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 how to think before speaking: ten steps

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MessageSujet: Re: how to think before speaking: ten steps Mar 3 Jan - 20:57

Lloyd, Natalia & James
How to think before speaking : ten steps  




« Tu sais quoi, j’ai gravement envie de t’en coller une là tout de suite ! » James laisse échapper une exclamation faussement amusée, son éternel sourire plaqué sur les lèvres et les bras grands ouverts. « Mais je t’en prie fais-toi plaisir ! »

Elle s’agite et se remet à grogner, son parlé devient plus rapide, plus violent peut-être il y a de ça, en tout elle semble vivre son discours animé avec franchise et le motard l’observe à mesure qu’elle s’élance, et elle y va franchement. Tant qu’à faire, aucun problème. Le portrait d’eux qu’elle peint est en réalité assez bien brossé pour le plus grand déplaisir du KOS qui reste là et qui l’observe avec cette espèce de lumière provocatrice dans les yeux, il a envie de ravager son appartement pour laisser échapper la violence qui lui parcourt les veines. C’est fou ce qu’elle lui provoque, chaque fois qu’elle ouvre la bouche, chaque fois, il a l’impression qu’elle le repousse un peu plus loin dans ses retranchements.

Il a envie d’hurler, plus fort qu’elle, pour la faire taire pour qu’elle arrête son cinéma, qu’ils arrêtent tous les deux cette petite pièce improvisée à base de petites piques sympathiques. Elle se stoppe, pousse un gros soupir, on dirait une enfant, il a envie de lui faire remarquer mais préfère se taire et de toutes façons, Natalia reprend ses armes assez rapidement pour lui couper l’herbe sous le pied. Bien sur son discours ne s’apaise pas et elle finit rapidement par lui attraper l’avant-bras qu’elle lève entre eux deux, et termine sa tirade avec ce geste sec.  

« Alors tu peux enlever cette bague de ton doigt dès maintenant ! » Il arrache son bras de la main de Natalia, attrape sa bague et l’enlève d’un geste sec. « Tiens ! C’est ça que tu cherches ? C’est ça que tu veux ! Dis-le plus clairement ! »

Il claque son alliance sur le comptoir et c’est à son tour de lui couper l’herbe sous le pied. Lui aussi il a envie de crier. Au fond de lui, le motard a surement plein de choses à lui dire, il voudrait lui confier ses doutes, ses peurs, comme avant, parce que c’est grâce à elle qu’il a tenu le coup bien des fois. Mais il est bien trop en colère pour lui donner ce qu’elle veut, pour lui laisser l’accès à l’intérieur de sa tête.

« Tu crois vraiment que j’vais me mettre à t’expliquer ce qu’il se passe dans ma putain de tête, là maintenant ? J’ai fais ce que je croyais qui t’irais, qui te satisferais, mais visiblement tout ça n’a aucun sens, honnêtement je comprends plus rien ! » Il s’agite lui aussi, le visage rougit par la colère. « T’as peut-être pas envie de le connaître mais si t’as changé en six ans je te rappelle que t’es pas la seule et excuse-moi, oui, j’ai préféré endossé naïvement ce rôle, croyant bêtement que ça marcherait, parce qu’il était hors de question que mes actions m’empêchent encore de voir mon fils ! Tu veux que j’te parle ? Ça ne sera jamais assez de peines pour toi Natalia, visiblement jamais assez à tes yeux pour que je puisse m’approcher ! » Il s’énerve davantage encore, comme si c’était possible, faisant paraître contre son gré la partie blessé qu’il préférait cacher par fierté.

« Arrête de me demander ce que je veux, tu sais ce que je veux ! » Il pointe son doigt vers elle « Tout ce que je veux, et pas simplement depuis ma sortie mais depuis le moment où on m’a passé ces fichues menottes, c’était de revenir ici, dans ce putain d’appartement, avec n’importe quelle Natalia, celle d’il y a six ans ou celle de maintenant, peu importe ce que j’ai fais, peu importe ou t’as été, peu importe qui se placerait entre ma famille, et moi ! » Il tremble de toute part et grogne plus fort encore, comme si ça allait empêcher Natalia d’élever la voix à son tour.

