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 dragons in the darkness | gabriel

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MessageSujet: dragons in the darkness | gabriel Mar 6 Mar - 23:22



dragons in the darkness
EXORDIUM.
Les ombres dansent au fur et à mesure des pas qu'ils osent, qu'ils traînent jusque dans les ruelles assombries d'un South Side à peine endormi. Dans les recoins, quelques yeux se détournent de leur chemin, parce qu'ils s'élancent, ces « traîtres » de corbeaux, parce qu'ils viennent fendre la nuit noire qui tente de régner ; en vain. En vain parce qu'il n'est nulle ombre qui puisse les effrayer. Quatre d'entre eux, convaincus qu'il existe une issue à une offre acceptée à tord, n'embrasant qu'un peu plus toute cette sécheresse tant redoutée, cet innommable feu bien ébouriffé. Ils ont à faire, à sauver. Ils ont trop à perdre pour ne pas s'en soucier. Ce pourquoi ils se sont décidés, vers d'autres âmes ils en viennent à se risquer et, lui qui s'était promis de se tenir loin de tous ces sentiers, Elijah entame sa nouvelle ascension là où se trouve toute sa légitimité. Fils de roi, de dirigeant. Fils d'une famille respectée, d'un père disparu à qui il se doit de succéder ; ça selon ceux qu'il a rallié. Un soupire pour venir fendre l'air encore frais d'une fin d'hiver encore bien ancré, Haynes suit ses souvenirs jusqu'à cet appartement miséreux d'un homme respecté et respectueux. Parce qu'il sait qu'en cet être subsiste une hargne pourtant silencieuse, quelque-chose de tenace bien qu'imperceptible. Mais il connaît ce lent sentiment rougeâtre qui orne les veines, cette chaleur plus que brûlante qui énerve plus qu'elle détend ; il sait les hauteurs que peut procurer un tel degré, la répression de toutes ces émotions entremêlées et c'est là ce qu'ils viennent chercher. Si Elijah sait combien il a perdu au cours des années passées, il sait qu'en l'espace de quelques mois, cet homme-là doit probablement doit déjà avoir vu passer le quart de ce qu'il croit. Alors, s'il en est un parmi les Kings of Speed qui soit à même de comprendre la requête qu'ils viennent vouloir faire prôner ce soir, McKinney demeure comme l'âme la plus à même de la recevoir. C'est ce qu'il a laissé entendre, la décision qui leur a été donné à prendre. Et derrière cette certitude restent quelques questions laissées en suspens. Des questions personnelles qui glissent, longs serpents, jusqu'aux corridors de ses esprits agités ; là où réside une image féminine qu'il tient à protéger, celle qu'il mettra peut-être en danger. C'est à elle qu'il pense tandis que les mètres s'estompent, tandis que ses prunelles se lèvent sur ces silhouettes qui trompent ; celles qu'ils n'auront pas à passer, à tenter, rapidement arrivé. Elijah défait les formes généreuses de sa Jade ancrées en son être, celles qu'il garde comme pour apaiser le cœur qui frappe, réclame une guerre qui, en vérité, l'a toujours fait rêver. Parce qu'il n'est que violence, que noirceur, qu'ombre malgré la lumière qu'il s'impose. L'homme qui aimait, flirtait avec le mal pour finalement supplier le bon de ne pas l'abandonner. Il s'était promis que Jade retrouvée, une autre vie devrait être trouvée ; et le voilà à de nouveau y plonger, dans les profondeurs de ce monde délaisser, Elijah vient s'y jeter. Main tendue vers une luminosité tant suppliée, celle qu'il a pourtant choisie de trahir en ce début de soirée, celle qu'il a laissé avec cette femme-là, dans un appartement à peine agencer, dans une maison encore à élever. Car si elle est celle qui puisse jusqu'à sa fin le sauver, Elijah n'en oublie pourtant pas qu'ils ont été ses frères ; à un moment donné, dans une ville dont on l'a exilé. Alors il la lève, sa main. Alors il ose venir l'abattre contre le bois d'une porte tout juste rejoint, laissant sa Belle errante dans sa tête, là dans un recoin où elle demeura sauve jusqu'au petit matin.      

