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 dragons in the darkness | gabriel

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physique : il a le dos lacéré, seul et unique cadeau de sa génitrice lorsqu'il était plus jeune. il a également quelques cicatrices de blessures par balle, dont l'une se trouve à sa clavicule suite aux tirs portés par les serbes lors des attentats de noël. mais aussi une cicatrice à la cuisse droite d'un coup de couteau. ses bras sont remplis de tatouages, sa main gauche porte encore fièrement la croix celtique, allégeance à l'irish mob faite à new-york, ainsi qu'un petit coeur sur l'intérieur du poignet, similaire à celui que Jade s'est fait en même temps

MessageSujet: dragons in the darkness | gabriel   Mar 6 Mar - 23:22



dragons in the darkness
EXORDIUM.
Les ombres dansent au fur et à mesure des pas qu'ils osent, qu'ils traînent jusque dans les ruelles assombries d'un South Side à peine endormi. Dans les recoins, quelques yeux se détournent de leur chemin, parce qu'ils s'élancent, ces « traîtres » de corbeaux, parce qu'ils viennent fendre la nuit noire qui tente de régner ; en vain. En vain parce qu'il n'est nulle ombre qui puisse les effrayer. Quatre d'entre eux, convaincus qu'il existe une issue à une offre acceptée à tord, n'embrasant qu'un peu plus toute cette sécheresse tant redoutée, cet innommable feu bien ébouriffé. Ils ont à faire, à sauver. Ils ont trop à perdre pour ne pas s'en soucier. Ce pourquoi ils se sont décidés, vers d'autres âmes ils en viennent à se risquer et, lui qui s'était promis de se tenir loin de tous ces sentiers, Elijah entame sa nouvelle ascension là où se trouve toute sa légitimité. Fils de roi, de dirigeant. Fils d'une famille respectée, d'un père disparu à qui il se doit de succéder ; ça selon ceux qu'il a rallié. Un soupire pour venir fendre l'air encore frais d'une fin d'hiver encore bien ancré, Haynes suit ses souvenirs jusqu'à cet appartement miséreux d'un homme respecté et respectueux. Parce qu'il sait qu'en cet être subsiste une hargne pourtant silencieuse, quelque-chose de tenace bien qu'imperceptible. Mais il connaît ce lent sentiment rougeâtre qui orne les veines, cette chaleur plus que brûlante qui énerve plus qu'elle détend ; il sait les hauteurs que peut procurer un tel degré, la répression de toutes ces émotions entremêlées et c'est là ce qu'ils viennent chercher. Si Elijah sait combien il a perdu au cours des années passées, il sait qu'en l'espace de quelques mois, cet homme-là doit probablement doit déjà avoir vu passer le quart de ce qu'il croit. Alors, s'il en est un parmi les Kings of Speed qui soit à même de comprendre la requête qu'ils viennent vouloir faire prôner ce soir, McKinney demeure comme l'âme la plus à même de la recevoir. C'est ce qu'il a laissé entendre, la décision qui leur a été donné à prendre. Et derrière cette certitude restent quelques questions laissées en suspens. Des questions personnelles qui glissent, longs serpents, jusqu'aux corridors de ses esprits agités ; là où réside une image féminine qu'il tient à protéger, celle qu'il mettra peut-être en danger. C'est à elle qu'il pense tandis que les mètres s'estompent, tandis que ses prunelles se lèvent sur ces silhouettes qui trompent ; celles qu'ils n'auront pas à passer, à tenter, rapidement arrivé. Elijah défait les formes généreuses de sa Jade ancrées en son être, celles qu'il garde comme pour apaiser le cœur qui frappe, réclame une guerre qui, en vérité, l'a toujours fait rêver. Parce qu'il n'est que violence, que noirceur, qu'ombre malgré la lumière qu'il s'impose. L'homme qui aimait, flirtait avec le mal pour finalement supplier le bon de ne pas l'abandonner. Il s'était promis que Jade retrouvée, une autre vie devrait être trouvée ; et le voilà à de nouveau y plonger, dans les profondeurs de ce monde délaisser, Elijah vient s'y jeter. Main tendue vers une luminosité tant suppliée, celle qu'il a pourtant choisie de trahir en ce début de soirée, celle qu'il a laissé avec cette femme-là, dans un appartement à peine agencer, dans une maison encore à élever. Car si elle est celle qui puisse jusqu'à sa fin le sauver, Elijah n'en oublie pourtant pas qu'ils ont été ses frères ; à un moment donné, dans une ville dont on l'a exilé. Alors il la lève, sa main. Alors il ose venir l'abattre contre le bois d'une porte tout juste rejoint, laissant sa Belle errante dans sa tête, là dans un recoin où elle demeura sauve jusqu'au petit matin.      

