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 how to think before speaking: ten steps

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MessageSujet: Re: how to think before speaking: ten steps Ven 28 Oct - 19:43

how to think before speaking:
ten steps

James, Lloyd & Natalia

 
Il calcule ses coups, pense à son jeu de jambes, sa défense. La force de l'habitude. Lloyd savoure le contact électrisant de ses poings contractés s’écraser contre le visage de son adversaire. Il vient de lui asséner un second coup au visage qui a fait mouche et l'a fait reculer de nouveau. Lloyd a le dessus et il sait que s'il s'en donne la peine, il pourrait conserver l'avantage. Il est rapide et il a de l'expérience. Mais peut-être est-il un peu trop discipliné...ou trop sûr de lui. Sans compter que le pompier, de part sa formation, reste toujours dans le contrôle de lui-même. Il est supposé servir et venir en aide aux concitoyens de Chicago, pas leur refaire le portrait. Hors, il y a de fortes chances que James ne soit pas aussi prévenant ou réglo. Et alors la retenue de Lloyd pourrait lui coûter cher.
Pour l'heure, il vient de saisir le motard par sa veste et tente de lui asséner un coup de genou dans le bas ventre. Mais l'attention de Lloyd est détournée une seconde par le retour de Natalia qui tente de s'interposer pour les séparer. Et cette seconde d'hésitation permet à son adversaire de réagir et bloquer le coup. Le mari de la serveuse parvient même à le repousser, profitante la position précaire dans laquelle vient de se mettre le grand blond pour le déséquilibrer.
Lloyd enrage.

L'espace d'une seconde, il est d'ailleurs tenté d'attraper la bouteille de bière qui repose sur le bar, près de l'endroit où il a durement atterrit. Il s'imagine la briser sur le crâne du type ou directement sur le comptoir pour refaire le portait de ce connard. Mais il ne fait rien de tout ça. Parce que même s'il est furieux, même s'il trouve toute cette situation injuste et déteste James autant que Natalia, Lloyd ne peut pas aller aussi loin. Il ne pourra jamais aller aussi loin. Du moins pas avec si peu d'alcool dans le sang...
Et c'est encore cette seconde d’hésitation et de retenue qui permet une ouverture à James. Foutue conscience ! L'homme se jette sur lui et tout ce que peut faire Lloyd, c'est essayer de se préparer à le réceptionner. Le premier coup qu'il reçoit lui électrise le visage. Il n'a pas levée sa garde suffisamment tôt et son nez a pris. Il parvient à arrêter le second et, devinant la prochaine attaque de son adversaire, tente de protéger son estomac. Il amorti le coup mais alors qu’il recule sous l’impact, ses jambes rencontrent les pieds du tabouret précédemment renversé. L'espace d'une seconde le pompier pense que James étend le bras pour le rattraper, et lui éviter une chute gênante. Mais non. Il l'empoigne rudement pour une toute autre raison. Le motard l’envoie tout à coup valser en arrière. Ce connard a de la force et sa haine à son égard la décuple certainement encore davantage...
Lloyd voit trente-six chandelles lorsque sa tête heurte le parquet élimé de l'établissement. Mais il ne peut pas se permettre de se laisser aller. James est déjà sur lui. Il reçoit un coup dans la bouche et voit le poing de l'homme se dresser à nouveau. Cette fois, luttant contre l'engourdissement, il réagit et envoie relève subitement son genou dans l'entrejambe de son adversaire. Déloyal et alors ? Il lui assène un coup dans la tempe et profite qu'il soit un peu sonné pour le faire basculer et reprendre le dessus. Littéralement. Ses oreilles continuant de siffler désagréablement, il enchaîne les coups dans le visage de James. A présent, son but est autant de se décharger de ce trop plein de rage que d’immobiliser James qui a bien failli l’avoir. Il faut qu’il le mette KO. Sa main libre se referme sur la gorge de James  alors qu’il tente d’immobiliser le reste de son corps à l’aide du sien.

Il en est là lorsqu’il sent une paire de bras l’enserrer et tenter de le hisser sur ses jambes pour l’éloigner de son adversaire. Il essaie de se défendre, de se libérer de cette étreinte, en vain. En dernier recours, il tente de se raccrocher aux vêtements de James mais ne trouve aucune prise et se retrouve le cul par terre, dans les jambes du barman ou d’un serveur, il n’en sait foutrement rien. Le souffle court, il observe le motard se remettre des coups qu’il lui a envoyés. Ses oreilles continuent de tinter et il sent le goût ferreux de son propre sang emplir sa bouche. Il est tenté de cracher mais sa mère l’a mieux élevé que ça…
Lloyd tente de se redresser pendant que Natalia commence à leur faire la leçon. Il ne l’écoute pas. Il est en train d’essayer de faire l’inventaire de ses blessures et de définir s’il devra ou pas faire une passe chez Tito ce soir pour qu’il lui remette la tronche à l’endroit.
« Bouge et j’te pète le genou mon gars » le prévient l’homme qui l’a ceinturé une seconde plus tôt. « Ca vaut pour toi aussi. »
Lloyd échange un coup d’œil haineux avec James. Il l’a plutôt bien amoché mais il n’a certainement rien à lui envier. Lloyd passe sa langue sur ses dents pour s’assurer qu’elles sont toutes en place et ravale encore un peu de son sang en déglutissant. Il provient vraisemblablement de son nez, et de sa lèvre. Il essuie son menton d’un revers de la main et n’est pas surpris d’y trouver une trainer sanglante.
« C’est ton problème je crois. Alors règle-le. Et tous les dégâts seront retenus sur ta prochaine paie, alors fait ça bien » lance le supérieur de la serveuse en désignant tour à tour les deux hommes de sa batte de baseball, avant de se détourner.
Le pire, c’est que Lloyd se sent subitement coupable. Il sait à quel point Natalia galère à joindre les deux bouts… En tout cas, c’est ce qu’elle lui a dit. Mais est-ce que c’est vrai ? Est-ce que la moitié de ce qu’elle lui a raconté est vrai ? Et aussi rapidement qu’elle l’a envahi, sa bouffée de remord s’évapore pour ne laisser place qu’à la rancœur. Il fusille d’ailleurs la jeune femme du regard alors que celle-ci s’adresse à lui. Il n’a plus envie de lui adresser autre chose que du mépris. Pas un mot ne franchira ses lèvres. A part peut-être une insulte bien sentie ? Tout dépendra de ce qu’elle a à dire pour sa défense…


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MessageSujet: Re: how to think before speaking: ten steps Sam 5 Nov - 13:10

How to think before speaking: Ten steps

All alone I watch you watch her
Δ Lloyd, James & Talia


Lorsqu’elle se retourne, c’est pour voir James balancer le contenu d’une pinte de bière au visage de Lloyd en lui intimant bien évidemment de mettre les voiles, machinalement, elle recule d’un pas, ce qu’elle n’aurait pas dû faire car cette seconde fut suffisante pour que les coups commencent à valser d’un côté comme de l’autre. Natalia se sent soudainement dépassée, elle ne sait absolument pas quoi faire, s’interposer semble peine perdue, tout se déroule trop rapidement et elle reste fatalement spectatrice de ce spectacle qui la dépasse complètement. À quel moment, les choses ont-elles autant dérapé ? Pourquoi avait-il fallu que James vienne ce soir, pourquoi n’avait-il pas pu se retenir de jouer la carte du mari jaloux ? Après tout, elle était peut-être toujours sa femme sur le papier, mais à aucun moment, elle ne lui avait laissé imaginer qu’elle était toujours sienne, alors à quoi cela rimait ? Elle était en colère contre lui, contre ses actions, mais pire encore, c’était finalement contre elle-même qu’elle était le plus énervée parce qu’elle n’avait rien fait de mal et pourtant, elle était là à culpabiliser.

Une occasion semble se présenter pour elle d’intervenir alors elle s’avance d’un pas décidé vers les deux hommes. « STOP ! Arrêt… » mais ses mots se perdent, Lloyd lui adresse un regard qui ne dure qu’une micro seconde et donne l’occasion à James, qui lui ne semble plus vraiment la remarquer, de reprendre le dessus et les coups reprennent. Une fois de plus elle essaye tant bien que mal de s’interposer, mais sans succès, elle valse un peu plus loin victime de leur bousculade et son dos vient rencontrer le bois du comptoir, une douleur vient exploser dans le creux de ses reins, mais ce n’est là rien de bien méchant comparé à ce que reçoivent les deux adversaires. Les clients restent à leurs places comme des spectateurs ravis de l’animation, les voix s ‘élèvent et agace la jeune femme qui aurait bien aimé que quelqu’un daigne lui donner un coup de main, car visiblement, elle peine à se faire entendre et clairement, son petit gabarit ne lui permet pas vraiment de mettre fin à cet affrontement inutile et enfantin.  

