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 One more Summer - Daya

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MessageSujet: Re: One more Summer - Daya Jeu 13 Avr - 23:00





nothing is ever forgotten
Daya & Josef


- Oh mon Dieu Jo…tu te souviens de ça

Très bien même. Peut-être, un peu trop dans le détail, dans les ressentis. C’est violent, ça fait mal mais d’un côté, c’est comme un poids qui se lève et le soulage. Il ne saurait absolument pas décrire ce qu’il ressent en cette seconde où tout semble être un putain de foutoir sous son crâne.

- Tu te souviens d’autre chose ? c’est…c’est inespéré !
- Non… Juste de ça.

« Juste ». C’est déjà un … miracle. Inespéré comme le dit si bien Daya. Il n’y avait que très peu de chances pour que Josef puisse recouvrir la mémoire, ne serait-ce que des souvenirs MAIS, le risque zéro n’existe pas.
Et Daya qui a l’air si heureuse pour lui, presque soulagée. Yeux brillants, sourire aux lèvres, il ne l’en trouve que plus belle. Touché de la voir si concerné et à la fois troublé de tout ce qu’il peut ressentir à son égard, Josef préfère foutre les voiles. Noyer ses esprits sous une douche froide ou brûlante, peut lui importe tant qu’il se lave de cette boule d’émotions qui lui pèse sur l’estomac.

- Hey, hey. Une minute !

Il n’a que le temps d’esquisser le geste de partir que l’indienne le retient, main sur le bras. Puis mains dans la sienne.
Un court jus explose dans son ventre suivit d’une chaleur diffuse, agréable. Ce simple geste lui colle un frisson le long de la colonne. Ce même frisson qu’il pense avoir ressenti lors de ce souvenir alors que Daya venait l’embrasser avec un amour certain, sans détour.
Où était passé toutes ces émotions qu’ils avaient éprouvés l’un pour l’autre ? Où était cet amour véritable, brute et réel ? Ca le rend profondément triste, d’un coup. De voir à côté de quoi il est passé. De SAVOIR. De comprendre ce qui lui a échappé dans cette vie dont il ne se souvient pas. Son regard glisse vers Daya et Josef sent bien son cœur faire une embardée, se contracter sous les émotions. Il se sent complètement désorienté, ne sait plus ce qu’est la réalité et l’imaginaire, pourtant tout ça lui semble bien réel, bien vivant.

- Pourquoi tu t’excuses ? C’est une bonne chose Josef…c’est peut-être le début du retour progressif de tes souvenirs et c’est un bon souvenir…un excellent souvenir même !
- Oui, de ce qu’il m’en reste c’est ce que j’ai cru comprendre.

Il ne peut s’empêcher de sourire à son tour. Pas l’un de ces sourires francs et grands mais présent malgré tout. Comment ne pourrait-il pas être heureux de se souvenir de ça ? Ils avaient l’air si bien, si apaisé, si heureux ensembles.
Peut-être est-ce justement pour ça qu’il ne devrait pas être si content de se souvenir… Se remémorer quelque chose d’aussi beau et intense pour ensuite prendre conscience que tout ça ne lui reviendra pas, autant dire que ça lui foutait une bonne claque dans la gueule.

- Je n’sais pas si d’autres choses me reviendront. Et peut-être que c’est pas plus mal comme ça, j’en sais trop rien.

Parce qu’il préfèrerait sincèrement s’éviter les mauvais souvenirs. Que ça soit ceux passés avec Daya ou n’importe quels autres qui pourraient plus le miner qu’autre chose, il n’en veut pas. En quelques minutes, il revoit son jugement concernant cette amnésie qui l’a tant plongé dans un gouffre sans fond et obscure. Les premières semaines ont été rudes, pour ne pas ainsi dire atroce, pour lutter contre ce mur de béton au creux de sa mémoire, ne lui laissant que du vide pour simple réponse. Mais maintenant qu’il prend conscience que de mauvaises choses puissent venir éclater toutes les nouvelles fondations qu’il a établi… Non très peu pour lui.

- Tu es sûr que ça va aller . On peut rester tranquille ici si tu veux.

Il n’est pour l’instant pas capable de lui répondre, ne sachant déjà pas tellement où il se trouve dans son propre esprit. Entre Cuba et Miami.
Ce n’est que lorsque Daya dégage sa main de la sienne qu’il prend conscience qu’il s’y était doucement accroché. Sensation agréable sous ses doigts, sous sa paume. Un geste qui aurait pu être anodin si l’indienne n’avait pas autant représentée pour lui.

- Tu n’as cas y réfléchir sous la douche.

Il la regarde sourire avant de lui rendre ce même geste, plus franchement. Cette douceur dont elle fait preuve lui semble différente de ces autres fois à l’hôpital où il frôlait parfois la crise de nerfs. Josef ne sait pas si c’est le temps qui les a rapproché de nouveau ou s’il ne se monte tout simplement pas tout un film suite à ce souvenir, mais quoi qu’il en soit, c’est présent.
Et ça ne fait qu’accroitre la brutalité de ce qu’il perdu.

- Oui, on n’a qu’à faire ça.