_________________


« Il parla beaucoup du passé, comme pour rattraper quelque-chose. Une idée de lui-même qu'il avait placé dans son amour pour Elle. Ce n'est qu'après cela qu'il comprit. Il savait, oui. Il savait que son esprit ne serait plus jamais libre de s'ébattre comme l'esprit de Dieu ; que tomber amoureux bouleverserait son destin, à jamais. » - Gatsby, le magnifique
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MessageSujet: Re: dragons in the darkness | gabriel   Ven 23 Mar - 17:14

dragons in the darkness
Gabriel&The Crows

February 2018

Chez lui. Chez lui c'était bien. Chez lui c'était mieux. Le rendez-vous fixé va ainsi se dérouler, sous son contrôle, sous une sécurité rodée à laquelle il a immédiatement pensé lorsqu'il a été contacté. Chez lui c'est bien, chez lui c'est mieux parce qu'il sait où se trouvent les planques, où sont ses couteaux aiguisés ; il sait que cette sombre fin d'après midi offre au bar tabac en dessous de chez lui le loisir d'entendre ses pas, d'écouter le moindre bruit, le moindre fracas. Les lattes du parquet son fines, le béton n'est pas armé et menace souvent de s'écrouler lorsqu'il se vautre dans son salon totalement bourré. Chez lui c'est bien, en cas de piège c'est tout à fait ce qui lui convient. Ils ne vont pas tarder à arriver alors il enfonce la dernière lame piégée contre le portant de sa cheville, prévu à cet effet. Il rabat d'un geste sec son jean, enfonce son pied dans ses bottes pour faire disparaître la bosse que laisse entrevoir le dispositif. Les irlandais, enfin, plutôt ces abrutis d'américains aux problèmes identitaires par rapport à leurs origines un peu trop revendiquées, frappent à sa porte. Il ouvre d'un grand geste, la main tendue vers le salon tout indiqué pour qu'ils s'y entassent avant de parlementer. « Messieurs. » A la suite, quatre hommes débarquent, les longs manteaux foncés fendant l'air, faisant frémir les feuilles poussiéreuses de la seule plante encore vivante dans ce trois pièces mal agencé. « Vous permettez que je vous fouille avant d'entrer ? Simple mesure de sécurité hein, l'habitude que votre espèce nous encule. » Il émet un petit rire mais les gars gantés se laissent faire, les armes finissent dans le vide poche et ensuite, tour à tour, les présentations se font. Les mains se tendent et se serrent d'une manière rude, virile. Everett, Eamonn, Esras et... Il se retourne vers le barbu avec un œil amusé – et Elijah. « C'est un rituel irlandais ? Les prénoms en E ? Nan ? » La remarque ne fait pas vraiment mouche. A vrai dire, elle ne les pique pas, pas dans le bon sens en tous cas. Dans un haussement de sourcil à peine voilé, il sort une cigarette de son paquet. « Whisky ? » Il la coince entre ses lèvres et l'allume d'un coup de briquet adroit, rapide. Lorsqu'il relève son regard sur eux pour entendre leur réponse, il les observe, la signature de son demi-sourire logée au coin des lèvres ; putain de statue de marbre moqueuse, putain de statue à baffer. « Je n'ai que du pur américain, production texane malheureusement, mais entre nous, ça vaut largement ce que vous buvez. » Il se dirige vers le petit meuble qui abrite ses bouteilles, il en sort une planquée derrière un whiskey irlandais, volontairement affiché, un qui ne leur fera pas picoler. « Alors, qu'est ce que je peux faire pour de grands garçons comme vous ? Hm ? » Eux quatre, jeunes, encore pour un peu de temps, élancés. Eux quatre et leur gueule blanche, blafarde de cadavre qui surplombe la noirceur extrême de leur attirail de fringues. Eux quatre qui ont l'air déplacés dans cet appartement modeste, entre ces murs petits, cassés et rapiécés entre les trous de couteaux qu'il s'évertue à creuser dans le plâtre clair. « Allez y, asseyez vous. Y'a deux chaises encore dans la cuisine. » L'étroit canapé ne peut tous les contenir, il se permet de s'y vautrer d'ailleurs une fois les verres servis, à côté d'Elijah tandis que les trois autres forment un cercle autour d'eux, faisant grincer les assises.
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MessageSujet: Re: dragons in the darkness | gabriel   Dim 1 Avr - 15:35



