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 run free | addison

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MessageSujet: run free | addison   Jeu 8 Mar - 22:02



ACTE I - SCENE II | run free
EXORDIUM.


Le même programme, la même finalité. Ronnie y revient, gorge sèche et manquement à son addiction. Il va, avec pour seul but de pouvoir se perdre là où personne ne le jugera. Parce qu'il est ce qu'il est, parce qu'il aucunement l'envie d'en changer. C'est ce qui dérange, ce qui commence à faire jaser. Alors il s'en défait, de ce quotidien tout à fait pourri. Il s'en défait parce qu'il doit s'en défaire, s'en aller là où les âmes joignent la sienne, là où tout semble illusoire, là où tout lui semble probable. Là où, finalement, personne ne viendra l'empêcher d'être celui qu'il aime à devenir au cours de nombreuses soirées. Il soupire, laisse la fumée de sa cigarette se perdre jusqu'à l'entrée du club rattrapé, devant ces portes qu'il n'a que trop longtemps passées et qu'il passera encore. Une bouffée d'air frais, une bouffé de nicotine ; deux puis trois jusqu'à sentir sa tête commencer à tourner. L'absence de sommeil, le besoin de perdition. Tout lui devient nécessaire alors il laisse le bâton encore embrasé rejoindre le goudron froid du trottoir, laissant libre court aux toutes nouvelles brises fraîches d'un hiver en avance l'emporter dans sa danse. Et, le voilà renouer avec les démons de toutes ces nuits déjà passées. Ronnie s'enfonce là où sa raison s'évapore, ignorée quand elle tente de remonter des eaux troubles dans lesquelles il aime à la noyer ; ces eaux ambrés, parfois décolorées mais toujours bien alcoolisées. Ronnie s'enfonce dans ses vices, dans tout ce qui le détruit de l'intérieur sans qu'il ne soit à même d'y parer. Parce qu'il aime ça, bordel. Il adore ça. Cette sensation de fluidité qui l'élève – croit-il – du plus profond des étages ici-bas. Dawson croit être un et entier en pénétrant dans cette atmosphère, lorsqu'il vient oser ses pas jusqu'au bar et quelques compères. De vieilles connaissances, des visuels qu'il a pour habitude de croiser ici, en ces heures, en ces temps. Chicago, entre ses murs, parait tellement petite. Et, dans l'euphorie des lieux, dans cette chaleur qui, doucement, commence à naître, Ronnie flirte avec le silence, avec les scènes qui s'offrent à lui. Une soirée des plus calmes pour celui dont l'esprit semble pourtant ne jamais l'être. Parce qu'il rumine, se souvient, combat chaque parcelle d'un passé décomposé. Parce qu'il n'a jamais cessé d'être torturé, cet homme au sourire jour après jour aisément déployé. Parce qu'il a toujours senti sa fin s'approcher, s'installer au fur et à mesure des grammes dans son sang à chaque bouteille installés. Un dernier regard pour s'approprier les lieux, un dernier regard pour savoir son programme du soir, aussi décadent soit-il, aussi futile soit-elle ; celle qu'il ira peut-être trouver, cherchant un peu d'originalité. Mais il n'est pas doué pour ces choses-là, pas lui, pas avec son physique, sa gentillesse, cette candeur qui émane de sa tronche d'ours en peluche.

Pourtant, le voilà à s'approcher, à suivre les regards qui, parfois, lui sont destinés ; vers cette jeune femme qui n'a de cesse de l'aguicher. Ronnie se laisse tenter, offrant une dernière gorgée au verre qu'il en vient à délaisser, sur le comptoir abandonné. Il se risque jusqu'au cœur de la pénombre des lieux, il se risque jusque-là où les cœurs semblent heureux, insoucieux. Il n'aspire qu'à cela, faisant au mieux pour se fondre entre eux, parvenant jusqu'à la jeune femme qui offre à ses songes bien des vœux. Il en imagine les futurs instants, toute la route qu'il pourrait oser faire jusqu'à son appartement, jusqu'au creux de sa chambre avec une créature aussi envoûtante, une ombre paradoxalement aussi scintillante. Qui, rapidement, lui échappe, accaparée par une carrure un peu plus droite, une silhouette un peu plus rassurante que cet espèce hippy accessible au fond de la boite. Ronnie recule, Ronnie s'éloigne, délaissant la chaleur d'une foule lancinante pour retrouver le bois verni du comptoir, sa stabilité provisoire. Ronnie en baisse le regard, délaissant son espoir. Un soupire, les paupières qui se ferment quelques secondes avant de s'ouvrir sur un shooter offert par le barmaid ; celui-ci sachant ses prouesses dernières. Il accueille le geste d'un bref signe de tête, un léger rictus venant se perdre le long de ses lèvres tandis que sa main traine sur ce qui attend ses lèvres, sa langue, son palet déjà bien habitué. Et il reste là, bras dénudés sur des tatouages découverts, sur ces longues histoires stupides qu'il a laissé s'installer sur sa chair. Et Ronnie se perd. Là, dans le peu de verres qu'il est en mesure d'acheter, n'ayant finalement pas prévu assez. Jusqu'à comprendre qu'il ne pourra pas rester là indéfiniment, jusqu'à voir l'heure défiler sans qu'il ne soit en mesure de s'abandonner pleinement. Lassé d'une ambiance pour cette nuit passée, le roux se lève dans l'optique de regagner l'extérieur, la nuit noire et ses terreurs. Mais, dans son élan, c'est une silhouette longiligne qu'il heurte, heureusement à peine. Assez pour en voir la moité du contenue qu'elle tenait renversé sur sa main tâchée d'encre séchée ; chose qu'il perçoit maintenant qu'il s'y attarde, résidu d'un tatouage tout juste fait à l'un des siens n'ayant pas eu la foi de se risquer en cette soirée à ses côtés. « Pardon, c'est ma faute, j'ai pas fait attention. J'suis pas totalement frais en fait. » Il ose le dire, se faisant honnête, s'adossant au pilier qui soutient la salle apparu juste là, dans son dos, tandis qu'il maintient encore la main de la jeune femme percutée, plus par réflexe que par réelle volonté. « Je vous ai pas fait mal ? » Il demande tout de même, poli ; encore une fois trop gentil. C'est dans ses habitudes que de s'en faire pour le moindre faux-pas, loin de pouvoir faire de même quand la situation l'exige parfois. Ronnie et sa logique improbable. « Attendez, je vais essayer de négocier un nouveau verre. C'est nul de ne pouvoir boire que la moitié. » Et c'est digne de lui, lui qui s'empare de ce dont il parle à la belle en question, venant la démunir de son bien pour finalement s'approcher de nouveau du bar, se pencher légèrement comme dans l'espoir que sa commande soit acceptée ; chose que l'homme à qui il s'adresse fait passer. Rien que cette fois, dit-il. C'est aisément suffisant pour celui qui ne cherche qu'à se racheter, venant offrir la boisson à celle qu'il vient de déranger dans sa maladresse inoubliée. « Voilà, mieux comme ça. »        

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MessageSujet: Re: run free | addison   Sam 10 Mar - 20:42

Run Free
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C'est en plein milieu de la course du taxi que j'avais pris pour rentrer chez moi que l'idée m'était venue. Le reflet d'un néon, des éclats de rire au détour d'un trottoir, mais passé trop vite pour en saisir la source et je me prends à avoir envie d'un verre ou deux, peut-être trois. J'avais demandé à mon chauffeur de faire un détour et de finalement m'emmener Downtown dans ce club suffisamment grand et suffisamment bondé pour pouvoir avoir l'impression d'avoir l'opportunité de m'y perdre dans l'anonymat le plus totale, parce que je sais que c'est exactement ce pourquoi j'y vais et je sais que déjà que je risque d'en ressortir pleine de trop...trop d'alcool, trop d'idées, trop de pulsions suivie sans réfléchir, trop de chance de finir au bras d'un inconnu dont le nom m'aura une fois de plus échappé demain. La voiture s'arrête et je glisse un billet dans la paume tendue du pakistanais qui m'avait conduite devant l'entrée du Studio Paris Nightclub, sans manquer de lui adresser mes remerciements et lui souhaiter une bonne nuit, il en fait de même et un sourire en coin vient marquer mes lèvres, ca ne devrait pas être trop compliqué. Cette soirée me laissait un goût amer dans la bouche, j'avais beau avoir exorcisé la colère qui s'était emparé de moi et cela de façon plutôt...séduisante, je n'en restais pas moins agacé par le comportement virulent et injustifié dont avait preuve Thomas envers moi et comme une idiote je m'étais tout de même laisser prendre à son petit jeu et avait fini par lui donner ce qu'il voulait alors que très franchement il était loin de l'avoir mérité. Je ne me sentais pas franchement sereine parce que (et ca ne m'arrivait pas souvent) je ne pouvais pas m'empêcher de me dire que je n'aurais jamais dû faire ca, pas avec lui et pas dans ce contexte, mais le mal était fait et il n'y avait rien que quelque verres ne sauraient noyé ne serait-ce que pour quelques heures, en attendant que d'autres idées ne viennent dépasser celle-ci et en attendant notre prochaine rencontre qui clairement ne lui donnerait pas autant de satisfaction. Mes affaires laissées au vestiaire, je tâche de franchir la foule qui sur la piste s'en donne à coeur joie, c'est un panel particulièrement intéressant à regarder, j'ai toujours aimé observer (et juger, mais ca c'est une autre histoire et ca demanderait sans doute des termes de psychanalyse avancées qu'il est beaucoup trop tard pour ne serait-ce que prononcer.) alors j'essaye de me glisser entre les corps animés et transpirants pour certains pour rejoindre le bar et peut-être y trouver une place de choix. Evidemment c'est un peu ambitieux et lorsque j'y parviens enfin il y a presque autant de monde que dans le reste de la salle. A grand coup de sourire j'arrive cependant à venir me pencher sur le bois collant du comptoir pour demander au barman de me servir un gin-tonic.

