arrachés.

Thomas se redresse et se passe frénétiquement ses mains sur son visage, comme si ça pouvait l’aider à essuyer cette fatigue qui tend ses traits, lui creusent les cernes. Il revient s’assoir sur son fauteuil, check ses écrans, patiemment, se disant qu’il ne devrait pas trop tarder à rappeler Alma pour lui faire un rapport de ce qu’il a pour l’instant observer. C’est-à-dire : quasiment rien.
Quelques coups à la porte le font légèrement sursauter et Thomas ferme les fenêtres en seulement une manip de clavier.

- Ouais ?

Une autre est ouverte, celle d’un cadre noir avec une série de code à craquer sur laquelle il s’active sérieusement. James passe la tête dans l’entrebâillement de la porte.

- J’passe au Homewrecker. Tu restes ici ?
- Ouais, j’en ai pour la nuit avec ce code à la con.
- Ok.

Ils échangent quelques mots, une accolade et James quitte le bureau de Thomas, refermant la porte derrière lui. Le hacker se laisse tomber dans le fond de son siège, lâchant un lourd soupire. S’il y a bien une chose qu’il déteste, c’est de mentir à ses frères. Mais mentir à James ? C’est pire que tout. Quoi qu’en soit, il ne ment pas vraiment, il dissimule juste quelques activités… Au fond, ça le rend malade mais il sait à quel point cette procédure est nécessaire pour eux. Pour la survie du club.
Thomas n’aime pas son état d’esprit, celui qui le ronge comme un poison, à se demander s’ils ne vont pas tous finir comme Caleb. Ca aurait pu être n’importe qui de leurs frères à sa place même si les KoS savent pertinemment que cette raclure à surtout voulu viser la tête du club. Et si le prochain était James ? Lui-même ? Il ne sait pas comment il en arrive là, par quel chemin son esprit est entrain de penser mais il en revient à cette dispute qu’il a eu avec Natalia. A cette énième engueulade pour les mêmes choses, les mêmes raisons, sans qu’ils ne réussissent à se comprendre, s’entendre. Thomas se sent lassé, stupide, complètement con.
La mort de Caleb lui a foutu une sacrée claque dans la gueule et même s’ils sont plus ou moins habitué à voir leurs frères tombés, cette fois-là a été bien plus violente que le reste. Est-ce que tout ça valait la peine de jouer encore une fois les arrogants beaucoup trop fiers pour s’écraser, ne serait-ce que pour renouer les liens ? D’autant plus qu’il a toujours profondément apprécier Natalia. Il en a été proche sur de longues années, passant d’innombrables soirées en sa compagnie, à la soutenir si besoin, lorsque James se devait d’être absent pour quelconques raisons. Elle faisait partie de sa famille…

Hunt sécurise l’ensemble de son système, éteint ses écrans sachant que les enregistrements se font de chez lui avant de fermer son bureau à double tour. Il agit spontanément, peut-être sur un coup de tête mais aussi parce qu’il est lassé et fatigué de ces conneries. De SES conneries. Il n’a pas envie d’attendre, que tout soit de nouveau trop tard pour tenter de rattraper les choses. Et tout ça va bien au-delà du fait que James serait concerné, voir même Eliott. Mais parce qu’il n’est plus l’heure de jouer à ce genre de jeu.
Thomas grimpe les escaliers qui séparent l’appartement de Manning du garage et cette fois c’est sans hésitation qu’il frappe à la porte. Il n’est pas loin de 21 heures, James n’est pas là et le gamin doit certainement être couché. Et c’est pas plus mal comme ça.

Natalia lui ouvre, elle a presque l’air aussi fatiguée que lui. Et parce qu’il connait suffisamment le caractère de la jeune femme, il embraie avant qu’elle ne lui claque la porte à la gueule.

- J’suis pas là pour venir te claquer des sales trucs à la gueule Nat’. J’suis venue pour te parler, sérieusement. Tranquillement.

Il s’attend à ce qu’elle l’envoie se faire foutre et d’un côté, elle aurait certainement raison.

- Je sais que la dernière chose que t’as envie en ce moment c’est de m’écouter mais j’te demande cinq minutes. Pas d’Alma, pas de James. Si après ça t’as toujours pas envie, j’me casse et j’t’emmerde plus.
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MessageSujet: Re: Take me down to the fighting end - Natalia   Mar 27 Fév - 5:56




Talia & Thomas



Take me down to the fighting end


Peut-être que c'était là un mirage, un léger mieux avant de replonger dans l'abysse de cette mélancolie qui semblait la dominer dernièrement, mais toujours est-il que son petit aparté avec Josef avait semblé avoir porté un peu ses fruits, elle se sentait un peu mieux, un peu plus légère malgré la fatigue qui continuait de l'accabler. Ce n'était pas faute d'essayer de se reposer, mais ce bébé semblait vouloir pomper absolument toute son énergie, les joies du premier trimestre…C'était presque risible de voir comme elle avait finalement réussi à faire avec ses symptômes de façon relativement gérable tant qu'elle était dans l'ignorance, mais que le simple fait de savoir les avaient soudainement décuplés en une fraction de secondes. Elle n'échappait désormais à rien, ni les nausées, qui il faut le dire n'avait absolument rien de matinale puisqu'elle débarquait n'importe quand, l'impression détestable d'être constamment à côté d'une putain de fournaise, la fatigue n'en parlons pas et la cerise sur le gâteau l'incapacité totale de gérer ses émotions. Quel meilleur exemple que ce matin même quand elle s'était mise à pleurer parce qu'elle avait cassée un verre….pathétique. Natalia n'avait déjà qu'une seule hâte passé les trois mois, pour pouvoir profiter un peu de la seule partie pas trop pénible de la grossesse à savoir le deuxième trimestre, heureusement pour elle, elle n'en était plus très loin.

Eliott débarque en courant et grimpe sur le canapé dans lequel elle est assise et vient se coller à elle avec un sourire malicieux sur les lèvres. Il la regarde avec insistance et se pince les lèvres alors, elle fronce les sourcils intrigués. Elle avait bien entendu le brouhaha en provenance de la salle de bain ou James avait entraîné leur fils pour qu’il se brosse les dents, mais c’était dit que son mari avait juste dû inventé encore un nouveau jeu pour lui faire faire ses « corvées » sans rechigner.  C’était une technique qui marchait la plupart du temps plutôt bien et elle devait reconnaître que le motard avait de la ressource pour divertir leur petit monstre. « Qu’est-ce qu’il y a ? T’as fait une bêtise ? Le petit garçon secoue la tête les lèvres étirées en un sourire qu’il peine à garder fermer. Papa à fait une bêtise ? (ce qui ne serait pas impossible.) De nouveau même manège il secoue la tête en laissant échapper un gloussement amusé. Elle en fait des tonnes et mime une réflexion beaucoup plus poussée que celle qu’elle y donne vraiment. Oh je sait ! Tu veux faire un calin à maman, un qui dure pour toujours. Elle hausse les épaules alors qu’il secoue la tête à la négative. Ca me va, vient là ! Elle attrape son fils et le fait glisser contre elle, avant de l’enserrer de ses bras le bloquant totalement contre elle alors que son petit corps se secoue en riant. - Naaaan maman c’est pas ca. Elle lui colle des baisers sur le front, le nez et les joues alors qu’il gigote pour se libérer.  - Oh non ? Elle relève la tête et l’interroge du regard, un sourire au coin des lèvres. - Naaaaan - Alors quoi ? et il lui adresse alors un large sourire de toutes ses dents ou presque puisque visiblement il vient d’en perdre une juste devant et le coeur de Natalia ne fait qu’un tour devant ce tableau vraiment adorable. Elle ouvre la bouche avant de lui adresser à son tour un sourire. – Awwww tu as perdue ta dent mon trésor !!!! Waouuuuh tu sait ce que ca veut dire ? Il secoue la tête à la positive pas peu fière. – Que la souris va m’apporter une pièce !! Papa m’a expliqué comment elle fait, parce que quand même c’est gros pour elle. » Elle lève les yeux au ciel, pas vraiment étonné que son gamin n’ait déjà posé mille questions à son père sur le pourquoi, le comment et les aspects techniques de la chose. Bon dieu elle souhaitait bien du courage à James quand il lui faudrait expliquer à son fils comment il a mis un bébé dans le ventre de maman, parce qu’elle ne comptait évidemment pas le moins du monde s’y coller elle-même.

« T'es sûre ? sinon je reste avec toi. Elle lui jette un regard insistant. – Oui je suis sûre, de toute façon je vais probablement m'endormir d'ici genre quinze minutes devant la télé chéri. Elle lui adresse un léger sourire. – Okay de toute façon j'en ai pas pour longtemps, je fais juste un saut pour m'assurer que tout roule et que tout est ok pour demain. Il esquisse un pas pour s'éloigner avant de changer d'avis visiblement. T'as besoin de quelque chose avant que je parte. Elle se retient de rire (parce que pour l'instant ca l'amuse plus qu'autre chose) – Nan, ca va, t'inquiète pas je pense que je devrais pouvoir me débrouiller,  huuum quoi que, je suis pas tout à fait sûre…elle vient poser un doigt sur sa bouche comme ancrée dans une profonde réflexion. Qu'est-ce qui se passera si j'ai soif, ou si j'ai besoin d'un pull. Nan je crois qu'en fait tu vas devoir rester. James lui jette un coup d'œil blasé qui la fait rire. File ! » Elle agite sa main comme pour le chasser. Il secoue la tête et vient déposer un baiser sur ses lèvres, puis sur son front avant de finalement filer au Homewrecker.