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« My mercy prevailed over my wrath. »
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MessageSujet: Re: dragons in the darkness | gabriel Ven 23 Mar - 17:14

dragons in the darkness
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February 2018

Chez lui. Chez lui c'était bien. Chez lui c'était mieux. Le rendez-vous fixé va ainsi se dérouler, sous son contrôle, sous une sécurité rodée à laquelle il a immédiatement pensé lorsqu'il a été contacté. Chez lui c'est bien, chez lui c'est mieux parce qu'il sait où se trouvent les planques, où sont ses couteaux aiguisés ; il sait que cette sombre fin d'après midi offre au bar tabac en dessous de chez lui le loisir d'entendre ses pas, d'écouter le moindre bruit, le moindre fracas. Les lattes du parquet son fines, le béton n'est pas armé et menace souvent de s'écrouler lorsqu'il se vautre dans son salon totalement bourré. Chez lui c'est bien, en cas de piège c'est tout à fait ce qui lui convient. Ils ne vont pas tarder à arriver alors il enfonce la dernière lame piégée contre le portant de sa cheville, prévu à cet effet. Il rabat d'un geste sec son jean, enfonce son pied dans ses bottes pour faire disparaître la bosse que laisse entrevoir le dispositif. Les irlandais, enfin, plutôt ces abrutis d'américains aux problèmes identitaires par rapport à leurs origines un peu trop revendiquées, frappent à sa porte. Il ouvre d'un grand geste, la main tendue vers le salon tout indiqué pour qu'ils s'y entassent avant de parlementer. « Messieurs. » A la suite, quatre hommes débarquent, les longs manteaux foncés fendant l'air, faisant frémir les feuilles poussiéreuses de la seule plante encore vivante dans ce trois pièces mal agencé. « Vous permettez que je vous fouille avant d'entrer ? Simple mesure de sécurité hein, l'habitude que votre espèce nous encule. » Il émet un petit rire mais les gars gantés se laissent faire, les armes finissent dans le vide poche et ensuite, tour à tour, les présentations se font. Les mains se tendent et se serrent d'une manière rude, virile. Everett, Eamonn, Esras et... Il se retourne vers le barbu avec un œil amusé – et Elijah. « C'est un rituel irlandais ? Les prénoms en E ? Nan ? » La remarque ne fait pas vraiment mouche. A vrai dire, elle ne les pique pas, pas dans le bon sens en tous cas. Dans un haussement de sourcil à peine voilé, il sort une cigarette de son paquet. « Whisky ? » Il la coince entre ses lèvres et l'allume d'un coup de briquet adroit, rapide. Lorsqu'il relève son regard sur eux pour entendre leur réponse, il les observe, la signature de son demi-sourire logée au coin des lèvres ; putain de statue de marbre moqueuse, putain de statue à baffer. « Je n'ai que du pur américain, production texane malheureusement, mais entre nous, ça vaut largement ce que vous buvez. » Il se dirige vers le petit meuble qui abrite ses bouteilles, il en sort une planquée derrière un whiskey irlandais, volontairement affiché, un qui ne leur fera pas picoler. « Alors, qu'est ce que je peux faire pour de grands garçons comme vous ? Hm ? » Eux quatre, jeunes, encore pour un peu de temps, élancés. Eux quatre et leur gueule blanche, blafarde de cadavre qui surplombe la noirceur extrême de leur attirail de fringues. Eux quatre qui ont l'air déplacés dans cet appartement modeste, entre ces murs petits, cassés et rapiécés entre les trous de couteaux qu'il s'évertue à creuser dans le plâtre clair. « Allez y, asseyez vous. Y'a deux chaises encore dans la cuisine. » L'étroit canapé ne peut tous les contenir, il se permet de s'y vautrer d'ailleurs une fois les verres servis, à côté d'Elijah tandis que les trois autres forment un cercle autour d'eux, faisant grincer les assises.
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Take a little walk to the edge of town and go across the tracks Hey man you know you're never coming back On a gathering storm comes a tall handsome man in a dusty black coat with a red right hand He'll wrap you in his arms, tell you that you've been a good boy He'll rekindle all the dreams it took you a lifetime to destroy He'll reach deep into the hole heal your shrinking soul
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MessageSujet: Re: dragons in the darkness | gabriel Dim 1 Avr - 15:35



