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 Where is my mind Ft Jakob

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MessageSujet: Where is my mind Ft Jakob Lun 5 Mar - 23:19



Where is my mind
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Daya and Jakob



Where is my mind


L'air est glacial et semble venir se figer sur la peau de son visage, elle pousse un soupir alors que ses doigts gantés viennent se refermer sur la balustrade de métal qui la sépare de l'eau. C'était un endroit qu'elle aimait, c'est souvent ici qu'elle terminait sa course lorsqu'elle avait besoin d'être seule ou de réfléchir, parce qu'il l'apaisait sans trop savoir pourquoi... Le regard de l'indienne se perd sur la surface brillante du lac où les lumières de la grande roue viennent se refléter, c'est un spectacle intéressant, presque hypnotisant qui lui permet juste quelques secondes d'oublier la raison de sa présence ici. Elle ne savait pas quoi penser de ce qui venait de se passer entre les murs de son appartement...de leur appartement, mais une chose était sûre ca ne pouvait pas rester comme ca, ce n'était pas l'idée de ce quotidien là qui les avaient amenés à franchir le pas. Un énième soupir franchit le seuil de ses lèvres, elle à l'impression de ne faire que ca ces dernières heures, soupirer, hésiter, endurer et malgré tout elle n'y voit pas plus clair. Ce n'était pourtant pas nouveau, les excentricités de Josef avaient commencé il y a bien des mois de cela et elle ignorait pourquoi elles ne lui avaient vraiment sauté au visage que maintenant, prenant cette ampleur étouffante qui lui serrait la poitrine. Il n'y avait pas que lui évidemment, elle aussi était à blâmer pour sans aucun doute bien plus de choses qu'elle ne voulait bien se l'avouer, parce qu'elle était devenue experte dans l'art très délicat de compartimenter, oubliant parfois qu'il s'agissait de sa vie et pas d'une mission, que tout ce qui s'égarait dans son esprit, tout ce qui l'obsédait, tout ce qu'elle aimait et dont elle avait besoin était réels. Les mains de Daya viennent se rencontrer et elle les frottent énergiquement l’une contre l’autre venant ensuite refermer ses bras autour d’elle, cherchant instinctivement la chaleur qui lui manquait et venait provoquer des picotements désagréables le long de sa nuque et c’est d’ailleurs là qu’elle vient finalement perdre sa main gauche. Des éclats de voix la tire de ses pensées qui ne s’assemblent pas suffisamment correctement pour qu’elle réussisse à leur donner du sens là tout de suite, elle tourne la tête et ses sourcils se froncent lorsqu’elle s’aperçoit qu’il s’est mis à pleuvoir.  Bon en réalité c’est peut-être un grand mot, en réalité, il s’agit plutôt d’une bruine légère. Peut-être qu’elle devrait rentrer…peut-être qu’elle à réagit de façon excessive. Les secondes s’égrènent sur cette dernière pensée, parce que même si elle s’est montrée très claire sur le but de cette absence qu’elle lui impose, qu’elle s’impose finalement à elle aussi, mais ca n’empêche pas la peur de s’insinuer de façon sournoise dans ses veines.

Lorsqu'elle atteint sa voiture, la pluie s'est intensifié et elle est maintenant frigorifiée. Elle claque la porte et met le contact immédiatement pour pouvoir enclencher le chauffage, si celui-ci se met en route, la radio en fait de même et elle la laisse remplir le silence de son véhicule alors qu'elle se force à ôter son manteau qui est à présent ruisselant. Elle aurait franchement préféré qu'il se mette à neiger tient...Ni l'un, ni l'autre n'était sa météo de prédilection de toute façon, mais à choisir elle prenait mille fois la neige. L'indienne jette son manteau à l'arrière et vient augmenter la force de l'air soufflé par son tableau de bord, avant de chercher au fond de son sac qui était resté posé sur le siège passager (pas le truc le plus malin à faire on est bien d'accord.) son téléphone. Elle avait envoyé un texto à Jakob lorsqu'elle avait quitté son appartement, essayant de se faire inviter sous couvert de créer des liens comme Valeri leur avaient suggéré, ca facilitait le travail apparemment....Daya n'avait jamais été dans la position de l'agent de liaison auparavant, elle en avait eu un...toujours le même, mission après mission, mais se retrouver de l'autre côté de la barrière lui donnait l'impression de n'avoir aucune expérience sur laquelle se reposer, ce qui bien évidemment n'était pas le cas. Elle espérait qu'il lui aurait répondu, c'était un coup de poker, elle ne savait même pas si c'était envisageable, il était déjà en phase d'approche auprès des Kings of Speed, aussi peut-être que passer quelques jours chez lui n'était pas une option...bien sûr ce n'est pas comme si elle avait besoin d'être baby-sitter (ou accompagner pour ce que ca change) toute la journée durant, loin de là et de toute façon elle n'était pas en vacance, il faudrait bien qu'elle se rende au Police department pendant son petit break en dehors de la ville. Si jamais de toute façon elle avait toujours la solution de se rendre chez Joan, après tout elle avait une maison désormais vide et lui avait déjà laissé entendre qu'au besoin elle y était la bienvenue. Le problème et la raison pour laquelle elle n'avait pas choisie cette solution de facilité et s'était lancé dans ce plan bancal avec Jakob, c'est qu'elle avait toujours peur de se faire psychanalyser, elle avait menti plus d'une fois à sa meilleure amie et avec ca traînait donc un sentiment de culpabilité qui s'était accentué au fil des mois et des omissions...au final cette distance qu'elle avait immiscer entre elles, n'était qu'une façon comme une autre de protéger cette relation à laquelle elle tenait autant.

Un sentiment fugace de satisfaction vient s’emparer de la flic lorsqu’elle met finalement la main sur son téléphone et qu’elle le sort. Il affiche un nouveau message….

- yo comment va dans le monde tout beau de l autre côté de la ligne ? eh bah si tu veux oui, javais de la visite mais la dame est repartie donc je suis libre. j imagine qu on peut se faire ca. tu as encore l adresse ? -  Ca lui tire un sourire. Elle aimerait que son monde soit aussi beau qu’il se l’imagine et ce soir elle n’en a que rarement été aussi loin, mais finalement ca se goupille plutôt bien, il est disponible, ce qui veut dire qu’elle n’aura pas à opter pour une solution de replis et en plus de ca, elle se donnait les moyens de faire peut-être de leur collaboration un succès et dieu sait qu’en ce moment ca ne lui ferait pas de mal.

- Je te dirais ca quand j’y serais !  Parfait, merci, tu me retire une sacrée épine du pied, pour la peine je te promet d’être gentille !  Nan, je veux bien que tu me l'envoie, je pense pouvoir être là d’ici un peu moins d’une heure ! -  Elle finit de pianoter sur son téléphone et le jette sur le siège passager avant de prendre la direction générale de Dixmoor en attendant le message qui lui préciserait l’adresse exacte. En chemin elle s’arrête au convenient store et y achète un pack de bière et une bouteille de gin pas trop merdique. Elle ne connaissait pas ses goûts alors elle jouait la sureté., à savoir si jamais il n’aime pas le gin aucun problème elle s’y collerait. Une fois finalement rendu devant chez lui, elle s’extirpe de sa voiture, attrape le sac dans lequel elle avait empaqueté le nécessaire pour ne pas avoir à repasser à l’appartement avant plusieurs jours et son sac à main dans lequel elle a jeté l’alcool et vient frapper à sa porte.