Ça ne fait pas cinq minutes qu'il est parti, qu'elle commence déjà à somnoler sur le canapé, en tout cas jusqu'à ce que quelques coups soient frappés à la porte. Elle secoue la tête, à tous les coups il a encore oublié ses clés, elle s'extirpe du sofa et vient ouvrir la porte à la volée sauf qu'à sa grande surprise ce n'est pas James. Ca ne se joue qu'à une seule petite seconde avant qu'elle n'ait l'occasion de refermer la porte sur ce visage qu'elle n'a clairement pas envie de voir, mais il se met à parler avant qu'elle n'en ait eu l'occasion «  J’suis pas là pour venir te claquer des sales trucs à la gueule Nat’. J’suis venue pour te parler, sérieusement. Tranquillement. La Serbe ne dit rien et reste debout dans l’encadrure de la porte, attendant sans doute un peu plus que ca de sa part et peut-être le ressent-il puisqu’il embraye dans la foulée. Je sais que la dernière chose que t’as envie en ce moment c’est de m’écouter mais j’te demande cinq minutes. Pas d’Alma, pas de James. Si après ça t’as toujours pas envie, j’me casse et j’t’emmerde plus. Elle pousse un soupir, il a de la chance, elle n’a franchement pas la force de se battre là tout de suite. Elle se retourne donc en silence et laisse la porte ouverte avant de se traîner de nouveau jusqu'à son canapé dans lequel elle vient se laisser retomber, remontant ses genoux sur l’assise. Thomas ne demande pas son reste et se contente de la suivre à l’intérieur en refermant la porte derrière lui et une fois posté au milieu du salon, probablement à se demander quoi faire maintenant, elle retourne son regard vers lui. – Mon fils dors alors si tu peux éviter de parler trop fort j’apprécierais. Elle ramène un des coussins du canapé contre elle. Tu veux parler alors ? Vas-y je t’écoute. »

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MessageSujet: Re: Take me down to the fighting end - Natalia   Ven 9 Mar - 0:56

Take me down to the fighting end
EXORDIUM.
Le soupire que Natalia pousse n’est ni bon signe, ni à son avantage… et alors qu’il s’attend à ce qu’elle le renvoi chier avec un « Hm, laisse moi réfléchir… va te faire foutre ? », elle se retourne, lui laissant champ libre sans apporter le moindre commentaire.
Thomas pense halluciner, se dit que c’est pour mieux lui balancer des saloperies à la gueule mais il n’en est rien. Natalia se contente simplement de le laisser entrainer, se trainant jusqu’au salon alors que le bicker ferme en douceur derrière lui. La situation est inespérée, toute comme cette chance et cette occasion qui s’offre à lui. Il n’a pas intérêt de tout foutre en l’air cette fois et n’en a de toute façon pas envie mais il sait à quel point il peut parfois se montrer un poil trop con par fierté.
Mais cette dernière semble s’être éteinte avec la mort de Caleb, Thomas ouvrant un nouveau regard sur cette situation qui craint plus que de raison. Il veut recoller les morceaux, peut-être qu’il ne réussira pas à tout rassembler mais s’il pouvait au moins en faire une partie…

- Désolée, je sais qu’il est tard.
- Mon fils dors alors si tu peux éviter de parler trop fort j’apprécierais.
- Oh… Il s’arrête, baisse d’un volume. ‘Scuse.

Natalia est déjà installée dans le canapé alors que Thomas s’avance vers un fauteuil adjacent où il s’installe.

- Tu veux parler alors ? Vas-y je t’écoute.

Le jeu est ouvert, il a les cartes en main et le hacker craint de faire une boulette, de tout faire foirer.
S’il exclue toutes les emmerdes qui pourrissent leur relation, Thomas aurait presque l’impression de vivre une de leur ancienne soirée lorsqu’il venait lui tenir compagnie quand James était absent pour une quelconque raison en rapport au club. Et ça lui fout une raison supplémentaire sous le pif pour se dire qu’il a tout intérêt à la jouer fine ce soir et à ne pas se viander comme un con.
Bras sur les genoux, Thomas se passe une main dans les cheveux, comme pour se donner ce courage qui lui manque. Un regard vers Natalia et il se lance.

- Bon… Il tousse dans son poing, n’oublie pas qu’Eliott dort certainement à point fermé alors il maintient un niveau de voix suffisamment bas pour ne déranger personne malgré son timbre grave. Je suis venue te présenter de vraies excuses. Personne ne m’a poussé à venir ici, ni Alma, ni James. Je viens de moi-même et parce que j’en ai plein le cul de voir qu’on en reste là depuis aussi longtemps.

La faute à qui ? A lui, certainement.
Il est crevé, épuisé, à l’impression que ses épaules pèsent trois tonnes. C’est peut-être ce qui l’aide ce soir à franchir le cap, le pas. D’avoir vu Caleb se faire arracher les membres à l’aide de sa propre moto, de s’être dit que le prochain pour être n’importe qui d’entre eux. Lui, James, Kurtis, Seb, Gab… Sans compter la famille. Natalia, Eliott, Ayleen… ils sont tous la cible de ses enculés et Thomas n’ose imaginer ce qu’ils sont capables de faire pour les voir ployer.

- J’me suis comporté comme un con. Quelque part, ça lui arrache la gorge. Parce qu’on ne se refait pas, qu’on ne peut changer d’un claquement de doigts. Mais ce soir, il fait l’effort, prend sur lui. Tu me connais, tu sais que je suis un impulsif et cette fois, j’aurai pas dû. Pas… Il se racle la gorge, de nouveau. Pas avec toi.

Elle n’est pas QUE la femme de James, ça n’est pas par ce statut que Thomas apprécie vraiment la jeune femme mais pour ce qu’elle est. Le hacker a toujours fait preuve d’un immense respect envers Nat, fait preuve d’une présence infaillible, un vrai roc contre lequel elle pouvait se poser au moindre doute, à la moindre faiblesse si besoin. Mais force est de constater qu’à un moment de leur vie, Thomas a foiré. Echoué.
Et ça lui coûte de l’admettre. Plus que quiconque ne pourrait l’imaginer. C’est à la limite de l’effort surhumain que d’articuler ce qui suit.

- C’était aussi mon rôle d’au moins essayer de te faire entendre raison ou d’essayer de comprendre pourquoi t’as fais ça. Comme c’était mon rôle envers James mais aussi envers toi d’être… d’être là. J'étais tellement furax que tu puisses te tirer comme ça, sans explication alors qu'il croupissait en taule, que j'ai pas cherché. Que j'ai pris pour argent comptant le peu que je voyais et savais. Donc, ouais j’ai merdé et j’suis désolée.


Car quand bien même Natalia a décidé de se séparer de James, son devoir était au moins de rester présent, de veiller sur elle jusqu’à ce que ce son frère sorte et prenne la relève, tente de la reconquérir ou un truc comme ça. Mais au moins, durant tout ce temps-là, il aurait dû se montrer patient, attentif. Envers James. Et envers Natalia avec qui il était sincèrement ami.
C’est dingue comme la mort peut vous remettre les idées en place et vous foutre quelques claques en pleine gueule.
Il s’arrête là et attend une réaction quelconque de sa part. Thomas se dit qu’avec tout ce qu’il vient de lui lâcher, c’est déjà un bon début. Il se fait sincère, honnête. Jamais il ne se serait présenté pour raconter des conneries, et elle le sait.
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MessageSujet: Re: Take me down to the fighting end - Natalia   Lun 12 Mar - 4:58




Talia & Thomas



Take me down to the fighting end


Sa dernière visite lui avait laissé un goût amer dans la bouche, alors le voir revenir à la charge ne lui donne pas beaucoup d'espoir, qui plus est, elle est fatiguée et drainée de toute patience il valait donc mieux pour lui qu'il soit plus intelligent dans le choix de ses mots sinon il ne ferait de toute évidence pas plus feu que lors de son dernier passage dans l'appartement familial. Elle le fixe, attendant qu'il se décide à finalement prendre la parole qu'elle lui avait (de son point de vue) gracieusement offert, elle n'en attend pas grande chose ou plutôt devrait-elle dire plus grand-chose, bien des années s'étaient écoulées et elle avait depuis longtemps arrêter d'espérer de les voir arriver jusqu'à elle. Le motard fait l'effort de parler de façon calme et mesurée, visiblement il semble plus enclin à contenter la mère de famille cette fois, ce qu'elle apprécie, elle ne saurait le nier.  « Je suis venue te présenter de vraies excuses. Personne ne m’a poussé à venir ici, ni Alma, ni James. Je viens de moi-même parce que j’en ai plein le cul de voir qu’on en reste là depuis aussi longtemps. Bien. C’était déjà nettement plus engageant, même si pour l’instant ca ne signifiait pas grand-chose, ca aurait dû être normal, ca aurait dû être le cas dès le départ et pas un argument bancale censé jouer en sa faveur et c’est pourquoi ca ne l’était pas pour elle. Elle vient croiser ses bras sur le coussin qu’elle sert contre sa poitrine et ne dis rien…loin d’elle l’idée de l’interrompre dans ce cheminement qu’il a sûrement préparé. J’me suis comporté comme un con.   Natalia laisse échapper une exclamation qu’elle accompagne d’un léger haussement de sourcils purement machinal avant de faire dévier son regard vers le sol puis de le replanter dans celui de Thomas. Ce n’était pas particulièrement engageant pour lui sans doute, mais après tout c’est effectivement exactement comme ca qu’il s’était comporté, alors il serait malvenu qu’il s’en étonne. Il ne relève pas, ce qui n’est pas plus mal et clairement judicieux, en lieu et place de cela il continue sur sa lancé. Tu me connais, tu sais que je suis un impulsif et cette fois, j’aurai pas dû. Pas….Pas avec toi. Elle le sait et elle aurait sans doute pu le comprendre et l’accepter, si il n’avait pas attendu trois ans pour venir la trouver…le coup de l’impulsivité s’en trouvait tout de suite beaucoup moins viable, néanmoins elle commençait à se laisser convaincre par le fait qu’il venait cette fois-ci avec la véritable intention d’enterrer la hache de guerre, mais avec Thomas elle s’attendait à tout.