dragons in the darkness
EXORDIUM.
« Messieurs. Vous permettez que je vous fouille avant d'entrer ? Simple mesure de sécurité hein, l'habitude que votre espèce nous encule. » Il tique, sent déjà l'air froid prendre place à la place de son colt, de cette prolongation habituelle à son bras, à sa ceinture. Mais il laisse faire, Elijah laisse faire parce qu'il n'a nul autre choix que celui-là. Ils ont à parler, ils ont à faire. Et il refuse de tout voir se détruire, ces maigres prémices, juste par souci de contact rompu avec ce en quoi il a le plus confiance. Il soupire alors, laissant les grandes mains fines de leur nouvel interlocuteur s'assurer qu'il ne reste rien ; rien qui puisse encore se cacher derrière un pli de manteau, derrière une manche abaissée quand les mains viennent enfin se lever, se présenter dans l'optique d'officiellement se saluer. Puis une boutade limite obligée, ils auraient dû s'en douter ; Elijah le premier pour avoir déjà rencontré le personnage qu'ils viennent ce soir trouver. Le seul, en soit, malgré ça, qui soit à même d'écouter. « Whisky ? » Un léger coup de tête de sa part, les autres qui esquissent légèrement le même à l'attention de leur nouvel hôte qui, aussitôt, s'anime. Physiquement, sa voix également. Elijah prend sur lui pour lui faire entendre que l'heure n'est pas au plaisanterie, davantage quand il se risque ouvertement à les prendre pour des bouffons – et à la réflexion, ils en ont peut-être l'air à trimballer Esras et sa gueule toute cassée. « Alors, qu'est ce que je peux faire pour de grands garçons comme vous ? Hm ? Allez y, asseyez vous. Y'a deux chaises encore dans la cuisine. » Et, pour la première fois depuis longtemps, c'est sur lui que tous les regards se posent, sur lui que la décision repose. Et c'est lui qui mène la danse, lui qui vient s'asseoir aux côtés du grand élancé quand les autres se risquent à chercher les chaises évoquées. Les autres, ou presque en tout cas ; parce que Eamonn ne prend pas place, parce que Eamonn demeure en arrière. Comme souvent, comme toujours, son regard qui – enfin – dévie de son être pour se braquer sur celui qui les reçoit. Il sait déjà ce qu'il pense, il sait déjà ce qui se passe dans cette tête pour avoir su comprendre la loyauté qu'il peut avoir envers ces hommes ; ça le travaille de se retrouver là, dans le dos d’Isaiah. Ça le travaille également de ne pas avoir eu le choix, nul autre choix de survie que celui-là, la fierté fermement sécurisée entre ses bras.
Et il passe un petit temps, quelques longues secondes au cours desquelles il cherche ses mots, Elijah. Il les cherche alors qu'il pourrait les laisser, les laisser se débrouiller parce qu'ils savent la raison de leur venue, parce qu'ils savent ce qu'ils sont en train d'enclencher. Ils le savent peut-être mieux que lui, tout juste revenu dans ce mode de vie, dans cette partie de la fratrie. Et il s'anime, se redresse, va pour entrouvrir les lèvres mais on le coupe, on vient rompre sa prise de parole, d'un bref geste de la main, d'une toute petite intervention. Parce qu'il continue de l'observer, parce qu'il a ce souci qui persiste à devoir tout voir, tout prévoir. Et il le voit, son regard ; il le voit essayer de braver toutes les zones de noir. « Il se sent capable de nous réciter la définition de « confiance », avant ? Après tout, ils ont aussi une putain de jolie laisse autour du cou, comme Isaiah. » Et les mains qui fouillent, qui cherchent la petite boite qui contient ses cigarettes. Eamonn parle, Eamonn exige, ses yeux bleus perdus dans ceux du propriétaire des lieux. Et Evrett essaie de l'apaiser, lui faisant signe d'arrêter. En vain, en vain parce que tout dépend finalement de ce qu'ils sont en mesure de s'apporter et, et finalement Eamonn ne joue que la sûreté. Sûreté dont Elijah s'est pourtant déjà assuré ici ; parce qu'ils ne l'ont jamais trahi jusqu'à cet instant précis. « Et c'est parce qu'ils sont dans la même merde que vous qu'il nous reçoit. » 'Vous' parce qu'il ne pense pas être à sa place, parce qu'il n'a pas encore perçu l'ampleur de ce qu'il est en train de bâtir, tout ce qui pourrait être sien à l'avenir. Et on le reprend, finalement. On réajuste sa dernière phrase en une syllabe, la voix de Esras venant doucement se faire entendre. « Pas "vous", "nous"... »      

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MessageSujet: Re: dragons in the darkness | gabriel   Mar 3 Juil - 23:33