La situation dégénère à une allure invraisemblable et des dégâts commencent à s’accumuler dans le bar, Natalia se retourne vers le barman et lui lance un regard pressant, qu’elle accompagne d’une invitation à lui filer un coup de main et alors qu’il jette le torchon qui repose sur son épaule sur l’évier et contourne le bar, le manager du bar sort de l’arrière-salle une batte de baseball à la main et fait signe à son employé d’attraper Lloyd tandis qu’il se dirige vers James. Le visage de Natalia se décompose littéralement, elle sait très bien que les ennuis ne font que commencer et que son responsable ne laissera pas passer facilement ce genre de problème, elle essaye de se dire que durant toutes ces années, ils n’ont pas vraiment eu à redire sur son comportement ou son travail, si ce n’était les absences imprévues dues à son fils de temps à autre et elle espérerait que cela jouerait en sa faveur sans vraiment en être complètement sure. À deux, ils parviennent en fin à faire cesser la violente querelle des deux hommes et force est de constater tandis qu’ils sont tout deux restreints dans leurs mouvements que ni l’un, ni l’autre ne sont en très bon état, la jeune femme pousse un soupir, les sourcils froncés et la mine particulièrement agacée.

« C’est ton problème je crois. Alors règle-le. Et tous les dégâts seront retenus sur ta prochaine paie, alors fait ça bien »

Elle acquiesce d’un signe de tête, n’essaye même pas de l’ouvrir devant lui, ca ne servirait à rien et de toute façon, elle est responsable de ce carnage enfin d’une certaine façon en tout cas, elle jette un œil autour d’elle, un tabouret cassé, des verres brisés et surtout une clientèle témoin d’une bien mauvaise pub pour le Maureens. Le sang lui monte à la tête en un quart de seconde, oui, elle avait sa part de responsabilité, mais se battre sur son lieu de travail ? Sérieusement ? Elle place ses poings sur ses hanches et les fusille tour à tour du regard, finalement, elle se tourne d’abord vers Lloyd à qui clairement, elle ne peut pas reprocher grand chose si ce n’est d’avoir donné le premier coup après l’entourloupe humide de James. « C’est bon vous avez fini votre petit manège ? Vous vous sentez mieux ? Putain ! mais vous avez quel âge franchement hein ? » Elle pousse un soupir carrément agacé avant de poursuivre. « Je suis désolé Lloyd, oui, j’aurais du te le dire, mais c’est compliqué d’accord et si tu m’avais laissé le temps de te donner des explications avant de jouer des poings, on en serait sûrement pas là. » La jeune femme se tourne vers son mari et une bouffée de colère bien plus envahissante gonfle au creux de sa poitrine. « Quant à toi, putain, mais tu te crois ou exactement hein ? Tu reviens et tu crois que t’es en droit de t’en prendre à mon entourage sous prétexte que t’es soudainement jaloux ? On est peut-être toujours mariés sur les papiers James mais….Elle ne sait pas tout à fait comment finir sa phrase, comment catégoriser ce qu’ils sont à présent, parce qu’elle n’en a pas la moindre idée et parce que tout ca remet en cause les derniers moments qu’ils ont passé ensemble et qui auraient pu lui laisser penser que ce n’était pas tout à fait finie, que leur couple n’était pas seulement un souvenir du passé, mais clairement et en l’instant, elle n’en était plus vraiment sûr. T’as plus ton mot à dire sur ce que je fais et avec qui c’est clair ? » Une boule se forme dans sa gorge et ses mains se mettent à trembler de colère, elle se rend compte que les regards ne se sont pas détournés d’eux et que tout trois offrent aux clients du bar un spectacle digne de ce nom. « Le spectacle est terminé. » leur lance-t-elle avant de reporter son attention sur les deux hommes. « J’espère que vous êtes content de vous. » finit-elle par lancer en secouant la tête à la négative.
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MessageSujet: Re: how to think before speaking: ten steps Mer 16 Nov - 16:44

Lloyd, Natalia & James
How to think before speaking : ten steps
Oh, don’t worry, I’ll teach you, bitch.



LES BIJOUX DE FAMILLE ? SÉRIEUX ?
C’est complètement déloyal mais James ne peut pas pour l’instant philosopher sur la bassesse ou non du coup que son adversaire a porté pour la simple et bonne raison qu’il douille comme un connard, les mains automatiquement portées sur son entrejambe après avoir lâché un grognement de douleur. Le coup lui a coupé le souffle. Quel putain de connard.
Il n’a donc pas le temps de voir venir le coup dans la tempe, ni le retournement de situation tandis que Lloyd le bascule. Il n’est pas capable de reprendre le dessus dans l’immédiat, sonné par les deux extrémités de son corps endolories. Ce demeuré n’est même pas capable de faire les choses dans les règles. Sa rage n’est pas éteinte mais court-circuitée et c’est seulement lorsque Lloyd referme ses mains autour de son cou que le motard semble se réveiller. Par-dessus les bras du blond, le KOS cherche une accroche, n’importe quoi qui pourrait le défaire de l’étreinte du type qui commence très clairement à lui couper le souffle. Il tente d’abord la manche, puis le col, sa rage et sa position l’empêche de réfléchir correctement. Dans un autre moment, avec quelqu’un d’autre, dans n’importe quelle autre situation, James aurait surement pensé à attraper quelque chose à côté de lui, après tout il y’a bien un pied de chaise quelque part, un plateau qu’ils ont renversé est juste là, mais il en est là, lorsque Natalia entre en jeu, il ne réfléchit plus. Il se laisse porté par son instinct, ses élans visiblement plus jaloux encore qu’au premier jour.

Il n’arrive donc toujours pas à se défaire de Lloyd jusqu’à ce que son poids soit brutalement éloigné de lui et que le motard lui même. James reprend une profonde et bruyante inspiration et reste quelques secondes sur le sol du maureens à tousser et reprendre sa respiration. Putain de connerie. Il finit par se redresser, s’attrapant au bord d’une table et se retrouve assis, une jambe pliée et l’autre encore douloureuse, étendue. Quelque chose lui coule sur l’œil et la joue. Il passe une main sur cette partie de son visage et comprend qu’il saigne, comme dans sa bouche d’ailleurs.

« Bouge et j’te pète le genou mon gars » Putain, il est également ouvert à la pommette. Fais chier. « Ca vaut pour toi aussi. » James a envie de lui en coller une mais ne réplique rien pour l’instant, s’appliquant à jeter un regard noir enfin un œil sur les deux) au teubé blond qui lui fait face et à faire un inventaire de ce qui est blessé ou non chez lui. Il a mal à la mâchoire. Ce sale con sait taper où il faut visiblement.

« C’est ton problème je crois. Alors règle-le. Et tous les dégâts seront retenus sur ta prochaine paie, alors fait ça bien »

Manquait plus que ça. James serre les dents alors qu’il laisse sa tête baissée. Il sait très bien que Natalia va rajouter sa petite couche de sel sur la plaie et, pour l’instant, toujours bien trop en colère, le KOS préfère détailler le sol plutôt que de lever les yeux vers elle.

« C’est bon vous avez fini votre petit manège ? Vous vous sentez mieux ? Putain ! mais vous avez quel âge franchement hein ? Je suis désolé Lloyd, oui, j’aurais du te le dire, mais c’est compliqué d’accord et si tu m’avais laissé le temps de te donner des explications avant de jouer des poings, on en serait sûrement pas là. »

Bah tiens, évidemment, elle est désolée pour lui. Pauvre Lloyd. C’est sur qu’elle est désolée de lui avoir caché l’existence de James. C’est clair que c’est nettement moins pratique de coucher avec un type une fois qu’on annonce la couleur, mariée avec un taulard, sacré handicap. Pauvre Lloyd, victime d’une affreuse arnaque, bouh. Pauvre Lloyd, trompé et déçue, quelle tristesse. Le motard se retient d’ouvrir sa gueule et serre les poings aussi forts que la mâchoire, surtout lorsqu’il comprend que c’est son tour de recevoir sa petite leçon du jour. Il relève la tête et pose enfin son œil valide tandis que le deuxième gonfle et noircit tranquillement, dans le regard de Natalia. Sa femme.

« Quant à toi, putain, mais tu te crois ou exactement hein ? Tu reviens et tu crois que t’es en droit de t’en prendre à mon entourage sous prétexte que t’es soudainement jaloux ? On est peut-être toujours mariés sur les papiers James mais… » La brûlure est nette, efficace. Le visage de James, tordu sous le coup de la haine et la déception se ferme ostensiblement. Il ne veut pas montrer, ni à elle, ni personne d’autre et encore moins à Lloyd la douleur qui lui arrache les tripes alors qu’il attend la suite. Allez dis-le, vas-y.

« T’as plus ton mot à dire sur ce que je fais et avec qui c’est clair ? »

C’est comme une enclume qui lui tombe dans l’estomac. L’homme déglutit mais n’ouvre pas la bouche. Il a l’impression que Natalia lui a enfoncé un couteau en plein cœur, le regardant droit dans les yeux. Il est immobile, toujours à terre et son regard reste planté dans celui de la jeune serbe avant qu’elle-même se détourne.

« Le spectacle est terminé. »

Il ferme les yeux une seconde. Inspire, expire. Il a envie de tout éclater autour de lui, comme si les derniers mots de la jeune femme avait rempli à nouveau sa recharge de haine. Il a besoin de se défouler encore, d’expulser cette souffrance qui le brûle sans s’arrêter. James ne sait pas dealer avec ces émotions trop fortes, il ne se supporte pas de ressentir cette chose avec autant de force sans pouvoir la contrôler ou avoir la main sur lui-même. Il déteste ça, il est à vif. Il veut que ça s’arrête et ne peut plus rester immobile.