« Et tu sais quoi j’en ai marre de faire semblant, de prétendre que la situation me va parfaitement, parce que je croyais bêtement que ça m’irait tant que je pourrais voir Eliott mais c’est pas le cas ! J’en ai assez de jouer à cette putain de farce de mariage, ça suffit, alors si c’est ce que t’attends de ce soir, si c’était ton message, d’enfin mettre un terme à ce mariage si pesant sur tes épaules alors vas-y, je te retiendrais plus avec l’image du mari impliqué ! »

Il termine son dialogue tremblant en pointant du doigt, cette fois, la porte d’entrée, celle qui avait déjà claqué lors de précédentes disputes.  

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MessageSujet: Re: how to think before speaking: ten steps Jeu 5 Jan - 18:28

How to think before speaking: Ten steps

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Elle ne sait pas vraiment ce qu’elle attendait de lui, mais force est de constater que sa réaction immédiate la surprend, elle reste figée, bras ballants lorsqu’il se défait de son emprise et complètement muette lorsqu’elle le voit ôter son alliance et la faire violemment claquer sur le comptoir de la cuisine. Si elle avait immédiatement ouvert la bouche, elle l’avait aussi vite refermé, non ce n’était peut-être pas ce qu’elle voulait après tout, en tout cas pas à en croire la boule qui se formait prestement dans sa gorge. Elle le laisse ainsi continuer, elle ne saurait de toute façon dans l’immédiat ni quoi dire, ni quoi faire, tant elle se trouve prise au dépourvu. Les lèvres pincées et le regard fixé sur l’anneau isolé sur le plan de travail, elle écoute son mari s’énerver, vraiment cette fois et elle ne peut s’empêcher de se dire que quand bien même il s’efforce de lui dire qu’il ne lui expliquera pas ce qui se passe dans sa tête, c’est tout de même ce qu’il fait. Elle se sent victorieuse en quelque sorte, parce qu’elle s’aperçoit que sur certains points, il fonctionne toujours de la même façon et qu’elle sait toujours comment lui tirer les vers du nez ce qui s’est toujours révélé une tâche difficile avec lui. James avait toujours été quelqu’un de plutôt secret en tous les cas en ce qui concerne ses pensées et ses sentiments et il lui en avait fallu du temps pour comprendre comment le faire parler même si parfois et comme ce soir cela se faisait à ses dépends.

Elle a beau essayé, elle ne comprend pourquoi il ne voit en elle que rejet, d’accord elle ne lui a pas sauté dans les bras, d’accord elle lui a surement donner du fil a retordre mais de façon générale elle estimait s’être montré plutôt avenante avec lui, elle ne lui avait jamais refusé la moindre visite chez elle, n’avait refusé aucune de ses invitations, elle lui avait juste imposé du temps, parce qu’elle en avait besoin, parce qu’il lui rendait les chose plus facile, ce vide temporelle, cette possibilité de repousser toujours un peu plus une échéance qui lui faisait peur, une décision qu’elle n’arrivait pas a prendre, mais en l’instant elle le sait cette échéance vient de prendre fin, c’est aujourd’hui, maintenant, qu’elle doit choisir et elle ignore si elle en est capable.

Il a raison, elle sait ce qu’il veut, il ne le lui a pas caché, chacune de ses actions ont pris ce sens alors pourquoi a-t-elle tant besoin de l’entendre verbaliser ce dont elle a déjà connaissance ? Peut-être espère-t-elle y trouver la réponse qu’elle cherche sans trouver, peut-être a-t-elle besoin d’arguments, d’une vraie raison qui la pousserait à laisser doutes et hésitations s’évaporer comme neige au soleil… Peut-être, bien trop de peut-être.