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Les lèvres trempent dans le liquide brun tout juste arrosé. Les verres propres désormais teintés étiolent leur contenue dans les gosiers peu bavards qu'il vient de faire entrer chez lui. Affalé sur son propre canapé il se permet quelques œillades histoire de les observer, les jauger mais aussi et surtout les comprendre pour mieux se prémunir au cas où ils décideraient de tout faire foirer. Il les contemple, de haut en bas, des pieds à la tête ensuite. Ils sont tous grands. Ils sont tous grand et fins, dotés d'une musculature sèche et compacte. Ce ne sont pas des pros de la gonflette à première vue. Ce ne sont pas des pousseurs à la salle qui cherchent la performance et le galbe parfait de deux épaules imposantes et carrées. Ce sont des combattants de rue, des attaquants de fortune sur le tas, au fur et à mesure des aléas des emmerdes qu'ils se créent. Ce sont des agiles, des colériques, des stressés maigres qui ne doivent pas bouffer à leur faim – à moins que ce soit une silhouette génétique héritée de leurs bouseux de grands-parents immigrés. En bref, Gabriel a devant lui des charognes pleines de nerfs, des vautours alertes qui se tournent au moindre bruissement qu'il effectue pour taper le cul de son cigare. Les cendres tombent sur la table, volettent autour des ailes de leurs manteaux sombres qui tombent contre les assises. Ils se parlent entre eux, quelques mots en gaélique sont lâchés et celui qui fait probablement le plus flipper, avec ses grands yeux d'un bleu à faire péter de jalousie un cobalt pur, se met à jacter. La voix caverneuse probablement sous l'impulsion de la troisième clope qu'il s'enfile en moins d'un quart d'heure, il lâche sa petite bombe provocatrice. Gabriel amusé ne manque pas d'y répondre. « A ce que je sais on nous a foutu la laisse autour du cou avec des flingues et des morts sous le pif. J'ai pas trop l'impression qu'ça soit votre cas à vous. Il a plutôt sauté les deux pieds joints dans la laisse votre boss nan ? » Il liquide son verre et s'en ressert un autre. Il en faut toujours des litres de binouzes pour rester courtois avec ces gars là. Isaiah sait se montrer plus commercial avec eux en temps normal. Il comprend mieux pourquoi il ne laisse jamais ses hommes traiter. « Bon. Messieurs. On peut en venir aux faits plus directement où on se savate la tronche avant pour savoir qui a la plus grosse ? Je connais pas trop vos coutumes par chez vous mais je peux m'adapter. » Le barbu qu'ils ont autrefois employé comme mercenaire, arque un sourcil à son attention. La gueule masquée par les poils, il est difficile pour le VP de savoir s'il est amusé ou offusqué. « Si j'me risque à faire des prognostiques je dirais que vous n'êtes pas satisfaits des derniers accords de vos grands manitous et que vous voulez qu'on se donne un coup de paluche pour éliminer le club dust and vodka. J'me trompe ? »
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MessageSujet: Re: dragons in the darkness | gabriel   Dim 15 Juil - 21:10



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Il a l'impression que les choses n'ont pas changées, pas depuis qu'il a été cet exilé. Le métier le rattrape, l'instinct de survie aussi. Entre les mains de Gabriel semble résider la seule issue qu'ils puissent tous avoir. C'est la brise nouvelle d'un aube qui peine à se lever. C'est l'ultime chemin vers un peu de calme, un peu de répit dans le chaos qui s'est installé depuis peu. Lui qui s'était attendu à tellement mieux. A cette vie à laquelle il rêve mais à laquelle il n’accédera jamais. Parce qu'il fait partie de cet élan, de ce renouveau qui doit s'étendre. Il fait partie du jeu qui s'est installé, de cette chute à laquelle ils essaient d'échapper. Lui qui pensait s'en défaire, lui qui pensait ici s'attirer tous ses contraires. Ce n'était qu'une erreur de croire qu'il pourrait changer, en mieux s'élever. Elijah est ainsi, l'a toujours été. Il sait ses démons et s'est toujours laissé contrôler. C'est la raison qui l'empêche de reprendre les mots de Esras, la raison pour laquelle il ne vient rien faire entendre, délaissant un bref regard sur ses propres tatouages qui, sous ses manches à peine relevées, se trahissent. Un douloureux souvenir de ce qu'il a accomplie, puis délaissé pour un semblant d'autre vie. Il y revient néanmoins, toujours ramené à ce lien. Une vérité qui s'ancre en lui tandis que les mots fusent, continuent de s'inscrire dans cette pièce sans que les choses n'avancent vraiment. Le peuvent-elles seulement ? Elijah, au court d'un maigre instant, commence à ne plus y croire. Parce qu'ils sont sur la défensive, loin d'être sur un terrain qu'ils connaissent, qu'ils contrôlent. Il a amené des chiens enragés dans une cage qu'ils ne connaissent pas et dans laquelle les odeurs diffèrent. « Bon. Messieurs. On peut en venir aux faits plus directement où on se savate la tronche avant pour savoir qui a la plus grosse ? Je connais pas trop vos coutumes par chez vous mais je peux m'adapter. » Le regard qui lui revient, les prunelles claires, bleues, qui dévalent l'assemblée d'un bref coup d’œil amusé. Parce qu'il aurait gagné, dans des circonstances toute autre que celles qui les ont amené. Un soupire de la part de Eamonn et les visages qui se baissent des deux autres côtés. Ils sont mal-léchés, affamés, lassés d'être ainsi traités. « Si j'me risque à faire des prognostiques je dirais que vous n'êtes pas satisfaits des derniers accords de vos grands manitous et que vous voulez qu'on se donne un coup de paluche pour éliminer le club dust and vodka. J'me trompe ? » C'en suit un léger silence uniquement briser par le tabac qui crépite sous la chaleur, sous les inspirations d'un Eamonn au regard éternel. Il le sent poser les yeux sur son dos, sur sa propre présence. Ils sont là parce qu'il a suggéré qu'ils le devraient et en cela réside son tout nouveau droit de parole, cette confiance retrouvée en des frères apprivoisés. « Il a la poignée de main facile, même quand les choses ne sont pas forcément avantageuses. » Qu'il vient faire entendre derrière sa barbe, bien que de manière tout à fait audible. « Je doute que les choses aillent encore longtemps dans son sens. Mais il y croit, lui. Comme les deux autres. » Et il ose faire face à Eamonn après que ses mots se soient énoncés, cherchant un signe de sa part destiné à lui faire comprendre qu'il approuve. Qu'il approuve cette vérité qui les touche, tous. Cette vérité qu'ils pensent mais qu'ils n'énoncent pas.