« J’espère que vous êtes content de vous. »

Alors qu’elle élève la voix, James se remet debout, les poings serrés. Il y va doucement, comme si un geste trop précipité allait dégoupiller la grenade qu’il tient entre les mains. Il fait attention, s’efforce de tendre son corps pour ne pas exploser. Lloyd ne perd pas de temps et est le premier à prendre la sortie, ne manquant pas de bousculer le motard au passage. James respire, s’efforce de rester calme même si sa première envie est de rattraper ce sale type pour lui coller ses dents sur le comptoir mais il se contente de respirer, fermer les yeux quelques secondes. Sa colère se refroidit à une vitesse vertigineuse, touchant des fonds qu’il ne connaissait pas. Pas encore.

Il reste là quelques instants, ne s’occupe pas des plaies sur son visage, il se contient. Tout ce qu’il veut c’est ne pas craquer là, sous les yeux de tous, sous les yeux de sa « femme sur papier ». Les mots de la serbe lui tournent autour, il a la gerbe. Il faut qu’il se casse lui aussi, il desserre donc ses mains gantées et se dirige vers Natalia non pas pour lui adresser la parole mais pour récupérer son casque derrière elle, posé sur le comptoir. Il ne lui adresse pas un regard, conscient que les flammes de l’enfer lui brûlent les yeux.

Dire qu’un petit appel au club pourrait régler son problème. Il éloigne cette idée de son esprit, attrape son casque et fais demi-tour, s’appliquant à ne pas toucher un millimètre de la peau de Natalia et se dirige vers la sortie lui aussi, en silence.

Alors qu’il atteint la porte et pose une main sur la poignée, James s’arrête. Il reste là quelques secondes puis se retourne. Il jette enfin un regard sur Natalia, le corps tendu et les dents serrées.

« Je vois clair maintenant, merci de m’avoir ouvert les yeux sur ce que je refusais de voir. »

Il ouvre la porte et la claque en sortant, évidemment, incapable de retenir ses élans de violences maintenant. Il veut juste rentrer chez lui, aller se défouler quelque part, peu importe.

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MessageSujet: Re: how to think before speaking: ten steps Dim 20 Nov - 1:22

How to think before speaking: Ten steps

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Δ James & Talia


Le silence plane, s’étend, alourdi l’atmosphère déjà oppressante et Natalia vogue entre colère et déception. Elle vient de laisser tomber sa fureur et pourtant, elle ne se sent pas plus soulagée, elle se sent toujours indignée, énervée contre eux, contre elle, contre les regards braqués sur eux, contre son patron qui la rend fautive des actions de ces deux adultes en pleine possession de leurs moyens. Ses mains tremblent tandis qu’elle s’éloigne et vient placer la paume de ses mains sur le bois sombre du bar dos aux deux hommes et pousse un soupir las avant de lever les yeux, son regard tombe alors sur la pendule au-dessus du bar et elle se rend compte qu’il lui reste encore deux bonnes heures de boulot et en toute honnêteté, elle n’a pas la moindre idée de la façon dont elle allait pouvoir continuer à agir normalement et à faire ce pour quoi elle état payé après ce qui venait de se passer. Elle ne le voit pas, mais elle sent le mouvement qui se créer derrière elle, elle attend, pensant que l’un d’eux va prendre la parole, dire quelque chose, admettre sa présence, mais rien…le silence le plus total si ce n’est pour les bruits de discussions, de verres qui teintent et de chaises que l’on déplace, sans compter la musique qui se diffuse sobrement. Lorsqu’elle fait volte face, c’est pour voir Lloyd prendre la porte sans une parole, ni un regard pour elle, ne reste que son mari à qui elle vient de faire mal elle le sait et prestement, elle n’est ni en mesure de regretter ses paroles, ni d’affirmer que c’est vraiment ce qu’elle pense au plus profond, elle n’en a pas la moindre idée. Lorsque James s’avance vers elle, elle est dans l’attende d’une réponse, d’un geste, quelque chose, mais en lieu et place de cela, il se contente de passer à côté d’elle comme s'il ne la voyait plus et de récupérer son casque avant de tourner les talons. La jeune femme le regarde partir en silence, les remords semblant vouloir, remonter et forcer le barrage de son esprit, remords que la colère retient toujours malgré tout, alors elle reste là immobile et muette.

« Je vois clair maintenant, merci de m’avoir ouvert les yeux sur ce que je refusais de voir. »
Ca lui fait mal sans trop savoir pourquoi. Elle ouvre la bouche, mais la referme instantanément et pousse un soupir avant de laisser ses deux mains glisser le long de son crâne et dans ses cheveux défaits, hésitant à le rattraper pour qu’ils puissent s’expliquer, mais « Hey Lia, ca va allez ? » lui demande le barman avec un air désolé. Non pas vraiment en réalité, ce n’était vraiment pas comme ca qu’elle avait imaginé sa soirée, elle redressa soudain son dos, leva la tête et pris une profonde inspiration avant de lâcher un «oui» accompagné d’un sourire qui n’en était de toute évidence pas un. « Je vais me remettre au travail. ». Et c’est ce qu’elle fit, elle ramassa tout ce bordel, repris ses tables et ses commandes, encaissa les remarques qui ne manquaient pas de tomber et garda son humeur enjoué dans sa poche, elle était littéralement en pilote automatique et pourtant, elle essayait de penser à tout sauf a ce qui venait de se passer, sauf au regard meurtrie du motard et sauf à ce qu’elle allait devoir faire, devoir dire pour réparer ce qui lui incombait. Ils leur avaient fallu six mois pour vraiment commencer à renouer et à peine une demi-heure pour voir tous leurs efforts se briser en de milliers de morceaux.

***
Elle avait passé quelques minutes dans sa voiture à tapoter nerveusement ses doigts sur le volant, une petite voix lui disait que la meilleure chose à faire était sans doute de laisser les choses se calmer, les tensions redescendre avant de pouvoir converser comme il se doit et mettre cartes sur table, mais c’était, bien sûr, sans compter sur le caractère empressé et imprévisible de la jeune mère qui lui ne l’invitait qu’a une seule chose confrontée son mari sur le champ. Elle finit donc par appeler sa baby-sitter pour lui demander si elle pouvait rester plus longtemps auprès de son petit garçon, ce que la jeune femme accepta sans sourciller. Natalia raccrocha donc et jeta son portable dans son sac avant de démarrer la voiture en direction de son ancien appartement qui n’était désormais plus que celui de son mari. Une fois en bas de l’immeuble, elle prit quelques minutes pour fumer une cigarette et tenter de calmer ses nerfs agités, une fois le mégot sur le sol et la fumée dissous de ses poumons, elle grimpa les marches et frappa quelques coups à la porte avec vivacité. Elle n’a pas le temps de se demander s'il se trouve chez lui que des bruits lui parviennent de l’intérieur, c’est donc le moment de vérité qui se présente à elle lorsqu’il ouvre la porte.
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MessageSujet: Re: how to think before speaking: ten steps Mar 22 Nov - 12:16

Lloyd, Natalia & James
How to think before speaking : ten steps



Sa colère a mué, s’est transformée, froide, implacable. Il conduit un peu trop vite, un peu trop sèchement et si on le klaxonne une autre fois il serait capable d’enfoncer la tête du conducteur dans son volant. Il en sait pas ce qu’il va faire en premier, mais il se sent bien chaud pour une petite heure de boxe ou quelque chose dans le genre. Il se dit que la course ne sera pas assez pour le défouler, pour défaire la tension dans ses muscles et la douleur, vivace, rampant sous sa peau et lui grignotant les veines. Il se décide au dernier moment et change de trajectoire de manière imprévue, se dirigeant vers la salle dans laquelle il a pris l’habitude de s’entraîner maintenant.

Une heure et demie à frapper, s’épuiser. D’abord seul, évacuant sa frustration dans un pauvre sac de sable qui n’a rien demandé puis, lorsque sa colère quelque peu évaporée ne guide plus aveuglément ses gestes et qu’il peut se permettre de réfléchir à nouveau, c’est avec un type qu’il n’a jamais vu jusque-là qu’il se bat. Ils n’échangent à peine quelques mots, se contentent de se frapper, se mesurer et se jauger au fur et à mesure des rounds. Ça lui fait du bien, il réfléchit à autre chose qu’à Natalia et Lloyd mais bientôt la fatigue et la douleur – physique cette fois – font place forte et même s’il s’est collé des petits straps sur la tête en guise de pansement improvisé, James finit par lever le poing en premier pour stopper le combat. Son endurance a ses limites, Lloyd l’a déjà bien entamé comme il a entamé sa peau et son œil qu’il s’imagine noircit maintenant, lui fait mal.

Lorsqu’il rentre chez lui, après être passé vite fait à une pharmacie de garde, il remercie le ciel de ne pas avoir de voisin du dessus, du dessous, de n’importe ou, comme ça il peut, à la manière d’un adolescent fâché, mettre sa musique comme il l’entend et se fondre aussitôt dans la douche.