Puis vient le point d’exclamation entrelacé dans l’interrogation qui lui est directement lancé, la main de James lui trace le chemin vers la porte et son ego semble vouloir la pousser dans sa direction, finie les problèmes, finie les questions et adieux conséquences hasardeuses, mais elle sait aussi que passer cette porte signifie mettre un terme à son mariage, à ce semblant de famille qui n’a jamais existé et à ce qu’ils pourraient avoir été. Elle balance la tête à la négative les yeux fermés et la mâchoire serrés, elle n’aime pas les ultimatums, elle est du genre forte tête et peu se montrer particulièrement idiote dans ce genre de situation juste par volonté de prouver son point. « T’as raison. Elle marque une pause pouvant paraître dramatique cherchant la suite de ses propos dans l’entremêlement de ses pensées. Je sais ce que tu veux, mais…la vérité, c’est que je ne sais pas si je suis en mesure de pouvoir te le donner. Elle tourne son regard vers lui et plonge ses prunelles dans les siennes. Pas parce que je ne t’aime plus, non, ce serait tellement plus facile si c’était le cas, mais parce que…elle prend une profonde inspiration et passe sa main sur son visage comme pour se redonner un peu d’aplomb. Parce que tu m’as brisé le cœur bon sang James ! et je sais pas si je pourrais le supporter une nouvelle fois tu comprends ?? j’essaye de mettre tout ca derrière nous, mais j’y arrive pas, parce que à chaque fois que je te vois, j’ai peur qu’ils te reprenne, parce que te laisser revenir dans ma vie, c’est risquer de te perdre encore et je veux pas revivre ca, parce que c’est la chose la plus dure que j’ai eu à faire dans ma vie. Je peux pas, tu comprends, JE PEUX PAS !. » Des larmes silencieuses s’étaient mise à couler le long de ses joues, elle n’était pas prête à faire ce choix pas ce soir, pas maintenant, mais elle ne pouvait plus échapper au moment, le temps était écoulé désormais et elle se refusait à l’admettre, elle ramassa donc son sac et se dirigea vers son mari, glissant une main sur sa joue, elle déposa un baiser sur ses lèvres. « Je suis désolé. » Chuchota-t-elle avant de lui tourner le dos.
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MessageSujet: Re: how to think before speaking: ten steps Ven 6 Jan - 21:36

Lloyd, Natalia & James
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Il s’attendait à tout. Correction, à à peu près tout. Il s’attendait à ce qu’elle hurle, encore, un peu plus fort pour essayer de le faire taire à son tour. Il s’attendait même à une gifle, celle qu’elle voulait tant lui décocher quelques minutes plus tôt. James connaît Natalia, il connaît par cœur son tempérament parfois vraiment pénible, c’est aussi ce qu’il aime toujours chez elle bien qu’il ait du mal à l’encaisser là, maintenant.

Mais alors que lui vient de se faire mal à la gorge à tenter de crier toujours plus fort, à s’emporter, il constate avec effroi qu’elle ne réplique pas avec autant d’ardeur. Au contraire. Natalia secoue la tête, ferme les yeux, serre la mâchoire. C’est ce genre de réactions qui font le plus peur à James, car il sait qu’elle crie, il sait qu’elle s’exprime. Et il aurait surement préféré qu’elle hurle plus fort que lui, plutôt que d’adopter un ton et une attitude qui lui semble maintenant résignée. Il comprend, au plus profond de lui, qu’il a outrepassé une certaine limite et que ce vers quoi il vient de la pousser, leur feront du mal à tous les deux.