« Hey ! Sympa ta baraque ! dit-elle en jetant un oeil vers l'extérieur qui lui fait encore plus ou moins face avant de pénétrer à l'intérieur. Il manque plus que la barrière le labrador et la charmante épouse et on te met en couverture d'America magazine ! Elle lui adresse un sourire amical avant de reprendre un air plus sérieux. Merci de m'héberger comme ça à la dernière minute, je te revaudrai ca. »
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MessageSujet: Re: Where is my mind Ft Jakob Mar 13 Mar - 15:54



where is my mind
EXORDIUM.
Le téléphone qui se pose contre le sofa sur lequel dort encore Faith, il s'assure que rien ne traîne, que rien ne diffère de lorsqu'elle était arrivée. Irene a ce don de tout changer, pas tant matériellement mais plutôt par sa présence. Et il croit encore la ressentir, voir sa silhouette vagabonder ici, là, partout à la fois. Elle avait osé venir, elle avait osé parce que ce climat qu'elle se devait de supporter là-bas, elle ne pouvait plus le surmonter. Alors il l'a laissé entrer, chez lui se réfugier. Et il en a profité, traître à l'homme qui l'avait pourtant couvert par le passé, quand les balles et les cris continuaient, retentissaient. Quand rien de tout ça ne semblait pouvoir s'arrêter. Quand rien ne semblait pouvoir passer. Jake s'est trouvé en elle un havre de paix. Une paix qui repose encore sur la grande maison de Dixmoor, la grande maison qui, ce soir, a retrouvé son calme, sa solitude, ce silence absolu qui renferme encore tant de tourments. Des tourments qui ne parviennent pas encore à lui, des tourments qu'il ne laissera plus vraiment prendre d'assaut cette nouvelle vie. Il a la force de faire impasse, de dresser des remparts efficaces. Il a ce qu'il faut pour se relever, pour pleinement se redresser. Tout imaginer, tout envisager. Il a tellement à faire valoir, encore trop à essayer de voir. C'est là-dessus qu'il se perd après l'envoie de son adresse à l'intermédiaire entre les deux lignes contre lesquelles il se tient, agent infiltré disaient-ils ; l'homme aux miles vies. Celle qui s'apprête à arriver lui rappeler son appartenance au monde, là où doit se poser son allégeance. Elle est le rappel de ce qu'il est, de qui il est ; vraiment. Un soupire, les yeux qui se ferment pour quelques instants, rien que le temps que son parfum, à Irene, ne disparaisse des lieux. Elle a raison, ça aurait été trop difficile de s'allonger à ses côtés, de l'embrasser sans céder. Céder à tout ce qu'elle insuffle en lui, tout ce qu'elle vient faire naître rien que par son sourire, sa voix, sa présence malgré le pire. De tout ce qu'il s'était imaginé, à couvert dans des coins reculés quand les assauts continuaient à tomber, il n'avait pas imaginé que sa vie viendrait concerner cette femme-là, trouvée dans une détresse inaudible ; presque cachée. Il se sent stupide, désormais. Stupide de rendre les choses si compliquées quand il pourrait simplement les parer, finalement tout arrêter. Mais il ne le veut pas, elle ne le veut pas non. Vraiment ?

Les coups légèrement donnés contre la porte lui rappelle alors la visite qu'il attendait. Jakob en sursaute, par réflexe, cherchant d'ors et déjà son arme à sa ceinture avant de se souvenir... se souvenir qu'ici, rien ne pourrait l'atteindre. Jamais. Rien. Il lui faut quelques secondes pour se reprendre, pleinement s'éclaircir les idées avant de se lever, vers la porte se diriger ; découvrir le visage de cette coéquipière qu'on lui a attribuer. Lien tenace entre le faux et la réalité. « Hey ! Sympa ta baraque ! Un sourire, un « merci » qui se glisse avant qu'elle ne s'invite à l'intérieur sur sa présence écartée de l'entrée. Il manque plus que la barrière le labrador et la charmante épouse et on te met en couverture d'America magazine ! Le Labrador, peut-être pas, et comme ayant tout compris, c'est Faith qui se lève de son panier pour venir accueillir la jeune femme tout juste arrivée. Elle cours jusqu'à eux pour finalement marquer l'arrêt, prendre son temps pour finalement assimiler cette nouvelle odeur comme celle d'une autre alliée. La main masculine garde tout de même le réflexe de tenir son collier, la laissant renifler autant qu'il le faut avant qu'elle ne lui échappe, qu'elle ne s'en retourne au séjour, au sofa sur lequel elle se remet finalement à régner ; comme histoire de dire qu'elle est chez elle avant tout le reste. Cette chienne saura toujours se faire remarquer. Merci de m'héberger comme ça à la dernière minute, je te revaudrai ça. » Un bref geste de la tête comme pour lui dire que ce n'est rien. Parce que ça n'est rien, rien pour lui, rien qui puisse lui causer le moindre tord.

« C'est gentil d'avoir noté, pour ma participation à la couverture du magazine. J'fais au mieux mais j'doute que la gueule de Faith donne confiance à ceux qui tomberont d'ssus, t'vois ? » Il surenchère, revient sur sa boutade en la laissant s'installer dans le séjour, à côté de celle dont il parle ou dans son fauteuil à lui, comme elle le souhaite. Parce qu'il ose la laisser, rien que quelques secondes, rien qu'un instant pour s'assurer tout de même que la porte soit bien fermée. C'est le côté paranoïaque, le côté peu rassuré qu'il a ramené de ses fronts passés. Le besoin d'être enfermé bien que libre, le besoin d'être sûr qu'il puisse exister un endroit où l'on pourrait le trouver ; là où les yeux ne se tournent pas, là où il n'existe pas si ce n'est pour lui-même. « T'veux quelque-chose à manger ? A boire ? » Il demande, ouvre déjà le bar qui orne la grande salle pour en sortir quelques paquets à peine entamés, un tas d’en-cas qu'il aime à avoir pour ses longues journées à ne rien faire si ce n'est profiter. Profiter de cette absence de tout, de tout ce qu'il peut essuyer à Chicago et les affaires qu'il se doit d'y terminer ; celles dans lesquelles il vient à peine d'entrer. Et, dans la foulée, allant déjà pour tout amener, il constate qu'elle n'est pas venue les mains vides. Et, à la réflexion, il se rend compte que ceux qu'il fréquente, le plus souvent ou presque, sont souvent plus que prévoyants. Ça lui arrache un sourire, quelque-chose d'amusé quand on sait qu'il peut être loin de l'être pour ce genre de banalités. Jake est même très souvent à côté. Lui se perd sur le plus compliqué, sur ce qui importe vraiment et, finalement, il a de la chance d'avoir ces connaissances ; de celles qui n'oublient pas franchement la base des bons gestes. « T'vois, heureusement que t'as de la tête parce que j'ai complètement oublié d'aller racheter ce qu'il faut. » En vérité, le souvenir de sa Belle encore étendu contre lui l'a que trop accaparé, perdu dans des songes qui n'appartiennent qu'à lui et qu'il ne voudrait jamais voir s'effacer ; jamais malgré ces questions qui, parfois, se rappelle à lui en plus de la triste vérité. Il secoue brièvement la tête, de quelques millimètres à peine avant d'en revenir à celle qui se tient là, loin de la petite silhouette qu'il avait pu recevoir ; et pour de toutes autres raisons. « Alors, qu'est-ce qui t'amène ici hors le fait que tu ais certains trucs à mettre au clair pour la suite. » Il s’assoie, les mains liés, les coudes aux genoux, le regard sur elle venant patienter.         