C'était le rôle qu'il s'était donné plutôt... Là-dessus elle n'était pas tout à fait d'accord parce que si il était le meilleur ami de James et si oui, elle l'imagine sans mal, James l'avait chargé de veiller sur elle, ca ne lui donnait pourtant pas le droit de s'immiscer dans leur couple...C'était leur mariage, pas le sien et il avait visiblement outrepassé ses « fonctions » sans se poser de questions. Elle aurait aimée qu'il se fasse cette réflexion plus tôt au lieu de venir jeter du sel sur la plaie béante qui la torturait à l'époque. J'étais tellement furax que tu puisses te tirer comme ça, sans explication alors qu'il croupissait en taule, que j'ai pas cherché. Que j'ai pris pour argent comptant le peu que je voyais et savais. Donc, ouais j’ai merdé et j’suis désolée. » Natalia laisse planer un silence qui n’est pas très long, mais qui doit pourtant sembler interminable à son interlocuteur elle s’en doute. Ceci étant dit elle ne veut pas non plus se précipiter, elle se connaît suffisamment pour savoir qu’elle se laisse facilement embarquer par ses émotions surtout depuis qu’elle enceinte, alors il valait mieux prévenir que guérir. Elle prend une inspiration et vient se redresser un peu plus sur le canapé, les jambes toujours repliées sur le côté. « J’apprécie la démarche Thomas, mais… Parce que oui bien évidemment il y a un mais, le crime était bien trop lourd pour pouvoir juste l’effacer d’un sourire et de deux-trois mots. Elle ne le condamnait pas pour autant, mais à son sens il fallait au moins une véritable conversation pour pouvoir envisager d’au moins essayer de réparer les pots cassés. Le problème c’est pas ton impulsivité, t’as eu trois ans pour te rendre compte que t’avais plus que dépassé les bornes et franchement c’est peu dire…alors c’est un peu facile de tout mettre sur le compte d’une réaction irréfléchie à un moment T. Elle pousse un soupir et vient passer une main rapide  sur ses yeux, que la fatigue rend légèrement brûlants. Et oui t’aurais dû être là, t’aurais dû prendre en compte mes sentiments, c’est vrai et c’est bien de t’en rendre compte, mais…oui encore un et ce ne serait certainement pas le dernier, parce qu’elle avait besoin qu’il comprenne véritablement le pourquoi et le comment, tout ce qu’il avait complètement ignoré et qui était le fondement de la rancune qu’elle lui portait aujourd’hui et dieu savait que la Serbe était quelqu’un de rancunier. Et c’est là que réside le problème, je me suis pas « tiré » et elle accentue les guillemets invisibles qu’elle dépose autour de ce mot. comme ca d’accord, j’ai fait du mieux que j’ai pu, aussi longtemps que j’ai pu et si j’ai pas donné de véritables explications à James à l’époque c’était parce que je savais que ca lui ferait au final encore plus de mal que le simple fait de prendre silencieusement mes distances. Et voilà, trois mots et elle sent déjà sa poitrine se contractée et sa gorge se serré, putain d'hormones qui la transforme en fontaine ambulante. Elle déglutit un peu difficilement et se reprend pour continuer et rester digne plus de cinq minutes. Et le simple fait que toi parmi tous, puisse croire que je le faisais sans scrupules quand tu savais à quel point je l'aimais et tout ce que j'avais sacrifié pour lui, ne prenne même pas la peine de ne serait-ce que poser la question...Une seule putain de question Thomas c'est tout ce que t'avais à faire pour comprendre ma décision... Ca devient difficile. Parler de la période la plus difficile de sa vie, de la décision la plus déchirante qu’elle ait eu à prendre n’avait jamais été sans complications, mais là…qui plus est elle n'oubliait pas qu'aujourd'hui encore il ignorait toujours ses raisons, s'y intéressait-il seulement? mais à la place t’as préféré m’en foutre plein la gueule et me réduire au statut de garce… est-ce que t’as la moindre idée de ce que ca m’a fait ? Vraiment? » Sa voix vrille un peu et elle vient se pincer les lèvres. Elle n’as pas terminé, mais il allait lui falloir une minute.
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MessageSujet: Re: Take me down to the fighting end - Natalia   Ven 23 Mar - 10:08

Take me down to the fighting end
EXORDIUM.
- J’apprécie la démarche Thomas, mais…

Il y a toujours un mais dans ce genre d’histoire, rien ne peut se passer aussi bien, aussi facilement. Hunt est prêt à entendre, s’il a fait ce grand pas ce soir ça n’est pas pour tout foutre en l’air pour un « mais ». Alors il se fait attentif, regard braqué sur Natalia.

- Le problème c’est pas ton impulsivité, t’as eu trois ans pour te rendre compte que t’avais plus que dépassé les bornes et franchement c’est peu dire…alors c’est un peu facile de tout mettre sur le compte d’une réaction irréfléchie à un moment T.

Il entame l’étape la plus difficile pour lui : Prendre tous ces reproches en pleine gueule sans moufter. L’agacement commence déjà à cogner à la porte de son esprit, voulant s’y faire une place ce qui le mènera irrémédiablement à sa perte puisqu’il va encore faire tout foirer en gueulant, que ok il a merdé mais qu’il est quand même venu présenter ses excuses sincères, d’autant plus que la démarche vient de LUI. Mais il ne dit rien, il s’est promit d’écouter, d’entendre, de comprendre. Ils en ont suffisamment bavé pour pas refaire les mêmes conneries. Parce que le problème dans tout ça, n’est pas QUE l’impulsivité mais aussi la fierté … Et c’est ce qui rend les reproches de Nat’ encore plus véritable. Il aurait déjà dû venir ici se présenter pour essayer de comprendre, de mettre un terme à cette querelle stupide mais il ne l’a pas fait, parce que ça lui coûte de terrible effort pour revenir la queue entre les jambes.

- Et oui t’aurais dû être là, t’aurais dû prendre en compte mes sentiments, c’est vrai et c’est bien de t’en rendre compte, mais…

Le deuxième de la conversation.
Visiblement, ça pue bien plus qu’il ne l’aurait imaginé.

- Et c’est là que réside le problème, je me suis pas « tiré » comme ca d’accord, j’ai fait du mieux que j’ai pu, aussi longtemps que j’ai pu et si j’ai pas donné de véritables explications à James à l’époque c’était parce que je savais que ca lui ferait au final encore plus de mal que le simple fait de prendre silencieusement mes distances.

Thomas a la sensation qu’il ne pourra jamais vraiment comprendre ce qu’il l’a poussé à se retirer du jeu. Comment est-ce qu’il pourrait saisir toutes les règles d’un enjeu qu’il ne connait pas lui-même ? Il n’a jamais aimé autant que James et Natalia s’aiment. Suffit de les voir tous les deux pour comprendre qu’ils sont visiblement faits pour faire toute leur vie ensemble et c’est un concept qui échappe à Thomas parce qu’il n’en saisit pas toutes les forces mais aussi toutes les failles et faiblesses que ce genre de relation peut engendrer.
Quoi qu’il en soit, il est bien plus ouvert à l’explication et la compréhension qu’il ne l’était l’autre jours.

- Et le simple fait que toi parmi tous, puisse croire que je le faisais sans scrupules quand tu savais à quel point je l'aimais et tout ce que j'avais sacrifié pour lui, ne prenne même pas la peine de ne serait-ce que poser la question...Une seule putain de question Thomas c'est tout ce que t'avais à faire pour comprendre ma décision...

Headshot.
Elle vise juste, avec une parfaite vérité. Et Thomas se redresse, se passe une main nerveuse dans les cheveux en encaissant ses propos.
Les choses tombent sous le sens, plusieurs années après, qu’il aurait dû prendre du recul après coup. Pousser sa gueulante, certes mais au moins aller la voir le lendemain pour tenter de comprendre un choix qu’il n’a pas saisit JUSTEMENT parce qu’ils pensaient que ces deux-là, c’était à la vie à la mort et tout le bordel.
En d’autres circonstance, il se serait levé, amèrement ricané et lui chanter la sérénade du « Bien évidemment, c’est ENTIEREMENT MA faute ». Mais la voix tremblante de Nat, sa gueule fatiguée, ses yeux qu’il croit percevoir un poil trop humide mais aussi le recul que lui-même a prit sur tout ça, l’aide à encaisser à serrer les dents. Il s’y attendait.

- mais à la place t’as préféré m’en foutre plein la gueule et me réduire au statut de garce… est-ce que t’as la moindre idée de ce que ca m’a fait ? Vraiment?

La voix qui part en couille, visage crispé et ce silence imposé, Thomas comprend qu’elle lutte pour ne pas pleurer. Le hacker est venu remuer toute la merde mais il ne s’en veut pas pour ça puisque c’est nécessaire à cette paix qu’ils devront bien un jour ou l’autre signer. Au moins une entente cordiale bien que le biker préfèrerait renouer avec cette complicité qu’il a autrefois entretenu avec Nat’, même si ça doit prendre un long moment avant de renaitre.
Il soupire à son tour, se passe une main sur son visage fatigué, tiré par l’épuisement.