« T’as raison. »

Non. Il déteste quand elle dit qu’il a raison. Il a l’impression d’approcher un point de non-retour et la réalité qui se cache derrière sa colère et qu’il se sent effrayé. Effrayé de ce qu’il va se passer alors qu’elle enchaine un nouveau monologue. Chaque mot est une pincée de sel ajoutée sur la plaie qu’il sent bien ouverte entre eux. Il a la soudaine impression que c’était plus facile quand ils s’hurlaient des saloperies au visage, en l’occurrence, les mots qu’elle emploie spécifiquement lui font plus mal que n’importe quelle autre connerie sortie plus tôt. Il perçoit son sang refroidir, sa mâchoire se contracter, ses muscles se tendre. Il a l’horrible impression de sentir des lames glacées glisser sous sa peau, entre ses côtés. Le motard est pris au dépourvu, incapable d’ouvrir la bouche alors que ce qu’il voit sur le visage de sa femme n’est autre que l’expression pure d’une douleur sincère.

Plus que jamais, il veut revenir six ans et demi plus tôt, quand il faisait naitre des sourires sur ses lèvres et non pas des larmes à ses yeux. Sa colère semble être redescendue d’un coup, non pas qu’elle ait totalement disparue, il le sent, elle est là quelque part.

Natalia se remet en mouvement au plus grand déplaisir de James qui l’observe toujours sans bouger. Elle ramasse le sac qu’elle avait jeté plus tôt et s’approche de lui. Une main sur sa joue et il est trop paumé pour voir arriver le léger baiser qu’elle dépose sur ses lèvres.

« Je suis désolée. »

C’est un chuchotement mais James l’entend comme s’il résonnait dans la totalité de l’appartement. Son cœur a loupé un battement et il se rappelle alors, ce que ça lui faisait, de rentrer chez lui et de l’avoir à ses côtés. Quand la journée avait été dure au boulot et au club et qu’il était agacé, énervé ; quand il revenait de chez son père, déçu et fatigué de le voir encore bourré et endormi sur le sofa. Quelle que soit la raison de son humeur maussade, il n’avait qu’à rentrer, au petit matin pour la trouver dans une de ses chemises, le soir tranquillement installée dans leur canapé. Un geste tendre de sa part et il avait l’impression que ses soucis s’échappaient. Il pouvait, comme un enfant, se laisser aller à poser sa tête sur les genoux de sa femme et la laisser opérer sa magie. La trace de ses lèvres sur les siennes lui laisse le gout amer d’un souvenir qu’il ne veut pas laisser s’échapper.

Non.
Il refuse que Natalia s’échappe elle aussi, comme ce souvenir. Il refuse de passer sa vie sans elle, pure et simple vérité qui émerge dans son esprit comme une bulle éclatée. Comment a-t-il pu croire qu’il oserait briser ce mariage d’un claquement de doigt ? Comment a-t-il pu s’imaginer qu’elle ferait le pas décisif vers lui alors qu’il lui posait une seconde avant un ultimatum regrettable, misérable. James se refuse à ce que ce baiser soit le seul et le dernier dans leur histoire.

Mais Natalia lui a déjà tourné le dos, s’est déjà éloignée alors qu’il tergiversait quelques secondes, un raz-de-marée terrassant toutes ses pensées d’avant.
Il s’avance de plusieurs pas d’un geste rapide avant qu’elle a ouvert la porte, attrape le bras de Natalia et la force à faire un demi-tour vers lui alors qu’il claque la porte de l’autre. Ses gestes s’enchainent en toute fluidité, elle le giflera plus tard peut-être même qu’elle lui hurlera à nouveau dessus mais peu importe. Peu importe, oui, James tient déjà Natalia contre lui et a déposé ses lèvres sur les siennes et ses mains se sont glissées dans son cou, pour lui voler son souffle autant de temps qu’il lui faudra pour se sentir revivre.

Lorsqu’il quitte ses lèvres il ne s’éloigne pas d’elle pour autant. Ses lèvres se posent sur son front, ses mains toujours posées dans son cou, James ne veut pas la laisser partir.