dragons in the darkness
EXORDIUM.
« Messieurs. Vous permettez que je vous fouille avant d'entrer ? Simple mesure de sécurité hein, l'habitude que votre espèce nous encule. » Il tique, sent déjà l'air froid prendre place à la place de son colt, de cette prolongation habituelle à son bras, à sa ceinture. Mais il laisse faire, Elijah laisse faire parce qu'il n'a nul autre choix que celui-là. Ils ont à parler, ils ont à faire. Et il refuse de tout voir se détruire, ces maigres prémices, juste par souci de contact rompu avec ce en quoi il a le plus confiance. Il soupire alors, laissant les grandes mains fines de leur nouvel interlocuteur s'assurer qu'il ne reste rien ; rien qui puisse encore se cacher derrière un pli de manteau, derrière une manche abaissée quand les mains viennent enfin se lever, se présenter dans l'optique d'officiellement se saluer. Puis une boutade limite obligée, ils auraient dû s'en douter ; Elijah le premier pour avoir déjà rencontré le personnage qu'ils viennent ce soir trouver. Le seul, en soit, malgré ça, qui soit à même d'écouter. « Whisky ? » Un léger coup de tête de sa part, les autres qui esquissent légèrement le même à l'attention de leur nouvel hôte qui, aussitôt, s'anime. Physiquement, sa voix également. Elijah prend sur lui pour lui faire entendre que l'heure n'est pas au plaisanterie, davantage quand il se risque ouvertement à les prendre pour des bouffons – et à la réflexion, ils en ont peut-être l'air à trimballer Esras et sa gueule toute cassée. « Alors, qu'est ce que je peux faire pour de grands garçons comme vous ? Hm ? Allez y, asseyez vous. Y'a deux chaises encore dans la cuisine. » Et, pour la première fois depuis longtemps, c'est sur lui que tous les regards se posent, sur lui que la décision repose. Et c'est lui qui mène la danse, lui qui vient s'asseoir aux côtés du grand élancé quand les autres se risquent à chercher les chaises évoquées. Les autres, ou presque en tout cas ; parce que Eamonn ne prend pas place, parce que Eamonn demeure en arrière. Comme souvent, comme toujours, son regard qui – enfin – dévie de son être pour se braquer sur celui qui les reçoit. Il sait déjà ce qu'il pense, il sait déjà ce qui se passe dans cette tête pour avoir su comprendre la loyauté qu'il peut avoir envers ces hommes ; ça le travaille de se retrouver là, dans le dos d’Isaiah. Ça le travaille également de ne pas avoir eu le choix, nul autre choix de survie que celui-là, la fierté fermement sécurisée entre ses bras.
Et il passe un petit temps, quelques longues secondes au cours desquelles il cherche ses mots, Elijah. Il les cherche alors qu'il pourrait les laisser, les laisser se débrouiller parce qu'ils savent la raison de leur venue, parce qu'ils savent ce qu'ils sont en train d'enclencher. Ils le savent peut-être mieux que lui, tout juste revenu dans ce mode de vie, dans cette partie de la fratrie. Et il s'anime, se redresse, va pour entrouvrir les lèvres mais on le coupe, on vient rompre sa prise de parole, d'un bref geste de la main, d'une toute petite intervention. Parce qu'il continue de l'observer, parce qu'il a ce souci qui persiste à devoir tout voir, tout prévoir. Et il le voit, son regard ; il le voit essayer de braver toutes les zones de noir. « Il se sent capable de nous réciter la définition de « confiance », avant ? Après tout, ils ont aussi une putain de jolie laisse autour du cou, comme Isaiah. » Et les mains qui fouillent, qui cherchent la petite boite qui contient ses cigarettes. Eamonn parle, Eamonn exige, ses yeux bleus perdus dans ceux du propriétaire des lieux. Et Evrett essaie de l'apaiser, lui faisant signe d'arrêter. En vain, en vain parce que tout dépend finalement de ce qu'ils sont en mesure de s'apporter et, et finalement Eamonn ne joue que la sûreté. Sûreté dont Elijah s'est pourtant déjà assuré ici ; parce qu'ils ne l'ont jamais trahi jusqu'à cet instant précis. « Et c'est parce qu'ils sont dans la même merde que vous qu'il nous reçoit. » 'Vous' parce qu'il ne pense pas être à sa place, parce qu'il n'a pas encore perçu l'ampleur de ce qu'il est en train de bâtir, tout ce qui pourrait être sien à l'avenir. Et on le reprend, finalement. On réajuste sa dernière phrase en une syllabe, la voix de Esras venant doucement se faire entendre. « Pas "vous", "nous"... »      

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