Presque atone, ça ne lui ressemble pas. Lui-même déteste se sentir si… troublé, si paumé.
Il ne perd pas de temps à se rendre dans la salle de bain où il s’enferme à clé pour venir se planter devant le miroir et s’y regarder.
Qui était-il vraiment ? Cet homme, là, devant lui. Que valait-il. Qu’était-il avant.

- Josef Miller, 30 ans. Lieutenant, pompier. Né à New-York…

Il murmure encore quelques mots, quelques indications temporels, caractériels. Pour se situer, se replacer dans la réalité. Une habitude prise lorsqu'il était encore à l'hôpital et que tout ce qu'il construisait menaçait de disparaître en un claquement de doigts.
Il se frotte le visage, gratte légèrement cette barbe de trois jours qu’il n’a toujours pas rasé.
Quel putain de bordel. Quel putain de foutu bordel.
Ca lui remue les neurones comme un carambolage là-dedans. Et surtout, il n’sait plus tellement où il en est dans ces émotions qui s’entrechoquent, à croire qu’il se joue un duel sous ses côtes.
Josef finit par quitter ses vêtements et se couler sous l’eau bouillante. Il ferme les yeux… et les souvenirs lui reviennent aussi fraichement que tout à l’heure. Un mécanisme qui lui parait tellement simple à présent, comme si c’était aussi naturel que de respirer. Et nom de dieu, c’est frustrant.
Frustrant de voir que tout semble si simple alors que s’il essaie par exemple de se rappeler son adolescence, il rencontre ce même mur en béton, cette même frustration. Au lieu d’y rester, il se replonge dans ces images qui lui donne presque du baume au cœur. Il est sidéré de voir à quel point il l’aimait, de voir à quel point Daya elle-même semblait être attachée à lui. Il revoit son sourire, sa joie pure et simple, leur étreinte, leurs mots, leurs caresses.
Et il prend conscience de ce vide, au creux du bide. A quel point tout ça lui manque terriblement. Et pas seulement la situation.

Il ne sait combien de minutes ce sont écoulés avant de se décider à sortir de cette douche. Josef enfile ses fringues, glisse un coup de parfum et quitte la salle de bain pour trouver Daya à la même place que lorsqu’il l’a quittée.

- Tu te sens mieux ?
- Oui, puis prendre l’air fera du bien. Il lui sourit, plus détendu. Et peut-être quelques verres de vins aussi.

Il se laisse à rire, se dirige vers le bureau pour y prendre ses affaires avant de regarder sa montre qu'il enfile à son poignet.

- Tu es prête ? On peut partir maintenant pour y aller tranquille, histoire de se balader un peu en cours de route.

Il est d’avoir « oublier » ce qu’il lui est tombé sur le coin de la gueule, au contraire. Ca le travail mais il en cache les moindres parcelles de troubles. Pour la simple et bonne raison qu’il ne veut pas gâcher ce moment, qu’il veut tenter le coup de vivre cette soirée pleinement sans se laisser bouffer par toutes ces émotions incontrôlables.
Le pompier attend la jeune femme avant de quitter la chambre d’hôtel à ses côtés.
Et la soirée se présente sous une perfection troublante.
Cette fois, pas de verre renversé, pas de maladresse de la part du pompier, seulement des rires, des discussions plus ou moins sérieuses mais surtout de la légèreté. Les plats aussi bons les uns que les autres se suivent, le vin remplit quelques verres, embrume légèrement leurs esprits pour les déliés, les apaisés de toutes les questions ou obscures pensées qui pouvaient leur gâcher ce moment. Et ils étaient foutrement bien, calés dans ce restaurant aux allures de jungle, avec une ambiance apaisante et fraiche.
Josef finit par aller régler la note avant d’aller rejoindre Daya qui l’attendait dehors. Ils prennent le chemin inverse, se permettent même un détour pour profiter de la fraicheur de la nuit.

- Tu tiens le coup ? Il lui jette un regard en coin, sourire aux lèvres. T’as plus l’habitude de boire, j’voudrais pas que tu nous fasses un malaise.

Il l’a charie, la taquine. Elle le renvoie doucement chier, comme à son habitude. C’est le cœur léger qu’ils arrivent à l’hôtel, emprunte l’escalier pour finir dans cette chambre.
Et durant tout le chemin, Josef prend conscience d’une chose : Ce qu’il a perdu, il veut le retrouver. Presque de façon viscérale. Et cette soirée n’a fait que lui démontrer par A + B à quel point Daya représentait, à quel point elle lui éveillait des émotions brutes de décoffrages. Pas un truc à la con, un truc qui vous survole vite fait pour être oublier le lendemain. Et d’avoir « goûter » à ce qu’était leur avant n’a fait qu’accroitre ces émotions.

Daya ouvre la porte et cherche la lumière alors que Josef ferme derrière eux.
Tout se fait rapidement, sans réfléchir un seul instant.
Le pompier attrape le poignet de l’indienne avant de l’attirer contre lui, sans vraiment la brusquer. C’est surtout une étreinte qui transpire une envie profonde, vivante. Josef capture ses lèvres, une main sur sa hanche, l’autre dans son cou pour raffermir l’échange. L’odeur de la jeune femme lui parvient, la douceur et la texture de ses lèvres le transportent. Son ventre se crible d’un courant électrique alors qu’il savoure ce contact brûlant, passionné. Tout autour de lui devient incandescent.
Et dans ce geste, il prend conscience qu’il n’avait pas tort. Tout était exactement comme dans ses souvenirs. Et ça n’est pas celui de l’appartement qui lui revient, mais bien celui de Cuba qui flotte dans un coin de son esprit.