« Je refuse que ça se finisse comme ça. Laisse moi essayer de te montrer que ça peut se passer autrement. »
Il ne veut pas la bercer de fausses promesses, il ne va pas lui dire qu’il le jure. Il ne veut simplement pas qu’elle parte, ni qu’elle s’éloigne. D’ailleurs James ne lui laisse même pas le temps d’en rajouter une, lui coupe l’herbe sous le pied.

« S’il te plaît, c’est juste… Je ne peux pas, je ne veux pas vivre sans que toi et Eliott soyez à mes côtés. Je te demande pas de répondre maintenant, ni même demain mais je refuse qu’on se sépare simplement sur une porte claquée. Pas après avoir passé six ans à attendre ça. »

Il ne bouge pas, laisse ses mains dans son cou et n’est pas capable de s’éloigner plus même si sa présence aussi proche de lui le perturbe.

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MessageSujet: Re: how to think before speaking: ten steps Dim 8 Jan - 1:40

How to think before speaking: Ten steps

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Elle presse le pas, il faut qu’elle sorte d’ici avant que ce mur de questions et de doutes ne vienne s’effondrer de nouveau sur elle. Ses mains tremblent de colère et d’appréhension et ses joues sont baignées de perles brillantes et salées qui se déroulent silencieusement sur sa peau rougie. Cette scène lui laisse un goût amer de déjà vu, elle, marchant d’un pas précipité vers cette porte son fils de quelques mois sous le bras, l’estomac tiraillé par l’idée qu’elle ne la repasserait plus, elle avait tant de souvenirs ici, c’était ce qui se rapprochait le plus de l’image d’un véritable foyer, c’était chez elle enfin tout du moins ca l’avait été. Avant James, elle n’avait jamais vraiment eu l’impression d’être parfaitement à sa place, même pas auprès de sa mère et de son beau-père. En conflit perpétuel avec eux, l’adolescente qu’elle était passait le plus clair de son temps enfermer entre les quatre murs de sa chambre ou dans des soirées ici et là à se chercher, à être quelqu’un, puis elle avait fini par céder aux avances de ce type qui lui plaisait bien certes, mais n’avait pas grand chose à lui promettre qu’une place entre deux autres conquêtes et si elle n’était pas particulièrement sûre d’elle, elle avait tout de même des attentes plus grande qu’être relégué au titre de pétasse d’un club de motard. Sa main accroche finalement la poignée de la porte, mais elle n’a le temps que de vaguement l’entrebâiller, l’air froid du couloir n’atteint même pas son visage que la main assurée de son mari l’oblige à se retourner et la ramène à lui un peu brusquement pour l’entraîner dans un baiser brûlant comme il n’en avait pas partagé depuis fort longtemps. La jeune femme ne résiste pas et se laisse faire sans apposer aucune résistance, elle n’en a pas vraiment envie en l’instant, tant pis pour ses convictions, tant pis pour ses angoisses, dans la seconde il n’y a plus qu’elle et son mari, et cet instant isolé, et singulier. Lorsque leurs lèvres se séparent Natalia se sent tout d’un coup comme vidée de toute son énergie, elle reste immobile à regarder cet homme qui avait un jour été le centre de son univers et qu’elle peinait désormais à comprendre. L’étreinte de James ne la relâche pas et ses mains toujours dans son cou, il dépose un baiser léger et affectueux sur son front, c’était quelque chose qu’il avait l’habitude de faire, peut-être parce qu’il dépassait sans mal sa femme de plus d’une tête, en réalité, elle ne s’était jamais vraiment posé la question, c’était juste un des gestes amoureux que son mari avait régulièrement pour elle et qui l’attendrissait toujours par le passé. La voix de James à son oreille la remet soudainement en contexte et fait ressurgir la douleur qui serrait encore son cœur quelques secondes auparavant, les larmes ne coulent plus, mais le pincement qui serre sa gorge semble bien installer, elle baisse la tête et penche sa tête pour faire glisser sa joue dans la main de son mari, frôlant la paume de sa main de ses lèvres, avant de relever son regard vers lui qui continue de l’implorer, de lui demander encore une chance, une chance de faire mieux, une chance de construire tous les projets qu’il avait pu un jour échafauder pour eux et pour leur petit garçon qui dormait paisiblement dans son lit.