J'en bois un, en partage un autre avec un type pas vraiment très intéressant et qui ne m'ébloui que par son arrogance et son haute estime de lui-même...ouai pas vraiment ce dont j'ai besoin ce soir, j'ai déjà donné de ce côté-là. Un verre de plus et une compagnie différente, mais là encore le rentre-dedans à deux balles me passe complètement au-dessus. Peut-être que si je ne m'étais pas déjà fait sauter plus tôt dans la soirée ca aurait marché et que cette espèce d'hipster aurait pu m'emmener dans son appart surement pourrie pour me sauter avant de s'endormir dans des vapeurs d'alcools proéminente. Ca me fatigue, ca fait quoi ? Je jette un coup d'oeil rapide à ma montre...Une heure. C'est encore pire que ce que je pensais...j'attrape mon verre, le termine d'une traite et en redemande un autre que j'emporte cette fois-ci avec moi pour faire un tour, je ne vais pourtant pas bien loin avant d’être percuté par un type qui essaye sans doute lui aussi d’échapper à cette putain de mascarade. Plus de peur que de mal son verre vacille et une partie de son contenu vient se déverser sur le sol et sur la main du roux qui attrape la mienne par réflexe.  « Pardon, c'est ma faute, j'ai pas fait attention. J'suis pas totalement frais en fait. Et comme pour imager ses paroles il vient s’adosser à la colonne juste derrière lui, sans pour autant me lâcher. Je suis tout autant surprise et pas plus fraîche que lui sans doute même moins, je n’en sais rien. Je secoue la tête prête à lui dire que ce n’est rien, qu’il n’y a pas besoin d’en faire tout un foin, c’est juste un peu d’alcool de bas-étage qui plus est. Je vous ai pas fait mal ?  Me demande t-il poliment. Ce qui n’est pas toujours le cas dans ce genre d’endroit et surtout pas venant d’un type qui a bu plus d’une demi-bière. Je secoue la tête de nouveau. – Non, non tout va bien. Je récupère ma main et lui adresse un sourire. Vous inquiétez pas ! Je secoue sa main sur laquelle glisse encore quelques gouttes de gin dans un réflexe mécanique. - Attendez, je vais essayer de négocier un nouveau verre. C'est nul de ne pouvoir boire que la moitié. » Si j’esquisse un geste pour le retenir, il ne semble même pas s’en rendre compte et se faufile juqu’au barman avec qui je le vois échanger quelques mots avant de se retourner vers moi, puis vers lui de nouveau. Ce n’est vraiment pas nécessaire, mais j’apprécie la galanterie du geste je dois le dire. « Voilà, mieux comme ça. »

Je lui adresse un sourire. « C'était pas nécessaire, à dire vrai j'ai sûrement suffisamment bu pour ce soir, mais merci quand même. Je lève le verre qu'il m'a ramené vers lui comme pour porter un toast et vient le ramener par la suite devant moi sans en boire une goutte. Mon regard se reporte sur ses mains qui sont quant à elle vide. Vous ne m'accompagnez pas ? J'hausse les épaules. C'est pas très amusant de boire toute seule. Puis bon il paraît que ca ne se fait pas trop pour une femme. Je lève un sourcil avant de laisser mes lèvres se parer d'un sourire. Vous ne voulez pas avoir le poids du jugement que je risque de recevoir sur la conscience si ? »

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Dernière édition par Addison Adler le Jeu 15 Mar - 21:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: run free | addison   Jeu 15 Mar - 14:46



ACTE I - SCENE II | run free
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Il tient à cette politesse, il tient à lui rendre ce qu'il lui a enlevé ; ou peut-être était-ce la sienne. Et, dans la foulée, le doute s'installe. Il s'installe bien que tardivement, le verre déjà tendu à la jeune femme qui, dans un sourire, l'accepte finalement. Il s'en contente, connaît ses limites – menteur – et tente de se faire entendre que ce ne serait pas raisonnable que de continuer ; pas dans son état, pas en sachant son passé et ses deux comas. Ronnie chasse de ses esprits ses souvenirs affaiblis, rappelant l'azur de ses prunelles sur la jeune femme qu'il s'est permis d'aborder pour compenser ses ratés. Et elle aurait pu ne rien dire, seulement accepter. Elle aurait pu, plutôt que de se tenir là encore à ses côtés. « C'était pas nécessaire, à dire vrai j'ai sûrement suffisamment bu pour ce soir, mais merci quand même. Un sourire, une attention à ses traits bien moins ravagés que les siens. Ronnie se fait à l'idée qu'elle essaie seulement de le faire passer, parce qu'il attendait peut-être un signe quant à ce qu'elle pourrait désormais lui énoncer, lui faire entendre, attendant peut-être qu'elle ne lui accorde un peu de temps avec elle à passer. Mais rien, aucune idée ne s'était faite et avant qu'il n'ait pu continuer sur quoi que ce soit, c'est la voix de la jeune femme qui tente à nouveau de se faire entendre. Il s'y concentre alors, tentant d'omettre l'ambiance qui – derrière – continue de s'intensifier ; comme chaque soir ici passé. Déluge de conversations et de joyeusetés. Vous ne m'accompagnez pas ? De nouveau ce sourire, cette tentation dans le regard qui, déjà, se dévie sur le bar. Dieu seul qu'il devrait arrêter, ne pas abuser mais Ronnie reste un homme d'excès. Il le sait, au fond de lui, il le sait depuis que dans ces vices il s'est risqué. C'est pas très amusant de boire toute seule. Puis bon il paraît que ça ne se fait pas trop pour une femme. Vous ne voulez pas avoir le poids du jugement que je risque de recevoir sur la conscience si ? » Maligne, douée, intéressante. Elle vient s'offrir un sourire qu'il ne manque pas de remarquer. Et Ronnie tombe dedans, tout simplement. Ronnie se laisse aller, lui faisant signe d'attendre quelques minutes, rien que quelques minutes avant de se souvenir que la soirée se sera faite plus longue qu'il ne l'aurait cru ; lui qui n'avait pratiquement rien prévu. Il soupire, ne délaissant finalement pas sa place. A quoi bon s'y risquer et se faire remballer.

« Ça aurait été avec plaisir ; des mots qu'il énonce tant bien que mal en venant lui faire face, lui rendant son sourire tout de même puisque pas mécontent d'avoir vu cette dernière aisément l'inviter. Lui n'aurait pas tellement osé si l'idée lui avait été donnée ; trop gentil, trop timide, trop loin de tous ces lourds qu'elle pourrait avoir pour habitude de recaler. Non, il n'a rien à voir avec ces hommes-là hormis leur présence aux mêmes endroits. Mais j'ai déjà réussi à négocier votre verre en fait et vu le nombre de verre qu'ils ont été obligé de m'offrir déjà, je doute que ça continue de passer tranquille. » Il ose, vient faire entendre une vérité un peu triste parce qu'il aurait apprécié rester, vraiment. Parce qu'il aurait voulu s'élever à une présence plus raffinée que celles d'ordinaire côtoyées. Un soupire alors, un regard sur les alentours à la recherche d'une aide avant que l'idée ne vienne, contre les parois de ses songes ne s'imprègnent. Et, au moment même où la Belle s'élance pour parler, il la coupe dans sa lancée, levant une main comme pour lui épargner d'avoir à l'inviter. Il est débrouillard, s'en persuade tandis qu'un groupe un peu remuant s'invite près du comptoir. De l'agitation, les défauts d'attention à l'encontre de leur boisson. Et il ne faut à Ronnie que quelques secondes, rien que quelques secondes pour parvenir à mettre la main sur quelque-chose, pas encore très sûr de ce dont il a hérité, rejoignant la jeune femme qu'il invite à s'éloigner. « Ouais, je sais, c'est salaud mais au bout d'un moment, faut s'en sortir comme on peut et j'allais clairement pas te laisser essuyer les jugements quant au fait que tu sois seule à boire. Autant que tu essuies ceux qui viendront dire genre « bah merde, qu'est-ce qu'elle fout avec ça elle ? ». » Il imite une voix au hasard, prétend être la gonzesse du coin quand il s'y risque tandis qu'enfin, une table se libère, Ronnie passant au-devant d'un groupe de jeunes femmes décidées mais pas assez rapides pour le devancer. Il accepte les insultes, les deux ou trois « connard » qui lui parviennent et qui, néanmoins, lui arrache un soupire de satisfaction. Parce qu'il est parvenu à poser son cul, faisant un bref signe de la main à la jeune femme invitée de s'installer. « Du coup, s'tu veux trinquer, c'est possible maintenant ! » Il lève son verre fièrement, prêtant enfin attention à son contenue avant d'en être déçu. « Mojito, boisson de gonzesse, super. » Ironique sur ce point, habitué à des choses un peu moins partisanes d'une possible sobriété. Puis, finalement, il se rend compte, peut-être trop tard, l'alcool ralentissement les songes et les réflexions. « T'avais peut-être autre chose à faire ? » Qu'il demande, relevant son regard sur elle, attendant une réponse sincère de sa part. Parce qu'elle a l'air de l'être ; bien que les premiers jugements ne soient pas toujours de bons fondements.         

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MessageSujet: Re: run free | addison   Jeu 22 Mar - 4:38

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Il cède avec facilité, en même temps il n’y a pas vraiment lieu à réfléchir plus que de raison quand je ne lui propose que de boire un verre et d’échanger quelques banalités, mais j’imagine que si la raison de sa maladresse était son empressement à quitter les lieux, alors c’est là une tout autre histoire. Le geste qui m’invitait à attendre encore une fois n’est cependant cette fois-ci que suivi d’un bref départ, avorté en un quart de seconde. « Ça aurait été avec plaisir… Visiblement la raison avait su trouver un chemin des plus rapide jusqu'à son esprit, j'aimerais en avoir plus parfois moi aussi, mais cette petite étincelle de discernement ne se faisait que bien rarement voir et ce soir ? Oh ce soir j'avais déjà de toute façon suffisamment nourrie mon inconscience et la légèreté dont on ne m'accusait que bien trop et à juste titre soyons honnêtes...et c'était là quelque chose que j'étais. Droite. Mais j'ai déjà réussi à négocier votre verre en fait et vu le nombre de verre qu'ils ont été obligé de m'offrir déjà, je doute que ça continue de passer tranquille. » Je lève un sourcil tout d'abord intrigué qui très rapidement trahis sûrement ma curiosité ou en tout cas ma perplexité. On parle d'un verre....pas d'une bouteille de vin à quatre cents dollars....je veux bien comprendre que tout le monde n'a pas les mêmes moyens, mais un verre à même pas dix pauvres billets ? Je ne peux m'empêcher de me demander si c'est une façon détournée et ma foi tout à fait original de me rembarrer...ca n'arrive pas souvent, je vais pas prétendre le contraire, les hommes sont tous si prévisibles et faibles...un sourire, un ou deux effets de jambes et ils renieraient père, mère et charmante épouse pour dix minutes de sexe sans saveurs. Je ne saurais dire si c'est ce côté apparence « fragile » ou cet air presque éphémère qu'il dégage...ma réflexion se ponctue d'un gloussement tout à fait silencieux si ce n'est dans mon esprit où j'entend mes nombreuses idées se faire et se défaire, essayant de me concentrer sur celles qui par chance se font plus bruyantes...ou peut-être que tout ca n'est juste qu'une illusion bercer par l'alcool ingurgités, par les restes de contentement que j'avais su retirer de mon entrevue avec ce fantôme de mon passé...ca n'avait pas la moindre importance, je crois que finalement j'avais juste besoin d'une compagnie honnête et sans arrière pensé et c'est ce que l'air peint sur le visage de ce type dont j'ignorais jusqu'au nom me laissait penser obtenir. J'ouvre la bouche pour lui dire que si le seul et véritable souci était le prix du verre, je me ferais un plaisir de lui offrir ce que bon lui semble, mais il me coupe de la même façon qu'il l'avait précédemment fait avant de se diriger vers le bar et d'y rester l'air de rien juste quelques secondes et tandis que j'observe son manège en me demandant si je ne ferais pas mieux de rentrer chez moi au lieu de risquer une ou trente frasques de plus, un soupir dont le son ne saurait couvrir la réjouissance générale s'échappe d'entre mes lèvres.