- Avant, non. J’en avais foutrement aucune idée de ce que ça a pu te faire. Il se redresse et se laisse tomber dans le fond du fauteuil, laissant tomber ses mains sur ses genoux. T’as raison, le problème n’a pas été que mon impulsivité mais aussi ma fierté et c’est pour ça que j’suis là ce soir. Pour réparer tout ça.

Il s’ouvre, le thorax en feu de faire tous ces aveux qui lui coute. Mais ça en vaut la peine, il le sait. Natalia n’est pas une de ces poules qu’ils peuvent tous se taper les unes après les autres et qui ne resteront que des corps qu’ils aiment à toucher. Elle est au même rang qu’Alma ou Irène mais avec une place bien à elle. Femme de son meilleur ami de toujours, elle a su être aussi son amie à lui, avec qui il a passé de nombreuses soirées, de nombreux moments.
Après la mort de Caleb, Hunt s’est remit les pendules à l’heure, outre sa vengeance.

- C’est justement parce que j’savais la relation que t’avais avec lui que ça m’a foutue hors de moi. J’comprenais pas que tu puisses vouloir te barrer du jour au lendemain, avec votre gosse en plus de ça et le laisser croupir en prison en lui ôtant l’une des seules choses qui pouvaient l’aider à tenir. J'ai pas réfléchis plus loin, à tord.

C’est un fait, sur le coup, il n’a pas capté, n’a pas comprit comment on pouvait faire un truc pareil alors que James s’en prenait pour 6 ans de taule. Tout ce qu’il lui dit là, n’est pas dit sur le ton d’un reproche mais il lui explique, qu’elle comprenne son cheminement de pensée aussi illogique soit-il pour Natalia.

- J’ai pas « préféré » t’en foutre plein la gueule, j’me suis juste laissé dépassé par tout ça. Tu penses certainement que j’en n’avais rien à foutre de te claquer tout ça mais c’est faux. J’serais pas là à essayer de t’expliquer et de comprendre. Il marque une pause, se penche légèrement en avant, coudes sur ses genoux. J’ai conscience que tu en as très certainement baver et de t’avoir … blessé et j’suis désolé pour ça. J’peux pas revenir en arrière et changer tout ça, sinon j’le ferais. Le seul truc que j’peux faire ce soir c’est ce que je suis déjà entrain de faire.

Il hésite, secouant légèrement sa jambe sans s’en rendre réellement compte alors qu’il mordille la peau de son pouce. Il a bien un autre truc à lui dire mais encore une fois, ça lui coute. Thomas n’est pas le genre de type à dégueuler ses craintes, ses peines et tout le merdier, c’est plutôt le mec jovial, qui soutient l’autre, qui redonne le sourire avec ses conneries.
Mais cette fois, les choses sont différentes.

- J’ai vraiment été trop con, j’aurai pas dû. Mais depuis la mort de Caleb, il dégluti, plus difficilement qu’il ne l’aurait pensé, j’me dis que tout ça là, ces rancunes, ce sont des conneries. J’ai pas envie de prendre le risque qu’il soit trop tard, j’ai pas non plus envie de perdre plus de temps à ruminer dans mon coin parce que j’suis trop fier. Il braque son regard dans le sien. J’sais ce que tu vas m’dire, qu’il a fallut attendre sa mort pour que j’me bouge le cul et c’est vrai, t’as raison sur ça mais c’est visiblement ce qu’il me fallait pour me foutre une bonne claque dans la gueule et me remettre les pendules à l’heure.


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MessageSujet: Re: Take me down to the fighting end - Natalia   Mer 4 Avr - 5:58




Talia & Thomas



Take me down to the fighting end


Le moment ne pouvait pas être plus mal choisie en réalité. Natalia avait dormi à peine quelques heures cette nuit, tirailler par ses nausées qui n'en finissaient plus et allait jusqu'à la réveiller à n'importe quelle heure. Matinale hein ? Ba voyons !...puis elle avait dû enchaîner la journée, déposer son fils à l'école, faire le shift de la journée au Maureen's avant de rentrer rejoindre mari et enfant et s'atteler à tout ce qu'elle n'avait pas encore eu le temps de faire. En d'autres termes elle était épuisée et s'était déjà rien que ce soir endormi deux fois sur le canapé du salon...c'était dire alors qu'il n'était même pas vingt-deux heures. Alors, devoir ressasser de vieux et mauvais souvenirs en mauvaise compagnie, ce qui n'était pas franchement le truc le plus motivant de base, devenait pour elle en l'instant une tâche presque titanesque. Elle essayait pourtant, parce qu'elle avait promis à James de revenir dans les bonnes grâces du club et c'était sans doute là un premier pas dans cette direction même si en toute franchise elle n'en avait pas vraiment envie là tout de suite. La minute qu'elle prend pour respirer et ravaler son écoulement laisse à son interlocuteur l'opportunité de reprendre la tête de cette conversation bien loin d'être agréable. Ni pour l'un, ni pour l'autre d'ailleurs.

Parce qu'il croit franchement qu'il sait maintenant ? Que le peu qu'elle lui avait seulement dit dans les cinq dernières minutes étaient l'entière vérité de ses sentiments ? Encore une fois ca ne faisait que la rappeler à son égoïsme et elle était peut-être tenue par sa promesse, mais elle n'avait pas pour autant l'intention de faciliter la tâche de Thomas, pas par vengeance, ni par méchanceté, mais parce que ca lui semblait primordiale qu'il comprenne vraiment. Il a l'air sincère, elle connaît l'air qu'elle voit sur son visage et elle n'a que peu de doute sur la véracité des regrets qu'il dit avoir, le seul problème c'est que ca ne provoque pas vraiment plus d'émoi chez elle...La Serbe reste assez stoïque le visage crispé entre tristesse, fatigue et lassitude et si cela n'a probablement rien de particulièrement engageant il faudra pourtant qu'il s'en contente pour le moment et c'est ce qu'il semble faire, apparemment réellement motivé à s'expliquer. Ainsi, c'est sur la raison qui l'avait poussé à s'emporter qu'il vient à présent faire le point. « C’est justement parce que j’savais la relation que t’avais avec lui que ça m’a foutue hors de moi. J’comprenais pas que tu puisses vouloir te barrer du jour au lendemain, avec votre gosse en plus de ça et le laisser croupir en prison en lui ôtant l’une des seules choses qui pouvaient l’aider à tenir. Est-ce qu'au final elle devrait vraiment s'étonner de la naïveté dont il fait preuve ? Car tout dans sa phrase en montre l'étendue. Encore une fois il ne s'agissait pas que de James comme lui pouvait le voir à l'époque, comme de toute évidence il le voyait encore aujourd'hui, il s'agissait aussi d'elle, de la vie qui lui avait été promise, puis volé, d'Eliott qui faisait ses premiers pas dans une vie trop loin de celle que ses parents avaient imaginés pour lui...il s'agissait d'eux, dans leur individualité et dans l'étroitesse de leur lien, il ne s'agissait pas uniquement de lui. J'ai pas réfléchis plus loin, à tord. A tort oui, pour elle encore une fois. Natalia avait depuis longtemps accepté le fait que le monde ne tournerait jamais vraiment autour d'elle dans cette vie qu'elle avait choisie, mais elle était encore et toujours fatiguée d'être oublié dans cette histoire précise. Jamais on ne parlait de tout ce qu'elle avait sacrifié pour James : Une relation de deux ans, tout liens avec sa famille, sa scolarité et l'avenir qui pouvait en découler et six longues années alors qu'elle n'avait que vingt ans...ce n'était pas rien, ce n'était pas sans souffrance, mais elle l'avait fait pourtant et personne ne le considérait. La jeune femme vient croiser ses bras sur sa poitrine, clairement fermé à cette partie du discours qui ne fait pas du tout son chemin jusqu'à elle, si ce n'est pour la dernière phrase qui lui tire un léger hochement de tête. La boule qui était venue serrer sa gorge s'était envolé et si elle était en mesure de parler de nouveau, elle choisie de ne rien en faire, préférant lui laisser poursuivre tant que ce qu'il avait à dire ne la faisait pas sortir de ses gonds, ce qui honnêtement était assez surprenant jusqu'ici. - J’ai pas « préféré » t’en foutre plein la gueule, j’me suis juste laissé dépassé par tout ça. Tu penses certainement que j’en n’avais rien à foutre de te claquer tout ça mais c’est faux. Admettons, elle veut bien lui accorder ca parce qu'elle sait qu'il est impulsif et qu'il ne réfléchit que bien après avoir agi, pour la seconde partie elle est un peu plus septique et c'est clairement alimenté par le fait qu'il lui aura fallu plusieurs années pour venir réparer ce à quoi soi-disant il tenait et ca lui semble un peu difficile à croire. Plus qu'un peu en réalité. La distance dont elle se sent remplie l'étonne un peu maintenant qu'elle y pense, elle est là et elle l'entend, mais ca ne déclenche finalement pas grand-chose que des réflexions silencieuses et une analyse de ce qui se dit, mais les sentiments semblent éteint et elle ne saurait vraiment dire pourquoi. Elle y pense et ses sourcils se fronce alors que la question reste dans son esprit sans réponse, puis elle le réalise instinctivement et vient reporter son regard sur le motard qui se penche un peu plus, coude sur ses genoux. Il a l'air fatigué lui aussi.