Elle sait ce qu’elle devrait faire, à dire vrai, elle l’a déjà fait, elle sait aussi les risques, les rancœurs qu’elle garde enfouie, mais elle sait aussi à quel point elle a besoin de lui, même si elle aime à s’imaginer indépendante et fière, en réalité, elle n’est pas sûre de savoir comment se sentir entière sans lui. La serveuse n’a plus le temps de tergiverser, elle doit prendre une décision qui sera sans doute lourde de conséquence, resté et accepter de laisser les embuches et les épreuves dernières eux, aussi difficile que cela puisse lui sembler ou partir et mettre un terme à leur histoire. L’un comme l’autre lui semblait erroné et pourtant… Pourtant, son esprit aussi vif qu’il puisse prestement l’être n’aura ce soir par le dernier mot, au diable la raison, elle pose un doigt sur la bouche du motard. « Chhhhh » avant de rejoindre brusquement ses lèvres dans un geste soudain, rapide mais non pas moins intense, elle passe ses mains derrière sa tête et les dépose sur sa nuque appuyant un peu plus ce contact au goût de passé, une sensation familière et oublié qui s’enflamme sans un mot. Il n’y a rien à dire, rien à répondre, elle n’a plus envie de parler, elle a juste envie d’être avec lui, de le toucher, de goûter à ses baisers, de juste le retrouver et retrouver un peu d’elle-même au passage.

L’attente, la séparation, les douleurs, la frustration et les souvenirs s’entremêlent et s’enflamment aussi sûrement qu’une allumette déposée trop près du feu. Finis, les cris, finit les discours, les deux amants se laissent emporter par cette passion, savant mélange de désir et de colère, les gestes sont brusques, intenses, fougueux et s’enchaînent, s’entrechoquent habilement. Le T-shirt de James rejoint rapidement le sac de Natalia qui est déjà sur le sol de l’appartement, elle laisse glisser ses mains le long de ses épaules fermes et solide et son mari la soulève du sol avec une aisance déconcertante pour la conduire dans ce qui fut pendant longtemps leur chambre.

Spoiler:
 

Lorsque sa tête retombe lourdement sur l’oreiller, Natalia ne peut s’empêcher de retenir un sourire, elle tourne son regard vers son mari qui affiche à peu de chose près la même mine et laisse s’échapper un rire amusé. On est tout d’un coup bien loin de la scène de ménage qui s’était joué dans la cuisine, la Serbe se rapproche de son mari et pose sa tête sur son torse. « Tu m’as tellement manqué... »

Le silence s’installe et les deux amants s’y enferment un instant comme dans un cocon sécurisé hors du temps, hors de leur histoire. Plus rien ne semble perturber le lien qu’ils viennent de réparer et pourtant rien ne semble leur assurer que la fragilité de celui-ci ne saurait résister à ce qui les attends au dehors. Ce silence qui ne saurait être brisé de peur que l’instant leur échappe perdure encore et encore jusqu'à ce que finalement, la jeune femme qui se sent sur le point de s’endormir ne se redresse lentement. « Je vais devoir y aller. La baby-sitter doit être désespérée de me voir arriver. Elle adresse un sourire à son époux avant de poursuivre. Je peux rien te promettre, mais si on peut se réparer alors d’accord, je veux bien essayer, laisse-moi juste du temps d’accord, on peux pas se précipiter, on a pas le droit de le décevoir. Elle glisse sa main sur la joue de son mari. J’ai besoin de savoir que je peux croire en toi, je veux plus de secrets…Aucun secret James…. » Ca sonne un peu comme une exigence qu’elle sait compliquer pour lui, mais elle a aussi besoin de certitude pour se prouver qu’elle a raison de remettre son cœur qui est encore meurtri en jeu.
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MessageSujet: Re: how to think before speaking: ten steps Mar 10 Jan - 15:56

Natalia & James
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Sa demande n’est pas plus simple que cela. Une chance, il veut une chance de pouvoir se racheter ou au moins, juste essayer. Il ne lui promet pas la lune qu’il décrocherait pourtant volontiers, il ne demande pas de réponses immédiates il veut juste pouvoir se raccrocher à l’espoir que ça puisse un jour marcher.