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MessageSujet: Re: Where is my mind Ft Jakob Sam 17 Mar - 16:23



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Il la laisse bien rapidement pénétré dans cette maison qui est la sienne, la vraie pour ainsi dire, celle dans laquelle il n'a pas besoin de prétendre être ce qu'il n'est pas. Elle ne connaît pas Jakob, elle ne la vue qu'une ou deux fois lors des meetings que Valeri avait bien voulu organiser pour qu'ils se familiarisent l'un avec l'autre et autant que dire que ce côté justement très formel n'avait pas forcément aider à briser la glace. Aussi, elle ne sait pas vraiment à quoi s'attendre, elle ne pourra pas savoir si cette maison lui ressemble, mais elle pourra peut-être au moins un peu plus cerner le personnage, ca pourrait sembler superficielle, mais il ne fallait pas négliger tout ce que le cocon d'une personne pouvait révéler sur elle. Comme pour terminer cet accueil sans aucun doute légèrement moins étrange qu'elle aurait pu l'imaginer, le chien de son hôte débarque rapidement avant de freiner le pas et de commencer à renifler tout autour d'elle. Elle tend la main vers l'animal qui vient presque y frotter sa truffe avant de s'en détourner, elle lui tapote donc la tête gentiment alors que son maître le retient par le collier.« Il doit sentir mon chien. Bref sourire. Pas tout à fait le sien en réalité. Enfin...comme pour soutenir ses mots, la chienne s'éclipse et laisse les deux debout dans le couloir de l'entrée, c'est ce moment que choisi Daya pour le remercier de l'accueillir sans sommation préalable. Il n'était pas obligé et vu la dernière minute, il aurait pu trouver n'importe quelle excuse pour refuser, ce que gentiment il n'avait pas fait. Il se contente d'un signe de tête et elle s'en contente sans peine alors qu'il la guide vers le salon. C'est gentil d'avoir noté, pour ma participation à la couverture du magazine. J'fais au mieux mais j'doute que la gueule de Faith donne confiance à ceux qui tomberont d'ssus, t'vois ?   Elle laisse échapper un rire amusé, il est plus rapide qu’elle à rompre le silence et à s’adapter à cette situation légèrement incongrue. Elle est nettement plus mignonne que toi pourtant. Lui lance-t-elle plaisantant de façon évidente. Sans vouloir t’offenser bien sûr. » Elle a élevé la voix pour qu'il l'entende, alors qu'elle se rendait donc qu'il n'était pas tout à fait sur ses talons. Sa main vient passer de nouveau sur la tête de l'animal avant que celle-ci ne vienne se laisser tomber dans un coin de la pièce, qui est plus chaleureuse qu'elle ne l'aurait pensé...cliché du bachelor et de sa garçonnière en tête sans doute. L'indienne pose son sac sur le fauteuil et ôte son manteau qu'elle s'apprête à poser sur le dossier avant de se raviser et de chercher du regard un endroit qui conviendrait mieux à un vêtement encore recouvert de gouttelettes de pluie. Son regard s'arrête sur une chaise un peu plus loin et elle vient donc m'y déposer. T'veux quelque-chose à manger ? A boire ? Il a déjà le nez dans le bar, c'est plutôt cool, elle verrait bien un truc comme ca chez elle, c'est pas la place qui manque et ca a un certain cachet, un petit côté chaleureux. Il attrape quelques paquets dont elle ignore le contenu, mais qu'elle reconnaît de par le son qu'ils laissent échapper, elle se dirige donc vers son sac à main qu'elle à laisser choir près du sac qui contient le peu d'affaires qu'elle y avait jetée sous le coup de la colère et en sort la bouteille de gin et les six pauvres bières qu'elle avait acheter à la va vite. - N'importe quoi qui irait avec ca.» Elle lève la bouteille vers lui et pose le pack sur la table alors qu’il s’en approche les mains chargées. Ca donnait le ton au moins.

« T'vois, heureusement que t'as de la tête parce que j'ai complètement oublié d'aller racheter ce qu'il faut. » Elle hausse les épaules, prend un air faussement fier qui pourrait se désagréger alors qu'il reprend la parole, mais qui ne le fait pourtant pas entièrement, sans doute un peu, tout du moins sur ses lèvres ou le vague sourire qui s'y était déposé se laisse flétrir et mourir. C'est pour ca qu'elle se met en mouvement immédiatement, se reprenant sans laisser place à plus de suppositions qu'il ne pourrait en tirer et elle vient s'asseoir dans ce canapé à côté de lui, remontant légèrement ses genoux sur l'assise sans pour autant prendre plus ses aises, ce qui serait bien présomptueux après seulement cinq minutes. Cela est pourtant probablement bon signe n'est-ce pas ? Elle se sent terriblement plus à l'aise qu'elle ne l'aurait pensé. Plus à l'aise que dans sa propre maison il y a encore quelques heures et c'était là une idée bien pesante. - Tu vois c'est pour ca que c'est moi l'agent de liaison. Je suis la petite voix dans ta tête qui pense à tout, j'espère que t'es prêt à m'entendre chuchoter là-dedans... d'un geste elle vient tapoter de son index sa propre tempe, imageant les mots qu'elle ne prononce pas. plus souvent qu'il ne le faut. Sourire de circonstance, tandis qu'elle noie un peu le poisson, ne sachant pas vraiment si vraiment elle tenait à lui faire part de la véritable raison de cette demande d'asile qui avait moins à voir avec le travail et leur collaboration, qu'à une réelle envie de disparaître des radars commun juste quelques jours. Je savais pas ce que tu buvais, alors j'ai pris ce que moi je bois...bon et aussi ce qu'il y avait à disposition dans le bouiboui que j'ai trouvé. Je garantie pas la qualité, je te préviens. Elle essaye de détendre l'atmosphère ou plutôt elle-même plus que lui qui n'a pas l'air d'en avoir vraiment besoin. Elle plante son regard dans le sien et hausse mécaniquement une épaule, s'apprête à lui servir l'histoire réchauffée du discours de leur boss, mais se ravise finalement à la dernière minute. J'avais juste besoin de faire disparaître tout Chicago l'espace de cinq minutes et honnêtement t'es la seule personne que je connais qui n'y habite pas... Ses mains s’écarte légèrement l’une de l’autre, au moins on ne pouvait pas lui reprocher de ne pas être franche. Juste besoin de prendre l’air vraiment…et puisque notre collaboration est censée débuter incessamment sous peu, je me suis dit que ce serait pas un mal…une bouteille de gin contre les protocoles et le blabla formel de Valeri et du police department… je pense que le change est pas si mal non ? Elle laisse un sourire s’esquisser sur ses lèvres avant de venir repousser une mèche de ses cheveux derrière son oreille. Désolée de m’y être pris sur le tas comme ca, j’espère que ta petite-copine n’a pas trop tiqué ! »

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MessageSujet: Re: Where is my mind Ft Jakob Jeu 22 Mar - 16:34