S'il en a conscience alors...est-ce qu'elle devrait estimer ca suffisant ? James lui dirait sûrement que oui, lui sortant un blabla sur le fait que c'est Thomas et qu'il n'est pas du genre à faire ca et que ca devrait peser dans la balance blablabla sauf qu'elle n'est pas toujours aussi raisonnable que la vie la pousse à l'être et que là tout de suite elle n'arrive pas à savoir ce à quoi tout ca rime vraiment. .   J’ai vraiment été trop con, j’aurai pas dû. Mais depuis la mort de Caleb, j’me dis que tout ça là, ces rancunes, ce sont des conneries. J’ai pas envie de prendre le risque qu’il soit trop tard, j’ai pas non plus envie de perdre plus de temps à ruminer dans mon coin parce que j’suis trop fier… » La mort de Caleb avait remis les choses en perspectives pour tout le monde et ca n'avait là rien d'étonnant, mais elle n'aurait pas forcément penser qu'elle ferait partie des réflexions du meilleur ami de James, c'était sûrement une bonne chose, mais encore une fois elle avait bien du mal à voir au-delà de ce que leur relation était devenue. La jeune femme se redresse un peu et vient appuyer son dos contre l'assise du canapé ramenant ses mains sur les coins du coussin qui repose encore sur ses genoux et vient plonger son regard dans celui du Kos. « Je ne sais pas quoi te dire Thomas...j'entends tes excuses et elles sont les bienvenues, vraiment...mais...elle ne sait pas vraiment quoi en faire. Elle pousse un soupir et continue pourtant. Tu parles de réparer ce qui a été fait, mais honnêtement je suis pas certaine que ca soit possible je vais pas te mentir. Tu m'as tourné le dos au moment ou j'avais le plus besoin d'un ami, t'as détruit notre amitié sans aucun scrupule et si j'aimerais pouvoir pardonner et oublier...ca me semble impossible je suis désolée, ce sera toujours là quelque part, ca disparaîtras jamais... La Serbe passe une main mollassonne sur son visage fatigué, le manque d'émotions sur lequel elle s'interrogeait encore quelques minutes auparavant n'existait plus, elles étaient bien là et venait rendre son discours plus difficile. Parce qu'elle avait vraiment donné de la valeur au lien qu'elle partageait avec lui et cette conversation ne venait qu'a lui rappeler qu'elle l'avait définitivement perdue. Je dis pas que je suis pas disposée à faire des efforts et prendre sur moi pour améliorer...elle esquisse d'un geste de la main un va et vient entre elle et lui. Tout ca, mais si tu espères reprendre les choses là où on les a laissé alors, c'est trop me demandé Thomas. Elle avait perdu toute la confiance qu'elle avait pu mettre en lui et elle ignorait s'il pourrait véritablement la regagner un jour, parce qu'elle ne le voyait plus comme quelqu'un sur qui elle pouvait compter, quelqu'un avec qui elle avait envie de partager plus que des banalités induites. J'avais confiance en toi...et j'avais besoin de toi...Elle secoue la tête à la négative. Je suis pas sûre qu'il reste grand-chose de tout ca... » Elle se racle la gorge et déglutit avant d'esquisser un geste pour se lever, elle a besoin d'eau. Elle finit par se mettre debout et se dirige vers la cuisine pour y remplir deux verres de moitié et de les ramener avec elle vers le salon, déposant le second devant le motard qui, elle n'en doute pas préfèrerait sans doute quelque chose de plus fort. Elle aussi ceci-dit, mais puisqu'elle n'avait pas le droit à ce petit coup de pouce alors lui non plus. Ca ne dure pas bien longtemps, mais ca lui donne l'occasion de se reprendre un peu et lorsqu'elle revient en face de lui, elle n'est certes pas moins triste ou blessé, mais au moins elle a ravaler ses émotions.

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MessageSujet: Re: Take me down to the fighting end - Natalia   Mer 11 Avr - 23:46

Take me down to the fighting end
EXORDIUM.

- Je ne sais pas quoi te dire Thomas...j'entends tes excuses et elles sont les bienvenues, vraiment...mais...

Il va certainement faire une demande pour radier le « mais » du vocabulaire courant parce que ce con commence à sincèrement l’emmerder.

- Tu parles de réparer ce qui a été fait, mais honnêtement je suis pas certaine que ca soit possible je vais pas te mentir. Tu m'as tourné le dos au moment ou j'avais le plus besoin d'un ami, t'as détruit notre amitié sans aucun scrupule et si j'aimerais pouvoir pardonner et oublier...ca me semble impossible je suis désolée, ce sera toujours là quelque part, ca disparaîtras jamais...

Le hacker se redresse, fronce les sourcils. Il ne s’y attendait pas à ça. A ses mots, à cette répondre et encore moins à la douloureuse déception qui pointe direct au creux du thorax. Donc il est venu présenter ses excuses, celles-là même qu’elle attendait depuis si longtemps pour au final lui dire que ça ne sert à rien d’autre ? Et encore une fois de plus, elle se fourvoie lorsqu’il lui dit que non, il n’a pas fait sans scrupule, sans en ressentir lui-même de l’amertume mais non, Natalia continue de penser dur comme faire que ce jour-là, il s’est comporté comme un mec qui n’en avait strictement rien à foutre de leur relation, comme un connard sans cœur. C’est à se demander si elle pense toujours qu’il est type comme ça. Lui qui serait prêt à se saigner pour le club, pour son frère, pour elle.

- Je dis pas que je suis pas disposée à faire des efforts et prendre sur moi pour améliorer... Tout ca, mais si tu espères reprendre les choses là où on les a laissé alors, c'est trop me demandé Thomas.

C’est la soirée des claques dans la gueule avec une tournée gratos offert par la famille Manning. Il prend sur lui, fait un effort considérable pour ne pas monter en pression, pour ne pas laisser ses premiers instincts parler pour lui et le faire commettre une énième erreur. Il doute que Natalia puisse ne serait-ce qu’une seconde imaginer tous les efforts qu’il fait en cette seconde à ne pas broncher et à ne pas partir au quart de tour.
Bien évidemment qu’il ne s’attend pas à ce que tout redevienne comme avant, pas comme ça, pas d’un claquement de doigts. Il n’est pas stupide. Mais de là à entendre que ça risque d’être pour elle une sorte de calvaire ? Il ne sait pas ce qu’il avait imaginé ou espéré en venant ici, en déposant ses bourses sur la table et se ravaler sa fierté au fin fond de son estomac.

- J'avais confiance en toi...et j'avais besoin de toi... Je suis pas sûre qu'il reste grand-chose de tout ca...

Il a envie de lui dire « stop », d’arrêter, de se taire. Qu’il a bien compris que le seul enculé de l’histoire c’était lui et qu’elle n’avait pas besoin de lui répéter mille fois pour qu’il l’imprègne. Mais elle se lève avant ça, avant qu’il n’ouvre la bouche et quelque part, ça n’est pas plus mal qu’il ait en sa possession quelques secondes pour souffler, se reprendre. Natalia est dans la cuisine alors que le hacker inspire et expire en douceur, mains jointes, les deux pouces appuyés contre son front, coudes sur les genoux.
Thomas essaie de faire redescendre la pression, de continuer à prendre sur lui. La situation est plus difficile et compliquée qu’il ne l’aurait imaginé et quand bien même il est têtu et borné, il sent bien que le combat est perdu d’avance. Trois fois qu’il présente ses excuses, trois fois qu’il tente de lui expliquer pourquoi il a si mal agi, qu’il comprend qu’il n’aurait jamais dû se comporter comme un con mais ça ne semble toujours pas avoir un quelconque écho auprès de la jeune femme.
Peut-être que Natalia a raison, que les édifices de leur amitié sont tout simplement morte mais surtout irréparable.  

La jeune femme revient jusqu’à lui et lui dépose un verre d’eau. Il aurait préféré quelque chose de bien plus fort de quoi lui donner une seconde dose de courage mais il se contentera de ça. Il le boit d’ailleurs d’une traite, la gorge sèche, la langue pâteuse. Ca a au moins le mérite de le désaltéré.
Et maintenant ? Il ne sait même plus quoi lui dire.

- J’sais pas quoi te dire de plus que ce que je t’ai dit là. J’ai bien compris que j’ai été une pourriture, que j’ai mal agit, que j’t’ai donné l’impression que j’t’ai tourné le dos. Tout ça, je l’ai entendu mais même si j’m’attendais pas à ce que tout redevienne comme avant tout de suite, je ne m’attendais pas non plus à entendre tout ça.


Il est honnête, ne compte pas lui cacher ce qu’il pense de tout ça. La franchise de Thomas n’est pas une surprise, ni une nouvelle mais il n’est pas pour autant condescendant ou même froid.

- On s’est pris la tronche parce que j’étais pas assez censé pour présenter mes excuses et le jour où je le fais, tu m’dis que tout ça sert finalement quasiment à rien ?

Toujours avec un ton presque trop calme mais qui pourtant ne laisse entrevoir aucune once de colère alors qu’il exprime son incompréhension. Thomas se redresse doucement, ramène ses cheveux en arrière dans un pur réflexe, finissant par pousser un soupir.

- Ecoute, j’demande pas à ce qu’on se réconcilie dans la seconde, je sais que c’est impossible et c’est pas ce que je veux. Ce que je veux c’est que tout revienne progressivement. J’regrette ce que j’ai fait, la façon dont j’me suis comporter et si c’est du temps qu’il te faut pour digérer tout ça alors prend celui que tu veux.