Il y passe un certain temps, permettant à la chaleur de détendre ses muscles, petit à petit, s’évite de penser encore alors que la musique retentit dans l’appartement et lui remplit l’esprit.

Lorsque le KOS sort de sa douche, il se sent physiquement épuisé. Son cerveau lui, tourne à toute vitesse et bientôt la musique lui casse la tête. Il enfile un sous-vêtement puis un bas de jogging puis retourne dans son salon et baisse la musique à un niveau beaucoup plus supportable. Il récupère son sac de pharmacie puis retourne dans la salle de bain pour s’occuper de ses petites plaies, désinfecte, panse avec des petits straps sur sa pommette et son arcade, puis reste un moment à se demander quoi faire d’autre pour son œil avant de filer à la cuisine récupérer un truc congelé qu’il entoure d’un tissu pour le coller à son visage.

Il va pour se servir une cigarette lorsque des coups retentissent à sa porte. Il pousse, se dirige vers la porte, ne prend pas la peine de regarder par le Judas et ouvre la porte sur… et bien sur Natalia. Il reste un moment interdit, le paquet de glace toujours collé contre son œil puis se décide à agir. Il ne sait pas comment réagir, il ne sait même pas si il est content de la voir là sur le palier de leur ancien appartement, de couple. Ce qu’il a bien compris, n’est carrément plus de mise aujourd’hui. Il sait que Natalia est une femme de caractère et pourrait être devant sa porte pour une multitude de raison, genre, mettre les choses à plat et enfin parler de divorce peut-être ? Il n’en sait rien, pour l’instant, il est planté là, exhibant une partie de son corps qu’il sait nouvellement taché de cicatrices qui date de son petit séjour à l’ombre. Il finit par se réveiller de sa surprise, s’écarte du passage en ouvrant un peu plus la porte et lui fais signe d’entrer avec la main qui contient le tissu rempli de glace.

Il ferme la porte en silence derrière elle. Heureusement pour lui l’appartement n’est pas trop en bordel encore même si c’est la dernière chose dont il se soucie pour l’instant à vrai dire.

« Tu veux boire quelque chose ? »

Le visage fermé et le ton pas vraiment enjoué, James s’efforce de ne pas être complètement débile et impoli. S’il envisage déjà toutes les situations les plus décevantes, il n’oublie pas la présence d’Eliott dans sa vie, dans leur vie, et donc, de faire les efforts qui conviennent à un père en apprentissage.

Il s’éloigne une seconde pour attraper un t-shirt qu’il a posé sur le canapé et l’enfile avant de balancer les glaçons qu’il posait contre son œil, dans l’évier.

« Je t’écoute »

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MessageSujet: Re: how to think before speaking: ten steps Mar 29 Nov - 23:39

How to think before speaking: Ten steps

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La porte s’ouvre sans délicatesse sur son mari qui se présente devant elle fort peu vêtu et clairement endommagé par les coups qu’il a reçus un peu plus tôt dans la soirée. Elle se pince les lèvres de façon machinale comme pour masquer la contrariété que cela provoque chez elle. Le silence s’installe pendant quelques secondes qui semblent durer terriblement longtemps, elle s’attend à voir la porte se refermer sur elle sans un mot où s’entendre lancer un pic surement mérité au préalable, mais en lieu et place de cela, James finit par s’écarter de l’entrée et tend sa main vers l’intérieur pour la laisser pénétrer dans les lieux. Elle ne se laisse de toute évidence pas prier et fait quelques pas dans l’appartement qu’elle avait quitté il y a maintenant plusieurs années, c’était très étrange de revenir ici, dans cet endroit qui abritait tant de souvenirs, elle devait bien reconnaître que ceux-là étaient principalement heureux, mais étaient tout de même profondément entachés par le peu des rappels malheureux qui ressurgissaient bien malgré elle. Peu de choses avaient changé, les meubles étaient toujours disposés de la même façon, chaque chose semblait s’être un peu figé dans le temps si ce n’est pour l’absence de ses propres affaires. Elle dépose son sac sur le comptoir laqué de la cuisine et se tourne vers le motard qui lui propose maintenant à boire. Dire qu’elle est surprise de sa façon de réagir à sa présence est un euphémisme, James n’a jamais été quelqu’un d’extrêmement nerveux mais il est bien loin d’être d'un calme olympien et c’est curieusement exactement ce qu’il reflète en cet instant et cela la laisse véritablement perplexe. « Nan, merci. ».

Il s’éloigne un instant et va récupérer un t-shirt, ce qui en soit n’est pas une mauvaise chose et permettra sûrement à Natalia de ne pas se laisser distraire plus que de mesure parce qu’elle a beau connaître chaque détail du corps de son mari, c’est une vue qu’elle n’a pas eu l’occasion de contempler depuis un sacré bout de temps et qui à toujours son charme. La voix qui la tire de ses pensées est bien moins agréable, sèche et tranchante, elle vient la frapper de plein fouet et remet immédiatement le contexte en lumière et ses idées en place. La jeune femme ne sait guère pat ou commencer, elle oscille entre colère et regrets, mais entre ce qui se joue dans son esprit et ce qu’elle en mesure de faire franchir le seuil de ses lèvres il y a plus qu’un océan. Elle finit par prendre une profonde inspiration et croise les bras contre sa poitrine, l’air un peu fermé et pincé avant de plonger son regard brun dans celui de son mari. « Écoute James, tu es en colère et je peux le comprendre, mais venir sur mon lieux de travail et faire le cirque que tu as fait ce soir c’est dépassé les bornes ! Putain mais est-ce que t’a réfléchie juste cinq secondes aux conséquences que ça aurait pour moi ? pour notre fils ? ce boulot on en a besoin, tu comprends ça ? J’ai pas l’embarras du choix pour payer mes factures et contrairement à toi le fric me tombe certainement pas tout cuit dans le bec. Elle souffle et secoue la tête à la négative. Alors oui j’ai couché avec Lloyd et? Six ans James…six putains d’années, je pense que t’es bien placé pour savoir que c’est long et pénible et très honnêtement t’es franchement mal placé pour venir me reprocher quoi que ce soit, c’était ta décision alors vient pas m’en reprocher les conséquences, il serait peut-être temps d’arrêter de te cacher derrière le club! »

Une partie d’elle-même voudrait voir les choses se tempérer et se résoudre aussi facilement qu’un claquement de doigts dans le vide, mais elle sait aussi comment ils fonctionnent, comment ils ont toujours fonctionné et elle avait conscience que sans une confrontation de taille, les choses ne pourraient pas allez vers le mieux, elles ne pourraient pas évoluer dans le bon sens tant que la colère et l’amertume qu’ils gardaient chacun soigneusement enfermé ne seraient pas libérer de leur silence. La question était de savoir si James avait lui aussi comprit que la retenue et la mesure ne leur serait ce soir d’aucune aide sur le long terme, elle l’espérait et si ce n’était pas le cas alors elle le pousserait dans ses retranchements jusqu'à ce qu’il se libère lui aussi de ses convictions.



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MessageSujet: Re: how to think before speaking: ten steps Sam 3 Déc - 18:54

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Il se pose contre un meuble de la cuisine et pose une main de chaque côté de lui, s’appuyant, d’apparence tranquille mais ses muscles sont tendus. Il lui signale qu’il l’écoute et il l’observe, au passage, la jauge, essaie de mesurer ce qu’elle va dire ou faire. Six ans, c’est une absence non-négligeable, Natalia a changé, cela va sans dire, et lui aussi. Mais dès lors qu’elle se redresse et croise les bras fermement contre sa poitrine, il la reconnaît. Le motard connaît cette posture, cet air pincé, ce regard particulier. Sans savoir précisément ce qu’elle va dire, il sait que ça ne risque pas d’être bon.
Dans un autre contexte peut-être que ça l’aurait fait rire de reconnaître ces petites choses chez elle. Mais son esprit est totalement fermé même s’il s’efforce de rester focus et calme.

« Écoute James, tu es en colère et je peux le comprendre, mais venir sur mon lieux de travail et faire le cirque que tu as fait ce soir c’est dépassé les bornes ! Putain mais est-ce que t’a réfléchie juste cinq secondes aux conséquences que ça aurait pour moi ? pour notre fils ? ce boulot on en a besoin, tu comprends ça ? J’ai pas l’embarras du choix pour payer mes factures et contrairement à toi le fric me tombe certainement pas tout cuit dans le bec. »

Elle souffle. Il reste choqué. Son visage change littéralement de couleur alors qu’il encaisse les mots, une expression énervée lui reste en travers de la gorge. Il s’est redressé, les mains toujours posées sur le meuble derrière lui. Sérieusement ?
S’il s’attendait à des pics, venant de Natalia ce ne serait certainement pas une première, mais la bassesse dont elle fait preuve lui coupe carrément l’herbe sous le pied. Il ne s’attendait pas à ça, pas de cette manière. Et s’il n’est d’ordinaire pas du genre à s’offusquer et à être trop sensible, cette fois-ci particulièrement et venant d’elle il prend ses mots très mal. Faire un cirque ? Ok, ça, il peut l’admettre, même s’il se trouve immédiatement des circonstances atténuantes. Du fric tout cuit dans la bouche ? Ça il ne peut pas l’entendre et surtout pas venant d’elle.