Et pourtant, déjà il revient, un air légèrement différent dans le regard, un air un tant soit peu triomphant, mais surtout amusé. Il se justifie sans le faire, il s'en fiche et n'excuse pas vraiment son geste qui, je dois le dire m'amuse beaucoup, comme le laisse voir le sourire qui vient perler sur mes lèvres qui si elles avaient été peintes d'une couleur profonde quelques heures auparavant, se trouve maintenant dénuées de tout artifice. Il semble s'éveiller un peu plus et avec lui mon intérêt, l'idée même de rentrer au manoir a complètement disparue de mon imaginaire et c'est sur mon interlocuteur et les mystères qui l'entourent que se porte la petite voix qui crie et s'égosille sans relâche entre mes oreilles. « Je te remercie de sacrifier ton honneur de brave et honnête homme pour sauver le mien, ca me touche beaucoup.» Je passe moi aussi au tutoiement puisqu'apparemment nous y sommes déjà, bien la dernière chose dont j'ai envie en l'instant c'est de formalité et de bienséance, j'en bouffe clairement assez avec le reste du monde durant les longues heures où je me dois d'être bien sous tout rapport et ca dans une limite qui dépasse l'entendement. Je lui donne donc cette réponse, une main dramatiquement posée sur ma poitrine. Shakespeare lui-même en resterait sûrement bouche-bée. Son imitation de la nana moyenne qui fréquentait ce genre de club, est presque parfaite et provoque chez moi un rire sincère, je ne savais pas grand-chose de ce type, mais je pouvais déjà lui trouver trois qualités...polie, ingénieux et amusant et je ne parle même pas de son sens de l'autodérision...c'est toujours bien plus que ce dont je m'entoure en temps normale et c'est ce genre de moment qui me font buggé...peut-être que je devrais arrêter de m'entourer, pour ne pas dire me faire sauter, par des types dont les seules qualités et encore, selon eux, sont leur égo, leur perversité et leur puissance...rien qui en soit ne m'amènera grand-chose...

Il s'échappe alors que je semble retrouver ma place et m'évader de ma prison de pensées, je le suis du regard alors qu'il se faufile agile et décidé pour venir s'octroyer la jouissance d'une table visiblement convoité par un groupe de nana encore fraîchement entouré d'une aura adolescente et qui chipote maintenant sur le culot de ce type...Ca m'amuse d'autant plus et je m'efforce de tracer mon chemin sur le leur, fendant leur cercle par mon passage, prenant soin de leur adresser un large sourire. Je viens à mon tour prendre place autour de la table, encore collante et orné de cerclage humide et y dépose mon verre, que pourtant je ne lâche pas. « Du coup, s'tu veux trinquer, c'est possible maintenant ! Je penche la tête et lui adresse un sourire, enfin il se dessine plutôt sur le coin de mes lèvres alors que je m'apprête à prendre la parole. - Sûr ? pas d'autres petites escapades de prévues ? Je ricane dans un automatisme que j'espère adorable. Bien alors...je lève mon verre et vient le faire tinter contre le sien qu'il vient d'identifier comme étant un mojito...pour sûr qu'il y avait sans doute plus de sucre que d'alcool dans ce verre que son karma avait mal choisi. À ton choix tout à fait glorieux de cocktail alors ! J'élève mon verre d'un geste avant de le ramener à mes lèvres, dissimulant ainsi le sourire qui y vie encore. Est-ce que j'ai vraiment l'air d'avoir quelque chose à faire ? Je ne sais pas en réalité de quoi j'ai l'air, je ne ressemble peut-être qu'à l'épave que ma très chère mère m'accuse d'être de temps à autre ou peut-être que j'ai cette allure que porte celle qui n'ont que peu d'honneur...je ne sait pas et je m'en fiche. Ce n'est pas moi qui essayais de m'échapper d'ici il y a encore cinq minutes si je me souviens bien! Oui d'accord je fais de l'esprit. Et alors ? Alors, monsieur le criminel dites-moi on as un nom ? Une passion ? un secret inavouable? mise à part ton goût pour les Mojitos évidemment....Je ricane, peut-être que finalement ce verre était celui qui me manquait pour finalement réussir à me détendre un peu. Ceci dit je serais ravie de t'offrir autre chose à la place...en échange de ce siège de choix que tu m'as dégoté bien sûr ! »

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MessageSujet: Re: run free | addison   Dim 25 Mar - 19:07



ACTE I - SCENE II | run free
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Un sourire accordé avant qu'elle ne se décide à s'installer, prendre place à cette table volée. Ronnie lui rend, instinctivement, sans vraiment perdre de temps, concentré sur elle comme pour ne pas la voir s'échapper ; enfin de la compagnie plutôt agréable pour cette soirée improvisée. Il s'était attendu à croiser du monde, à pouvoir faire comme souvent dès lors qu'il se risque dans ces entrailles immondes. Mais rien, rien jusqu'à son arrivé, jusqu'à sa maladresse désormais à rattraper. Ça aura le mérite d'animer son temps, de rendre l'instant un peu plus intéressant. Puis merde, il y a pire comme femme à inviter, bien pire. Parce qu'il reste un homme parmi tant d'autres, parce qu'il reste de ces salauds qui ont les yeux qui traînent partout. « Sûr ? pas d'autres petites escapades de prévues ? » Retour à la réalité, les yeux retrouvés. Ronnie s'en remet à la jeune femme, laissant un sourire lui échapper, une petite honte dans le regard qui se défait rapidement de sa personne. « Non, c'est bon. » La promesse que ses fesses ne se lèveront pas de sitôt, pas en sachant ce qu'il doit se forcer à boire maintenant, défi qu'il accepte, défi qu'il relève ; bien que sans réelle envie, mais tout est prétexte à pouvoir boire finalement. « Est-ce que j'ai vraiment l'air d'avoir quelque chose à faire ? Ce n'est pas moi qui essayais de m'échapper d'ici il y a encore cinq minutes si je me souviens bien! » De nouveau ce sourire, elle a le don de le faire se sentir con. Et c'est ce qui l'amène à rester, ce qui parvient à le faire s'intéresser. Parce qu'il n'a pas forcement l'habitude de vivre cela, habitué à plutôt faire endurer ça. « Tu marques un point, j'avoue. » Qu'il répond seulement, continuant sur la lancée de la jeune femme désormais bien installée, ses aises retrouvés. « Alors, monsieur le criminel dites-moi on a un nom ? Une passion ? Un secret inavouable? Mise à part ton goût pour les Mojitos évidemment... » Une grimace tandis qu'il reluque son verre, tandis qu'il s'y perd un instant en imaginant l'effet superflu que ça aurait sur lui et sa stabilité déjà amochée contre terre. Et, avant qu'il ne puisse en dire quoi que ce soit, sentant pourtant le regard de la Belle contre ses traits, elle le devance, se risque à prendre les rennes de cet instant qu'il avait provoqué ; d'abord par mégarde mais maintenant satisfait. « Ceci dit je serais ravie de t'offrir autre chose à la place... en échange de ce siège de choix que tu m'as dégoté bien sûr ! » Il est tenté de dire oui, il est tenté de la laisser lui échapper, probablement s'échapper tout simplement ; qui sait, malgré qu'elle l'ait suivi jusqu'alors. Ronnie est du genre à imaginer tout, rien, tout et rien à la fois ; davantage dans ces moments-là. Parce qu'il se sait lourd, chiant, un peu ailleurs en y songeant.

Un soupire et la tête qui se secoue. Un soupire et un signe à la négative qu'il adresse à la jeune femme avant d'en lever brièvement son verre, avant de venir le faire tinter contre le sien. « Ronnie, pour le prénom. » La voix qui parvient à se faire audible malgré le bruit, l'ambiance, tout ce qui anime l'espace autour d'eux. « Et j'avoue que c'est une grosse passion que de boire de la merde, si tu savais. » De l'ironie tandis qu'il montre rapidement son ventre, le caressant comme une femme enceinte le ferait ; de quoi imaginer déjà le personnage et ses vices. Et si beaucoup se serait abstenu, lui n'y parvient pas, habitué à l'autodérision ; grand fan aussi, en soit. « Non, sinon je dessine, je tattoo aussi, vite fait. J'fais un peu de musique quand j'me fais chier et j'bosse gratos pour un vieux qui tient une librairie dans ma rue. Bref, j'fais rien quoi. » Un léger rire et la vérité absurde qui vient se poser là, de manière complètement naturelle sur la table. Autant qu'elle sache qu'elle a à faire à un nul, autant qu'elle sache que celui qui se tient face à elle – qui, après réflexion, lui paraît bien plus aisée que sa personne – n'est rien d'autre qu'une espèce de hippy comme d'autres l'auraient appelé. « Et toi alors ? Une pause, l'une de ses mains qui se lève comme pour lui faire comprendre qu'elle ne doit finalement pas répondre, pas encore. Ronnie et ses jeux chiants n'ont pas encore montré leur fort. Attends, j'suis super doué pour deviner et vu que j'suis à moitié bourré, je devine encore mieux. Un sourire qui en dit long sur tous les mensonges qu'il vient de déverser en l'espèce d'une maigre phrase, de quelques mots à peine. Il joue le jeu, s'en détend, profite de la soirée qu'il s'est offert et de cette compagnie complètement improvisée. Autant passer du bon temps, lui qui pensait le perdre en restant. Du coup, t'es hôtesse de l'air dans une compagnie grave riche et t'es juste en escale là mais comme tes collègues c'est des connards, t'es venue ici oublier que tu les connais. » Et il se redresse, l'air victorieux, réajustant sa veste comme pour continuer sur sa lancée, glissant un rapide coup d’œil sur la jeune femme. « Et là tu vas me dire que j'suis trop fort, que j'ai raison et que j'suis l'meilleur mec que t’aie rencontré dans le coin. Voilà ! Impressionnée Mandy, hm ? Parce que je devine aussi les prénoms, en fait. »         

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MessageSujet: Re: run free | addison   Jeu 29 Mar - 4:52

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Un sourire vient s'afficher sur mes lèvres alors qu'il m'accorde un point, j'aimerais bien savoir ce qui lui avait semblé si pressant, pourquoi le sentiment de devoir sortir d'ici s'était présenté avec autant de précipitation, jusqu'à le faire agir avec la maladresse à laquelle nous avions assistés. Je suis intriguée je dois bien l'avouer. Pourquoi ? Aucune idée, parce que j'ai besoin d'une occupation pour faire taire les questions et pensées qui s'agitent et dansent dans mon esprit trop réveillé et celles qui résonne en boucle comme un fond sonore désagréable ne sont pas celles qui concernent mon compagnon de ce soir, pas celui-ci en tout cas. Alors, j'y saute à pied-joint et j'en viens à tenter d'en savoir un peu plus et à noyer cette conscience trop brillante dans ce verre qu'il a bien voulu me remplir de nouveau. Un soupire puis un tintement de verre qui m'amène à boire une gorgée de plus, à me noyer encore un peu plus dans ce brouillard que ce soir j'accueille avec satisfaction. « Ronnie, pour le prénom… Et j'avoue que c'est une grosse passion que de boire de la merde, si tu savais. Il m'arrache un rire sincère et je lève mon verre rempli de soda et d'alcool bon marché servi en bien trop petite quantité. Ca mérite au moins un toast présenté comme ca. Je secoue ma tête et y note dans un coin le prénom, la maladresse et l'humour évident, autrement dit tout ce que je sais pour l'instant de cet étranger qui s'apprête à visiblement m'en dire plus et c'est ce qu'il fait immédiatement...créatif donc...intéressant, tatouage...ouh voilà quelque chose qui éveillait ma curiosité, bon ce n'est pas comme si je découvrais l'idée, mais là tout de suite maintenant, c'est quelque chose qui me parle et j'en viens à observer le barbu face à moi et à chercher l'encre qui pourrait apparaître sur sa peau, je suis persuadée qu'il doit lui-même en avoir si cela fait partie de ses hobbies. Je rate un peu l'histoire de la musique, mais ca finira s'en doute pas revenir, je suis encore perdue entre l'idée du tatouage et les questions qui s'y rapportent et le fait de me demander si j'avais oui ou non appeler ma soeur aujourd'hui...pas que j'ai de compte à lui rendre, mais je sais comme elle peut avoir tendance à s'inquiéter quand je suis « en forme » et je ne me souviens pas vraiment...je secoue une épaule de façon mécanique et s'en me rendre compte de si cela peut-être visible ou interprété. j'bosse gratos pour un vieux qui tient une librairie dans ma rue. Bref, j'fais rien quoi. C'est ce que mes parents appelleraient un bon à rien, incapable qui vie sur le bon contribuable, moi je le rangerais plus du côté hippie-hipster qui fait ce qui lui plaît sans se soucier des étiquettes et des clichés enrubannés, que personnellement je me coltinais sans arrêt et qui me fatiguait plus que je ne saurais le dire. Et toi alors ?