Il est bien capable de faire preuve de patience, pour tout ça et il n’est pas là pour la brusquer mais simplement pour lui faire entendre tout ce qu’il lui a dit jusqu’à maintenant et pour lui faire comprendre qu’il a saisit une bonne partie de ce qu’elle pouvait lui reprocher.

- Mais sache au moins que quoi qu’il arrive, tu restes toujours de ma famille et que si t’as besoin, j’suis là.

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MessageSujet: Re: Take me down to the fighting end - Natalia   Mar 17 Avr - 3:44




Talia & Thomas



Take me down to the fighting end


Il ne sait pas quoi dire de plus ? Et bien comme ca ils sont deux. Loin était le temps où ils n'avaient pas vraiment besoin de meubler ou de marcher sur des oeufs avec autant de contrôle. Bon en l'occurrence on pourrait penser que ce n'est pas tant le cas ce soir pour Natalia que pour Thomas, mais pour qui la connaîtrait bien, saurait que ce n'était vraiment pas le cas. Parce que la vérité, c'est que ça lui demandait un effort considérable de ne serait-ce que l'écouter, que de le voir ne pas comprendre le fond du problème. Bien sûr qu'elle veut des excuses, quand bien même elles auraient dû être présentées il y a bien longtemps déjà, pas trois putains d'années après...selon son avis et si elle sait qu'il n'est pas franchement le mec le plus réfléchi du monde, là c'est plus un temps de réflexion, c'est clairement du désintérêt et il n'a pas l'air de se rendre compte de l'apparence de toute cette histoire lorsqu'elle n'est plus racontée de son point de vue à lui. Elle en vient vraiment à se demander ce qu'il s'était imaginé, ce n'est pas comme si leur dernier entretien ne lui avait laissé imaginer que ce serait facile, qu'un effort de plus et quoi ? Elle lui tomberait dans les bras ? Il la connaissait mieux que ça quand même et honnêtement elle estimait que jusque-là ce qu'elle lui avait dit, elle l'avait fait en prenant des pincettes...« On s’est pris la tronche parce que j’étais pas assez censé pour présenter mes excuses et le jour où je le fais, tu m’dis que tout ça sert finalement quasiment a rien ? » Non mais il est sérieux celui-là ? L'expression qui se peint sur le visage de Natalia est à la fois surprise et mécontente. Elle lui avait dit, elle était prête à faire des efforts et c'était déjà pas mal considérant la peine qu'il lui avait infligée, mais ça ne semblait pourtant pas être suffisant pour motard et ça, ça l'agace prodigieusement...La Serbe plonge ses lèvres dans le verre d'eau et ronge sérieusement son frein pour ne pas l'interrompre, le laissant à son tour s'exprimer et peut-être éventuellement arrivé à tempérer elle lui souhaite ce qu'il a laissé à l'instant échapper et qui la laisse confuse et irrité. Il serait mentir de dire que le calme dont il fait prendre la surprend et qu'elle apprécie là aussi l'effort, mais ça n'enlève au rien au fait que cette conversation ne mène nulle part, probablement parce qu'ILS ne mènent plus nulle part non plus. Sa main se resserre autour du verre et elle finit par le déposer sur la table basse alors qu'il reprend la parole pour cette fois lui dire qu'il veut bien faire preuve de patience, qu'il est finalement conscient que tout ne pourra se faire en un jour et qu'il regrette vraiment la façon dont il a agi avec elle et finalement elle reçoit quelque chose qui ressemble nettement plus a de vraies excuses et qui ont le mérite de la calmer un petit peu sous les couches d'hormones qui la font passer par mille émotions à la seconde.Mais sache au moins que quoi qu’il arrive, tu restes toujours ma famille et que si t’as besoin j’suis là. »  

La jeune femme encore, ne dis rien et elle sait que sur ça, elle ne rebondira pas, parce que c’est encore bien trop tôt pour qu’elle puisse ne serait-ce qu’envisager de croire qu’elle peut compter sur lui et elle sait qu’il y a peu de chance pour qu’elle se tourne vers lui en cas de réel problèmes, pour ça il y en avait d’autres. D’autres qui avaient prouvé leur valeur et démontré un soutien inconditionnel.

« J'ai jamais dit que tes excuses servaient à rien Thomas...qui plus est le principe de les présenter c'est pas forcement d'attendre quelque chose en retour mais là-dessus elle passe. Je t'ai dit qu'elles étaient appréciées et elles le sont d’accord ? Elle capte et intercepte son regard pour donner un peu d’insistance à ce que visiblement il n’entend pas vraiment. Maintenant peut-être qu'effectivement tu t'attendais pas à entendre ce que je t'ai dit, mais c'est la vérité...Elle pousse un vague soupir, qui n'est pas agacé, mais fatigué, passant une main sur ses yeux et la laissant descendre sur le bout de son nez, avant que celle-ci ne rejoigne ses cuisses. J'ai jamais été du genre à enrober ce que je pense, tu le sais et je vais certainement pas commencer maintenant. Elle prend une inspiration, hausse une épaule et se redresse un peu. Tu veux qu’on reprenne une relation et je sais juste pas si c’est possible, ca ne veux pas dire que je ne veux pas au moins essayer d’aller dans ce sens, mais là encore je ne sais pas si j’en suis vraiment capable tu comprends…c’est…c’est une période un peu compliquée…bon peut-être pas de la même façon que ca l’est pour lui et certainement pas pour les mêmes raisons, mais dans un sens comme dans un autre, l’impact est là et Natalia manque clairement de lucidité et de stabilité émotionnelle. Alors, du temps il en faudra c’est certain… »

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MessageSujet: Re: Take me down to the fighting end - Natalia   Mer 9 Mai - 0:13

Take me down to the fighting end
EXORDIUM.
-J'ai jamais dit que tes excuses servaient à rien Thomas...
 
Peut-être, mais c’est l’impression que ça lui donne, là, tout de suite. Déjà que ça n’est pas dans ses habitudes de venir la queue entre les jambes pour présenter des excuses tout en ravalant sa trop grosse fierté… mais si en plus de ça, il sent que tout cela est vain, la frustration risquait bien vite de l’agacer.
Pourtant, il ne bronche pas, continue de prendre sur lui. On ne peut pas changer d’un claquement de doigts mais les efforts, il les fait. Avec bonne volonté.
 
- Je t'ai dit qu'elles étaient appréciées et elles le sont d’accord ?
 
Thomas ne bronche pas, se contente d’acquiescer. Inutile d’en rajouter, il ne ferait que répéter ce qu’il lui a déjà dit.
 
- Maintenant peut-être qu'effectivement tu t'attendais pas à entendre ce que je t'ai dit, mais c'est la vérité...
 
De nouveau, le silence. Le hacker ne sait pas tellement quoi répondre de plus à ce qu’elle lui répète, lui dit. Peut-être qu’effectivement il s’attendait à autre chose, bêtement. Pas non plus aux grandes retrouvailles et grandes étreintes mais au moins à un apaisement ou à un soulagement. Il a clairement l’impression de passer à côté de quelque chose. Ou alors, c’est tout simplement trop tard.
 
- J'ai jamais été du genre à enrober ce que je pense, tu le sais et je vais certainement pas commencer maintenant. Tu veux qu’on reprenne une relation et je sais juste pas si c’est possible, ca ne veux pas dire que je ne veux pas au moins essayer d’aller dans ce sens, mais là encore je ne sais pas si j’en suis vraiment capable tu comprends…c’est…c’est une période un peu compliquée… Alors, du temps il en faudra c’est certain…
- Ok, j’comprends.
 
La période compliquée, il la sent encore passé. Ça fait pas un mois que Caleb est mort et il reste encore dans tous les esprits. Que ça soit par son absence ou par ces images atroces qui reviennent parfois dans ses cauchemars où il gerberait presque de dégoût. Les membres arrachés, ce cris bestial, inhumain et le sourire de ce fils de pute que Thomas rêverait d’effacer au couteau cranté.
Il revient à la réalité, à Natalia. Il ne peut pas en vouloir à la jeune femme d’être aussi réticente car lorsqu’il repense à la façon dont il l’a traité lorsqu’il a déboulé comme un fou furieux, pensant avoir toutes les raisons et surtout tous les droits que d’ouvrir sa gueule. Il se triture les mains distraitement avant de se redresser légèrement, posant de nouveau son regard sur la jeune femme.
 
- Prends le temps dont tu as besoin et si ça n’vient pas… j’comprendrais.
 
Thomas est sincère. Il est peut-être un beau-parleur à inventer 1000 vies pour impressionner une femme et la foutre dans son pieu mais là les enjeux et la situation est différente. Le hacker s’est toujours trouvé être honnête, quand il a quelque chose à dire, il le fait. Et ici, il ne joue pas d’un quelconque mensonge. Il peut comprendre que la rancune se montre parfois plus tenace que le pardon.
 
- Mais j’tenais au moins à venir présenter mes excuses pour ce qu’il s’est passé.
 
De nouveau, le hacker se montre sincère. Il ne voit pas quoi lui dire d’autre qu’il est désolé. Mais autre chose le tracasse, un truc qu’il n’a jamais vraiment comprit depuis qu’ils se sont prit la gueule il y a quelques années. Et peut-être que ça lui permettra d’y voir plus clair, de mieux comprendre le merdier qu’il n’a visiblement jamais saisi jusqu’ici.
 
- Par contre, j’ai besoin de savoir une chose. T’es pas obligée de répondre mais pourquoi tu voulais partir et quitter James ? J’aimerais comprendre avant de partir.
 