« Alors oui j’ai couché avec Lloyd et? Six ans James…six putains d’années, je pense que t’es bien placé pour savoir que c’est long et pénible et très honnêtement t’es franchement mal placé pour venir me reprocher quoi que ce soit, c’était ta décision alors vient pas m’en reprocher les conséquences, il serait peut-être temps d’arrêter de te cacher derrière le club !
— Non mais tu t’entends sérieusement ? »

Il fait un pas en avant, un index tendu. S’il s’essaie à la retenue depuis sa sortie de prison en ce qui la concerne, ce soir, il ne peut plus vraiment se retenir face à tant d’injustice. Et tandis qu’il pensait la reconnaître quelques secondes plutôt, ce n’est plus le cas maintenant qu’elle a ouvert la bouche.

« Du fric tout cru ? Tu crois que j’me branle la journée ? Que j’ai pas bossé pendant ces six putains d’années, tout cru, sérieusement ? Mais t’inquiètes pas j’lui rembourserais ses merdes à ton boss, pas de soucis, avec le fric qui tombe du ciel. »

Il serre ses mâchoires un instant, passe une main dans ses cheveux. Il s’efforce de ne pas lever le ton mais les mots qui sortent de sa bouche sont empreints d’une colère froide qu’il ne peut réprimer.

« J’assume mes actes, d’accord Natalia ? Alors fais-en autant. Qui parle du club, là, qu’est-ce que ça à voir là tu m’expliques ? Qui se cache ? Arrête moi ton numéro, soit honnête avec toi-même et avec moi juste cinq minutes histoire que j’me sente pas pris pour un gros con, te cache pas derrière ma décision et vient pas me dire de rester calme ok ? Tu sais quoi j’te reproche même pas de t’être tapé, ce, ou ces connards qu’est-ce que j’en sais après tout. Il claque ses mains contre ses cuisses dans un geste exagéré. Mais je vais pas rester là à t’observer flirter avec d’autres types alors qu’on est toujours « mariés sur le papier ». »

Il emphase avec un geste de guillemets.

« A tort ou à raison, ça, ça changera pas. Je ne supporterais pas ça sans rien faire. »

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MessageSujet: Re: how to think before speaking: ten steps Lun 5 Déc - 23:01

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Elle vient de le piquer au vif, elle le voit à ses traits qui revêtent instantanément un tout autre air, à sa façon précipitée de se redresser, aussi lorsqu’il fait un pas vers elle la mâchoire serrée et esquisse un geste menaçant, elle n’en est pas surprise. La jeune femme ne bronche pas, pas un mouvement, pas un soupçon de réaction ne vient recouvrir son visage résolument fermé, elle reste immobile, les bras fermement croisés sur sa poitrine tandis qu’il monte dans ses propres tours. Son premier laïus lui tire une exclamation faussement amusée qui de source évidente ne lui plairait guère, mais elle ne peut s’empêcher de se trouver agacer par sa réponse, non pas parce qu’il se défend, pas même parce qu’il prétend qu’un peu d’argent suffira à remettre chaque chose à sa place, mais plus particulièrement parce qu’il a occulté de son discours la partie qui lui semblait à elle la plus importante et la raison principale pour laquelle elle était si remonté, le bien-être de son fils et tout ce que ce travail lui permettait de lui apporter.

La jeune mère n’a ceci dit guère le temps de rebondir dans l’instant, ses pensées avaient beau fuser dans son esprit, les paroles de James n’attendent pas qu’elles se matérialisent et ainsi, il continue sur sa lancée et elle le laisse faire. Là…on y arrivait enfin, la véritable raison de sa colère, de cet emportement auquel elle a pu assister il y a quelques heures de cela, Lloyd, cette aventure, celles aussi dont il n’a pas la moindre idée et son absence….et là encore, il continue de ne voir que ce qu’il veut bien voir, il continue de faire l’impasse sur le pourquoi elle a agi ainsi, sur la raison pour laquelle elle à certaines fois ressentie le besoin d’oublier son alliance et ses vœux, toutes ces choses qu’il n’a probablement même jamais matérialisé autrement qu’en les enterrant derrière des certitudes montées de toute pièce.

Quand enfin, il se tait, quand il s’arrête pour la laisser répondre des accusations qu’il vient de lui jeter en pleine figure, alors elle reprend constance et à son tour se lance dans des explications qu’elle espère ne pas être vaine. « Donc James sur tout ce que je viens de t’expliquer, c’est ca que tu retiens ? Évidemment dès qu’on touche à ton petit égo, tu démarres au quart de tour ! Est-ce que t’a seulement entendu le reste ? C’est pas une question de rembourser les dégâts, tu t’imagines quoi ? Mon patron ne m’a peut-être pas viré ce soir, mais je bosse dans ce bar depuis 4 ans James et crois moi ce genre de choses se payerons autrement. Et non, je ne pense pas que tu n’aies rien branlé pendant 6 ans, mais quand t’auras enchaîné douze heures à servir verres sur verres à des gens qui n’ont rien d’autre à foutre, avant de rentrer t’occuper d’un bébé qui se réveille toutes les trois heures et ne te laisse au final que quoi ? Trois ou quatre heures de sommeil avant de renchaîner sur une journée, pour gagner à peine la moitié de ce que le club veut bien grassement te payer alors on pourra en reparler. »

Elle finit enfin par s’agiter, parce que la colère s’infiltre lentement et fermement dans ses veines et lui font oublier tout le reste, parce qu’elle en a finalement assez de taire le calvaire qu’il lui a imposé, parce que si elle doit finalement se justifier, elle le ferait une bonne fois pour toute. Ses bras s’ouvrent dans un geste théâtral et elle continue. « Ce que ca a à voir ? mais tout James, tout ! C’est ce putain de club que tu chéris et défend tant qui nous as amené ici, c’est EUX qui ont gâché ma vie et celle de mon fils ! De nouveau, elle s’esclaffe de façon exagérée, entre blessure et colère, elle est complètement hors d’elle. et pour ta gouverne, je ne me cache derrière rien du tout ! J’ai toujours assumé mes actions. Tu veux vraiment savoir ? Tu veux des détails peut-être ? Elle s’était rapprochée de lui la mine froncée. Combien ? Quand ? Où ? fait ton choix, je suis toute disposé à te répondre James. Quant à notre mariage…je suis désolé, mais t’as pas le droit de jouer la carte de l’épouse quand t’as pas été foutu d’être mon mari pendant tout ce temps. » Plus proche de lui que précédemment, le regard rivé sur lui, la fureur au bout des lèvres, elle n’a pas le temps de rajouter quoi que ce soit, ce qui en soit n’est peut-être pas un mal avant que la tornade James ne se déchaîne à son égard.

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MessageSujet: Re: how to think before speaking: ten steps Jeu 8 Déc - 12:17

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Il était évident qu’elle n’allait pas accepter ce qu’il lui jette au visage sans rien dire. C’était évident. Il le savait. Et de toutes façons il ne l’aurait pas reconnue autrement, sans se défendre. Même s’il avait l’impression depuis qu’elle avait ouvert la bouche qu’il ne la connaissait plus. Se connaissait-il lui-même encore, d’ailleurs ?
Sa colère prend une tournure un peu étrange, un arrière-gout amer lui tapisse le fond de la gorge. Plus elle parle, puisque c’est ce qu’elle fait, plus il perçoit la fureur lui remonter le long du cou, tapisser son visage de rouge. Ses mâchoires sont serrées au point qu’il se les décrocherait.

Il l’écoute lui balancer conneries sur conneries. C’est ce qu’il pense, tel quel. Sans plus de fioritures, il abandonne ses manières, ses jolis mots. Il est d’avance fatigué pour la suite, en réalité. Il se dit qu’il n’aurait pas du lui ouvrir, ou simplement lui demander de s’en aller parce que ce soir il n’est finalement toujours pas en état d’entendre ses paroles, puisque bien sur il y a des points où elle ne peut avoir tort. Il voudrait qu’elle ait tort, mais il ne peut pas nier certains aspects de ses commentaires acerbes et agités.

En réalité, parce que c’est fatiguant de s’attarder sur des grands mots, d’expliquer à grands renforts de jolies expression, ça le gonfle. Toute cette mascarade le gonfle. Ça le fait chier d’être le pigeon, le gros con qui a déserté. Il en a plein le cul de se faire avoir par tout et tout le monde, par lui-même, par le club, par sa femme qui n’en a rien à visiblement rien à foutre de le blesser ou non, après tout, il est parti, il les a abandonné alors pourquoi pas lui marcher dessus ? Elle en a tout à fait le droit. Il le sait, il l’assumerait dans un autre contexte, s’est laissé faire depuis sa sortie, s’est mis en tête de comprendre. Il sait ce que le départ d’un proche peut faire, et cette vérité il s’en acquitte, essaye de réparer l’irréparable.

Mais ce soir, il en a marre.