Moi ? Parlons-en de moi...quelle facette allais parler pour moi ce soir ? La nana impliquée et intransigeante que je suis au boulot ? La riche héritière pompeuse ? La gamine pourrie gâtée ? La psycho de service ? ou encore la traîné dont la propre mère ignore l'existence la plupart du temps ? Tellement de choix et de qualités qui plus est ! Un truc discret...ouai voilà un peu secret et affriolant, c'est le genre de tatouage que je ferais si j'avais la moindre idée de quoi. Un son léger et qui ne fait tiquer que moi, me ramène à la réalité et au moment présent et j'espère ne pas m'être égaré trop longtemps. Ca m'arrive parfois d'avoir des instants de black-out, ca ne dure jamais très longtemps, mais en plein milieu d'une conversation c'est parfois un peu étrange. J'ouvre la bouche, mais il lève sa main devant moi et m'incombe de le laisser deviner et je trouve le jeu amusant, je lui décroche un sourire et me redresse en gigotant les épaules, excitée comme une gamine de dix ans.  Du coup, t'es hôtesse de l'air dans une compagnie grave riche et t'es juste en escale là mais comme tes collègues c'est des connards, t'es venue ici oublier que tu les connais. » Je maintiens un air neutre sur mon visage, même si ca me fait intérieurement beaucoup rire. Hôtesse de l'air hein ? C'est le côté grande blonde bien gaulé qui veut ca j'en suis sûre. J'hoche la tête avec un air faussement impressionné. Et là tu vas me dire que j'suis trop fort, que j'ai raison et que j'suis l'meilleur mec que t’aie rencontré dans le coin. Voilà ! Impressionnée Mandy, hm ? Parce que je devine aussi les prénoms, en fait. »   Je laisse échapper un éclat de rire avant de porter mon verre à mes lèvres pour en siroter une gorgée qu'honnêtement je n'apprécie même plus vraiment. « Très...j'aime assez, je crois que c'est ce que je serais ce soir une hôtesse de l'air en quête d'aventures. Je lui adresse un sourire réjouit. Et dieu sait que Mandy à vraiment passer une journée de merde ! Un sourcil haussé et je viens déposer mon verre sur la table dans un claquement léger. Donc t'es une sorte d'artiste ? Torturé j'imagine ? Je lui adresse un regard inquisiteur avant de poursuivre. Du genre qui vient se perdre et boire dans des club surfréquenté en quête d'inspiration ? Le côté maladroit c'est une technique originale je te l'accorde...Je suis flatté d'avoir été choisie parmi cette foule pleine de demoiselles en détresse. Ca m'amuse, j'aime jouer et c'est ce qu'il a l'air de me proposer alors je ne vois aucune raison de m'en empêcher. Tu dessines quel genre de trucs ? Je serais curieuse de voir ce que je pourais bien t'inspirer ! »

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MessageSujet: Re: run free | addison   Jeu 5 Avr - 15:43



ACTE I - SCENE II | run free
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Le rire qui s'invite, qui se perd entre eux deux, Ronnie le prend pour acquis, persuadé de pouvoir continuer. Parce qu'elle ne le repousse pas, parce qu'elle vient jouer le jeu, continuant de lui offrir sa compagnie bien qu'il soit pourtant de ceux qu'on aimerait fuir. Mais pas cette fois, pas cette fois, et – en vérité – il use de bien des efforts pour ne pas que ce soit le cas. « Très... j'aime assez, je crois que c'est ce que je serais ce soir une hôtesse de l'air en quête d'aventures. Ok, raté mais il accepte la défaite et, en parallèle, le jeu de rôle qui s'en démêle. Et dieu sait que Mandy à vraiment passer une journée de merde ! Il acquiesce, laisse entendre qu'il s'en doute, qu'il sait probablement mieux que personne ce qu'elle ressent ; pour avoir créé qui elle pourrait être ce soir. C'est dans ce cheminement qu'il l'avait imaginé, dans cette manière de pensée. Le jeu ne fait que commencer. Donc t'es une sorte d'artiste ? Torturé j'imagine ? Il acquiesce, fait un bref geste vertical de la tête tandis qu'il s'adosse au dossier de son assise, l'écoutant attentivement, la laissant à son tour dessiné – malgré les brides de réalité – ce qu'il se devra de jouer. Ronnie saura s'y plier, parce que ce soir, Mandy est bien plus intéressante que toutes ses dernières sorties réunies. Du genre qui vient se perdre et boire dans des club sur-fréquenté en quête d'inspiration ? Le côté maladroit c'est une technique originale je te l'accorde... Je suis flattée d'avoir été choisie parmi cette foule pleine de demoiselles en détresse. Tu dessines quel genre de trucs ? Je serais curieuse de voir ce que je pourrais bien t'inspirer ! » Et il se redresse un peu, terminant d'une traite son verre parce qu'il le fatigue, finalement, ce cocktail. Il n'a plus vraiment la saveur qu'il aurait pu même de manière minime y trouver. C'est le jeu engagé qui vient davantage l'attirer, derrière son ébriété avancée. Ronnie se laisse bercer par les effluves d'alcool inhalées, celles qui rappellent à son âme la perdition dans laquelle il s'échoue, celle qu'elle évoque, qu'elle devine sans sûrement s'en rendre compte. Si elle savait, à quoi point il n'est qu'un déchet. Mais Ronnie n'en dit rien, Ronnie se redresse, songeant au rôle qu'elle veut qu'il endosse quand, quant à elle, elle accepte aisément le sien. C'est rendre l'instant plus attrayant, partager davantage que les banalités de ce genre de moments. Et c'est ce qu'elle lui inspire, de toute manière ; tout si ce n'est la normalité des autres gens. Parce qu'elle reste, parce qu'elle sourit, parce qu'elle demeure à ses côtés malgré sa folie déjà annoncée.

Alors il soupire, Ronnie. Il soupire, donnant l'impression de réfléchir, de chercher quoi dire, quoi énoncé ; en vérité envahie par un tas d'idées. Il n'en manque pas, n'en a jamais vraiment manqué. Mais elles sont nombreuses, prenantes, envahissantes pour l'esprit qui peine à suivre. « J'dessine un peu tout mais j'avoue que tu s'rais un bon défi. » Qu'il ose dire, faire entendre. Défis qu'il lance sans vraiment s'en rendre compte, parce qu'il aurait dû savoir qu'elle n'en louperait pas une miette, pas la moindre syllabe ; ça même s'il ne la connaît pas, au moins pour ce qu'il a déjà appris depuis qu'ils se sont assis là. Il est à l'ouest, baigné dans des nuages de fumées encore teintés d'une certaine opacité. « Si j'continue sur ma technique du gars maladroit même sans faire exprès, j'dirais bien que j'pourrais tout te montrer ; une pause, l'azur clair de ses prunelles qui se pose sur la jeune femme qu'il contemple un instant, laissant un maigre sourire se loger le long de ses lèvres. Ouais, j'sais, hors contexte c'est encore pire. Premier exemple de son humour un peu lourd, de sa maladresse désormais un peu plus légendaire vu les grammes d'alcool qui ornent son sang. Mais il ne s'en démonte pas, tenant encore le regard de celle qui reste là. Non pas que ça m'dérangerait hein, t'es loin d'être la plus dégueulasse du club mais faut qu'on en revienne aux tatouages, oh ! Arrête ça Mandy. Qu'il l'engueule faussement, cet air d'ours venant trahir toute sa gentillesse. Alors, dis-moi c'que tu aimes et j'improvise dans ma tête. Parce que, en fait, là-haut, si tu te concentres bien ; et il se redresse un peu, venant quérir la main de la jeune femme pour déposer sa paume contre sa tempe à lui, appuyant bien contre celle-ci pour qu'elle puisse presque sentir les battements de ses veines sous sa peau. Ronnie n'en démord pas, commençant peut-être un peu trop à se sentir à l'aise. C'est le souci, quand on le lance sur ce qu'il apprécie, il n'a jamais fini d'exposer à quel point il l'aime sa folie. Si tu fermes les yeux et que tu te concentres, vas-y fais, et bah tu peux sentir que y'a un autre type, aussi gros que moi à l'intérieur, qui dessine ce que j'imagine. » Le récit n'a ni queue, ni tête et il s'y tient, le barbu. Il s'y tient avant de rouvrir les yeux, ayant suivi ses propres dires pour accompagner la jeune femme dont l'attention lui revient. Et, en une fraction de seconde à peine, il s'en défait, délaissant la main de la jeune femme. « Alors dis-moi et on te fait ce que tu veux. Après, s'tu veux le format papier, ce sera chez moi mais j'voudrais pas que tu penses que j'divague. » Parce qu'il n'est pas de ceux-là, de ceux qui se lancent dans cette idée ; Ronnie plutôt habitué à suivre plutôt qu'à entraîner.          

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MessageSujet: Re: run free | addison   Dim 8 Avr - 20:36

Run Free
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Je termine, reste droite et intéressée une main autour de mon verre posé sur la table et l'autre sur l'une de mes cuisses, tandis qu'il se redresse et vient finir d'une traite assurée son cocktail imposé. On peut lui accorder au moins une chose il a une sacré descente....a moins qu'il ne parfait le rôle que je venais de lui attribuer à mon tour, après tout il est de notoriété publique que les artistes ont la main légère que ça soit sur la bouteille ou dans la poudreuse. C'est amusant, le côté complètement perché de cette situation tout entière, de cette rencontre totalement inopinée qui s'est offerte seule alors que je n'espérais que trop peu de cette soirée déjà gâché par des agissements dont je n'arrive pas à décider si je les approuve ou non...naviguant entre trop de verres d'alcools de mauvaises qualités et sentiments qui oscillent à allure régulière entre satisfaction et aversion...mais ça n'a plus vraiment d'importance n'est-ce pas ? Après tout Mandy n'était pas concerné, si ce n'était par le décalage horaire que son vol lui avait infligé.. « J'dessine un peu tout mais j'avoue que tu s'rais un bon défi.