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MessageSujet: Re: One more Summer - Daya Ven 14 Avr - 15:53

One more summer

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Δ Josef & Daya




Au-delà de l’impact physique que cette réminiscence a eu sur lui, la jeune femme se rend compte en l’interrogeant un peu que le pompier n’a pas l’air particulièrement enthousiaste ni de s’être rappelé, ni du souvenir en lui-même et cela la perturbe un peu. Elle aurait sans aucun doute pensé que ce dernier se serait réjoui d’une pareille surprise, lui qui recherchait sans cesse trace de son passé…mais de toute évidence ce n'était pas vraiment le cas, tout du moins pas en apparence.

« Je n’sais pas si d’autres choses me reviendront. Et peut-être que c’est pas plus mal comme ça, j’en sais trop rien. »


C’était une réponse qui confirmait ce qu’elle était justement en train de se dire, mais qu’elle ne comprenait pas vraiment, si elle était à sa place elle est persuadée qu’elle serait en quête constante de réponses pour retrouver ce qu’elle avait perdue, elle n’imagine pas vraiment pouvoir craindre son passé, ça n’avait pour elle en l’instant que peu de sens, mais elle n’était pas Josef, elle n’était ni dans sa tête, ni dans ses pompes alors loin d’elle l’idée de lui imposer sa façon de voir les choses, quand bien même elle souhaitait comprendre pourquoi un souvenir qui plus est positif pouvait lui avoir fait changer d’avis de la sorte. « Je pensais que tu serais plus exalté que ça, tu cherches tes souvenirs depuis des mois…j’imagine que c’est perturbant et que ça doit amener des questions, mais…oublie ça tu sais quoi on en parlera quand tu te sentiras mieux. » Elle lui adresse un sourire encourageant avant de lui proposer de remettre leur dîner et de rester à l’hôtel à la place, il avait après tout sûrement eu son quota d’animation pour la soirée. Devant le silence que lui impose le pompier, elle le pousse à aller prendre une douche histoire que ses joues reprennent les couleurs qu’elles avaient perdues. Il s’exécute sans réellement demander son reste et la laisse ainsi seule avec ses propres souvenirs, souvenirs qu’elle, n’avait pas eus loisir d’oublier. Daya avait eu d’autres relations que l’on pourrait qualifier de sérieuses depuis sa séparation d’avec l’homme qui se trouvait prestement dans la douche, mais en toute honnêteté aucun d’eux n’avait eu la même importance, on ne se défait pas si facilement de quatre années de vie commune apparemment. Ainsi elle savait et aujourd’hui encore plus, pas de part ce qu’ils avaient traversé ensemble ces derniers mois, mais surtout de par ces trois années de silence radio, que le pompier garderait toujours une place particulière dans son histoire personnelle et c’est justement l’attachement qu’elle avait pour lui qui la poussait à faire de cette relation quelque chose de plus stable qu’une flamme qui risquait de s’éteindre aussi sûrement qu’elle l’avait déjà fait plusieurs années auparavant.

Finalement il sort de la salle de bain et présente déjà une mine plus rafraîchie, elle lui demande donc si il se sent mieux, ne sachant pas vraiment quel autre sujet abordé dans l’immédiat sans le replonger dans une torpeur désagréable. « Oui, puis prendre l’air fera du bien. Et peut-être quelques verres de vins aussi. » Il l’a fait rire et l’accompagne, tandis qu’il se dirige à son tour vers le bureau pour remettre sa montre en place sur son poignet et l’inviter à se mettre en route, histoire de flâner en chemin. À son tour, elle ne se fait pas prier et se redresse, posant sur la table à proximité sa brosse et tendant son portable au jeune homme, avant de récupérer ses affaires et de le suivre à l’extérieur de la chambre.

Le repas se passe sans encombre, elle tout comme lui d’ailleurs évite le sujet du souvenir et se contente de discuter de tout et de rien et de se remémorer des souvenirs que cette fois ils partagent vraiment et qui remonte donc a bien moins de temps que Cuba. Les plats s’enchainent tout comme les verres qui ne cessent de se remplir et lui font un peu tourner la tête, elle n’a pas bu depuis un bon bout de temps et elle n’est d’ailleurs pas censée le faire, étant encore médicamentée suite à ses opérations, mais elle avait pris le parti de ne pas poursuivre ses prises durant le week-end, après tout elle était en vacances et n’avait pas vraiment envie de se restreindre sur tout ce qui pourrait lui apporter un peu de distraction et de plaisir, chose qui s’étaient faites bien trop rares ces dernières semaines.

Lorsqu’elle sortit du restaurant, l’air nocturne vint un peu lui rafraîchir les idées, les rues étaient bien moins animées qu’en journée, mais restaient tout de même habitées par ce qui semblait être plus des touristes que des locaux, Chicago ne lui manquait vraiment pas et l’idée même de devoir y retourner lui serra soudainement un peu l’estomac, mais c’est à l’exact même moment que Josef vint la rejoindre et la soustrait à cette pensée.