L’avoir près de lui permet de souffler un peu. Ces contacts simples de leur ancienne vie de couple semblent lui revenir sans aucun obstacle, petit à petit, il n’a jamais oublié l’affection qu’il lui portait déjà à l’époque et comment lui montrer ce qu’il n’arrivait pas toujours à dire du fait de son incapacité légendaire à exprimer ce qu’il ressent.

Mais Natalia a toujours été pleine de surprise et ça il semblait parfois l’oublier, se laissant prendre à son jeu chaque fois, si bien que lorsqu’elle enchaine ses gestes pour finalement poser brusquement ses lèvres sur celles du motard, celui-ci a un moment de flottement avant que son corps ne réagisse pour lui. Son rythme cardiaque augmente à une vitesse considérable, ses mains se glissent déjà autour d’elle, pas l’ombre d’une seconde il ne pense à émettre une résistance. Au contraire, il l’accompagne, répond à ses baisers et à ses initiatives, se laisse embarquer dans le torrent d’une multitude de sensation qu’elle lui provoque.
En cet instant sa femme est au centre de son monde, il ne pense à rien d’autre comme s’il sentait s’échapper le poids des années qui les a séparé. Toute cette colère qu’il gardait en lui s’échappe, se transforme, se mélange à la sienne. James a l’impression d’être au milieu d’un ouragan, avec elle, ils se pressent l’un contre l’autre, elle le défait de son t-shirt, lui glisse ses mains sur sa peau et redécouvre ce grain particulier qu’il aimait avoir sous les doigts. Chaque geste qu’elle fait vers lui est remercié d’un autre, il ne quitte plus ce corps, cette peau et ces lèvres qu’il veut réapprendre, redécouvrir. Bien trop de tissu couvre encore sa peau à son goût, alors qu’elle pose ses mains sur ses épaules lui décide de la soulever sans effort pour l’emmener ailleurs, dans ce qu’il ne peut penser autrement que comme : leur chambre.

Spoiler:
 

Il l’observe en souriant, un air presque niais sur le visage alors qu’elle se rapproche de lui et pose sa tête sur son torse.
« Tu m’as tellement manqué... » Le sourire du motard s’agrandit. De simples mots qui le ravissent, qui font exploser des petites bulles de bonheur dans sa poitrine. Il ramène sa main sur l’épaule de Natalia et fait glisser ses doigts le long de sa peau, sur sa nuque et redescend sur son bras, puis remonte à nouveau. Il pose un baiser sur le haut de sa tête et la serre contre lui. « C’est fou ce que tu m’as manquée aussi. »

Le motard laisse le silence s’installer tranquillement tandis qu’il continue de doucement caresser la peau de sa femme. Il apprécie cet instant simple et préfère ne rien dire plutôt que laisser sa maladresse habituelle briser l’instant. Il se concentre sur ses sensations, celle de la chaleur qui émane du corps de Natalia, sur son grain de peau, son parfum, le rythme de sa respiration. Il est près à s’endormir, ses deux bras autour d’elle, il veut la garder contre lui et faire que tout cela dure une éternité, au moins autant que celle qu’il a vu passer en prison. Ses paupières s’alourdissent, il se laisse bercer par la respiration de sa femme et ferme déjà les yeux… Mais Natalia se redresse et il ouvre à nouveau les yeux.