Un sourire espiègle vient éclairer mon visage. Oh il n'avait pas la moindre idée en réalité. C'est ce que je me dis et aussi prétentieux que ça puisse paraître c'est pourtant ce que je pense et ce que je sais être vraie, que ça plaise ou non. Un peu de tout donc, trop vague je trouve et mon regard se fait un tant soit peu plus inquisiteur, j'attends bien plus que ça de celui qui a su démontrer jusqu'ici un peu d'originalité lorsque tout ce qui nous entoure se ressemble et se perd dans un ensemble trop commun. - Reste à voir si tu serait capable de le relever ! Mes lèvres s'étirent sur le côté, mais je les retiens pourtant, je n'oublie pas que Mandy n'a probablement pas la confiance d'Addison. Quoi que... Si j'continue sur ma technique du gars maladroit même sans faire exprès, j'dirais bien que j'pourrais tout te montrer… Mon rire vient résonner à mon oreille, j'imagine qu'il se fraye un chemin jusqu'aux siennes au travers de cette musique trop forte dont les vibrations intenses viennent se répercuter jusque dans la banquette sur laquelle nous sommes assis. - Ouais, j'sais, hors contexte c'est encore pire. Ce n'est pas la première fois qu'elle se trouve face à ce genre d'humour, loin de là et elle ne s'en formalise pas vraiment, surtout pas dans un cadre comme celui qu'ils se sont créés. Qu'est-ce que je peux bien dire, il me fait rire et je ne lui en demande pas plus, surtout pas dans la mesure ou c'est ce soir sans doute un véritable miracle. Il y a quelque chose de rassurant dans ce type, je ne saurais dire quoi ou même me l'expliquer, je trouve simplement qu'il dégage une vraie bienveillance...Ce qui n'est sûrement pas ce que j'ai l'habitude de trouver dans les rencontres impromptues que je peux habituellement faire à une heure aussi tardive. Un compliment que j'accepte avec un plaisir non dissimulé, j'ai toujours aimé ça et si ma très chère mère m'a toujours dit qu'il était présomptueux de les accepter aussi clairement et bien c'est pourtant ce que je fais. - Merci j'imagine ? C'est bien aimable de ta part. Un éclat de rire léger ponctue ma phrase alors qu'il me réprimande. oh ! Arrête ça Mandy. Je lève ainsi mes mains devant moi et accepte la remarque avec amusement.

- Alors, dis-moi c'que tu aimes et j'improvise dans ma tête. Parce que, en fait, là-haut, si tu te concentres bien  Sa main vient alors quérir la mienne et l'entraîne contre sa tempe. C'est un geste curieux, qui m'intrigue et me surprend, mais je le laisse faire et glisse de quelques centimètres vers lui afin de me rapproche pour entendre sans avoir à me concentrer pour déchiffrer ce qu'il s'apprête à me dire. Si tu fermes les yeux et que tu te concentres, vas-y fais. Je souris, ne le prenant pas vraiment au sérieux avant qu'il ne me dise de le faire. Bien ok je me prête au jeu et je ferme mes yeux sans me défaire de cette expression plutôt divertie. et bah tu peux sentir que y'a un autre type, aussi gros que moi à l'intérieur, qui dessine ce que j'imagine. » Bon il m'a perdu, je laisse échapper un gloussement et rouvre mes yeux sur les lumières changeante et agressives du club. Ma tête s'élance de gauche à droite dans une négation sans jugement alors que je récupère ma main qui vient de nouveau rejoindre mes genoux. Il est intéressant, curieux même et il me laisse un peu interdite, je n'ai pas franchement eu l'occasion de faire face à ce genre de personnage dans ce qui est probablement ma vie entière alors, je ne sais pas vraiment comment agir ou interpréter tout ce qu'il peut dire ou dégager. « Alors dis-moi et on te fait ce que tu veux. Après, s'tu veux le format papier, ce sera chez moi mais j'voudrais pas que tu penses que j'divague. »

« On t’as déjà dit que t’étais étrange ? Parce que tu l’es ! Je bois une gorgée de mon verre qui ne me fait pas plus envie que tout à l'heure au final. C'est un compliment ! Je précise dès-fois que ca ne soit pas suffisamment évident. En tout cas pour l'instant ! Sourire un peu piquant et je me redresse un peu presque en sautillant sur place. Alors, voyons-voir ce que j'aime...un air de réflexion passe sur mon visage, c'est le genre de question à laquelle on ne sait jamais quoi répondre quand elle passe, je dirais même que là je pense à tout ce que je n'aime pas et parallèlement à tout ce qui peut bien m'agacer en l'instant et dont j'essaye de me défaire sans réel effort. Je me racle la gorge et revient à la question. J'aime l'océan, j'aime la musique, j'aime les surprises, j'aime l'inconnu et surtout j'aime manger ! Est-ce ca t'aide ? Je glousse en rythme et vient poser mon coude sur le haut de la banquette afin de pouvoir glisser ma main dans mes cheveux, qui, je le découvre sont emmêlés et ne laisse pas passer mes doigts de façon très fluide. Le problème voyez-vous Monsieur Monet c'est que je ne suis pas particulièrement doué pour lire dans les pensées....mais je dois avoir un stylo quelque part si tu veux m'impressionner par ton talent ! Parce qu'aller chez lui, bien que ça ne soit clairement pas une option impossible, n'est pas encore quelque chose que j'envisage, qui plus est, je ne suis pas dupe sur ce qu'il en attendrait au final et je crois que pour ce soir j'ai largement eu ma dose de sexe sans importance. J'ouvre ma pochette et vient farfouiller dans le fond pour en sortir un stylo bille noir que je lui tends. À moins que ça ne soit qu'une technique pour me ramener chez toi... »

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MessageSujet: Re: run free | addison   Dim 15 Avr - 16:04



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« On t’as déjà dit que t’étais étrange ? Parce que tu l’es ! Un haussement d'épaule et ce sourire qui s'ancre contre ses lèvres. Ronnie l'accepte, fronçant néanmoins un peu les sourcils après réflexion. Et si ces mots-là étaient dit dans un autre sens ? Parce qu'il vient peut-être d'abuser, initier ce contact même futile peut ne pas avoir été une bonne idée. C'est un compliment ! En tout cas pour l'instant ! Et cette fois il acquiesce, le rouquin. Il vient lui offrir un sourire avant de se pencher un peu plus sur la table qui lui fait face, celle qu'ils animent tous deux de conversations complètement délirantes. Mais c'est ce qui fait qu'on s'y accroche, à cet homme-là, c'est ce qui fait qu'on ne s'en lasse pas ; cette capacité à ouvrir le monde dans lequel on s'imagine bloqué. Ronnie voyage au-delà de toutes ces conventions trop imposées. Il brise les règles d'une espèce de normalité. Alors, voyons-voir ce que j'aime... J'aime l'océan, j'aime la musique, j'aime les surprises, j'aime l'inconnu et surtout j'aime manger ! Est-ce ça t'aide ? Une pause, une petite pause tandis que les idées viennent, s'essaient en tout cas à venir. Elles sont embrumées, tremblantes, hésitantes, encore sur le perron de son âme en attente de confirmation. Il cherche, fouille, assemble, tente déjà de se faire une image de ce qu'il pourrait proposer ; rien que pour l'épater. Quel puisse voir au moins l'un de ses talents cachés. Le problème voyez-vous Monsieur Monet c'est que je ne suis pas particulièrement doué pour lire dans les pensées....mais je dois avoir un stylo quelque part si tu veux m'impressionner par ton talent ! » De quoi en revenir sur sa boutade, sur l'espèce de lancée qu'il s'est attribué sans pour autant la penser. Il sourit, s'en sent un peu con sur l'instant. Parce qu'il n'est pas de ceux-là, Ronnie ne l'a jamais été. Aussi, c'est silencieusement qu'il accepte le stylo qu'elle lui tend, omettant ses derniers mots comme dans l'espoir qu'elle ne reste pas là-dessus. C'était maladroit de sa part de continuer sur ce jeu ; ou peut-être que l'alcool agit bien plus qu'il ne le faudrait. Il va sur une idée, y revient de suite sans vraiment savoir pourtant. Ça tangue le long de ses songes, ça se noie dans des effluves qu'il aime à serrer entre ses bras. Ronnie s'essaie à se calmer, à se stabiliser, sur une idée propre s'arrêter. Il lui faut un petit temps d'arrêt, rien que quelques secondes de calme, de répit pour pleinement se concentrer, faire face à la jeune femme à peine rencontrée. « T’inquiète pas. » C'est tout ce qu'il vient dire, tout ce qu'il vient faire entendre avant de s'installer un peu mieux, avant de venir pleinement se mettre face à elle en réclamant son bras.

« J'te dessine ce que j'imagine et tu me dis... » Il n'insiste pas, joue l'homme sérieux, penché sur son nouveau tableau. Parce qu'elle inspire, la peau pâle et claire. Elle inspire celui dont la place sur les siens se fait chère. Alors il s'y risque, s'essaie au mieux malgré les grammes d'alcool qu'il porte au sang. Il y met du cœur à l'ouvrage, laisse quelques minutes s'écouler sans qu'un seul mot de sa part ne soit prononcé. Les seuls instants où ça puisse être agréable de le côtoyer, son travail à admirer. Car se dessine une espèce de muffin entouré d'un maigre ruban légèrement bouclé, quelque-chose de fin, de féminin sur lequel vient prôner une cerise en forme de note pour continuer sur les idées qu'il pouvait avoir d'éventuels dessins. Et ce n'est qu'une esquisse, quelque-chose fait à la va-vite, Ronnie ayant entre les doigts un stylo n'en faisant qu'à sa tête, le ralentissent lui qui pensait pouvoir le faire d'une traite. « J'le verrai en bleu pour rappeler l'océan, y'a un jeu à tenter pour faire comme si la délimitation du papier faisait l'horizon d'la mer. La crise pour la note de musique, j'sais pas si ça s'voit. Le ruban pour les surprises, le muffin pour la bouffe et l'inconnu bah... ; une pause et le crayon qui se tend à son encontre, Ronnie convaincu d'avoir fini bien qu'il pourrait davantage le peaufiner. Il ne prend pas le risque, s'attend déjà à quelques critiques. Mais il ose, use de sa voix pour continuer sur sa lancée, allant également rattraper l'idée qu'elle aurait pu laisser s'installer sur son image de mec complètement paumé. C'moi qui pourrait te le tatouer et pour ça, faudrait que t'vienne chez moi. De l'inconnu, en soit. Ce ton jovial retrouvé malgré son regard qui s'en détourne, balayant les alentours du regard pour en apercevoir déjà tous les lourds de sortis, tous ces vautours. Et si ça peut te rassurer, j'suis pas du genre à chercher des prétextes pour c'que tu crois. C'est pas c'que j'veux et je sais que t'es pas de celles-là. » Il se fait sincère, s'arrête sur les impressions qui lui viennent parce qu'elles diffèrent maintenant qu'il commence à bien lui parler, à en savoir plus en soit sur ce qu'elle puisse être, ce qu'elle peut aimer.           