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C'est nouveau, prenant, intéressant en vérité. Il a toujours apprécié ce genre d'instant, ce moment où les masques tombent parce qu'il ne doit subsister aucun secret ; aucune information qui pourrait échapper. Ils ont à travailler ensemble, cette femme-là se doit de rappeler à sa conscience le camp auquel il appartient, la vraie vie qu'il se devra de retrouver une fois sa mission achevée. Et il s'imagine déjà cet instant, il se l'imagine là rien qu'un bref instant. Cette foutue baraque évoquée, une nouvelle vie engagée, quelque-chose de teinté de bien moins de danger. Un soupire et le rappel incessant que les années seront possiblement longues avant que ça n'arrive, avant qu'il ne puisse y arriver. Jake en revient alors à la brune qui s'installe, qui laisse un sourire lui échapper maintenant qu'elle commence à s'apaiser. Il n'en demande pas moins, espérant pouvoir placer sa confiance en cet être qui, malgré tout, lui reste encore un peu lointain. Tout est à bâtir. Tout est à construire. « Tu vois c'est pour ça que c'est moi l'agent de liaison. Je suis la petite voix dans ta tête qui pense à tout, j'espère que t'es prêt à m'entendre chuchoter là-dedans... plus souvent qu'il ne le faut. » Un léger rire, une appréciation de ce qu'elle lui rappelle. Parce qu'il veut la savoir là, présente, aussi longtemps qu'il lui faudra être là-bas. Chose qu'il s'abstient encore de lui dire, chose qu'il garde pour lui dans l'attente que son idée ne se fasse plus claire, plus juste, plus réfléchie. Parce qu'il doit la connaître avant de pleinement à elle s'en remettre. Aussi, il s'abstient tout commentaire, laissant la voix de la jeune femme envahir les lieux qu'ils animent désormais tous deux. « Je savais pas ce que tu buvais, alors j'ai pris ce que moi je bois...bon et aussi ce qu'il y avait à disposition dans le bouiboui que j'ai trouvé. Je garantie pas la qualité, je te préviens. » Les mains se lèvent comme pour lui faire entendre qu'il n'en tiendra pas rigueur, pas le moindre du monde en sachant que – contrairement à lui – elle a été celle qui y a pensé. Et, tandis qu'il s'attend à toutes les histoires possibles et inimaginables ; tandis qu'il s'attend au récit habituel de ces personnes venues à son encontre dans le cadre de sa profession, les mots que la brune énonce le déroute légèrement. Assez pour qu'il n'en fronce les sourcils, se faisant désormais attentif, loin de cacher que le discours traditionnel n'aurait pas été écouté. « J'avais juste besoin de faire disparaître tout Chicago l'espace de cinq minutes et honnêtement t'es la seule personne que je connais qui n'y habite pas... Juste besoin de prendre l’air vraiment… et puisque notre collaboration est censée débuter incessamment sous peu, je me suis dit que ce serait pas un mal…une bouteille de gin contre les protocoles et le blabla formel de Valeri et du police department… je pense que le change est pas si mal non ? Il acquiesce simplement, appréciant sa franchise qu'il note dans un recoin de sa tête dans le profil qu'il est en train de se faire d'elle. Ça aura le mérite d'être clair, concis, direct en fait. Désolée de m’y être pris sur le tas comme ça, j’espère que ta petite-copine n’a pas trop tiqué ! »

Un soupire maintenant qu'elle l'évoque, peut-être aurait-il pu être honnête mais il ne l'a pas fait. Il ne l'a pas fait parce qu'elle avait bien plus urgent à régler, parce qu'elle a trop à faire. Beaucoup trop pour porter sur ses épaules la possible inquiétude qu'elle pourrait faire naître à son encontre dès lors qu'il se risque à parler de ce qu'il doit rejoindre désormais ; le même chemin que son mari. Triste ironie. Jake en baisse un instant le regard, essayant de savoir quoi dire, quoi faire mais déjà faire entendre qu'il est l'amant de la femme d'un des gars qu'ils se devront d'arrêter ? Non, bien-sûr que non il n'a pas à le dire. Pas maintenant, pas en sachant que ses motivations pourraient être mal comprises. Il ne tient pas à mettre sa place en danger, il ne tient pas à rendre les choses plus compliquées. « Non, ça a été, elle avait à faire et comme elle habitude sur Chicago même, je pense que ça l'arrangeait aussi. » Et, par ces mots, en soit, il ne ment pas. Parce qu'il a vu cet éclat fatigué dans son regard, parce qu'il sait ce qu'elle va devoir endurer dans les jours à arriver ; et il espère que Sebastian saura faire face. Il l'espère de tout cœur parce qu'il se refuse à imaginer Irene traverser toutes ces horreurs seules. Il aurait aimé être là, bordel qu'il aurait aimé pouvoir lui offrir ses bras. Et, conscient de s'éloigner des songes présents, Jake toussote avant de se servir, de s'offrir l'une des bières ramenée par la jeune femme à côté de qui il s'est installé. « Et du coup, si on s'évite les protocoles longs et chiants de Valeri, t'veux parler de ce qui s'est passé ? Une pause, un regard qui se pose réellement sur elle comme finalement inquiet. Jake a toujours su que s'il se passait quoi que ce soit, il serait le dernier au courant. Le dernier parce que présent dans les deux camps, parce qu'à défaut de le connaître, les autres ne lui feront jamais confiance. Ils connaissent son existence, savent où tout se joue sans pour autant pouvoir mettre des traits sur son visage, sans pour autant pouvoir accorder un nom à ce collègue fantôme. Évidement qu'il serait le dernier à recevoir les news et là, là il craint que ce soit le cas. J'ai loupé un épisode ou c'est personnel ? » Question innocente à laquelle les réponses ne le concernent possiblement pas. Il sait qu'il n'est pas forcément en son droit mais c'est chez lui qu'elle s'est réfugiée, entre ses murs teintés d'une certaine sécurité. Alors il ose, prend le risque. Jakob se paie le culot de voir un peu plus clair au-travers de celle en qui toute sa stabilité viendra régner. « Si c'est le cas, c'est juste de la curiosité, ok ? J'me dis qu'à défaut de pouvoir m'apprendre tout ce que j'sais déjà, à l'inverse j'peux peut-être t'aider sur autre chose l'temps que t'es là. Une petite pause, une gorgée de ce dont il vient de se saisir, l'hispanique grimaçant légèrement en ressentant la fraîcheur traverser d'une traite sa gorge légèrement asséchée. C'comme t'veux, j'force rien, t'viens d'arriver, je te laisse te poser. » Parce qu'après tout, il prend conscience qu'il n'a pas été des plus courtois à engager d'un coup cette conversation-là.          

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MessageSujet: Re: Where is my mind Ft Jakob Mer 28 Mar - 4:21



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Il n'est pas forcément très loquace, ce sur quoi elle n'aurait pas franchement parié de prime abord, mais elle en prend note. Peut-être est-il de ces gens qui observent avec rigueur avant de se laisser porter, elle ne connaît après tout absolument rien de lui et cette réflexion lui fait dire que finalement ce jeu de hasard qu'elle avait volontairement mise en place à la dernière minute n'était pas dénué d'avantages au contraire. Cette nouvelle mission, devait être un succès Daya en avait besoin, au moins tout autant que sa supérieure qui lui avait gentiment fait comprendre qu'elle ne devait pas se louper, que c'était là une opportunité, presque une récompense et pourquoi ? Elle n'en avait pas la moindre idée. En toute franchise, le choix de Valeri la concernant l'avait surprise, surtout qu'elle ne s'était jamais proposée pour ce type de poste, d'une parce qu'elle ne s'était jamais perçue comme étant vraiment faite pour ca et de deux parce qu'elle avait déjà suffisamment à gérer à son goût avec cette gigantesque botte de foin qu'était le réseau Serbe. Ceci étant dit à bien y réfléchir et avec un tant soit peu de recul, ce n'était pas si improbable et encore moins hasardeux, ce n'était pas comme si elle n'aimait pas (ou qu'elle n'était pas douée pour) mener sa barque, être en charge s'était quelque chose de naturel chez elle, elle savait motiver les troupes et surtout elle n'était pas du genre à lâcher l'affaire...têtue vous avez dit ? Qui plus est, elle avait l'expérience du terrain, celle de l'infiltration totale et absolue...celle qui ne vous laisse pas le droit à l'erreur.