______




« Disons que cette petite sauterie ne plaît pas forcément à tout le monde mais tu le savais avant qu'on arrive, Elijah ne nous aurait pas amené sans ne serait-ce que tâter le terrain. Il n'est pas si stupide, et on ne l'est pas non plus. » Des paroles qu'il laisse s'étendre dans la pièce avant que l'azur de son regard ne vienne retrouver le faciès de son hôte. « Alors quoi ? On compare nos bites, tu continues tes prognostiques ou on avance sur quelque-chose d'un peu plus concret ? » La fumée se défait enfin de ses traits, la voix qui semble résonner par son teint grave qui garde cet éternel écho. Il aimerait pouvoir comprendre, en savoir davantage mais rien ne s'impose à lui derrière le sourire que le fameux Gabriel installe contre ses lèvres. C'est déroutant et à la fois tellement trahissant. Raison pour laquelle il en abord un aussi, de son côté, maigre, en coin seulement. Ça teinte un peu plus ses airs hautains, rends ses pommettes plus coupantes encore. Il a ce regard fou, cette conscience éperdue, émiettée et donnée en spectacle dans les éclats d'agate bleue qui ne se défont plus de ce qu'ils cherchent à appréhender. Il veut le cerner, tout savoir, tout découvrir avant que les dires ne soient dévoilés. Ils s'amusent, autant l'un que l'autre et c'est Elijah qui coupe court à la partie tout juste entamée. « Arrête ça. »      

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MessageSujet: Re: dragons in the darkness | gabriel   Lun 13 Aoû - 0:03

dragons in the darkness
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February 2018

La merde. Ils sont inévitablement dans la merde. La cape noire entre les jambes, la rébellion encore au bord des lèvres, des mots souillé d'un dénie mesuré pour les moins futés, les signes ne trompent pas. La merde. C'est bien un truc que les irlandais traînent en guise d'odeur résiduelle sous leurs foutus souliers. A force de danser devant le plus offrant, y'a bien une pirouette qui les poussent à tomber plus bas que terre. Ça frôle le caniveau. Les mecs sont décrépis. Ça fait le malin mais ça ne mène pas loin. Surtout l'autre avec ses yeux globuleux, le chelou qui s'est foutu en retrait, là, dans un coin. « J'aime bien qu'on énonce les choses clairement chez moi. J'aime bien le concret ouais. J'aime éviter les malentendus et devoir sortir un triple décimètres pour comparer les bites justement. Alors maintenant si ça te casse les couilles de poser les bases de ta venue sous mon toit t'es libre de dépolluer l'air en te barrant. Tu peux même aller r'tourner ta veste au passage. Les coups de pute ça vous connaît, y'en a forcément un qui a été balancer sur les derniers accords en vigueur l'autre fois nan ? C'était pas toi par hasard du-gland ? » Gabriel hausse le ton après la boutade du type. Rigoler, franchouillard, ça l'emmerde pas, par contre insister pour se faire mousser, ça, ça l'emmerde. D'ailleurs, quand il y pense, au moment de dévisager le brun pour appuyer ses propos, Ayleen serait du genre à le trouver attirant ce déchet là. Les pommettes saillantes au point d'en faire pâlir la façade abrupte d'un bâtiment moderne, il a la gueule d'un cadavre à la Burton. Les yeux en cercle, les couleurs fades, la coupe anti-parasites comme pour se traiter lui même. Écœurant .« On va être clair. Direct. J'vous fais pas confiance. Personne vous fait confiance d'ailleurs. Ça va forcément nous sauter à la gueule à un moment donné cette petite soirée entre nous. Cela dit j'compte sur votre petit comité pour me rassurer. Si y'a des moyens et de la motivation, les gars d'chez nous feront tout pour tenter quelque chose avec vous. Ils sont préparés mentalement à un revirement de situation depuis qu'ils ont...foutu la merde » Depuis qu'ils ont buté Caleb est la phrase la plus juste. Mais, ça, ça, il se garde de le dire, de l’énoncer. De toutes façons il n'y arrive pas. Il a beau avoir essayé une bonne quinzaine de fois auparavant, c'est impossible pour lui à formuler de façon audible le fait que son pote soit crevé. « On peut causer si le plan est pas dégueu. Après c'est pas pour prendre la défense de votre pute de chef mais c'était ça ou finir comme nous. J'crois que la décision a vite fait l'tour, peut-être qu'il se sent aussi baisé qu'nous c'est à voir nan ? Parce qu'à 20 chez nous et 6 chez vous faut pas être bien futé pour comprendre qu'on va pas faire de miracles. » Il se lève. Encore. Il a l'incroyable envie de les surplomber, de bouger, de planer au dessus de ce groupe décontenancé qui vient tout juste le trouver. « En gros c'est l'moment où on cause stratégie et statistiques mesdemoiselles. » Il lance ses yeux sur Elijah. Il donne des ordres, sait la fermer quand il le doit. Selon Gabriel c'est à lui que revient la tâche de leader, de droits.
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MessageSujet: Re: dragons in the darkness | gabriel   Mar 14 Aoû - 0:29