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MessageSujet: Re: run free | addison   Sam 21 Avr - 20:10

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Il finit par attraper le stylo et se redresse un peu tendant la main vers moi pour j’imagine réclamer mon bras, c’est en tout cas de cette façon que je l’interprète. Je détache donc la manche de mon chemisier noir et la remonte grossièrement avant de m’exécuter et de déposer mon avant-bras dans la paume de sa main. « J’te dessine ce que j’imagine et tu me dis… » J'acquiesce d'un signe de tête et l'observe muette, s'entourer d'une bulle de concentration ou en tout cas c'est ce que son air sérieux me laisse croire. Le silence de Ronnie s'étend en dessous du brouhaha environnant et de la musique un peu assourdissante qui vient contre le sofa faire pulser son beat, me donnant par intermittence l'impression que mon coeur tombe dans ma poitrine. Les lignes commencent à s'allonger et glissée sur ma peau et je réalise qu'il prend effectivement son rôle d'artiste très au sérieux, je ne bouge donc pas et me contente d'admirer les lumières changeantes et oscillantes venir éclairer le dessin qui prend forme et me semble déjà de taille bien trop imposante pour une novice comme moi. Néanmoins, c'est plutôt mignon dans l'ensemble et il embrasse un peu toutes les idées que j'ai vaguement balancées sans réfléchir, mais c'est à mon tour de me dire l'espace d'un instant que c'est peut-être poussé le jeu un peu trop loin...maiiiis ca ne dure pas, car je me retrouve bien vite distraite par mille et une réflexion, par mon camarade et par à peu près tout ce qui se passe autour, mais le stylo finit par s'arrêter non sans pour autant quitter son bras. J'le verrai en bleu pour rappeler l'océan, y'a un jeu à tenter pour faire comme si la délimitation du papier faisait l'horizon d'la mer. La cerise pour la note de musique, j'sais pas si ça s'voit. Le ruban pour les surprises, le muffin pour la bouffe… Attentive je le suis bien plus à présent que sa voix m’a rappelé à l’ordre et à cet échange. J’analyse ce qu’il me dit, associant ses paroles au dessin qui se profile à présent sur mon bras et hoche la tête avec intérêt. et l'inconnu bah...   Je lève un sourcil intrigué et inquisiteur. C'moi qui pourrait te le tatouer et pour ça, faudrait que t'vienne chez moi. De l'inconnu, en soit. Ca c’est direct et original au moins. Je laisse échapper un rire amusé et hoche la tête avec un sourire en coin. –Voyez-vous ça ! Il détourne le regard et vient compléter cette proposition loin d’être anodine, quoi que dans un endroit comme celui-ci c’est plutôt tout le contraire, je doute franchement que ce soit la première ou la dernière qui se fera entendre ici, ce soir.  Et si ça peut te rassurer, j'suis pas du genre à chercher des prétextes pour c'que tu crois. C'est pas c'que j'veux et je sais que t'es pas de celles-là. » Là aussi ca pourrait me faire rire, parce qu’il ne pourrait pas être plus loin de la vérité, c’est exactement ce que je suis, parfois malgré moi, souvent pas vraiment et au vu de ce qui a pu se passer avant que je ne vienne mettre les pieds dans ce club pour me remettre d’aplomb où en tout cas me donner autre chose sur laquelle porter mes pensées, c’est d’autant plus ce que je suis aujourd’hui. Pourtant, pourtant peut-être pas en l’instant, à cause ou malgré mon début de soirée, mais aussi parce que justement il m’en donne la possibilité et si je n’y réfléchis pas autant que je le pourrais, une petite voix m’entraîne exactement sur ce chemin.

Je récupère mon bras et vient en observer de plus près les lignes avec un sourire. « C'est mignon, néanmoins je ne suis pas une cliente facile sachez-le Monsieur Monet. J'esquisse un gloussement amusé et continu donc sur mon analyse de son travail. Déjà et j'imagine qu'aucun tatoueur n'aime entendre ça, mais j'envisagerai quelque chose de plus petit, dans mon métier d'hôtesse de l'air tu te doutes que la discrétion est d'une importance presque extrême. Ou plutôt dans mon vrai métier, c'est vraiment pas le genre de choses qui appuierais mon image sérieuse et stricte. Sur-jeux ? non si peu ! Mais j'aime l'idée c'est adorable...comme moi ! J'hausse une épaule avec un sourire presque timide, mais surtout feint dans ce sens. Honnêtement j'enlèverai que la note de musique, je ne préfère pas perdre mes admirateurs avec trop d'informations tu comprends ahah. Je laisse planer une minute de silence, vient récupérer mon verre sur la table et par mécanisme plus que par envie en avale une gorgée. Je t'en proposerai bien une gorgée, mais dans l'optique où je viendrais chez toi, je ne voudrais pas me retrouver avec un gribouillage digne de Picasso...t'oserais pas abîmer mon outil de travail quand même ? Je ris et viens reposer mon dos contre la banquette, dépose mon bras sur la tranche du dossier avant de me remettre de côté pour lui faire un peu plus face. Si ce n'est pas ce que tu cherches dis-moi ce que tu attends de moi alors ! Mon air se fait bien plus sérieux, pas plus dur, pas moins amicale, juste plus réel. Et ne me dis pas rien, on attend tous quelque chose de tout et de tout le monde. Parce que la vérité c'est qu'on s'utilisait tous et toutes pour des tas de raisons différentes, mais la finalité n'était jamais très différentes et si j'avais tendance à me laisser utiliser plus que je ne le devrais, d'autres n'hésitait pas à en profiter grassement, c'était l'expérience que j'avais de la vie en général, même si bien sûr et comme tout, une balance se créait toujours, seule ou avec un peu d'aide, mais elle se mettait toujours immuablement en place. Ce soir quelque chose me disait qu'elle se mettrait seule en place, parce que sans savoir pourquoi il m'inspirait confiance et j'avais bien envie de croire qu'il ne cherchait pas juste à finir entre mes cuisses avant de passer à la suite comme la majorité de ses petits camarades et c'était finalement peut-être, en tout cas pour ce soir, plus valorisant que de juste se sentir désirée. Un sourire vient marquer mes lèvres. Qui plus est, on m'a toujours dit qu'il ne fallait pas suivre des inconnus, alors tu vas devoir sortir de cette catégorie...Je prend un air pensif avant de finalement terminer ma phrase. Dis-moi trois choses sur toi...qui te caractérise ou que personne ne sait ! Je lui adresse un clin d'oeil. Promis je ne le dirais à personne. » Sourire en coin je glisse ma paille entre mes lèvres et attend.

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MessageSujet: Re: run free | addison   Mar 22 Mai - 22:50



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« C'est mignon, néanmoins je ne suis pas une cliente facile sachez-le Monsieur Monet. Chose qu'il avait cru comprendre et qu'il accueille d'un sourire, d'un sourire sincère et amusé. Non, il ne se moque pas, il apprécie qu'elle soit honnête sur ce point. Et, malgré ça, il sait ce que ça veut dire, il sait que certaines choses sur son croquis sont à redire. Ce qu'il accepte, bien-sûr, prêt à entendre les modifications à apporter, prenant à cœur ce projet tout juste demandé. Déjà et j'imagine qu'aucun tatoueur n'aime entendre ça, mais j'envisagerai quelque chose de plus petit, dans mon métier d'hôtesse de l'air tu te doutes que la discrétion est d'une importance presque extrême. Sourire. Non, en effet, car ça vient faire chuter le prix de quelques dollars durement gagnés. Mais pour sa part, Ronnie en hausse simplement les épaules, suivant les pas qu'elle entreprend dans leurs petites histoires improvisées ; elle sur lui, lui sur elle. Mais j'aime l'idée c'est adorable...comme moi ! Honnêtement j'enlèverai que la note de musique, je ne préfère pas perdre mes admirateurs avec trop d'informations tu comprends ahah. Il acquiesce, contemple le dessin qu'il vient d'improviser en quelques minutes à peine, quelques minutes à tenter de refléter le peu qu'il lui connaît, le peu qu'elle se soit risquée à lui livrer. Je t'en proposerai bien une gorgée, mais dans l'optique où je viendrais chez toi, je ne voudrais pas me retrouver avec un gribouillage digne de Picasso... t'oserais pas abîmer mon outil de travail quand même ? Les yeux qui traînent sur le verre qu'elle lève et il soupire en écoutant ses dires. Parce qu'elle n'a pas tout à fait tord, parce qu'il sait qu'il doit la jouer un peu plus sérieux maintenant qu'il s'est risqué à lui faire entendre qu'il pourrait lui faire ce caprice ce soir, en vérité quand elle le veut. Non, il n'oserait pas abîmé qui que ce soit quand il s'agit de tatouer. Et, s'il s'était plongé dans cette conversation salvatrice pour l'esprit qui parvient à se défaire de ses démons, la conversation s'en détourne tout de même. Il plisse un peu le regard, contemple la silhouette frêle de la jeune femme venue lui faire un peu plus face. Si ce n'est pas ce que tu cherches dis-moi ce que tu attends de moi alors ! Et ne me dis pas rien, on attend tous quelque chose de tout et de tout le monde. Une pause, un maigre « silence » qui s'installe entre eux deux seulement, Ronnie cherchant les mots adéquates pour faire entendre ce qu'elle lui apporte. Car oui, elle lui apporte quelque-chose mais, il s'en doute maintenant, elle est loin du compte, loin de sa vérité. Qui plus est, on m'a toujours dit qu'il ne fallait pas suivre des inconnus, alors tu vas devoir sortir de cette catégorie... Dis-moi trois choses sur toi... qui te caractérise ou que personne ne sait ! Promis je ne le dirais à personne. » Il fronce les sourcils avant d'en sourire, avant d'en rejoindre à son tour la banquette, y plaquant son dos, les yeux finalement bien ancrés sur elle.

« Trois choses que personne ne sait sur moi... ; la réflexion, l'inquiétude. Parce qu'il croit que le monde entier connaît sa vie, rien que par son éloquence en état d'ébriété durant bien des nuits. Il soupire alors, creusant sa mémoire, n'y trouvant que quelques détails délaissés dans les ombres de sa conscience ; des souvenirs omis par nécessité. Et pourtant, pourtant ce soir, il se décide à les divulguer ; qui sait, leur chemin pourrait ne jamais se recroiser. Ma mère est en asile. Première dose d'honnêteté, le voilà partie pour jouer le jeu en entier. L'un de mes frères est en prison. Deuxième bombe larguée et pourtant, il n'en démord pas. Il tient à lui rendre la pareille, se faire aussi sincère qu'elle n'avait pu l'être ; ou du moins le croit-il, dans son monde idyllique dès lors qu'un quelconque alcool vient emplir ses veines et aisément les parcourir. Et mes parents adoptifs m'ont donné un deuxième prénom féminin mais j'le kiffe tellement que je m'en lasse pas. » Une dernière note un peu plus légère tandis qu'il se redresse un peu, qu'il vient lui faire face pour admirer ses traits, la possible surprise qu'il pourrait y lire. Mais à la voir, il se doute qu'elle puisse avoir connu bien pire que ce genre de révélations là. En soit, ça le rassure. En soit, il se dit que sa vie n'est pas aussi minable qu'elle ne lui paraît au cours de certaines nuits. « Le prénom, c'est Joy. Histoire de te retirer un peu de curiosité sur ce troisième point. » Il en sourit d'avance, ne cache pas vraiment sa fierté quant à ce choix de ses autres parents. Non, il en est fier, tout comme de les avoir eu pour le sortir de ce qu'ils appelaient 'enfer'. « Ça te suffit pour être convaincue ou tu veux autre chose en plus ? » Les mains qui se croisent sur le bois sali de la table à laquelle ils se sont installés, non sans se faire insulter d'ailleurs, chose qu'il a déjà oublié, trop concentré sur cette nouvelle compagnie pour qui – cette fois – il porte un réel intérêt ; autre que celui qu'on pourrait – d'un œil extérieur – lui supposer.            