Elle enfonce un peu plus son dos dans le canapé et assiste à ce soupir qui échappe aux lèvres de son hôte lorsqu'elle évoque cette petite copine dont il avait lui-même révélé l'existence lors de leur échange par texto une bonne heure auparavant. Elle sait que cette femme qui qu'elle soit ne faciliteras en rien la tâche qui les attend, parce qu'il n'y a rien de pire que de devoir laisser sa vie personnelle derrière soi pour tout donner à cette nouvelle identité montée de toute pièce et elle était bien placée pour en connaître tous les tenants et les aboutissants. « Non, ça a été, elle avait à faire et comme elle habitude sur Chicago même, je pense que ça l'arrangeait aussi. C'est lui semble-t-il beaucoup de réflexion pour une réponse aussi basique et un peu vague compte tenu de la question. Ceci étant dit il était évident qu'elle serait un sujet qu'il faudrait aborder à un moment ou à un autre, elle préfère ceci étant dit laisser la conversation s'entamer un peu plus légèrement avant de réellement tomber dans le boulot et le personnel. Et du coup, si on s'évite les protocoles longs et chiants de Valeri, t'veux parler de ce qui s'est passé ? Apparemment ce n'est pas forcément le fil de réflexion de Jakob. Bien au moins il va directement au but sans passer par la case blabla bourrée de banalités, c'est un point de plus à noter dans la liste mentale qu'elle dresse sur son camarade. - Hum c'est tout ce qu'elle laisse échapper sur le moment avant qu'il ne profite du silence pour lui demander s'il a loupé quelque chose et là c'est elle qui a l'impression d'avoir un train de retard, comment ca ? Puis il lui poursuit et lui demande si c'est personnel et elle commence à rassembler les pièces. Un soupir cette fois s'extirpe de sa bouche, pas qu'elle trouve la question inconvenante, elle s'attendait bien à la voir se présenter à un moment ou à un autre, mais elle avait vainement espéré que cela viendrait un peu plus tard, genre après environ trois ou quatre verres, idéalement. Si c'est le cas, c'est juste de la curiosité, ok ? J'me dis qu'à défaut de pouvoir m'apprendre tout ce que j'sais déjà, à l'inverse j'peux peut-être t'aider sur autre chose l'temps que t'es là. Elle n'en doute pas vraiment et après tout c'est entièrement justifié par le fait qu'elle ait débarqué chez lui de cette façon. La partie sur le fait qu'elle n'ait rien à lui apprendre la fait cependant tiqué, ce n'est pas franchement le genre d'attitude qu'elle apprécie plus que ca ou qu'elle trouve intelligente...mais sur ce sujet aussi ils auront sans doute à échanger un peu plus tard. Elle reportait beaucoup de choses qui se présentait d'elles-même ne sachant même pas si au final elle ne devrait pas les saisir plutôt que d'entamer cette soirée sur ses déboires privés et dont il n'aurait que faire, elle ne savait même pas si elle avait vraiment envie de les partagés. C'comme t'veux, j'force rien, t'viens d'arriver, je te laisse te poser. »   Elle esquisse un sourire, même s'il est un peu contrit, elle apprécie qu'il fasse un pas en arrière sur la rapidité avec laquelle il touche la corde sensible. Sa langue vient frapper son palet dans un son qui résonne légèrement et elle se penche pour attraper une bière, doutant fortement que le breuvage soit vraiment froid, mais au point où elle en était de cette journée c'était le cadet de ses soucis. Elle attrape deux bouteilles et en tend une à son collègue avant d'ouvrir celle qu'elle s'était réservée et de la porter à ses lèvres. Mouai ca va c'est encore pas trop tiède. « T'en fait pas, il s'est rien passé encore. Rien qui te concerne en tout cas, c'est...c'est juste personnel et complètement sortie de nulle part et...Elle laisse échapper un souffle moqueur qui la vise directement. plus les minutes avancent et plus je me demande pourquoi je suis venue ici. Sa main remonte jusqu'à son front, qu'elle frotte légèrement...sans déconner, comme si venir chialer dans le canap' du type qu'elle est censée épauler et guider et au sujet (entre autre) d'un mec en plus...non c'est franchement pas le genre de choses qui la présenterait sous son meilleur jour. C'est tout sauf professionnel. La pensée lui vient en même temps qu'elle la prononce. Elle lève ses épaules et porte le goulot à ses lèvres pour en boire une gorgée. J'imagine que de toute façon c'est trop tard maintenant. Un lui lance un sourire autant essayer de paraître un minimum digne. Si t'y vois pas d'inconvénient, je crois que je vais avoir besoin d'au moins une de ces demoiselles. Elle enclenche un geste de balance léger avec sa bière pour imager ses propos. avant de me lancer dans le pourquoi du comment. Ceci dit en attendant on peut parler de la tienne de demoiselle...tu comptes lui dire quoi exactement concernant ton "absence" ? Sinon on peut parler du fait qu'apparemment t'as rien à apprendre ? C'est pas un peu arrogant ca Mr Hanson? » Elle lève un sourcil, lui parle sur un ton amical, sourire en coin, presque de façon plaisantin, même si au fond elle est très sérieuse.

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MessageSujet: Re: Where is my mind Ft Jakob Jeu 5 Avr - 15:06



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Un bref silence s'installe, quelque-chose de reposant mais de bizarre. Bizarre parce qu'il n'a pas pour habitude d'en profiter avec cette âme-là, cette âme qu'il ne connaît presque pas en soit. C'est ce qu'il se dit, ce qu'il essaie de faire valoir dans sa tête bien qu'il se soit forcé à lui offrir sa confiance, son avenir tout entier. Entre ses mains discrètes résident tout ce qui pourrait, pour lui, advenir. C'est ce pourquoi il se fait violence, ce pourquoi il a accepté aussi ; quelques-jours en sa compagnie ne pourraient être que bénéfiques. Alors il écoute, laisse ce silence prendre ses aises avant que la jeune femme ne s'anime, avant qu'elle ne reporte son attention sur lui, lui et ses questions. « T'en fait pas, il s'est rien passé encore. Rien qui te concerne en tout cas, c'est... c'est juste personnel et complètement sortie de nulle part et... plus les minutes avancent et plus je me demande pourquoi je suis venue ici. Il laisse un bref soupire, lui aussi, franchir la barrière de ses lèvres. Il comprend un peu l'impact que ça peut avoir, il s'imagine un peu les idées qui doivent se balader dans sa tête. Mais rien de plus, rien d'autre, tous les soucis sont différents les uns des autres. Il n'ira pas lui en demander davantage, il n'ira pas remuer le couteau qui erre dans une plaie qu'elle essaie de panser par sa venue en ce petit monde éloigné ; havre de paix bien sécurisé. C'est tout sauf professionnel. Un levé de coude tandis que la bouteille qu'elle lui a tendue demeure encore intacte, gentiment logée au creux de sa paume. Jake attend, silencieusement. Il écoute, parce qu'il est doué à écouter, il est doué à tout trouver rien que dans des mots lâchés. Mais il ne se risquera pas à ce jeu, pas en sachant qui elle est, ce qu'elle représente, grand modèle d'une stabilité à préserver. Merde, elle est sa force dans cette nouvelle mission, l'unique repère à toutes ses réflexions, toutes ses décisions. J'imagine que de toute façon c'est trop tard maintenant. Si t'y vois pas d'inconvénient, je crois que je vais avoir besoin d'au moins une de ces demoiselles. Il lui répond d'un bref geste de la tête, l'invitant à faire comme bon lui semble. Après tout, elle est là pour quelques jours. Quelques jours où ils devront cohabiter ; autant qu'elle parvienne à s'y sentir aisée. Avant de me lancer dans le pourquoi du comment. Ceci dit en attendant on peut parler de la tienne de demoiselle... tu comptes lui dire quoi exactement concernant ton "absence" ? Sinon on peut parler du fait qu'apparemment t'as rien à apprendre ? C'est pas un peu arrogant ça Mr Hanson? » C'est un rire sincère qui franchie de nouveau la lisière de ses lèvres, quelque-chose de rare ces derniers temps. Parce qu'il voit tout s'effondrer, tout s'immiscer au fur et à mesure qu'il essaie de s'y accrocher. C'est douloureux, autant que par le passé. Jake n'a rien oublié. Rien de tout ce qu'il se devrait désormais d'encaisser.