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Il écoute, perd patience. Il a le cœur qui frappe, la folie qui gangrène les sens, l'essence. Aussi, il détourne le regard, perd l'azur de ses prunelles sur le sol poussiéreux de la demeure qu'ils sont venus animer de leur rancœur mal contenue. Ils ont la rage, cette colère qui gronde dans le creux de la gorge et qui fausse l'échange. L'espace d'un instant, Elijah regretterait presque de se trouver-là, dans cette optique de guérilla qui ne lui appartient pas. Peut-être aurait-il mieux valu qu'il disparaisse après la mort de son père ? Peut-être aurait-il mieux valu qu'il meurt, le soir où ils sont venus ? Peut-être. Mais Elle, Elle l'aurait payé, le prix fort à n'en pas douter. Un soupire, un énième soupire derrière les dires qui fusent, les répliques qui s'imposent ; derrière la maladroite conversation qui se transforme en pugilat. Ils sont fatiguant, lassant. Ils sont ce qui vient faire perdre le peu d'espoir que Elijah peinait déjà à garder. Et si s'apprêtait à se lever, à leur dire de finalement se démerder, Gabriel parvient à ramener un semblant de conversation, quelque-chose de construit dans toute cette histoire mal gérée. C'est sur sa voix à lui qu'il se concentre, sur ces dires, cette impression de terre à terre qui inspire finalement un peu plus qu’auparavant. « On peut causer si le plan est pas dégueu. Après c'est pas pour prendre la défense de votre pute de chef mais c'était ça ou finir comme nous. J'crois que la décision a vite fait l'tour, peut-être qu'il se sent aussi baisé qu'nous c'est à voir nan ? Parce qu'à 20 chez nous et 6 chez vous faut pas être bien futé pour comprendre qu'on va pas faire de miracles. » Un maigre sourire s'installe le long de ses lèvres quand cette réalité vient s'imposer ; ils l'ont au moins en avantage, si la modestie n'est pas à user. « En gros c'est l'moment où on cause stratégie et statistiques mesdemoiselles. » Et si les autres ont le regard braqué sur celui qui vient de se lever, Elijah lui persiste à perdre sa vision sur toute autre chose, songeant, imaginant quelles pourraient être désormais les issues à cette discussion. Et pourtant, pourtant c'est sur lui que vient peser le regard qu'il se risque finalement à croiser. Un soupire ironique de la part d'un Eamonn à la confiance difficile et la maigre approbation d'un Esras un peu paumé. Bordel qu'ils font pitié. « D'autres pourraient suivre. » Il ose, prend la parole, s'en redresse légèrement malgré la planque éternelle de sa barbe. Il a l'azur vivace, sait que celui de Eamonn n'a de cesse de le guetter, de s'attendre au pire de sa part depuis qu'ils ont osé se l'approprier. « Evrett m'a fait savoir que beaucoup n'acceptaient pas de suivre l'autre grand connard. J'imagine qu'on peut tourner ça en avantage pour la suite. » Parce qu'ils ont beaucoup à jouer, beaucoup à perdre aussi, d'un côté. C'est la raison pour laquelle il tique, dans son coin. La raison pour laquelle il peine à s'y projeter, plus ou moins. « Avec un bon plan d'attaque, même en étant pas forcément nombreux, c'est faisable. J'imagine qu'il suffit d'un peu d'organisation, d'un peu de surprise et d'une confiance aveugle pour un temps. » Les derniers mots se portent sur celui qu'il vient finalement défier du regard, cet homme dont la présence manque bien trop souvent pour qu'il n'ait vraiment son mot à dire, cet homme aux deux faciès – à ses yeux trop peu définis. En soit, tout comme Gabriel, lui non plus ne leur fait pas vraiment confiance ; mais en a-t-il vraiment le choix, désormais ? « Tes gars savent y faire, niveau surprise ? »