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MessageSujet: Re: run free | addison   Dim 27 Mai - 23:23

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Il hausse les épaules, visiblement ça va il ne le prend pas trop comme quelque chose de désobligeant. En même temps le client est roi non ? Le pire dans tout ca et bien que je soit quelque part consciente que j'ai beaucoup trop bu pour prendre une décision de la sorte et que c'est complètement inconscient, je trouve l'idée amusante et tentante. Ceci étant dit la nuit est encore jeune et qui sait où tout ça va finir et comment...c'est le jeu de l'imprévu et dieu sait que c'est souvent quelque chose que j'embrasse d'un peu trop près. Je lâche finalement ce verre que je bois plus par obligation parce qu'il est là sous mon nez et que je joue avec distraitement que par réelle envie et me reconcentre sur mon acolyte de la soirée à qui je laisse entendre que le suivre et rendre réelle cette discussion tout à fait insensée est effectivement une possibilité. J'aurai imaginé qu'il s'en serait réjouie après tout, l'idée est la sienne, pas la mienne, mais contre toute attente c'est un soupir qui s'extirpe de ses lèvres et me fait froncer les sourcils. Ba s'il a changé d'avis il n'a qu'à le dire hein...peut-être qu'il s'est laissé emporter par la situation, ca arrive et c'est pas comme si j'allais m'accrocher à lui ou un truc du genre, je suis pas vraiment le genre sangsue désespérée. Alors, je lui demande, lui offre une porte, une fenêtre ou une ouverture appelez ça comme vous le voulez, mais il me laisse sans réponse en réalité, je ne sais pas si c'est parce qu'il ignore lui-même ce qu'il cherche ou parce qu'il ne souhaite pas m'en faire part pour le moment. Ce type me laisse franchement perplexe, je ne le trouve pas facile à cerner, il n'est pas super bavard pour commencer et colle plutôt bien à son image d'artiste, le genre un peu bizarre et perché qui a de toute évidence beaucoup trop d'imagination pour être parfaitement raisonnable. Ça ne me déplait pas, c'est aussi intéressant que c'est rafraîchissant et même s'il me déconcerte un peu, je prends ça comme un jeu...parce que c'est ce que c'est je le crois.

« Trois choses que personne ne sait sur moi... Exactement. Question simple et pourtant je trouve assez parlante, le choix de révéler des choses simples, mais caractéristiques ou plus profondes et personnelles étaient en soit déjà un bon indice de personnalité et le concernant Dieu sait que je ne suis pas déçue du voyage. La première amène sur les traits de mon visage une expression clairement surprise, je me serais attendue à un truc du genre j'ai une passion dévorante pour les calendriers avec des petits chats dessus ou j'ai perdu ma virginité avec la baby-sitter ou encore j'ai peur du noir, mais pas forcément ma mère est complétement folle, ceci étant dit la mienne l'est aussi dans son genre, certes elle n'est pas à l'asile, mais elle y dénoterait pas forcément. Enfin si on parle d'asile première classe avec piscine et solarium. Mes lèvres se pincent en une moue intéressée et j'hoche la tête, me rapproche un peu plus alors que je réajuste ma position sur la banquette. Deuxième vérité...clairement révélatrice d'un foyer instable et j'ai envie de dire pauvre, mais c'est peut-être juste une pensée déformée par mon statut d'héritière née avec une cuillère en or dans la bouche. Je le reconnais je ne vais pas mentir ou m'excuser d'avoir du fric, ceci étant dit j'aime à croire quand même que ça ne fait pas de moi une connasse avec un complexe de supériorité à vous faire gerber. Oh hello maman ! Je me demande pourquoi, je sais que ce n'est en général pas le genre de choses que l'on demandent, mais c'est lui qui a choisi d'amener ces informations très précisément sur le tapis alors, en un sens j'imagine que ça me donne un droit réel de me questionner...de le questionner. La dernière réponse vient s'intercaler dans le type de détail un peu plus léger que j'avais imaginée entendre et me tire un sourire d'ors et déjà amusé. Le prénom, c'est Joy. Histoire de te retirer un peu de curiosité sur ce troisième point. Ma bouche vient s’arrondir dans une forme arrondie, je m’attendais à un truc un peu moche ou honteux du genre Muriel ou Blandine, mais Joy finalement ca a un petit côté sympa.  Ça te suffit pour être convaincue ou tu veux autre chose en plus ? Je remonte mon bras qui reste cependant partiellement posé sur la tranche de la banquette et vient poser ma tête contre ma main avec un sourire malin. - Ce n'est pas vraiment le type d'infos que j'aurais choisie pour convaincre une nana que je ne suis pas un serial killer et qu'elle peut donc me suivre sans inquiétude jusqu'à chez moi, mais bon....Je me met à rire, en réalité ce n'est pas totalement faux, mais je ne suis pas vraiment inquiète. Peut-être qu'un jour il va m'arriver des bricoles à force de suivre mon goût de l'aventure. Qu'est-ce qui est arrivé à ta mère et ton frère ? Je m'encombre pas du blabla de si je ne suis pas indiscrète et tout ce bullshit, s'il n'a pas envie de répondre je lui fais confiance pour ne pas le faire. Joy je trouve ça mignon, ca a un petit côté actrice porno, mais mise à part ça c'est plutôt cool ! Le mien c'est Sage, ma mère à une espèce de passion pour le rayon jardinage, ma soeur à hérité de Althéa dans le genre pompeux...Je sourie, ça nous a toujours fait marrer, surtout le mien ils ne pouvaient pas trouver plus loin de la réalité dans le genre double sens. Et sache que tu ne devrais jamais me poser ce genre de question, franchement dis-moi, qui répondrait non ? Bien sûr que j'en prends plus si je peux en avoir plus. » Je lui adresse un clin d'oeil avant de secoue la tête à la négative.

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MessageSujet: Re: run free | addison   Lun 2 Juil - 21:57



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« Ce n'est pas vraiment le type d'infos que j'aurais choisie pour convaincre une nana que je ne suis pas un serial killer et qu'elle peut donc me suivre sans inquiétude jusqu'à chez moi, mais bon... » Un  léger rire, quelque-chose de silencieux qui trahie tout de même sa gêne. Bordel qu'il aimerait pouvoir partager ses pensées, claires, nettes, précises ; au moins elle saurait. Elle saurait qu'il est sûrement le seul homme qui ne soit pas de suite intéressé par ce que les autres viennent d'ordinaire chercher. Et si lui avait pu faire de même, il aurait peut-être pu se préparer à sa question, aux mots qui lui échappent tandis qu'elle n'en défait pas son regard de sa présence. « Qu'est-ce qui est arrivé à ta mère et ton frère ? » Un soupire et le regard qui se défait de sa présence. Il n'a pas forcément les bons mots en tête, pas forcément les justifications exactes. En vérité, il est bien des choses qu'il a oublié, les raisons principales qui les l'y ont mené, dans ces endroits qu'on aimerait ne jamais visiter. Aussi, il cherche quoi dire, quoi répondre. Comment se sortir de ces vérités qu'il a bien voulu énoncer. Mais elle joue de sa voix, elle revient lui faire savoir qu'elle est celle qui mène la danse, celle qui dirige et lui qui suit. « Joy je trouve ça mignon, ça a un petit côté actrice porno, mais mise à part ça c'est plutôt cool ! Le mien c'est Sage, ma mère à une espèce de passion pour le rayon jardinage, ma sœur a hérité de Althéa dans le genre pompeux... » Des paroles qui tentent à réinstaurer quelques couleurs le long de ses traits, Ronnie s'en contente bien que sa précédente question reste bien ancrée dans les couloirs de sa tête. Elle attend, patiente sagement et lui s'essaie à s'y concentrer, à trouver ce qui pourrait convenir à sa requête ; à sa requête plutôt qu'à l'oublie qu'il s'efforce d'instaurer à son être. « Et sache que tu ne devrais jamais me poser ce genre de question, franchement dis-moi, qui répondrait non ? Bien sûr que j'en prends plus si je peux en avoir plus. » Évidemment. Un clin d’œil et ce sourire qui peine à revenir. Il sait qu'elle n'oubliera pas, il a cru le comprendre à la manière dont elle tend l'oreille, à la manière dont elle se renseigne. Et, en soit, Ronnie sait qu'il ne peut la blâmer de se couvrir d'une certaine sécurité. Nombreuses sont celles qui oublient de le faire, nombreuses sont celles qui se sont faites avoir. Et pour avoir briser déjà quelques cœurs, il s'en souvient ; malgré lui, lui et ses regrettés leurs. Il aurait voulu être un autre homme, celui qu'il tient à être ce soir. Au moins pour celle qui, derrière son allure de pin-up s'intéresse tout de même à ce côté décalé qu'on peut aisément lui percevoir.

« C'est gentil pour le prénom, c'est sûr que c'est pas aussi recherché que les votre mais j'pense m'en sortir pas mal quand même. » Qu'il vient faire entendre, continuant d'abord de ces dires là pour ne pas avoir à s'aventurer trop rapidement dans ses songes, trop rapidement et trop bas. Mais ça ne suffira pas, la parade n'est pas assez conséquente. Il le sait, ne s'en défile pas. Pas encore, l'alcool lui permet de se confronter à ces réalités, à ces choses qu'il vient d'énoncer volontairement, comme un grand. « Pour le reste ; néanmoins il ose une pause. Rien qu'un instant à soupirer, à reprendre son souffle, à dévier son regard sur les alentours pour voir où tout ce qu'il s'apprête à raconter l'a mené. Échec ou liberté, il sait que ce débat peut encore faire des ravages. Ma mère était dépressive mais le traitement qu'ils lui donnaient, au départ, rendaient les choses un peu plus compliquées encore. Ils l'ont rendu complètement barges avec leurs conneries et aujourd'hui, des fois, elle peine à m'reconnaître. Moi ou mes frères en fait. C'est pas le truc le plus joyeux que j'ai choisi. » Il ose un rire franc, une pointe d'excuse dans ses dires. Il aurait pu mieux faire, lui éviter le pire. « Et pour ce qui est de mon frère, on l'a accusé de meurtre. Une pause, le regard qui se porte sur la jeune femme à qui il fait face. Quoi dire de plus ? Je peux même pas t'en dire plus, on m'a interdit de suivre l'affaire quand c'est arrivé. » Au moins, il est honnête. Pas de grande histoire à raconter, pas de conte à dormir debout pour faire plaisir à la dame. Seulement la vérité. Aussi triste et ennuyante soit-elle. « Mais bon, à défaut de me faire me raccrocher à mon passé, mes parents m'ont appris à dessiner. C'est d'ja pas mal, non ? Après tout, c'est ce qu'il faut que tu retiennes pour ce que tu m'as demandé. » Un clin d’œil et le sujet qui s'essaie à changer. Ronnie veut lui épargner le côté monotone de sa vie pathétique loin de pouvoir s'améliorer.             