« Tu tiens le coup ? T’as plus l’habitude de boire, j’voudrais pas que tu nous fasses un malaise. » Elle fronce le bout de son nez et secoue la tête à la négative. « Je me sens parfaitement bien Miller, je sais encore boire, je te signale ! Lance-t-elle en se plantant devant lui, les mains fermement posées sur ses hanches. Qu’est-ce qu’il y a ? t’as envie de jouer au pompier, c’est ca ? » Elle se met à rire et se retourne pour continuer leur chemin, les températures son plus que clémente et ne lui donne pas nécessairement envie de rejoindre la chambre d’hôtel, aussi elle oriente leur chemin vers une rue perpendiculaire à leur direction pour longer le bord de mer jusqu'à leur destination. « Je pense que demain serait une journée parfaite pour rien faire sur la plage, tu crois pas ? Prendre le soleil, barboter et juste traîner…je sais pas toi, mais là tout de suite ca me vend un peu du rêve, surtout quand je me souvient du froid glaciale qui nous attend à Chicago ! » L’air près de l’océan est plus frais et elle sent un frisson lui parcourir la colonne vertébrale, elle croise ses bras sur sa poitrine en réflexe défensif, bien qu’en soit ca ne serve pas à grande chose, de toute façon, ils ne sont désormais plus très loin.

Lorsqu’elle pénètre dans la chambre, celle-ci est plongée dans la pénombre, seules les lumières de la rue viennent éclairer partiellement le mobilier éteint de la pièce, elle tend son bras vers l’interrupteur, mais son geste est interrompu ou plutôt dévié par Josef qui l’attire subitement contre lui pour l’entraîner dans un baiser incendiaire. Ce geste, elle ne l’avais pas vu venir, tout jusqu’ici s’était déroulé sans sous-entendu, sans équivoque et c’était une situation qui lui convenait parfaitement, pourtant elle ne s’échappe pas de l’étreinte de Josef, elle se laisse porter sans apposer aucune résistance, sans réfléchir deux fois à ce qui se passe, ce qui est sans doute une première depuis qu’ils ont renouer. Etait-ce l’ambiance détendue de ces vacances impromptues ? Le rappel inattendu de leur passé commun ou l’étonnante ressemblance de cet instant avec celui qu’ils avaient partagé à Cuba ? Peut importait en réalité, elle n’avait juste pas envie de se poser de question là tout de suite, elle en aurait sans doute tout le loisir le lendemain et elle ferait à ce moment-là avec les conséquences de cette incartade qu’elle n’avait pas du tout envie de refuser. La jeune femme passe ses bras autour du cou du pompier et prolonge ardemment leur baiser qui n’en finit plus d’emplir sa poitrine d’une chaleur doucereuse et tord son estomac sous des crampes d’excitation. Ses bras descendent sur la poitrine du pompier tandis que son visage reste résolument proche du sien, ses lèvres frôlent les siennes alors que sa main attrape celle du brun pour l’attirer vers le lit ou traînent encore nombre de leurs affaires. Elle pousse son amant sur les draps et vient le rejoindre, à califourchon sur lui, cherchant désespérément les lèvres qu’elle vient juste de quitter. Elle n’a cette fois-ci rien à dire, pas de mise en garde, pas de contestation, pas de taquinerie jeté au vent. Rien si ce n’est ce contact passionné.
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MessageSujet: Re: One more Summer - Daya Ven 14 Avr - 23:18