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« Il parla beaucoup du passé, comme pour rattraper quelque-chose. Une idée de lui-même qu'il avait placé dans son amour pour Elle. Ce n'est qu'après cela qu'il comprit. Il savait, oui. Il savait que son esprit ne serait plus jamais libre de s'ébattre comme l'esprit de Dieu ; que tomber amoureux bouleverserait son destin, à jamais. » - Gatsby, le magnifique
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MessageSujet: Re: dragons in the darkness | gabriel   Dim 16 Sep - 20:32

dragons in the darkness
Gabriel&The Crows

February 2018

Une cible. C'est tout ce qu'il désigne. Du regard, Gabriel désigne une cible. Son interlocuteur à venir, un porte parole. Un chef en devenir. Sa cible. Il n'a besoin que d'une œillade appuyée, que d'une ignorance feinte de toute personne se trouvant autour de lui pour pleinement la percuter. Une cible. Paf. Efficace. Dans le mile. Sans aucun patron décidé visiblement depuis leur arrivée, c'est Elijah qui capture la pointe et la plante à son crâne tout juste nommé. Le front rougit d'une orgueil à peine dissimulée, l'homme s'en redresse par le coup. Il ne se blesse guère, s'en accommode bien rapidement et ne laisse nullement le temps aux autres d'approuver ou non cette décision. Il parle, impose le timbre étrangement suave profond et grumeleux de sa voix. La pièce en résonne. Ses mots aussi. Le vieux écoute avec attention sans pouvoir cependant s'enlever l'envie de savoir ce que les choses auraient donné avec une autre sélection de son crue. Il tâte, jauge et savoure le silence de sa non réponse maîtriser les lieux. Il les, dévisage. Une à une, il les contemple ces gueules qui s'étalent devant lui ; allant du guignol bariolé au mariole qui fait flipper. Non. Elijah est un bon choix. « Tu m'demandes si ils savent y faire ? » Il arc un sourcil après ces quelques secondes de flottement. C'est vrai que question surprise, pour le moment, ce sont eux qui se sont fait prendre ; mais la perspective d'inverser la tendance n'est pas en demeure de mutisme. Elle est présente, présente et abstraite cette perspective. Gabriel n'a pas encore vraiment les images en tête si ce ne sont celles de têtes précises découpées par ses soins. « C'est pas des grands magiciens mais niveau cirque ils s'démerdent selon l'spectacle. Si on monte un numéro potable ils sauront agir. » Ils sauront, c'est indéniable. Il n'est pas entrain de le parier non plus et il sait qu'un stratagème aussi bien que mal mené va énormément leur coûter. Mais ils sauront. Il le sait. Le problème serbe. Il a pour particularité de mettre tout le monde d'accord dans les rangs des motards malmenés. « Vous avez déjà l'numéro en boite ou faut qu'on unisse notre science pour l'élaborer ? » Il les surplombe tous et les têtes répondent sans un mot à la négative. La fumée épaisse de la dizaine de clopes allumées, se perd entre les visages et le cendrier s'emplit à quasi rabord. « Bon. Ok. C'est pas glorieux tout ça mais bon...J'imagine qu'il faut que j'y greffe ma patte aussi. » Il renifle bruyamment et liquide encore un verre afin de resituer un plan vieux de bientôt plus d'une année. « J'avais pour idée de descendre leur QG à l'époque après l'coup dur qu'ils nous avaient lancé à la gueule à Noël. On avait les bras en principe mais les gars étaient trop ras la terre pour ça. J'pense qu'on peut essayer d'en r'parler maintenant. Normalement j'ai tout le club et les nomades qui peuvent intervenir. On a les gars des autres chapitres aussi mais faudrait une sacrée coordination pour pas que leur absence se fasse remarquer. Ces fils de pute nous on bloqué d'un peu partout. » Il songe, passe en revue toutes les têtes du club qu'il connaît de près et de très loin même. « Et donc, vous, d'après c'que j'comprends vous êtes même pas dix pleupleux et vous êtes en phase de « possible » recrutement ? Vous allez pas avoir des petites bi taupes dans vos rangs une fois votre projet étalé j'espère ? »
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Take a little walk to the edge of town and go across the tracks Hey man you know you're never coming back On a gathering storm comes a tall handsome man in a dusty black coat with a red right hand He'll wrap you in his arms, tell you that you've been a good boy He'll rekindle all the dreams it took you a lifetime to destroy He'll reach deep into the hole heal your shrinking soul
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MessageSujet: Re: dragons in the darkness | gabriel   Ven 21 Sep - 11:31