La vérité est que sa colère, qui ne s’exprime pas encore mais qui grandit au fur et à mesure que Natalia lui hurle dessus, se détourne pratiquement de son interlocuteur. Plus elle parle et plus il se sent pris au piège par sa haine, la sienne, celle qu’il s’est sagement appliqué à emballer et cacher aux yeux de tous et en particulier les siens. Il a l’impression qu’elle se déchaîne enfin, plus encore que lorsqu’il déposait ses poings sur la peau de Lloyd, plus encore que les quelques secondes auparavant et qu’elle se déploit telle qu’elle est, vraiment. Appliquée à tous, sans fards, sans maquillage, sans faux-semblants. Juste, telle qu’elle devrait être. Alors qu’il s’obstinait à la diriger contre les flics, le monde, n’importe qui, elle s’épanouit enfin.

Il est en colère contre elle, mais désormais plus encore, contre lui-même. Contre le club, oh oui, comme il est énervé contre ses « frères », ces mêmes frères qui lui ont demandé sans demander de faire un choix impossible. Mais c’est elle qui est devant lui, elle qui n’est pas loin de subir les foudres de tout un monde, et surement celles qui ne lui sont pas destinées.

« …je suis désolé, mais t’as pas le droit de jouer la carte de l’épouse quand t’as pas été foutu d’être mon mari pendant tout ce temps. »

Elle s’est approchée, ils se fixent. Il reste impassible une demi-seconde comme s’il se rejouait ses paroles avant d’exploser, littéralement. Il attrape la première chose qui lui vient et balance l’objet à travers l’appartement.

« Finalement ça t’arranges bien que ce soit moi qui ai pris cette décision, seul, n’est-ce-pas ? Finalement ça arrange tout le monde, c’est génial. J’ai ruiné ta vie, j’ai ruiné celle d’Eliott, j’ai ruiné la mienne, j’ai ruiné ton boulot, t’en as d’autres ? Vas-y je suis à l’écoute, je t’en prie. »

Il se rapproche à nouveau d’elle, l’index tendu dans un geste accusateur.

« C’est vrai que la prison c'était une putain de partie de plaisir, mais, oh non excuse moi, je ne voudrais pas souffrir à ta place. Pardonne-moi si j’empiète sur ton terrain. Je voudrais pas te faire croire que c’est terrible, la prison. Mais tu sais quoi bizarrement ça l’était nettement moins que de t’imaginer six pieds sous terre. »

Il se passe une main dans les cheveux dans un geste furieux, ne tente même pas de se retenir.

« J’ai adoré tes absences de plus en plus régulières, j’ai adoré tout ces moments où tu m’interdisais même d’entendre parler de notre fils, et ne revient pas me dire que c’était pour nous protéger, d’accord, tu penses que tu l’as fais pour ça, ainsi soit-il, comme j’ai décidé de le faire en prenant cette putain de décision. Mais ok, quoi qu’il en soit, c’est moi qui l’ai prise, alors je dois fermer ma gueule, j’ai bien compris, même maintenant, même ce soir, j’ai compris. »

Il tremble, serre les poings. Il ne lèverait jamais une main sur elle mais se sent prêt à dévaster l’appartement.

« Je n’peux m’en prendre qu’à moi-même, alors je ferme ma gueule et je t’écoute, c’est bon, t’as c’qui t’faut ? Ou alors, sois plus claire, tu attends quoi de moi là ? T’as besoin d’en remettre une couche, t’as besoin de me raconter tes exploits ? Alors vas-y termine c’que t’as à faire ! »

Il se rapproche d’elle d’un mouvement sec.

« Qu’est-ce que t’attends ! VAS-Y ! »

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MessageSujet: Re: how to think before speaking: ten steps Mar 13 Déc - 22:05

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Sa réaction ne se fait pas attendre, les doigts de James se referment sur un verre et le font valser contre le mur opposé dans une colère sourde et dans l’instant silencieuse, si ce n’est pour les milliers de pensées étouffées et gorgées de fureur que son regard lui laisse un instant admirer. Elle sait qu’elle vient sûrement d’aller trop loin, elle sait cette colère qu’elle lui voit porter et la douleur qui lui tort sans doute les entrailles et pourtant, elle est loin d’être tiraillée par le remords, parce que tout le monde semblait oublier qu’elle aussi avait eu son poids à porter, elle n’était certes pas entravée par quatre murs sombres, elle n’était pas privée de sa liberté et n’avait pas à subir l’isolation telle que lui l’avait vécu, mais elle aussi, s’était retrouvé seule, elle aussi avait vu son monde volé en éclats et son cœur être brisé aussi sûrement que le verre qu’il venait de jeter sans retenu contre le mur et elle ne voyait pas pourquoi elle devrait s’excuser d’avoir voulu continuer à avancer.

C’était-ils déjà affrontés aussi durement ? Elle n’en avait pas le souvenir, mais cela ne signifiait pas que ca n’avait pas été le cas, chaque dispute avait du lui donné la sensation de primer sur les autres à un moment T, cependant le ressenti cette fois lui était tout étranger, entre une douleur lancinante et une colère grandissante, entre l’envie de replonger dans l’oubli du passé et la peur d’affronter l’avenir…entre les certitudes inscrites sur sa peau et l’inconnu invisible.

« Ca…elle lève les yeux au ciel et laisse échapper un rire jaune. Ca m’arrange ? Oui bien sûr, évidemment ca coule de source James ! La jeune mère secoue la tête de gauche à droite avec un air complétement blasé clairement affiché. Pour être tout à fait honnête, elle ne sait même pas quoi répondre à cela, tant elle se retrouver prise au dépourvu, elle ne comprend pas bien où il veut en venir, c’est un instant pivot de leur histoire sur lequel ils ne seront jamais d’accord de toute façon, pour le motard ce sera toujours une décision prise dans l’intérêt de son épouse et pour elle cela représentera toujours une mise à l’écart certaine, un manque de considération pour ce qu’ils avaient construit ensemble, comme si son avis n’avait pas sa place au milieu de ceux de ses frères. Quant au fait qu’il ai été persuadé que sa vie à elle en dépendait, elle avait bien du mal à l’intégrer, elle connaissait le club, en connaissait les règles, mais avait toujours bien du mal à s’imaginer qu’ils puissent s’en prendre à elle pour l’atteindre lui, sans remettre sa parole en doute évidemment, mais l’idée ne faisait tout simplement pas son chemin aussi facilement que cela. Le ton continu de monter et les mots se font plus cinglants, plus aiguisés et il tape là ou il sait qu’il peut faire vraiment mal, James se trouve finalement exactement là où elle l’avait amener sans avoir la certitude de pouvoir l’encaisser, elle ne nierait pas que les images et les douleurs oubliées reprirent leur place en un instant, comme si elles ne l’avaient jamais quitté, comme si son cœur et ses épaules se retrouvaient de nouveau sous le courroux du chagrin duquel elle s’était si difficilement extirpée. Elle hésite à lui raconter le poids de devoir faire bonne figure pour ne pas l’affliger de plus qu’il ne pourrait supporter, de devoir accrocher un sourire à ses lèvres lorsqu’elle déambulait dans le couloir qui la menait au parloir, celui de devoir taire la douleur de le voir là, de ne pas pouvoir le toucher, mais surtout le plus difficile celui de devoir l’y laisser. Il y avait bien des choses que James ignorait, il ne savait pas combien de fois elle s’était éteinte après s’être rendue à la prison, les jours passés dans le silence et la pénombre de sa chambre, les larmes qu’elle avait versées, si il n’y avait pas eu Josef pour la remettre sur le droit chemin et lui rappeler qu’un bébé dépendait encore d’elle, elle ne sait pas vraiment comment tout ca aurait fini….mal sans doute, fort heureusement cela ne resterait qu’un « si » irréel.

Sa gorge qui s’était d’abord serrée, la rendant muette pendant quelques instants commence à retrouver de sa vigueur, la peine redescend au profit d’un agacement certain, il ne comprend pas, il est borné et fermé à l’entendre et entre dans un tout autre niveau, celui de la provocation et c’est là quelque chose qu’il ne faut as utiliser avec la Serbe et il le sait pourtant bien, mais de toute évidence ni l’un ni l’autre ne trouve à s’ouvrir à l’autre pour le moment et peut-être n’y arriveront-ils plus, peut-être que tout cela n’a plus le sens qu’ils pensaient encore pouvoir lui donner.

« Qu’est-ce que t’attends ! VAS-Y ! »
Il se rapproche d’un mouvement sec et elle ne bouge pas, ses prunelles qui virent au noir planté dans les siennes.

« Oh, excuse moi, j’avais pas saisie que c’était un putain de concours !!!! Tu crois que je le sais pas ? tu crois que ca m’a pas bouffé de te savoir là-bas tous les jours ? Y a pas une putain de minute où j’avais pas peur pour toi, peur qu’on m’appelle pour me dire que….Je suis pas idiote, j’imagine parfaitement à quel point ca a été dure pour toi de passer six ans là-bas, mais ca te donne pas tous les droits James et certainement pas celui de juger les décisions que j’ai pu prendre pendant ce temps. Elle criait, parce qu’elle préférait s’égosiller que se mettre à pleurer. Ses mains levées devant elles, s’étaient soudainement rabaissées le long de son corps secoué par la rage, qui sembla elle-même s’estomper en même temps que son geste.