« Bien-sûr que si, ça l'est. Mais j'suis ouvert aux leçons, t'inquiète. J'me braque pas quand j'tombe sur des trucs que j'apprivoise pas encore. » L'amusement malgré le sérieux dans ses mots, lui aussi. Et, enfin, il défait sa bière de son haut, osant une gorgée, une deuxième, deux levées qui suffisent à en vider la moitié. C'est le courage qui se prend, l'élan nécessaire à se risquer sur ce plan. « Et, pour en revenir à c'que tu disais, je crois que rien n'est à dire, pour elle. Elle sait que j'ai des trucs à faire, qui la regarde pas ; une pause, le regard qui se perd un peu dans son séjour où plane encore quelques effluves de son parfum, à moins que son imagination vienne lui jouer des tours. Jake s'y laisse prendre, néanmoins, se souvenant encore pourtant de ce regard abattu qu'elle n'a pas su épargner à sa vue quand elle a su. Quand elle a su... Détail qu'il ne dévoile pas, qu'il n'évoque pas. Pas encore, un jour peut-être ; si l'occasion s'y prête. Tant qu'elle est là, après. Qu'il laisse de nouveau lui échapper, le visage qui s'abaisse avant que ses mains n'en viennent à jouer avec le papier de cette bière tout juste entamée, songeant silencieusement à tout ce qui pourrait les séparer... une fois Sebastian enfermé. Si ce n'est pas tué au vu de sa ténacité pleine de stupidité. Mais y'a pas d'raison qu'elle le soit pas. » Sa voix qui s'élève une dernière fois avant que son regard ne revienne à la brune tout juste arrivée, à peine installée. Il ose un sourire, quelque-chose qui déforme sa gueule de pitbull mais quelque-chose de bienveillant, destiné à dire qu'il n'a finalement rien d'autre à dire, aucun détail de plus à offrir. « Maintenant s'tu veux parler, hésites pas. Si ça peut t'faire du bien, j'ai les épaules assez larges pour encaisser. » Un léger geste de la main pour désigner ce à quoi il fait référence ; loin de se vanter, la simple habitude d'user de ses mains pour parler. Ça, avant une énième gorgée, la détente que ça vient prodiguer. « Tu veux manger quelque-chose avant ? Vu ta tête, ça à l'air un peu compliqué... sans t'offenser hein. Mais ça t'laisse au moins le temps de boire ton courage entièrement. » Et il désigne la bouteille qu'elle tient avant d'amorcer son élan pour se lever, il va pour déjà un peu plus en ramener ; le début de cette première soirée.           

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MessageSujet: Re: Where is my mind Ft Jakob Lun 9 Avr - 5:16



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Au moins il ne se cache pas derrière des faux semblant et c'est sans doute en un sens, une qualité qu'elle pourrait lui reconnaître, mais pas encore, pas tant qu'elle n'est pas certaine que ça n'amène pas aussi un trop plein d'arrogance qui loin d'être juste désagréable, pourrait dans le cadre de ce qui leur est demandé se révéler dangereux. « Mais j'suis ouvert aux leçons, t'inquiète. J'me braque pas quand j'tombe sur des trucs que j'apprivoise pas encore.   Et elle l'espère, parce qu'elle ne connaît pas encore son caractère, mais elle connaît le sien et elle a conscience du rôle qui lui est attribué et de toute l'importance qu'il revêt. L'indienne finit par ouvrir à son tour la bouteille qu'elle ne faisait que tenir jusqu'ici et vient en avaler une gorgée avant de se pencher pour déposer sur la petite table la capsule qui lui était restée dans les mains. - Je suis contente de le savoir, parce que j'adore donner des leçons. Son air sérieux disparaît très vite et vient être remplacé par un sourire. Ça va ! Toujours justifiés ou presque... elle hausse un sourcil et vient boire une gorgée supplémentaire du liquide froid et finalement réconfortant en un sens. Puis le sujet bien vite rejoint la jeune femme qu'il fréquente et sur laquelle elle émet naturellement quelques interrogations, ça pourrait être de la simple curiosité, elle n'est après tout pas la dernière à apprécier de bon ragots quand ils sont offerts, mais en l'occurrence c'est un élément dont elle a besoin de connaître les particularités, d'en savoir l'impact sur une mission déjà plus que sur la brèche. - Je crois que rien n'est à dire, pour elle. Elle sait que j'ai des trucs à faire, qui la regarde pas. Ça lui paraît bien improbable, si vraiment il était dans une relation à proprement parlé avec cette mystérieuse inconnue, ne serait-elle pas curieuse de le voir disparaître si régulièrement ? Ne se demanderait-elle pas ce qu'il fait et avec qui ? Que se passerait-il quand il devra jouer les célibataires devant tout ce petit monde ? Et surtout si réellement elle vit Downtown que se passera-t-il si elle était amenée à le croiser dans le rôle qui lui avait été attribué ?

Si elle se posait toutes ces questions, si elle les envisageait, c'est parce qu'elle-même avait été dans sa position et si elle avait été libre de ses mouvements, elle ne pouvait que savoir quelle barrière être en couple pouvait représenter. Tant qu'elle est là, après. Mais y'a pas d'raison qu'elle le soit pas. » Date qui restait encore bien vague...