dragons in the darkness
EXORDIUM.
Il s'y essaie, se perd dans la contemplation de cet homme qui l'a désigné pour parler. Et, finalement, au fond de son être, il demeure cette petite voix lui rappelant qu'il n'a pas les épaules pour ça. Il n'a jamais eu l'appréhension de pouvoir diriger des hommes en sachant qu'il ne coopère déjà pas avec son propre esprit. Et si cette vérité commençait à se faire une place dans sa tête, c'était sans compter la voix du grand gaillard qui revient sur ce qu'il s'est risqué à dire ; plus à l'aise qu'il ne l'aurait pensé. Paradoxale au possible. « Tu m'demandes si ils savent y faire ? » Il fronce les sourcils mais s'en détend assez rapidement ; force est de constater que, comme ceux qu'il accompagne, ils n'ont pas été des plus surprenants mais plutôt assez surpris. Il veut que la tendance s'inverse, il veut s'assurer que ceux qu'il représente restent en vie pour s'assurer la sienne. « C'est pas des grands magiciens mais niveau cirque ils s'démerdent selon l'spectacle. Si on monte un numéro potable ils sauront agir. Vous avez déjà l'numéro en boite ou faut qu'on unisse notre science pour l'élaborer ? » A cette question, pas un mot ne vient se perdre dans l'espace qu'ils animent ridiculement. Pas un mot, pas un soupire, pas une expiration trop longue. Rien, rien si ce n'est quelques gestes à l'horizontal pour trahir le fait que personne n'a rien. Non, ils ne venaient que quérir une alliance. « Bon. Ok. C'est pas glorieux tout ça mais bon... J'imagine qu'il faut que j'y greffe ma patte aussi. » Et sans demander son reste, il se lance dans l'énonciation de ce à quoi il songeait déjà, une idée peut-être aussi vieille que les os qu'il porte avec lui. Elijah écoute sans regarder, à moitié perdu dans les ombres qui dansent dans le séjour investi. Il essaie d'y penser, à tout ça, à tout ce que ça viendra impliquer ; tous les risques qui pourraient en découler. Et contrairement à tout ce qu'il aurait pu imaginer, il a cette rage de vivre qui semble résonner. Le palpitant qui panique un peu sous sa poitrine immobile, toutes ses pensées n'ont jamais concerné que celle qu'il s'est promis de protéger. « Et donc, vous, d'après c'que j'comprends vous êtes même pas dix pleupleux et vous êtes en phase de « possible » recrutement ? Vous allez pas avoir des petites bi taupes dans vos rangs une fois votre projet étalé j'espère ? » Le regard qui lui revient avant de venir se déposer sur les hommes qu'il accompagne. Il guette les réactions, jonche les prunelles jusqu'à se perdre dans celles du légiste qui se tient à l'écart, là, en retrait des autres qui font d'ors et déjà entendre qu'ils savent sur qui compter. Lui, en revanche, ne le sait pas forcément et s'il sait que les yeux de Eamonn ont toujours su traîner quand on l'a renseigné, il voit cette méfiance qui, sur sa présence, s'est mise à briller. « Je ne pense pas qu'on aura ce problème. » Sous-entendu que s'il le sait, en tuer trois autres ou plus ne le dérangera pas. Quoi qui puisse mettre en danger sa liberté ne survie généralement pas. « J'imagine qu'on trouvera les bras nécessaires pour faire bouger les choses sans encombre. A ce moment-là, tu auras de quoi mettre en place ton numéro. Ça te va ? » Et, après de longues secondes, peut-être une minute, si ce n'est plus, il s'en défait de ce faciès tenace qui le toisait, en revenant à Gabriel devant qui il se redresse. Et si lui commence d'ors et déjà à s'accoutumer à son titre de Roi, il en connaît un qui doutera encore longtemps de ça. Et même malgré ça, il croit pouvoir affirmer qu'il ne s'interposera pas. Ils sont en phase de conclure un nouveau tournant à cette situation, il sait que Eamonn ne viendra pas tout ruiner pour un souci de domination.

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« Il parla beaucoup du passé, comme pour rattraper quelque-chose. Une idée de lui-même qu'il avait placé dans son amour pour Elle. Ce n'est qu'après cela qu'il comprit. Il savait, oui. Il savait que son esprit ne serait plus jamais libre de s'ébattre comme l'esprit de Dieu ; que tomber amoureux bouleverserait son destin, à jamais. » - Gatsby, le magnifique
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