« Je vais devoir y aller. La baby-sitter doit être désespérée de me voir arriver.
— Hm… Le motard émet un grognement sonore.
— Je peux rien te promettre, mais si on peut se réparer alors d’accord, je veux bien essayer, laisse-moi juste du temps d’accord, on peut pas se précipiter, on a pas le droit de le décevoir. »

Elle glisse sa main sur sa joue et il profite du contact chaud de sa paume contre lui. Hm, il aurait préféré qu’elle reste encore,  et qu’elle lui dise autre chose mais James sait que sa femme a raison.

« J’ai besoin de savoir que je peux croire en toi, je veux plus de secrets…Aucun secret James… »

Le KOS plonge ses yeux dans ceux de sa femme. Il comprend ce qu’elle veut dire mais ses paroles ne sonnent pas aussi simples qu’ils le voudraient surement. Partager ses secrets avec Natalia, c’est une chose qui lui est interdite. Mais il n’a pas le droit de la décevoir elle, à nouveau et il ne veut pas la perdre, il sait très bien qu’il ne serait pas entier sans elle. Mais l’accepter dans cette sphère particulière qu’il garde dans un coin de sa tête et qui fait indéniablement parti de lui n’est pas chose aisée. Car lui partager la vie qu’il mène au club c’est aussi la mettre en danger. Il a fait de la prison pour la protéger, il ne voudrait pas que la place qu’il a gagnée au club en acceptant de prendre le blâme pour le club soit aussi celle qui la condamnera. Il l’observe toujours et finit par se redresser sous les draps en se rapprochant de sa femme. S’il ne veut pas la perdre, il n’a qu’une chose à faire. Plus aucun secrets. La mettre en danger, d’une certaine manière, et la rapprocher de lui aussi, peut-être pour mieux la protéger. Même si ses penses semblent se perdre dans un labyrinthe sans sortie convenable, James ne fera pas marche arrière. C’est à son tour d’approcher sa main et glisser une de ses mèches frivoles derrière son oreille.

« Je ne vais pas tourner autour du pot, Nat, tout te dire… Tu sais ce que ça veut dire, à quoi ça peut t’exposer. Je suis sérieux, ton ignorance, ta protection. Tout te dire, c’est braver un des interdits du code et t’impliquer. J’ai choisi cette voie et je ne voulais pas te l’imposer. » Il pose sa main sur la sienne et semble faire une pause, cherche ses mots, comment formuler. « Mais je t’aime. Et je suis trop égoïste pour laisser ça interférer entre nous, si c’est ce que tu veux, alors plus de secrets. »

Ça le brûle, cette timidité étrange le brûle de part en part et son cœur bat plus vite qu’il ne le devrait, James n’est pas capable de s’exprimer sans malaise. Il baisse les yeux une seconde histoire de se reprendre, s’il doit être parfaitement honnête il ne veut pas non plus que Natalia se réjouisse davantage de cet état pénible dans lequel il se trouve.

Alors il devra être transparent, maintenant. En décidant de lui céder cette condition, James sait à quoi ils les exposent. Mais ce sera comme ça, car il refuse de la laisser sortir de sa vie. D’un geste tranquille il l’attire à lui et glisse ses mains de ses épaules au bas de son dos, puis l’observe, un petit sourire en coin.

« Première vérité : je n’ai pas du tout envie de te laisser partir et je ne me sentirais pas du tout mal de te mettre quelques minutes de plus en retard. » Il glisse une de ses mains de sa joue à sa mâchoire qu’il garde entre ses doigts pour déposer ses lèvres sur les siennes une fraction de seconde. « Mais bon si tu manques à Eliott autant qu’à moi je peux faire une exception pour lui. »

FIN DU SUJET


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when my time comes around, lay me gently in the cold dark earth, no grave can hold my body down ; I'll crawl home to her. my babe would never fret none about what my hands and my body done. if the Lord don't forgive me, I'd still have my baby and my babe would have me
SHE NEVER ASKED ME ONCE ABOUT THE WRONG I DID
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how to think before speaking: ten steps

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