Tu comprends pas hein ? Pourquoi tu crois que j’ai arrêté de venir ? parce que j’avais mieux à faire ? parce que je m’en foutais ? parce que je préférais aller, me faire sauter par le monde entier ? Elle avait enphasé sa phrase avec un geste plein d’amplitude. Ca m’a rendu malade James !! J’y arrivais plus d’accords !! J’arrivais plus à sortir de là-bas, j’arrivais plus à m’occuper de notre fils parce que j’étais incapable de quitter cet endroit, de te quitter toi, alors oui, j’ai dû choisir et pour la première fois de ma vie ca n’a pas été, toi désolé !

Et oui ! Quoi que tu en penses, toutes ces décisions, je les ai prise pour lui et si tu crois vraiment que ca ne m’a pas coûté alors je sais vraiment pas ce que je fout ici. Sa gorge se serre et elle laisse planer un court silence, pour reprendre pied un instant parce qu’elle n’oublie pas tout ce qu’il vient de dire, parce qu’elle n’oublie pas le moment actuel et ne veut pas que son récit empiète sur ce qui se passe prestement.

Tu sais quoi ? t’es vraiment qu’un sale con James ! Alors quoi ? Parce que je me défends ca veux dire que je te bride ? que je t’empêche de t’exprimer ? Si tu voulais une nana qui ferme sa gueule, fallait pas m’épouser et si t’es à cours d’arguments, je vais quand même pas m’en excuser !! Elle lui jette un regard plein de provocation, si il voulait jouer à ce petit jeu, bien !

Ce que je veux ?? c’est qu’on arrête de faire semblant que tout est normal ! Ce que je veux, c’est parler de l’éléphant dans la pièce, celui duquel on détourne le regard depuis que tu es sortie parce que c’est plus facile comme ca ! Ce que je veux c’est du vrai, pas cette image parfaite de toi, elle avait tracé du doigt un serpent descendant de haut en bas devant lui, qui dit et fait ce que tu crois que je veux voir et entendre parce que tu te sens coupable ou que tu as peur que je te prive de ton fils où j’en sais rien! Ce que je veux, c’est que tu comprennes que si ca a été atroce pour toi, ca n’a pas été plus facile pour moi, j’ai pas eu le choix que de continuer à exister sans toi...

Et arrête un peu de faire ton cinéma, parles-moi bordel ! »

C’était un peu facile de donner le mauvais rôle à Natalia, sous prétexte que quoi ? qu’il avait sans doute plus souffert qu’elle ? Ce n’était là qu’une question de perspective.
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MessageSujet: Re: how to think before speaking: ten steps Mar 20 Déc - 23:16

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« Oh, excuse moi, j’avais pas saisie que c’était un putain de concours !!!! Tu crois que je le sais pas ?
C’est toi qui m’donne l’impression d’être en plein concours !
tu crois que ca m’a pas bouffé de te savoir là-bas tous les jours ? Y a pas une putain de minute où j’avais pas peur pour toi, peur qu’on m’appelle pour me dire que….Je suis pas idiote, j’imagine parfaitement à quel point ca a été dure pour toi de passer six ans là-bas, mais ca te donne pas tous les droits James et certainement pas celui de juger les décisions que j’ai pu prendre pendant ce temps. »

Elle ne l’écoute pas et lui non plus n’a pas envie de l’écouter, mais elle crie. Elle hurle pratiquement et ça ne lui fait rien que l’énerver. James, le maladroit, qui sait dealer des armes et autres conneries, mais pas avec ses sentiments. Il a l’impression d’être sur un fil et ne sait absolument pas quoi faire pour se dépêtrer de cette situation. Plus Natalia parle et il se sent se renfermer, ce qui est tout à fait contraire à sa manière d’agir jusque-là.
Il l’a poussée à réagir, l’a provoquée, il le sait. Et pourtant, il ne sait pas comment faire alors que ses paroles le blessent. Il se déteste pour avoir laissé sa famille derrière lui et entendre ce que ça a causé à sa femme, qu’il aime toujours malgré son air de dédain qu’il s’accorde à porter maintenant, ça le tue. Mais sa colère n’a pas envie d’entendre tout ça, il voudrait juste qu’on s’arrête deux minutes pour lui dire : je comprends. Mais non, peu importe ce qu’il avait dans le cerveau.

« Tu sais quoi ? t’es vraiment qu’un sale con James ! Alors quoi ? Parce que je me défends ca veux dire que je te bride ? que je t’empêche de t’exprimer ? Si tu voulais une nana qui ferme sa gueule, fallait pas m’épouser et si t’es à cours d’arguments, je vais quand même pas m’en excuser !! »

Il laisse échapper éclat de rire franc, entre la colère et l’ironie, là, il était très clairement sur le cul.

« Ah alors là c’est la meilleure, félicitations ! »

Elle le regarde avec cet air de provocation qu’il connaît très bien et c’est malgré lui qu’il en tire une pointe de satisfaction. D’ailleurs son petit sourire sur le côté témoigne parfaitement de cette barrière sournoise qu’il érige sans même s’en rendre compte. Son éternelle protection, sa provocation, lorsque les choses lui tiennent un peu trop à cœur, lorsqu’il sent qu’il s’engage un peu trop, émotionnellement. Cette fureur teinté de provoc n’est que le reflet de son ego blessé par la culpabilité, évidente, qu’il n’a pas envie d’endosser ce soir.
Il croise les bras, stoïque et la laisse parler, encore.

« Ce que je veux ?? c’est qu’on arrête de faire semblant que tout est normal ! Ce que je veux, c’est parler de l’éléphant dans la pièce, celui duquel on détourne le regard depuis que tu es sortie parce que c’est plus facile comme ca ! Ce que je veux c’est du vrai, pas cette image parfaite de toi » Il laisse échapper une expression désabusée « qui dit et fait ce que tu crois que je veux voir et entendre parce que tu te sens coupable ou que tu as peur que je te prive de ton fils où j’en sais rien! Ce que je veux, c’est que tu comprennes que si ca a été atroce pour toi, ca n’a pas été plus facile pour moi, j’ai pas eu le choix que de continuer à exister sans toi... »

Comprendre que ça n’a pas été facile pour elle ?

« Et arrête un peu de faire ton cinéma, parles-moi bordel !
— Et toi tu veux bien enlever tes oeillères ? »

Sa réponse est trop rapide, trop sèche. Il sent qu’il peut dépasser les bornes, mais n’est pas capable de s’arrêter. Sa colère l’aveugle, il est fatigué, son visage le tire, ses muscles également, et il en a juste, plein le cul.

« Tu crois que je le sais pas, que je me l’imaginais pas, ô combien ça a été dur pour toi ? Tu crois que j’pensais quoi, que tu vivais dans un cocon luxueux, parfait, tranquille ? J’imagine que c’est plus facile de te figurer ça, effectivement ! »

Il reste là, appuyé contre un meuble, les bras croisés.

« Parlons-en alors ! Tu veux que je te le répète ? Oui, j’ai accepté d’aller en prison, de prendre le blâme pour le club, accepté, si c’est le terme que tu veux entendre, puisqu’entre toi et moi évidemment j’avais pas l’ombre d’un choix. »

Si l’un de ses frères l’entendait il devrait surement s’attendre à affronter une petite confrontation avec son boss, mais à cet instant précis, il n’en a strictement rien à foutre.

« Ça m’a couté de faire ce choix, mais je vous ai abandonné, voilà, c’est dit. Je t’ai laissée toute seule, et t’as du te démerder sans moi. En ça, oui, je le dis, t’as été bien plus forte que moi. »

Il est sincère dans sa manière d’aborder le sujet et ne souhaite pas se poser en victime, loin de là, il appose un fait, rien de plus ; même si son ton est froid et même s’il a toujours cet éclat provocateur dans le regard, il est sincère. Après tout, il n’a pas eu à s’occuper d’un gamin seul, d’un jour à l’autre avec un court préavis sur la situation, à laquelle il ne lui a pas demandé son avis. Mais cette aigreur qui rôde à l’intérieur ne lui laissera pas la chance de s’exprimer sur son aptitude à être désolé de lui avoir infligé ça.

« Alors ok ! J’ai essayé de ne pas seulement être le sale type qui sortait de prison et j’ai essayé de faire ce qu’il me semblait être bon de faire, réintégrer ta vie, celle d’Eliott, sans trop de dommages, sans trop de vagues. J’ai naïvement cru que ça marcherait. La vérité c’est que je ne sais pas c’que tu veux ! »

Il se redresse, les bras toujours croisés et fait un pas en avant vers elle. Sa nonchalance est bien loin d’être naturelle, son corps est tendu et ses mâchoires sont crispées. Le ton qu’il emploi recommencer à monter, il est bien loin de prendre cette conversation pour un jeu. Il hausse les sourcils et serre les lèvres, plein de sarcasme.

« De toutes évidence je me suis royalement planté sur tes attentes, ou plutôt je me suis bien voilé la face, comme un con, référence directe au petit manège auquel vous vous êtes adonnés au Maureen’s. Alors certes je n’ai aucun droit de juger tes actions au regard des miennes, bien ! Six ans c’est long, on le sait tous les deux. Il faut que je sois un sale con ? Très bien ça ne me posera aucun problème à l’avenir. »

Il se rapproche à nouveau d’elle et desserre ses bras pour les laisser tomber le long de son corps. Il la fixe, garde cet air insupportable sur le visage, ce qui lui également de ne pas laisser transparaître sur son visage ce qui le blesse.