Elle l'écoute, lui accorde son entière attention et le laisse à son tour s'exprimer, après tout ça l'arrange plutôt bien au final dans la mesure où elle n'est finalement pas sûre de vouloir s'étendre sur la véritable raison de sa stupide et pathétique fuite. Elle hoche aussi la tête sur cette dernière remarque, il n'y avait pas de raison et pourtant on parlait d'un véritable chamboulement. Le sourire de la jeune femme se reflète sur les lèvres de son camarade, qui semble ainsi clôturer le sujet ou en tout cas essayer, ce qui n'est pas vraiment dans les plans de la flic. Maintenant s'tu veux parler, hésites pas. Si ça peut t'faire du bien, j'ai les épaules assez larges pour encaisser.   Et on y revient bien trop vite à son goût, mais elle ne peut pas vraiment y couper n'est-ce pas ? Elle s'est mise elle-même dans cette position et il lui renvoie la balle qu'elle lui a lancé...quelque chose lui dit que ce n'est que le début de la partie. C'est gentil ceci étant dit et elle apprécie l'intérêt qu'il lui porte quel qu'en soit la raison. Tu veux manger quelque-chose avant ? Vu ta tête, ça à l'air un peu compliqué... sans t'offenser hein. Mais ça t'laisse au moins le temps de boire ton courage entièrement. »   Une exclamation s'extirpe de sa bouche, au moins c'était dit, elle n'avait pas vraiment l'espoir de particulièrement ressembler à quelque chose après avoir pleuré tout ce qu'elle pouvait ce soir, mais quand même.... Il se lève avant qu'elle ne lui donne la moindre réponse aussi, elle se tourne et le suit du regard alors qu'il s'éloigne un peu. « Je mangerais bien un truc ouai...merci c'est gentil, mais t'embête pas juste de quoi grignoter c'est suffisant. Elle n'a pas très faim en réalité, mais elle n'a rien avalé depuis un bail et boire le ventre vide ne lui réussit jamais. Je...je vais y venir, mais désolée je me sens obligé de poser la question, mais comment exactement tu comptes faire marcher ta relation en abandonnant ton identité pour une durée ma foi...dont on ignore tout pour l'instant. J'ai du mal à imaginer quelle excuse t'as bien pu lui servir qui expliquerait de vous mettre en pause de cette façon sans trahir ta couverture... Elle lui jette un regard inquisiteur, avale une gorgée de bière et hausse les épaules. Crois moi je sais à quel point c'est compliqué et ça ne va l'être qu'encore plus quand tu auras les deux pieds dedans. Elle sent bien que la question est délicate et qu'elle lui impose alors qu'il n'a rien demandé, surtout pas de voir sa soirée implosé par sa présence imposée. Alors, elle se dit qu'elle se doit d'à son tour lui servir autre chose que des interrogations et plutôt répondre à ses questions, juste en tout cas pour le moment de quoi lui ôter l'impression maladroite qu'elle pourrait lui donner d'être là pour un interrogatoire improvisé. L'indienne pousse un soupir et se décale de trois quarts pour lui faire plus ou moins face, sans pour autant quitter le confort de ce canapé dans lequel elle est installée. Je veux pas te donner l'impression de te faire un procès, c'est juste que je me pose sincèrement la question et pour preuve de bonne volonté...elle se redresse et lui adresse un sourire amical. Je vais moi aussi me mettre à table. Si tu veux tout savoir, je suis un peu dépassé par tout ce qui se passe autour de moi et ça fait longtemps que ça ne m'était pas arrivé... Ses doigts viennent riper contre l'étiquette collée à la bouteille dans un geste un peu nerveux. Y a trop de choses qui tournent en boucle dans ma tête, trop de choses que j'ai du mal à intégrer et géré à commencer par le fait que j'ai usé de mon arme en service y a quelques semaines...Elle laisse échapper un soupir. C'est pas vraiment la première fois à proprement parlé, mais pas de façon si directe, pas en ayant l'impression d'exécuter quelqu'un... » Ce n'était là que le sommet de l'iceberg, qu'une partie de ce qui lui pesait, mais c'était quelque chose dont elle ne pouvait pas vraiment parler très franchement à beaucoup de monde et pourtant quelque chose lui disait qu'il pourrait comprendre.

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MessageSujet: Re: Where is my mind Ft Jakob Mar 17 Avr - 21:05



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« Je mangerais bien un truc ouais... merci c'est gentil, mais t'embête pas juste de quoi grignoter c'est suffisant. Il acquiesce, s'y affaire. Jake fait au mieux en voyant la mine de la jeune femme s'affaisser. Il croit comprendre, au moins deviner. C'est évident comme écrit sur le bout de son nez, s'en délivrer pourrait peut-être l'aider. Mais il n'insiste pas, n'est pas de ceux-là. Jake s'assure qu'elle ne manque de rien, laissant sa voix de nouveau porter, comme en cet instant tandis qu'il revient à ses côtés. Je... je vais y venir, mais désolée je me sens obligé de poser la question, mais comment exactement tu comptes faire marcher ta relation en abandonnant ton identité pour une durée ma foi... dont on ignore tout pour l'instant. J'ai du mal à imaginer quelle excuse t'as bien pu lui servir qui expliquerait de vous mettre en pause de cette façon sans trahir ta couverture... Il l'écoute insister et les mots commencent à lui manquer, à se perdre dans sa gorge qui semble toujours plus se nouer. Jake cherche, s'essaie à trouver un semblant de mensonge qui pourrait fonctionner. Parce qu'il n'a pas à dire qu'elle sait, pas en sachant tout ce que ça impliquerait ; pour elle, pour lui aussi. Crois moi je sais à quel point c'est compliqué et ça ne va l'être qu'encore plus quand tu auras les deux pieds dedans. A cela, néanmoins, il ose un petit rire, quelque-chose d'à peine perceptible mais bien présent, bien ancré en cet instant. L'hispanique en baisse la tête, l'hispanique tique silencieusement tandis qu'il essaie encore de se sortir de ce merdier, de ce lourd secret. Non, il doit le garder, le taire jusqu'à ce que tout soit terminé ; il le sait. Je veux pas te donner l'impression de te faire un procès, c'est juste que je me pose sincèrement la question et pour preuve de bonne volonté... Un sourire, une attention de sa part maintenant qu'elle lui fait un peu plus face. Jake se fait à l'écoute, attentif bien que les esprits occupés. Quoi dire, quoi faire entendre en sachant qu'elle sera son tout durant peut-être quelques années. Bordel. Je vais moi aussi me mettre à table. Si tu veux tout savoir, je suis un peu dépassé par tout ce qui se passe autour de moi et ça fait longtemps que ça ne m'était pas arrivé... Y a trop de choses qui tournent en boucle dans ma tête, trop de choses que j'ai du mal à intégrer et gérer à commencer par le fait que j'ai usé de mon arme en service y a quelques semaines... C'est pas vraiment la première fois à proprement parlé, mais pas de façon si directe, pas en ayant l'impression d'exécuter quelqu'un... » Les dires de la belle retentissent légèrement dans le séjour qu'ils animent et, derrière eux se glisse un lourd silence ; quelque-chose qui rend les quelques tensions palpables. Non, c'est plus lourd que les non-dits qu'il porte, c'est plus lourd qu'il n'avait pu le penser en la voyant déjà à sa porte.