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MessageSujet: Re: run free | addison   Dim 29 Juil - 5:21

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Plus recherché que les idées de ma mère ? Je doute que cela existe, enfin en tout cas pas dans la même démarche, parce que si certains s'efforcent de faire preuve d'originalité ou même de jouer dans la catégorie hommage, ma mère a juste voulue imposer sa personnalité, ses goûts sur nous...et le prénom n'avait été que le commencement, que le dessus de l'iceberg, d'un très très gros iceberg. Je lève promptement mes sourcils et lui adresse un sourire pour acquiescer sur cette remarque, celle qui implique qu'il ne s'en sort pas si mal, au moins son prénom à lui est fun. Je m'apprête à lui demander s'il a une signification particulière, mais…« Pour le reste… Mes pensées m'ont encore une fois bien trop accaparé et celle-ci ne fait partie que d'un nombre incalculable d'autre que je ne vais pas lister, ça ne servirait qu'à me relancer dans mes songes et à alimenter ma frustration, celle de ne pas pouvoir toutes les exploiter, celle de devoir quelque part me contenir, ce qui n'est pas tant une idée en soit, qu'un fait dont je connais l'existence et sait que je dois y porter attention, même si c'est bien plus compliqué qu'on ne peut le penser en pratique. Il pause. Je le remarque au milieu de ce fourmillement incessant et incandescent dans ma tête, je détourne mon attention de ce regain d'énergie que je sens remonter le long de ma colonne vertébrale et dont j'ignore la provenance. Peut-être est-ce cette chanson qui passe en fond sonore et vient me faire gigoter de façon machinale ou peut-être que l'alcool vient de toucher le point de grâce avant d'entamer sa longue et tortueuse redescente, peu importe, l'idée elle-même disparaît alors que l'inconnue qui sustente ma soirée reprend la parole. Ma mère était dépressive mais le traitement qu'ils lui donnaient, au départ, rendaient les choses un peu plus compliquées encore. Ils l'ont rendu complètement barges avec leurs conneries et aujourd'hui, des fois, elle peine à m'reconnaître. Moi ou mes frères en fait. C'est pas le truc le plus joyeux que j'ai choisi.  Non effectivement c'est un choix singulier, mais en soit peut-être aussi purement logique, c'est le genre de choses qui modèlent la personnalité, au-delà de l'impact forcément intense qu'une mère opère de façon naturelle, cette caractéristique ne vient que renforcer encore cette influence. Ça me force à me recentrer un instant sur ma propre personne, je ne suis pas ce qu'on appelle communément dépressive, mais ça fait partie intégrante de ma pathologie et si je me demande si le hasard la poussé vers moi ou si c'est juste une répétition inconsciente, une recherche de similarité involontaire, je me demande aussi si c'est ce genre de futur que je risque d'offrir à mon fils...non...non c'est bien pour ça que je ne les laisse pas me gavé de médicaments à ne plus pouvoir, j'ai besoin de lucidité, j'ai besoin d'être entière, présente, réelle...même si c'est avec mes très haut et mes très bas...ce qui en soit est un résumé pas si vrai que ça parce que là aussi c'est encore trop facile de tout catégoriser dans des petites cases ben organisées, mais que fait on des espaces gris ? De ces moments de profond désarroi au milieu de cet océan de possibilités et d'euphorie ? Où est-ce que je suis censé classer les deux dernières heures, dont je regrette autant que j'apprécie les détails ? Où ? La réalité me revient soudainement alors que mes sourcils se sont naturellement froncés dans ma réflexion et sous l'image contrariante de Thomas. Je pousse une légère exclamation comme pour revenir ici, au milieu de cette conversation qui a pris un tournant étrange. Un sourire vient se loger sur mes lèvres, léger et compatissant, alors que mes épaules retombent légèrement sous le poids disparu de ma pensée. Et pour ce qui est de mon frère, on l'a accusé de meurtre. Quoi dire de plus ? Je peux même pas t'en dire plus, on m'a interdit de suivre l'affaire quand c'est arrivé. Wow ok même pour moi ça commence à faire beaucoup, bon ok ce n'est pas franchement de sa faute si son frère est un meurtrier, mais disons que ce n'est pas non plus franchement le genre de truc qui met directement en confiance et si j'essaye de comprendre pourquoi il choisit de me dire ça, cela me laisse bien perplexe je dois le dire. J'en viens même à me demander si ce n'est pas une plaisanterie, s'il ne va pas soudainement se mettre à rire en me disant je plaisante, relax, ce qui en soi ne serait pas franchement mal accueilli, ceci dit lorsqu'il reprend la parole cette possibilité semble s'envoler en un claquement de doigts. Visiblement il est très sérieux.

Finalement, ma main vient retrouver le verre que j'avais choisi de délaisser et dont je ne voulais plus et je le porte à mes lèvres pour en boire une gorgée, ne laissant au fond qu'un semblant de liquide oranger. C'est vrai c'est sans doute ce que je devrais retenir, ce qui alimenterait ce qui pourrait être du reste de cette soirée, mais ce n'est qu'une théorie un peu illusoire face à ce genre d'information offertes sans doute dans un but précis qui m'échappe cependant. Le verre claque doucement sur la table, sous couvert d'une musique bruyante et enjouée et mon dos retrouve la banquette où il s'y appuie droit et un peu tendu. « Wow. C’est tout ce qui sort de ma bouche dans un premier temps, alors que mes lèvres se pincent et qu’un léger tic de langue s’échappe lorsqu’elles se séparent de nouveau. J’ouvre la bouche puis la referme avant de me mettre à rire un peu sagement. Je dois avouer que je ne sais pas vraiment quoi dire. Et c’est assez rare pour être soulevé honnêtement.  Et ça n’arrive pas souvent …Un rire de nouveau,  un peu pour meubler, un peu mal à l’aise en un sens, mais pas complètement…Je suis navré de savoir que tu as une vie familiale si…compliquée…Un sourire en coin vient s’afficher. Ce n’est probablement pas le mot qui convient le mieux, mais…ça a au moins le mérite de me faire relativiser sur la mienne j’imagine. J’hausse une épaule, puis me décale légèrement vers lui, plantant mon regard dans le sien. C’est le genre d’information que tu balances à tout ceux que tu rencontres où est-ce que j’ai la primeur des confidences ? Mes sourcils font un imperceptible (ou presque) bonds. Tu es vraiment…intriguant Ronnie je doit dire, je ne sais pas quoi penser de toi… Je prends un instant de réflexion et m'éloigne de ce qui est, ce que je dis au profit d'autres idées, d'autres pensées qui viennent à se rappeler à moi et notamment celle de mon estomac...je crois que j'ai ingurgité trop d'alcool et je n'ai rien mangée depuis ce midi. Je ne me sens pas mal juste soudainement transporté par l'idée de manger, elle s'installe, prend le dessus alors que déjà mon esprit s'essaye à trouver un endroit qui pourrait répondre à mon envie soudaine. Je snap alors que la voix de Ronnie revient à mon oreille. Pas les mots, juste le son et je reprends pied, le regarde d'un air interrogateur. Ça te dit de partir d'ici ? T'as faim ? Je t'invite ! Je me lève sans vraiment attendre sa réponse, laisse glisser mes mains le long de mes hanches sur les plis de ma robe. Il est toujours assis alors je me tourne pour lui faire face de toute ma hauteur et vient poser mes mains de chaque côté de ma taille. Tu ne vas quand même pas te faire prier, si ? »

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MessageSujet: Re: run free | addison   Ven 10 Aoû - 23:04



ACTE I - SCENE II | run free
EXORDIUM.


« Wow. Ça lui arrache un sourire, quelque-chose de gêné maintenant qu'il voit ô combien il peut embarrasser. Parce qu'il prend conscience de ce qu'il vient d'énoncer, ces révélations faites qui en auraient fait fuir plus qu'il ne peut encore le penser. Pourtant elle demeure à sa place, les lèvres venant chercher un peu de courage dans le fond de son verre. Il en baisse un instant ses traits, quittant la jeune femme du regard pour s'en détourner, fuir le fait qu'elle pourrait finalement et aisément s'en aller. Il le comprendrait, dans le fond. Mandy ne sera pas celle qu'il faudra blâmer. Je dois avouer que je ne sais pas vraiment quoi dire. Rien. Rien n'est à dire et il le sait, il lui fait comprendre quand il relève la tête vers elle, cette main venant se lever, lui faire entendre qu'elle n'est pas obligée d'insister. Il s'en remettra de ne rien entendre quant à cela, parce qu'il espère ne rien en entendre. Ses pensées sont déjà assez emmêlées, assez floues pour qu'il puisse en plus en encaisser ; d'autres visions de ce passé esquinté. Et ça n’arrive pas souvent… Il partage finalement le petit rire qu'elle laisse entendre, ne sachant pas trop non plus comment dévier de son erreur de parcours. Peut-être aurait-il mieux valu qu'il se taise, qu'il abandonne le jeu au risque d'être celui qui fuit, qui n'assume pas. Oui, il aurait pu être celui-là. Je suis navré de savoir que tu as une vie familiale si… compliquée… Un geste de tête à la négative, l'envie de lui dire qu'elle n'a pas à l'être. Le passé reste le passé, toutes ces choses ne le concernent plus vraiment. C'est sa manière à lui de pouvoir avancer, sa manière à lui de tout pouvoir surmonter. Ce n’est probablement pas le mot qui convient le mieux, mais… ça a au moins le mérite de me faire relativiser sur la mienne j’imagine. C’est le genre d’information que tu balances à tout ceux que tu rencontres où est-ce que j’ai la primeur des confidences ? » Une légère pause, le regard qui se lève en quelques roulements parce qu'elle joue de cette idée, et parce qu'elle doit se douter qu'elle a raison. Chose qu'il lui laisse percevoir, en un sourire bien explicite. Ronnie n'a jamais su mentir. Pas trop bien, en tout cas. « Tu es vraiment… intriguant Ronnie je dois dire, je ne sais pas quoi penser de toi… » Il a l'azur de ses prunelles qui se perd sur elle, son attention qui s'y concentre totalement. Il aimerait savoir ce qu'elle en pense, finalement. Maintenant qu'elle le lance sur le sujet, qu'est-ce qu'elle pourrait en dire, elle, de son point de vue extérieur. Il se ravise néanmoins, haussant simplement les épaules à cette remarque avant d'ajouter qu'elle n'est pas forcément obligée d'en penser quoi que ce soit, pas en sachant qu'au final, ils ne se connaissent pas, partageant seulement une table ici-bas. Puis. « Ça te dit de partir d'ici ? T'as faim ? Je t'invite ! » C'est dans un sursaut sorti de nul part qu'elle s'anime, s'élance dans sa phrase comme dans l'espoir de l’entraîner dans cette envie. Il la regarde, un peu ébahi, pas encore à même de pouvoir dire s'il est perplexe, sinon surprit. Parce qu'elle se lève, dans la foulée, venant directement le surplomber après avoir constaté qu'il ne l'a pas encore imitée. « Tu ne vas quand même pas te faire prier, si ? »

Il fronce les sourcils, prend le temps de la détailler tandis qu'elle attend, probablement impatiemment à la manière dont son regard vient le percer ; assez pour l'amener à se lever, lui donner le courage de braver son manque total de stabilité. Il a les veines empoisonnées, au creux de la gorge quelques vapeurs encore bien alcoolisées. Et pourtant, il tient, ne flanche pas quand il la rejoint, suivant ses pas pour finalement s'enivrer d'air un peu plus frais. Une pause, rien qu'une pause pour établir un plan, se remettre la rue dans laquelle ils se trouvent, parvenir à se faire une idée de ce qui orne les rues d'à côté. « Faim faim ou juste faim, la dame ? » Qu'il demande, cherchant dans ses poches les maigres cigarettes à moitié faites qu'il lui reste. « T'en veux une ? » Paquet écrasé tendu à la Belle, briquet en main, jouant avec la roulotte du mécanisme. Il la laisse faire son choix avant de ranger le tout, manquer de le faire tomber deux à trois fois. Il a les sens qui commencent à revenir, l'esprit qui semble se raviver doucement. L'air frais de dehors parvient à le réveiller, le sortir des ombres qui s'étaient installés lorsqu'il se trouvait en proie aux lumières et ces éternelles ambiances de nuit. « Bon, j'te suis du coup. Tu m'invites déjà, j'vais pas en plus imposer l'endroit. » Et il tiendra parole sur cela, parce qu'il n'a pas la force adéquate pour réfléchir, chercher où ils pourraient finir pour une heure ou peut-être deux ; qui sait, finalement peut-être moins. Aussi, c'est quand ils se mettent en marche qu'il reprend la parole après quelques minutes d'un long silence, salvateur mais à la fois dérangeant. « Tu y tiens vraiment à ce tatouage, du coup ? » Parce qu'ils sont partis de ça finalement ; avant de partir n'importe où, au gré du vent.

_________________


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See you in the western sky, on the best of nights, out in the dark. You always seem to come my way. How did you find me? What are you looking for? I see your shadow knocking at my door.
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