« Mariés, « sur le papier » ou non, Natalia, sache bien que ça ne change rien pour moi. Que ça te plaise ou non, je suis là et je resterais ! Tant que j’aurais ça , il lève sa main pour montrer son alliance, et tant que tu seras supposée l’avoir, je serais le sale con jaloux dans les parages ! »

Sa petit monologue se conclue par une nouvelle « perte de contrôle » lui qui voulait afficher son indécente petite provocation n’est même pas capable de garder en vue cet objectif.

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MessageSujet: Re: how to think before speaking: ten steps Mar 27 Déc - 20:24

How to think before speaking: Ten steps

All alone I watch you watch her
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Il commence sérieusement à l’agacer, non pas qu’elle ne le soit pas déjà, à dire vrai, elle est en colère depuis qu’il a franchi la porte du Maureen’s, mais elle peut sentir dans son estomac qui se tortille, dans la chaleur qui semble suivre lentement le réseau démultiplié de ses veines et dans le tremblement de ses mains qu’elle retient, la rage et la frustration qui fait taire tout le reste derrière son voile imposant. Si son discours avait tantôt pu faire naître un peu plus de tempérance dans son comportement, cette notion ne semblait plus du tout avoir sa place en l’instant, ne laissant que trop d’espace au mur plus que solide qui semblait s’ériger ce soir entre elle et son mari. Peut-être que cette fin qu’ils n’avaient jamais vraiment eue était là, peut-être qu’ils s’étaient accrochés de loin et naïvement à quelque chose qui avait cessé d’exister il y a plusieurs années, peut-être qu’il était tant de jeter les œillères dont il parlait, mais qui ne dissimulaient pas au sens de James ce qui semblait fleurir dans l’esprit de Natalia.

Cette scénette n’avait pas plus de sens ou d’impact qu’un pavé dans l’eau, cela ne la soulageait même pas des frustrations accumulées, parce que même si le ton employé par chacun des protagoniste ne pouvait que pousser leurs paroles à être entendues, ce n’était de toute évidence pas le cas et ils le savaient tout deux très bien, tout du moins Natalia se rendait bien compte que quelque soit le message qu’elle essayait de faire passer, celui-ci ne parvenait pas vraiment jusqu’aux oreilles du motard qui ne voyait là qu’un acharnement injustifié contre lui.

Peine perdue…Voilà ce qui revenait encore et encore sur le devant de la scène dans le triste spectacle qui se jouait dans son esprit tourmenté. Elle entend pourtant certaines remarques qui ont plus de sens que d’autres ou tout du moins résonne bien différemment, elle doit bien avouer que dans une certaine mesure oui, elle est persuadée que James n’a pas la moindre idée de ce qu’a été sa vie pendant son absence, il peut l’imaginer, il n’est pas idiot et à eu loisir d’entendre des centaines d’histoires de la bouche de ses frères pendant son séjour à l’ombre, mais entre une narration extérieure et vivre cette sordide histoire il y a plus d’une différence et c’est ce qu’elle n’arrive sans doute pas à exprimer, à lui faire entendre. Parce que non, elle n’imaginait pas qu’il puisse se monter de rien l’illusion qu’elle vivait une vie paisible et sans anicroches, mais au-delà des faits, il ne savait pas les émotions qu’elle avait avalées, endurées et combattues, il ne pouvait même pas les imaginer dans leur puissance et leur profondeur. Elle lève les yeux au ciel devant ses provocations qui ne lui donnent qu’une seule envie, celle de partir et de laisser derrière elle toute cette mascarade inutile, mais forte heureusement ou pas pour lui, son égo ou en tout ce qu’elle s’imagine être son égo l’en empêche. Elle reste donc, elle écoute en silence, le visage pincé, les bras fermement croisés sur sa poitrine, la jointure de ses doigts peint d’un blanc maladif à force de contenir sa colère et elle entend, elle l’entend lui parler ou en tout cas, ce qu’il croit faire, parce qu’une fois de plus il ne lui dit pas, il ne lui parle pas de ce qu’il veut, de ce qu’il espère, de l’endroit où il est, il ne fait que lui énoncé des faits, il continue de lui raconter une histoire qu’elle connaît déjà, une histoire impersonnelle et distante. Peut-être ne veut-il pas le faire et c’est encore ce qui aurait le plus de sens, mais dans ce cas pourquoi ne pas faire preuve d’honnêteté plutôt que d’alimenter ce cirque ? La jeune Serbe peine à reconnaître celui qu’elle a épousé, celui qui ne lui taisait pas ses espoirs d’avenirs, ses secrets, sortis d’un passé qu’il gardait face aux autres enfermé, celui qui s’affirmait sans pour autant la brider, la calmait quand elle se laissait dépasser par son caractère indompté sans pour autant la juger, peut-être n’existait-il plus, peut-être qu’au même titre que la Natalia de l’époque, il s’était éteint derrière des responsabilités trop grandes pour lui.

La colère et la peine qui avait pu marquer le visage du trentenaire semblaient désormais masquées sous une mesquinerie et un sarcasme plein de provocation qui lui donnait juste envie de lui coller sa main en plein visage, elle pouvait sentir jusqu’aux fourmis titiller le bout de ses doigts qui s’agitaient dans le creux de sa paume, tandis que sa mâchoire se resserrait fermement sur les mots qu’elle n’avait pas encore lâchés. Il la toise et se rapproche, mais elle ne bronche pas, quand bien même ce n’est pas une facette de lui qu’elle connaît bien, elle n’est pas impressionnée, elle attend, quoi ? Elle ne le sait pas vraiment. Que le point de non-retour soit atteint ? Que l’évidence se face ? que la situation se décante subitement ? non cette dernière semblait parfaitement impossible, ils avaient déjà dépassé ce stade, cette possibilité plus ou moins salvatrice pour leur famille, non, ils ne le restaient plus qu’à prendre conscience de ce qui n’était plus au lieu de cherche ce qui avait été et ce n’était pas chose aisé. Il lui montre son alliance et cela n’est que pierre à l’édifice, un peu plus d’eau sur le feu brûlant qu’ils alimentaient tout deux sans prendre garde aux conséquences, elle aurait presque envie de rire, de laisser s’échapper l’acidité et le ridicule que lui inspire tout cela, elle pourrait, cela serait sans doute un point final cruel et insensé, mais qui aurait sans aucun doute le mérite de faire le travail. Elle pourrait, mais il reste imaginaire, parce que ca ne la fait pas rire, pas même jaune.

Elle souffle.

« Tu sais quoi, j’ai gravement envie de t’en coller une là tout de suite ! Bien évidemment, elle n’en fait rien et par chance, rien n’est à porter de sa main, en tout cas rien qu’elle ne puisse balancer pour exorciser sa colère. Je sais pas si tu le fais exprès ou si t’as aucune envie de m’entendre, mais…elle grogne et la cadence de ses mots s’accélère. Je te demande pas de me balancer des faits que je connais déjà ou des excuses que tu imagines que j’attends, c’est plus le cas okay ! et depuis bien longtemps maintenant ! Elle agite ses mains, accompagnant désormais sa parole de geste d’envergure. Je te demande de me parler de me dire ce que toi, tu veux, ce que t’attend, ce qui se passe dans ta putain de tête, mais apparemment, c’est trop te demander, non quand il faut ouvrir ta bouche y a plus personne ! Elle se marre, ce n’est pas là un vrai rire, loin de là, c’est plutôt une image acerbe de ce qui se joue à l’intérieur d’elle. Tu veux savoir ce qui est drôle dans tout ca, c’est que ce rôle de bon père et de mari impliqué que tu t’es collé sur le dos, ca a bien failli marcher parce que bêtement, j’ai cru que peut-être finalement, on pouvait avoir un avenir, mais la vérité, c’est que t’a aucune confiance ni en moi, ni en mon jugement, tu crois vraiment que j’aurai été me faire sauter alors que j’ai fait tout autant d’effort que toi depuis que tu es sortie, parce que ca n’est pas facile pour moi d’être avec toi sans l’être, de partager Eliott avec toi et dieu sait que j’ai tout fait pour que tu trouves ta place sans trop de difficulté, pour te rendre les choses faciles, mais cette espèce de gros con jaloux que j’ai eu le plaisir de voir ce soir, je le connaît pas et j’ai pas la moindre envie de le connaître ! Elle pousse un soupir énervé.

Alors oui peut-être que c’est moi qui suis en tort, peut-être que je suis le méchant de l’histoire, mais tu sais quoi, je vais pas m’excuser pour les décisions que j’ai prises pour moi, parce que tu vois, elles n'ont pas été nombreuses, mais moi aussi, je suis un putain d’être humain James et je vais pas non plus m’excuser d’avoir eu envie d’être autre chose qu’une mère et si c’est que tu attends de moi, si ce qui t’a motivé ce soir est l’image parfaite de la femme que t’a quittée y a six ans. Elle attrape d’un geste brusque l’avant-bras de son mari et le lève entre eux deux. alors tu peux enlever cette bague de ton doigt dès maintenant ! »
© GASMASK

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