Un soupire, les mots qui n'osent pas encore venir. Il n'a pas trop idée de ce qu'il pourrait lui faire entendre, de ce dont il pourrait user pour essayer de la réconforter. Lui faire entendre que ce n'est pas elle, simplement son métier ? Il a essayé et ça n'a pas forcement fonctionner, bien qu'il sache parfaitement qu'il n'était que l'exécutif d'ordres donnés. Ils sont encore des êtres humains, aux ressentis bien marqués. Alors oui, ce serait stupide que de lui servir cette excuse-là, rien ne peut excuser ce genre de choix. Rien si ce n'est sa propre conscience, en usant de sa propre volonté, faire valoir sa propre raison. « Désolé, j'sais pas trop quoi te dire en sachant qu'y'a rien à dire. Ça a le mérite d'être clair, ça vient s'imposer avec sa voix rauque, cette impression qu'il n'est en train que d'aboyer. Pourtant Jake se fait calme, reposé ; loin d'être énervé, seulement un peu gêné. Dis-toi que tu arriveras à vivre avec. Va falloir que t'fasses une raison, va falloir que tu te souviennes de ce qui t'a conduit jusqu'à cette merde-là et que tu te persuades peut-être que t'avais pas le choix. » Il essaie, tenter quelque-chose tandis qu'il reste à sa place, se défait volontairement de son regard comme pour ne pas le voir. Ne pas voir ce ressenti-là, celui qui ronge, qui hante, qui erre aux côtés de leur petite existence. « Ça prend du temps. Et j'sais pas, peut-être qu'avec toi ça en prendra un peu plus mais t'laisse pas bouffer par ça. C'est pire après, c'est pire que de penser le contraire et laisser la raison partir. » Ça lui fait oublier le premier sujet, ça vient lui rappeler bien des souvenirs de son misérable passé, des coups de feu qui retentissaient, raccourcissant son sommeil de moitié. Jakob secoue brièvement la tête, s'offrant une gorgée de ce qu'il tenait, de ce qui traînait, l'aguichant silencieusement entre ses doigts serrés. « J'suis pas super doué pour aider avec ça, c'est pas des choses dont j'arrive facilement à parler, t'vois ? Et l'admettre, venir le faire entendre là, en cet instant précis, il s'en sent con. Plus que jamais. Même avec des potes c'est chaud. J'fais avec et j'y arrive maintenant, c'tout. » Vérité qui l'amène à s'en gêné, un peu quand même. Un peu parce qu'il n'imagine pas ainsi cette soirée ; celle-ci même qui finalement n'est qu'improvisée dans son entièreté.            

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MessageSujet: Re: Where is my mind Ft Jakob Mar 24 Avr - 1:20



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Le silence s'impose et elle se demande si elle n'aurait pas dû finalement se contenter du rôle de la demoiselle en détresse qui s'est disputé avec son petit-copain. Situation simple, familier, le genre de sujet qui est bien plus facile à présenter et plus encore à discusser. Le bout de ses doigts vient tapoter sur sa cuisse dans un rythme mesuré et lent qui l'occupe, en tous les cas l'espace d'environ cinq secondes. L'indienne se racle la gorge et vient boire une gorgée de sa bière en se disant qu'elle aurait surement mieux fait de se taire. « Désolé, j'sais pas trop quoi te dire en sachant qu'y'a rien à dire. Elle retourne son regard vers lui et reste totalement silencieuse, pas par surprise, mais parce qu'il a raison, il n'y a rien à dire de censé quand votre travail vous oblige à abattre d'autres êtres humains. Dis-toi que tu arriveras à vivre avec. Va falloir que t'fasses une raison, va falloir que tu te souviennes de ce qui t'a conduit jusqu'à cette merde-là et que tu te persuades peut-être que t'avais pas le choix. Et c'est là que la raison s'envole et parce qu'elle connaît son passif, sa carrière au sein de l'armée et avec, les balles qu'il a dûes décharger pour son pays, pour toutes ces raisons elle s'était peut-être imaginé qu'il avait trouvé un moyen de se détacher de l'acte lui-même et ainsi l'éclairer sur sa propre incapacité à éprouver le moindre sentiment quant à la vie qu'elle avait prise, mais c'était tout le contraire qu'il semblait vouloir lui dire. En ce qui concernait ce choix et il le lui rappelle sans vraiment savoir...elle l'avait, elle le sait et elle a choisie non seulement d'appuyer sur la détente (ce qui en soit n'est pas franchement le problème), mais surtout de relevé le canon de son arme de ces quelques centimètres qui avaient rendu sa balle fatale. Ça prend du temps. Et j'sais pas, peut-être qu'avec toi ça en prendra un peu plus mais t'laisse pas bouffer par ça. C'est pire après, c'est pire que de penser le contraire et laisser la raison partir. Et dans ce contraste il met dans le mille, c'est sa raison qu'elle remet en question, l'idée peut-être qu'elle n'est pas une aussi bonne personne qu'elle peut le penser, peut-être que cette version d'elle était resté sur l'un de ces trottoirs pourris, ce ne serait pas aussi surprenant que ça après tout.

La jeune femme pousse un soupir pas forcement particulièrement sonore, mais tout de même existant. Le simple fait de devoir se concentrer sur le fond des choses, de devoir les mettre en forme afin de pouvoir les présenter de façon compréhensible à son collègue ne l'aide pas autant qu'elle l'aurait pensé. Oh bien sûr, elle ne s'attendait pas à un putain de miracle à la sauce Noël, mais elle aurait cru que ça mettrait au moins un peu d'ordre dans ses idées et ses soucis et c'était bien malheureusement tout le contraire qui semblait se passer, en tout cas pour l'instant, mais elle ne voyait pas plus loin, pas avec cette fatigue sur les épaules.

« J'suis pas super doué pour aider avec ça, c'est pas des choses dont j'arrive facilement à parler, t'vois ? Même avec des potes c'est chaud. J'fais avec et j'y arrive maintenant, c'tout. » Daya finit par soulever une épaule, de toute évidence ce n'est pas un sujet suffisamment facile à aborder et elle s'en rend elle-même compte à présent. Elle se dit silencieusement qu'il vaut mieux en rester là et revenir sur autre chose, son regard dévie vers sa bouteille qu'elle porte de nouveau à ses lèvres, pas pour le courage ceci étant dit, mais plutôt pour noyer son absurdité. Finalement, elle se décide à ouvrir la bouche, sans vraiment savoir ce qui va en sortir, mais parce qu'il n'est pas très poli de laisser son hôte sans réponse et que ses bonnes manières ne sont quant à elle, pas encore mortes. « Désolée t'as raison c'est un peu déplacé ou trop tôt ou trop lourd...peu importe. Elle secoue la tête. J'comprends que ça ne soit pas un sujet facile, surtout pour un ancien soldat. Oublie ça, va ! C'est sa main cette fois qu'elle secoue dans le vent, accrochant sur ses lèvres un sourire feint et surtout parfaitement rodé. Revenons-en à ta copine alors. Sujet plus familier au final, plus facile (en théorie). C'est quoi ton plan de bataille ? Ça fait longtemps que vous êtes ensemble ? L'Indienne remonte ses genoux un peu contre elle, comme elle a l'habitude de le faire chez elle. Si je te saoule tu peux me le dire hein ou...si t'es trop poli pour ça, passe direct à l'alcool fort parce qu'on a plein de choses à se dire...enfin surtout toi du coup ! Parce que plus j'en saurais et plus je serai efficace dans mon job. Ce qui en soit était parfaitement vrai, elle avait besoin de le cerner, de pouvoir anticiper ses réactions autant que possible, de pouvoir analyser ses actions pour en tirer seule des informations, lui de son côté n'avait pas autant à savoir, mais sa tâche n'était pas pour autant le plus facile, parce qu'il devait lui vouer une confiance aveugle et c'était là un engagement bien compliqué. Elle vient poser ses mains, doigts joints sous son menton avec un air sérieux. Tu veux qu'on parle de ton enfance ? Puis elle laisse échapper un rire amusé. C'est à elle d'essayer de faire retomber un peu la tension qu'elle a insinuée dans la pièce et entre eux a présent et autant dire qu'une petite voix lui dit que ce ne sera pas forcément facile. Je plaisante Jakob ! À part si t'as des trucs immanquables à partager évidemment. » La brunette laisse son dos retombé contre le dossier du canapé et y prend appui. Elle n'a plus vraiment envie de se confier la tout de suite, peut-être changera-t-elle d'avis après quelques verres ou en échangeant avec son partenaire qui sait !
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