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A la manière dont elle répond à son baiser, Josef sait qu’il n’est plus le seul à chercher quelque chose. Différent ou non, le but reste finalement le même. Sentir l’autre. Plus proche, plus fort, pour s’oublier l’un avec l’autre. Lorsque Daya passe ses bras autour de son cou, le pompier la serre bien plus farouchement à lui, tout en continuant de lui rendre ces baisers enflammés et impétueux qu’elle lui donne. Il doit bien admettre une chose, c’est qu’il ne s’attendait pas à un tel répondant. Pas à quelque chose de si enflammé.
Alors, si malgré toutes ces fois où Daya lui a dit et répété qu’il ne se passerait plus jamais rien entre eux… Pourquoi autant de passion dans cette façon de l’embrasser ? Pourquoi autant d’envie et de désir dans ce regard qu’elle lui jette, juste le temps de le pousser vers le lit où il s’y laisse tomber, sur le dos ?
Il ne se penche pas plus sur la question, n’en a pas envie, n’en a pas besoin pour le moment alors que l’indienne revient à la charge de ses lèvres incandescentes. Josef saisit son visage entre ses mains chaudes et la garde ainsi, pour l’embrasser. Encore et encore. De façon toujours plus folles, plus brûlante, comme si la jeune femme risquait de lui échapper à tout instant. Et dans cet échange, se passe autre chose. Un besoin, une passion qui n’était pas autant présente que l’autre fois dans cet appartement. Cette fois, ils s’abandonnent complètement. Plus de mots, de menaces ou de taquineries à la con pour montrer qui est le plus fier et le plus résistants des deux. Tout ça est loin derrière eux, loin derrière ces murs qui ornent la chambre d’hôtel qui accueille déjà leurs premiers souffles et soupires.
Josef glisse finalement ses mains dans le cou de Daya, puis sur ses hanches qu’il tient fermement avant de les glisser sous sa robe qu’il lui retire finalement la seconde d’après. Et là encore, ils s’accordent uniquement le temps de reprendre leur souffle avant que Josef ne se redresse légèrement pour retrouver ses lèvres, pour finir assit, la gardant toujours contre lui. Son tee-shirt n’est plus qu’un souvenir à son tour, un long frisson extatique lui parcourant la colonne vertébrale d’enfin sentir sa peau contre la sienne. Sa respiration presque en accord avec son torse qui se soulève lui aussi d’excitation, où son cœur bat avec une rapidité effarante.
Il lui dévore les lèvres, puis la peau de son cou où il s’y attarde quelques secondes supplémentaires, prenant le temps de faire monter la pression, la tension déjà présente. Chaque soupire suffit à accroitre cette passion qui bat à ses tempes et s’il vit cet échange de façon bien différente, c’est bien pour une raison.
Cuba.
Le souvenir qui lui est revenu est resté accroché fermement à ses émotions, renouvellent la façon dont il voyait et considérait Daya. Ou plutôt, agrandissant l’horizon, les possibilités. Il a la sensation de se sentir plus complet alors qu’il la tient dans ses bras, qu’elle l’embrasse, lui mordille la peau du cou. Alors qu’il sent ses mains dans son dos, son souffle chaud sur sa joue.
Oui, tout est différent. Plus puissant et plus vivant. Et tout ça ne vient pas que de lui… C’est une Daya différente qu’il a contre lui sur bien des points.

Josef finit par inverser les rôles d’un mouvement du bassin pour la renverser sur le lit.
Au-dessus d’elle, alors que ses mains parcourent sa peau nue avec avidité, il finit par marquer une pause. Juste une seconde où il croise son regard aussi flamboyant que le sien. Mais comme deux affamés, comme deux êtres ne pouvant survivre sans le toucher de l’autre, leurs lèvres se retrouvent de nouveau pour un énième baiser incandescent.
Il en perdrait presque la raison de la voir si brûlante et éperdue que lui, si bien que dans son élan, il ne prend pas la peine de dégrafer le soutien-gorge de Daya mais de le lui arracher d’un coup sec sans réel effort. Trop de tissu là où il ne faut pas, il se doute bien qu’elle lui fera une petite réflexion demain mais tant pis, pas sûr qu’elle s’en formalise vraiment, là maintenant.
Puis ses doigts suivent le parcours d’une cicatrice encore fraiche, la frôlant, dessinant sa courbe tout en embrassant les lèvres de Daya. Et si certaines personnes pouvaient être repousser par ce genre de détail, Josef lui s’en fout. Cicatrice ou non, cette nana arrivera toujours à lui faire perdre les pédale un peu plus à chaque fois. Et puis, elle fait partie d’elle. Alors, pourquoi s’y attarder ? Il ne le fait pas, ses mains bien trop occupées à d’autres endroits diverses du corps de l’indienne qu’il sent se cambrer sous ses gestes et attentions.
Et il ne doute pas une seule seconde que Daya se chargera de lui rendre la pareil d’ici quelques secondes…

¤

La nuit s’est prolongée sur une heure. Puis deux. Puis d’autres encore, Josef en ayant perdu le compte. Si tant est qu’il l’est vraiment débuté. La passion qu’il avait éveillée et que Daya avait entretenue avec fougue s’est agréablement prolongé sur une bonne partie de la nuit, jusqu’à les épuiser. Clairement. Il ne se souvient pas avoir ressenti ça une seule fois, pas depuis qu’il s’était réveillé à l’hosto avec toute sa vie en moins.
Son cœur bat encore un peu trop rapidement mais il n’en fait pas attention. Daya dort à côté de lui, roulée en boule sur le côté alors qu’il s’est calé dans son dos, lèvres appuyées sur son épaule.
Pas foutu de dormir. Pas moyens de fermer l’œil malgré la fatigue écrasante du moment. Pourquoi ? Parce que ces souvenirs de Cuba mêlés à ceux qui ont pris naissance cette nuit se ressemblent bien trop pour qu’il puisse réussir à trouver une paix suffisante au sommeil. Non. Ca le travail, peut-être un peu trop. Et quand il y regarde bien, il se demande pourquoi ils ne recommencent pas tout à zéro. Tout parait pourtant si simple. Ils n’auraient juste qu’à continuer ce qui est déjà là.
Oui, puisque c’est là. Sous leur nez.
Encore une fois, qu’est-ce qu’il a bien pu foutre dans sa putain d’existence pour ne pas chercher à la reconquérir plus tôt ? A moins qu’ils n’aient vraiment eu besoin de cette longue pause pour mieux se retrouver ?
Josef lâche un soupire quasi-silencieux, embrassant doucement l’épaule nue de Daya.
Ses souvenirs ne reviendront pas. Il le sait. Et c’est certainement pour ça qu’il s’est fermé à bloc tout à l’heure, refusant d’accepter l’idée d’avoir quoi que ce soit d’autre comme flash. Il ne veut pas de faux espoirs, il ne veut plus courir après quelque chose qui n’existe plus. Même si le souvenir de Cuba était à la limite de la perfection. Pourtant… Il serait presque rassurant d’obtenir un fragment d’enfance, d’adolescence. Pour savoir qui nous étions, pourquoi et comment.
Le pompier secoue légèrement la tête avant de resserrer son étreinte contre Daya, s’y lovant silencieusement pour finir par y trouver un sommeil de plomb, jusqu’au petit matin.