 

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MessageSujet: Re: Take me down to the fighting end - Natalia   Sam 12 Mai - 19:44




Talia & Thomas



Take me down to the fighting end


Il lui intime qu'il comprend, mais son ton et les sentiments qui semblent s'afficher sur son visage, disent un peu le contraire. Bon peut-être pas le contraire, ce n'est pas nécessairement le mot, mais disons que ça tempère très franchement les mots eux-mêmes. Elle n'ajoute rien pourtant et ca en dit sans doute long venant d'elle et de son franc parler parfois un peu trop spontané, mais d'ardeur pour cette bataille elle n'en avait plus depuis longtemps et c'était de façon un peu résigné il faut bien l'avouer qu'elle acceptait d'au moins essayer d'arranger les choses entre eux, pas seulement pour leurs propres personnes, mais aussi pour James et pour leur famille qu'on y voit là ses enfants ou celle de coeur de son mari.

Il serait facile de penser qu'elle le faisait complètement à contrecoeur, par obligation ou sans réel intérêt et toutes ces options serait parfaitement fausse, parce que mine de rien c'était resté une blessure pénible et elle espérait vraiment (même sous cette couche de rancune) que quelque chose restait à sauver, elle n'en était juste pas sûr et l'épuisement chronique qui s'abattait sur elle ces dernières semaines, ne l'aidait ni à relativiser, ni à vraiment faire preuve d'énergie pour quoi que ce soit et cela aussi faiblarde soit la tâche à accomplir  « Prends le temps dont tu as besoin et si ça n’vient pas… j’comprendrais. Le temps…il n’y a que lui qui leur dirait sans doute et si jamais la plaie était trop profonde, si jamais cette confiance fondatrice était irrémédiable alors ils se contenteraient de continuer d’user et d’abuser de politesse et de banalités comme ils le faisaient brillamment depuis que James avait repris sa place auprès d’elle. Mais j’tenais au moins à venir présenter mes excuses pour ce qu’il s’est passé.  La jeune femme hoche la tête, passe une main un peu fébrile sur son front avant de laisser glisser le bout de ses doigts sur l’une de ses tempes sur laquelle elle appuie. Elle sent les prémices d’un mal de tête se pointer, elle les enchaîne un peu ces derniers temps et ils ne sont qu’une goutte supplémentaire dans la panoplie de symptômes qu’elle se cogne, pour le coup elle n’en manquait pas un seul pour cette grossesse surprise.

– Merci. J’apprécie…vraiment ! Et elle insiste un peu sur ce dernier mot, alors qu’elle croise son regard et qu’elle s’y fixe, puisqu’apparemment il ne veut pas tellement la croire. La conversation semble toucher à sa fin, elle n’aura pas été longue, mais il avait dit tout ce qu’il avait à lui dire et elle l’avait entendu et c’était déjà plus que la dernière tentative plus qu’infructueuse à laquelle ils s’étaient tout deux retrouvés confrontés. Alors que Natalia s’attend à ce que le motard se lève et prenne finalement congé, il reprend la parole. - Par contre, j’ai besoin de savoir une chose. T’es pas obligée de répondre mais pourquoi tu voulais partir et quitter James ? J’aimerais comprendre avant de partir. Et ça lui tombe un peu comme une brique dans l'estomac. Parce qu'elle ne s'y attendait pas et que de ce fait elle se trouve vraiment surprise de finalement l'entendre poser la question qui aurait sans doute changé beaucoup de choses si elle avait été posée il y a quelques années de cela et parce qu'en toute honnêteté elle pensait vraiment qu'il n'y voyait pas la moindre importance. Un soupir finit par s’extirper de sa bouche et elle laisse ses jambes retomber contre le bas du canapé avant de se redresser un peu, entrelaçant ses mains sans vraiment regarder Thomas pour le moment. Par où commencer…elle ne le sait pas trop et c’est pourquoi un mince silence vient les entourer l’espace de quelques dizaines de secondes. – Hum. Un autre soupir vient remplacer les mots sans qu’elle s’en rende compte. C'est pas que je voulais le quitter. C'est un peu difficile à expliquer et sans doute encore plus à comprendre elle en a conscience aussi elle ne voit pas d'autre solution que de se replonger dans les détails douloureux de cette période qu'elle avait finalement réussie à mettre derrière elle. C'est pas aussi simple en tout cas. Ce qu'il faut que tu comprennes Tom c'est que j'ai pas abandonné, j'ai pas arrêté de l'aimer et faut pas croire que ça ne m'a pas demandé un vrai sacrifice de faire ça...mais j'avais un bébé qui dépendait de moi, de ma capacité à pouvoir prendre soin de lui et personne ne pouvait le faire pour moi. J'ai tenu aussi longtemps que j'ai pu, je me suis accrochée, j'ai pris sur moi pour pas me laisser démoraliser et briser par le fait de le voir que derrière cette putain de glace une fois par mois, par le fait qu'il ne puisse pas voir son fils grandir et faire toutes ces choses stupides qui remplissent le quotidien...mais la vérité c'est que c'est devenu trop dur, je bossais dix heures par jour, je devais gérer Eliott et... sa voix se brise un petit peu, même si elle se reprend très vite, ça restait une blessure profondément ancrée en elle et ses hormones en folie n'aidait en rien à se détacher des sentiments que le fait d'en parler ramenait à elle. Au-delà de ça chaque visite à la prison...et un soupir de plus qu'il ne sert à rien de compter tant il risque de faire foison au sein de ses images du passé. Je suis arrivée à un stade où j'arrivais plus à sortir de ça, à chaque fois que je rentrais c'était...comme si on m'achevait un peu plus et je sais que c'était injuste pour James, je sais que c'était sans aucun doute bien plus dur pour lui, mais quand on quelqu'un a fini par me mettre devant la réalité, devant le comportement dans laquelle je m'enfermais systématiquement après l'avoir vu et qui impactait le bien-être de mon fils...j'ai été obligée de faire un choix Thomas. Sa gorge est serrée à présent et ses yeux brillent vaguement derrière l'émotion. Et j'ai choisi mon fils. »
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MessageSujet: Re: Take me down to the fighting end - Natalia   Dim 17 Juin - 13:42

Take me down to the fighting end
EXORDIUM.
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Maintenant qu’ils ont fait le tour d’un paquet de chose, il lui reste un zone d’ombre à éclaircir, un truc qui le chiffonne et dont il n’a jamais réussi à avoir la réponse… en même temps, s’il avait abordé le sujet de manière plus classieuse que la traiter de pute, les choses seraient différentes aujourd’hui.
Natalia soupire, visiblement surprise par sa question, chose qu’il comprend. Il attend, se fait patient (jour de miracle et gloire pour Hunt, lui qui défonce tout comme un rhinocéros pour un oui ou pour un non).

- Hum. C'est pas que je voulais le quitter.

Dire qu’il ne pige plus rien est un euphémisme. Si elle ne voulait pas le quitter – et il la croit, suffit des le voir totalement en symbiose tout les deux, avec tout cet amour qui déborde de partout – alors pourquoi le faire ? Il sait que les nanas sont toujours trop compliquées, avec des émotions qui te joue les montagnes russes à cause des hormones mais là, il est largué. C’'est exactement pour ça que Thomas ne se case pas, pour éviter ce côté imprévisible et incompréhensible que les femmes peuvent avoir. Il se doute bien que TOUT ne se résume pas qu’à ça et qu’elles n’agissent pas toutes de la même façon mais c’est un frein, il faut l’admettre.
Bref, pas le sujet. Il se concentre sur Natalia qui s’apprête à lui expliquer et lui donner enfin les clés pour comprendre ce qu’il s’est passé quelques années plus tôt.

- C'est pas aussi simple en tout cas. Ce qu'il faut que tu comprennes Tom c'est que j'ai pas abandonné, j'ai pas arrêté de l'aimer et faut pas croire que ça ne m'a pas demandé un vrai sacrifice de faire ça...mais j'avais un bébé qui dépendait de moi, de ma capacité à pouvoir prendre soin de lui et personne ne pouvait le faire pour moi. J'ai tenu aussi longtemps que j'ai pu, je me suis accrochée, j'ai pris sur moi pour pas me laisser démoraliser et briser par le fait de le voir que derrière cette putain de glace une fois par mois, par le fait qu'il ne puisse pas voir son fils grandir et faire toutes ces choses stupides qui remplissent le quotidien...mais la vérité c'est que c'est devenu trop dur, je bossais dix heures par jour, je devais gérer Eliott et...

Le hacker ne bronche pas, écoute silencieusement ce que Natalia lui raconte et qu’on y croit ou non, certaines choses prennent du sens. Il visualise ce que peut donner un quotidien d’une jeune mère avec un mari en prison, un gamin à gérer, un taff à gérer… La première chose qu’il se dit est : Pourquoi elle n’est pas venue le voir lui ? Leur demander de l’aide à eux, les KoS, SA famille ? Parce qu’il le lui a répété, que si elle avait besoin de QUOI QUE CE SOIT, qu’elle pouvait venir frapper à sa porte à n’importe quelle heure de la nuit, de la journée, de l’année.
La voix de la jeune femme se brise et Thomas se sent coupable de ne pas saisir tous les rouages du calvaire qu’elle a vécue durant tout ce temps où, lui, pensait que tout était si facile avec un peu d’aide.

- Au-delà de ça chaque visite à la prison... Je suis arrivée à un stade où j'arrivais plus à sortir de ça, à chaque fois que je rentrais c'était...comme si on m'achevait un peu plus et je sais que c'était injuste pour James, je sais que c'était sans aucun doute bien plus dur pour lui, mais quand on quelqu'un a fini par me mettre devant la réalité, devant le comportement dans laquelle je m'enfermais systématiquement après l'avoir vu et qui impactait le bien-être de mon fils...j'ai été obligée de faire un choix Thomas. Et j'ai choisi mon fils.