¤

Josef se réveille en douceur, sentant un rayon chaud lui caresser la nuque. Un coup d’œil encore collé de sommeil derrière lui pour constater que… le soleil a l’air bien haut pour une matinée.
Ou pour un midi… si l’on en croit l’horloge.
Daya est toujours là, dormant à point fermé contre son torse. Il prend le temps de savourer ce moment hors du temps, de s’éveiller en douceur, un léger sourire aux lèvres. Il hésite entre s’extirper du lit pour prendre une douche ou rester ici, encore à profiter d’un moment tranquille et apaisant dans cette bulle de côton.

- Hey. Il finit par secouer légèrement l’épaule de la jeune femme, embrassant la naissance de son cou. Réveille-toi sinon je vais être obligé de t’amener le p’tit dej’ au lit. Pause, regard vers l’horloge. Enfin plutôt le déjeuner à cette heure-là.


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MessageSujet: Re: One more Summer - Daya Sam 15 Avr - 16:59

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Ce n’était cette fois-ci plus un jeu.

Pas de compétition, pas de réflexion, il n’était pas non plus question, d'instinct primaire, les choses avaient cette fois-ci un goût plus intense, plus intime. Répondre à son baiser avait quelque chose de naturel, une évidence qu’elle n’avait pas ressentie lorsqu’ils avaient fait l’amour ce soir-là dans son appartement et contrairement à cette fois-là, elle ne réfléchissait absolument pas à ce qu’elle était en train de faire. La tension est palpable et leurs corps ne semblent pouvoir se détacher l’un de l’autre, l’Indienne se perd dans le souffle de Josef, sous ses mains qui parcourent sa peau et dans l’emprise de ses bras, elle oublie soudainement cet amas noir et acéré qui semble flotter au-dessus d’elle de façon constante, et cela, depuis bien trop de temps, elle a un besoin viscérale d’effacer jusqu'à la moindre pensée, de se laisser vivre un peu autrement et en cet instant, tandis que les mains de Josef glissent sous sa robe pour la lui ôter, elle ne voit rien de plus simple que de ne voir que lui. Il se redresse et l’attire contre lui, disséminant des baisers sur sa peau échauffée par l’ivresse avec une douceur mêlée à une passion dévorante. Elle glisse ses mains le long de son dos, agrippant le tissu de son t-shirt pour le faire remonter et l’envoyer rejoindre le sol de la chambre d’hôtel, ses mains glissant ensuite sur les muscles tendus du jeune homme. Son coeur s’emballe tandis que sa peau retrouve la sienne dans une étreinte insatiable, elle s’électrise sous ses doigts, ses lèvres auxquelles elle se raccroche avec force dans l’idéalisme naïf de se sentir finalement vivante. Parce que depuis qu’elle avait perdu connaissance sur ce trottoir froid, elle n’en avait plus vraiment l’impression, tant de gens avaient déployé une énergie certaine pour la sauver d’un sort macabre, Taylor, médecins, sa famille et lui…lui qu’elle repoussait avec plus d’énergie qu’aucun autre par peur sans aucun doute, pour elle, pour lui, pour eux, elle était habituellement ouverte aux risques, partant du principe que sans eux, impossible d’avancer de façon productive, mais lorsque ca concernait Josef toutes ses convictions volaient en éclats, que ce soit dans un sens ou dans un autre.

Son visage enfoui dans le cou de son amant, elle goûte le parfum légèrement salé de sa peau tandis que de larges mèches brunes viennent retomber sur le torse du pompier qui maintient son étreinte avec fermeté comme si elle allait soudainement s’échapper. Ce qui peut très logiquement se comprendre, ce ne serait pas la première fois que l’esprit un peu trop réfléchi de la jeune femme, ne la pousse à lui faire défaut, il l’a déjà subi et contrer plus de fois qu’il ne pourrait s’en rappeler et pourtant, il ne semblait pas perdre ni l’envie, ni la motivation de continuer d’appeler la jeune femme à être sienne et peut-être que pour la première fois, elle finit par l’entendre. Il la bouscule soudainement pour reprendre le dessus sur leur échange et la renverser sur le lit sans aucune difficulté, le ventre de la brune se plie sous l’excitation et ses mains ramènent le visage de son amant près du sien, son bassin cambré, elle enroule ses jambes autour de lui comme pour se fondre entièrement dans son être. Il marque une pause presque trop courte et elle se noie dans son regard qui ne reflète que le désir et la passion qui l’habite en l’instant, sa main remonte le long de sa joue, la barbe du pompier picotant la paume de sa main, elle ne dit rien et se contente de chercher ses lèvres encore et encore.

Tout monte soudainement d’un cran éclairant la pièce d’une ardeur brûlante qui les consument aussi sûrement que les draps qui se froissent sous leurs deux corps qui n’en font plus qu’un. Josef arrache les sous-vêtements de sa maîtresse, lui décrochant un sourire amusé sous la surprise qui ne s’affiche qu’une seconde, mais provoque chez elle un puissant désir qu’elle ne retient plus vraiment. Les doigts du pompier glissent le long de la cicatrice qui marque désormais sa poitrine et la ramène un instant à une réalité qu’elle réfute et à laquelle elle ne veut pas penser, ce contact ne lui plaît pas vraiment, mais il ne dure pas et le chemin que les mains de son amant empruntent font disparaître plus rapidement qu’il ne le faut pour le dire cet interlude désagréable et alors que son corps réagit avec un automatisme déconcertant aux assauts qui le parcoure, elle entreprend à son tour de débarrasser son amant des vêtements qui la sépare encore d’une intimité plus poussée et tant désirée.

¤

Pris au piège d’une nuit de perdition totale, celle-ci s’était prolongé et répéter, chacun des deux jeunes gens comme incapable de se rassasier de l’autre. Cela avait été le cas la dernière fois qu’ils s’étaient rencontrés de cette façon, mais une fois de plus si tout se ressemblait, tout était en tout point différent. Cette nuit lui avait rappelé non seulement ce qu’elle avait un jour eu et partagé avec lui, mais aussi ce qu’elle pourrait avoir, ce que cette affection et cette relation pourrait faire pour elle, ce besoin qu’elle avait de l’avoir avec elle, contre elle, ca avait quelque chose de passablement triste parce qu’elle savait aussi tout ce qui la retenait loin de lui, et cela, malgré elle. C’est sur ce genre de pensées qu’elle avait sombré dans un sommeil profond, la tête appuyée contre le torse tendu du pompier qui passait une main distraite et régulière dans le creux de son dos, la poussant dans une somnolence agréable.

Une légère secousse vient progressivement la tirer de sa torpeur, mais ses yeux restent cependant clos alors qu’elle sent les lèvres de Josef venir se poser agréablement dans son cou. Elle pousse un soupir satisfait avant que ses lèvres ne s’étirent en un sourire endormi. « Réveille-toi sinon je vais être obligé de t’amener le p’tit dej’ au lit. ..Enfin plutôt le déjeuner à cette heure-là. » Daya ramène son visage contre le torse de son amant et sa main le rejoint avant de venir se positionner sur ses yeux qu’elle frotte avec délicatesse comme pour en enlever toutes traces de sommeil. Puis elle réalise ce que vient de dire le grand brun et finit par ouvrir les yeux pour plonger son regard dans le sien. « Il est quelle heure ? » Il l’informe amusé et elle secoue la tête à la négative, rare sont les moments où elle se lève aussi tard, à dire vrai, elle n’aime pas trop ca, ca lui donne toujours l’impression d’avoir perdu plus de temps qu’ils n’en ont à disposition. Elle roule sur le côté et reste un instant, étendue sur le dos avant de se redresser, maintenant le drap contre sa poitrine d’une main, elle passe la seconde dans ses cheveux défaits, jetant un coup d’œil au soleil qui baigne la pièce dans une lumière presque aveuglante. Elle se retourne ensuite vers un Josef toujours allongé « On va manger un truc et on va à la plage ? » lui lance-t-elle finalement tout sourire avant de se pencher pour déposer un baiser sur ses lèvres et filer vers la salle de bains pour prendre une douche sans vraiment attendre de réponse, le laissant seul avec ses pensées.

¤

Une dizaine de minutes plus tard, les cheveux grossièrement attachés en une queue-de-cheval désordonnée et une serviette nouée autour de sa poitrine, elle sort de la salle de bains pour retrouver son pompier dans une position presque identique à celle dans laquelle elle l’avait laissé. Elle laisse échapper une exclamation amusée et secoue la tête avec un sourire « Je vois que tu es déjà au taquet ! T’es fatigué peut-être ? Elle ramasse ses vêtements de la veille qui traîne sur son passage et les dépose sur une chaise, enfin tous sauf son soutien-gorge qu’elle balance à Josef. Tu restes là ou tu viens avec moi ? » Elle connaît bien évidemment déjà la réponse et ca la fait sourire, mais pour le principe, elle le provoque tout de même un peu, ce n’était après tout pas comme si ce n’était pas quelques chose qui marchait à tous les coups pour réveiller un peu le jeune homme. Sur ces mots, elle se plante devant sa valise pour y dénicher son maillot de bain et une robe, il ne lui faudrait probablement pas plus de cinq minutes pour être prête à partir lézarder au soleil en bonne compagnie.
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MessageSujet: Re: One more Summer - Daya Mer 19 Avr - 21:12





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Daya & Josef


Elle s’est lovée contre lui, comme si tout ça était la chose la plus normale du monde. Josef ne dit rien, se contente de sourire, alors qu’à l’intérieur de lui se manifeste un feu brûlant et apaisant qui lui procure une sérénité. Bienvenue, cela-dit. Ca faisait une éternité qu’il ne s’était pas sentie aussi bien, aussi tranquille. Sans ombre au-dessus de la tête, sans impression d’étouffer, de ne plus trop savoir qui il était, même si ce genre de sensation devenaient de plus en plus rare.
Josef passe un bras autour de ses hanches et la serre un peu plus contre lui, sourire aux lèvres. A croire qu’il n’était pas réveillé mais plutôt bien confortablement plonger dans un rêve des plus agréables.
Mais l’indienne finit par réaliser que oui, la matinée était définitivement passée et qu’ils n’allaient pas tarder à entamer ce début d’après-midi.