Il ne manque rien de ce qu’il se passe dans le regard ou dans la façon de se comporter. Thomas sent bien à quel point tout ça l’affecte et se dit que d’en reparler, doit la secouer. Le genre de souvenir qu’on préfère oublier et enterrer quelque part dans un coin de son cerveau.
Il se prend une sacrée claque dans la gueule, en l’écoutant parler. Se rend compte que dans sa tête, tout semblait bien plus facile qu’elle ne le lui avoue ce soir. Thomas se laisse retomber doucement dans le fond du fauteuil, se passe une main sur le visage.

- J’sais pas quoi t’dire à part que j’suis désolé Nat.

Il se sent con, encore une fois, pour ne pas changer ce soir, le plus frustrant étant peut-être de ne pas vraiment « comprendre » puisqu’il ne pourra jamais être à sa place. De son point de vue à lui, il a vu un frère se faire enfermer, un frère perdre sa femme et son fils, les seules choses qui réussissaient à le faire tenir bon dans cette prison où il aurait pu y passer pour de bon. Mais jamais il n’a pris le temps ou même eu le réflexe de se demander comment Nat vivait les choses de son côté et c’est là son erreur. Ce soir, il le comprend bien mieux qu’il y a quelques années.

- J’avais jamais envisagé les choses sous cet angle.
Il se frotte doucement les mains, un peu gêné et surtout désolé. Tu aurais dû m’en parler, avant de partir comme ça. J’t’aurai aidé, j’aurai pu lui emmener Eliott de temps en temps si ça devenait trop compliqué pour toi.

« J’aurai pu », « et si » etc etc.. Des suppositions, des propositions qui sont de toutes façons impossibles aujourd’hui et qui n’ont plus aucune importance. Mais Thomas veut lui faire entendre et comprendre que même s’il s’est comporté comme le dernier des enculés, avant tout ça, il était d’une présence infaillible que ça soit pour le bien être de James ou de sa famille.
Le hacker soupire légèrement, passe une main sur son visage avant de reprendre, sur un ton calme, presque bienveillant.

- J’comprends que tout ça est devenue insupportable pour toi… enfin j’essaie au mieux de comprendre parce que j’le pourrais jamais vraiment. Il relève son regard vers Natalia. Mais pourquoi tu n’es pas venu nous trouver ? On est tous passé par chez toi pour te dire que si t’avais besoin de quoi que ce soit, soutient moral ou autre, on était là. On a toujours été ta famille jusqu’à ce que James aille en taule. T’as toujours pu compter sur les Kings pour t’aider si besoin. Alors pourquoi, d’un coup, t’as voulu gérer tout ça toute seule ?

Alors qu’ils ont toujours fonctionné en famille, ensemble. Bon, chacun menait malgré tout sa petite vie, réglait ses petits problèmes comme ils le sentaient mais pour ce genre de chose, on n’laisse jamais seule la femme d’un frère, encore moins sa famille. Mais que Natalia ait décidé de ne pas faire appel à eux pour l’aider à surmonter tout ça le dépasse un peu. Il l'admet, il est même un peu étonné qu'Alma soit si ... "silencieuse" sur ce sujet, elle qui déteste toute forme de trahison, quelle qu'elle soit.

- C’est pas un reproche, j’essaie juste de tout comprendre.


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MessageSujet: Re: Take me down to the fighting end - Natalia   Ven 22 Juin - 4:47




Talia & Thomas



Take me down to the fighting end


Ouai...tout le monde a toujours été désolés pour elle et honnêtement si elle y voyait de la bienveillance à l'époque, elle commence à en être fatiguée, elle n'avait plus envie que quiconque la regarde de cette manière à présent. Pauvre gamine, seule avec un enfant, son mari est en prison blablabla ça n'était pas prévenant en réalité parce que c'était toujours suivi d'une bonne dose de jugement et ce temps-là était révolu, elle refusait d'être cette personne à présent, elle avait dépassé tout ca et ne voulais pas revenir sur ses pas...jamais.

«  J’avais jamais envisagé les choses sous cet angle. Ça elle s'en doute, il n'avait jamais envisagé les choses sous un angle différent du sien, parce que c'est comme ça qu'il était et qu'il avait toujours été, centré sur lui-même la plupart du temps, impulsif et irréfléchie si ce n'était lorsque ça concernait ses frères évidemment. C'est sans doute pour ça qu'il avait pris le temps dans son furtif esclandre de se mettre à la place de James, mais jamais à la sienne, à aucun moment...Elle n'était plus tant en colère que déçue et rongé par la rancoeur qui s'était étendue et solidifié avec le temps. Tu aurais dû m’en parler, avant de partir comme ça. J’t’aurai aidé, j’aurai pu lui emmener Eliott de temps en temps si ça devenait trop compliqué pour toi. Si elle n'était pas autant sous le coup de l'émotion et par-dessus le marché nauséeuse, elle aurait pu ponctué ça d'une exclamation ironique, mais elle ne le fait pas, parce quelle est plus blessée qu'offusqué et parce qu'elle remarque les efforts qu'il fait ce soir et l'air sincère qu'il trimballe et qu'elle connaît malgré tout, mais il ne comprend toujours pas...aucun d'eux n'avaient jamais compris, ni hier, ni aujourd'hui et elle doutait très franchement du fait qu'ils le fassent demain...elle s'en fichait, elle n'avait pas besoin de leur approbation ou de leur bénédiction, mais elle savait qu'au fond et même s'il n'en disait rien, James lui en avait besoin. C'était la raison principale pour laquelle elle lui avait ouvert sa porte ce soir et si c'était toujours vrai, elle en était cependant arrivée à un point où c'était surtout pour elle qu'elle agissait. J’comprends que tout ça est devenue insupportable pour toi… enfin j’essaie au mieux de comprendre parce que j’le pourrais jamais vraiment.  Non c’est certain, mais il essaye au moins ou en tout cas en donne l’apparence. La suite fait monter un élan de colère le long de sa colonne vertébrale, il ne prend pas d’ampleur, mais il est cependant là.  Mais pourquoi tu n’es pas venu nous trouver ? On est tous passé par chez toi pour te dire que si t’avais besoin de quoi que ce soit, soutient moral ou autre, on était là. On a toujours été ta famille jusqu’à ce que James aille en taule. T’as toujours pu compter sur les Kings pour t’aider si besoin. Alors pourquoi, d’un coup, t’as voulu gérer tout ça toute seule ? La Serbe prend une inspiration, elle ne répond pas tout de suite parce qu'elle essaye de trouver en elle un peu de calme, mais surtout une sacrée tranche de contrôle pour pouvoir lui répondre sans ruiner les maigres pas qu'ils ont réussis à faire jusque là et qu'une réponse un peu trop...comment dire...vive risquerai de réduire à néant. Elle croise les bras sur sa poitrine et prend une seconde inspiration alors que le motard appuie le fait qu'il ne lui tend pas là un reproche. - Je sais. Le problème était pas là Thomas, pour commencer ce n'était pas la place d'un bébé, je sais que personne ne veut comprendre ma décision, le fait que je n'ai jamais voulu l'emmener là-bas, mais ce n'était pas une façon de punir James loin de là, ça me brisait le coeur tout autant qu'à lui, mais je n'avais que l'intérêt de mon fils en tête et je ne voulais pas que tout ça fasse partie de sa vie... elle pousse un énième soupir empreint de fatigue, mais aussi de lassitude. Ça ne m'a pas empêchée de lui parler de son père, de faire en sorte qu'il ne soit pas un inconnu ou juste une figure lointaine...la jeune femme repousse ses cheveux en arrière dans un geste machinal qui a quelque chose de rassurant sans doute. Je me suis pas tourné vers vous parce que vous m'avez pris mon mari Thomas ! Le club m'a tout pris et la dernière chose que je voulais, dont j'avais besoin, c'était de laisser ne serait ce qu'un seul d'entre vous imaginer que votre frics et votre pseudo soutien suffirait...que ça compenserait de quelque façon que ce soit le fait que VOUS l'avez mis en prison ! Je voulais plus de tout ça tu comprends, j'avais besoin de me reconstruire toute seule, les Kings s'étaient juste une famille de plus qui m'avait laissé tomber...toi le premier. Ce n'est pas très agréable à entendre, mais s'il veut comprendre alors il doit savoir l'entendre, parce que c'est comme ça que ça s'est passé pour elle et c'est ce qu'elle a vécue, aussi loin de cette vérité puisse-t-il imaginer être. Sa tête s'agite de gauche à droite en silence. Je sais ce que tout le monde pense de moi, je sais pertinemment les présomptions que la plupart d'entre vous garde me concernant et je m'en fiche pour être honnête, mais pas James, c'est pour ça que j'essaye de faire autant d'efforts que je le peux pour retrouver une place dans cette famille et crois moi ça me demande beaucoup...parce que je serais toujours en tort dans ce monde, je serais toujours celle qui a trahi le clan quand vous l'avez fait bien avant moi. »  Les mots sont plus durs que le ton qu’elle utilise, elle essaye de se montrer le plus sincère possible, mais ca veut aussi dire présenter les choses telles qu’elle les ressents sans fioritures et sans filtres. Elle ne l’accuse pas directement, elle n’en est plus là depuis longtemps, mais on ne répare pas une relation sans un minimum de bruit.
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