- Il est quelle heure ?
- Bientôt 13h30… t’avais un sacré sommeil à rattraper visiblement.

Et elle n’était pas la seule dans ce cas-là. Josef ne disait jamais non à une petite grasse matinée de temps en temps mais il n’a pas le moindre souvenir de la dernière fois où il s’était réveillé aussi tard.
Ceci dit… il y avait des circonstances atténuantes cette fois.
Daya finit par se redresser, ramenant le drap contre sa poitrine alors que Josef, lui, reste allongé, bien trop confortable pour avoir la moindre envie de bouger. Il passe une main distraite dans le dos de la jeune femme, se frottant les yeux de l’autre.

- On va manger un truc et on va à la plage ?
- Oui parce que comme tu peux le voir, je suis en hypoglycémie. Il esquisse un large sourire avant d’ajouter. Je vais nous chercher un petit restau pour bruncher dans le coin.

Rien que de penser à des œufs et à du bacon, Josef sentait son estomac gargouiller comme s’il n’avait pas mangé depuis un petit moment. Mais ses pensées furent stoppées net lorsque Daya se pencha sur lui pour l’embrasser, sans prévenir et sans qu’il ne s’y attende réellement. Lorsqu’il la voit disparaitre dans la salle de bain pour une douche, il n’a toujours pas bougé du lit et ne le fera pas avant qu’elle n’y ressorte, trop absorbé par ses pensées, ses ressentis là tout de suite maintenant. Josef se demande s’il n’est pas entrain de se faire des films et d’espérer de nouvelles choses qui ne viendront pas. En tout cas, pas tout de suite… Pourtant, le comportement de l’indienne est si différent de la dernière fois. Il se souvient parfaitement de la distance qu’elle a presque instantanément prise lorsque leur étreinte s’est terminé, souhaitant retourner chez elle, mettant un point d’honneur à lui rappeler qu’entre eux deux il ne se passerait jamais rien.
Pourtant… cette fois, la situation semblait différente. Après cette nuit où les passions se sont déchainées, où ils ont tous les deux lâcher prises sans se poser de question, Josef se demande s’ils ne se sont pas retrouvés pour de bon. Que tout ceci est réel.
A moins qu’elle ne lui tende un piège ? Non. Elle n’est pas sournoise, ni n’a envie de lui croire des choses pour mieux le fracasser derrière elle. Ça n’est pas le genre de Daya… Alors, quoi ?

Il s’est tellement perdu dans ses pensées à se poser des questions comme un collégien de 16 ans qu’il n’a pas vu le temps passer, comme plongé dans une bulle coupée du monde. Il a à peine bougé de sa place alors que Daya sort de la salle de bain, cheveux attachés et serviette autour de la poitrine.

- Je vois que tu es déjà au taquet ! T’es fatigué peut-être ?
- Tu veux que je te montre le contraire, peut-être ?

Il éclate de rire, la charrie alors qu’il se mange le soutien-gorge sauvagement détruit la veille en plein visage. Pas grave, il lui en rachètera un s’il le faut.

- Tu restes là ou tu viens avec moi ?
- Accorde moi cinq minutes et j’arrive. Il se lève, nu comme un vers et sans complexe en s’approchant de Daya. Promis, je t’amène faire tes châteaux de sable après.

Il évite de justesse un coup qu’elle veut lui donner, trottinant vers la salle de bain avant de s’y enfermer.
Cinq minutes chrono pour une douche, une toilette et le pompier sort de nouveau nu pour ensuite fouiller dans sa valise et enfiler son short et un tee-shirt, sans oublier ses lunettes de soleil.

- Allez, à table !

Parce que putain, il a sérieusement les crocs.
Les deux jeunes gens finissent par prendre la direction de la sortie, Daya les conduisant dans un petit restau qu’elle semblait avoir repérer la veille. Le pompier s’y laisse entrainé et ne le regrette pas. L’endroit est bon enfant, accueillant et encore une fois il a réellement l’impression d’être dépaysé, de presque vivre une autre vie. Et au fur et à mesure du déjeuner, il se rend compte qu’il serait même prêt à prolonger ce long weekend improvisé pour quelques jours supplémentaires. Après tout, pourquoi pas ? Daya avait l’air de se plaire tout autant que lui à passer ces quelques jours sous le soleil, à ne rien faire d’autre que de prendre son temps, visiter, lézarder durant des heures.

Et en parlant de lézarder… Josef est depuis une bonne vingtaine de minutes sur le dos à profiter de ce rayon chaud qui lui brûle doucement la peau. Un vrai sentiment de bien être le parcourt alors qu’il tourne lentement son regard vers Daya qui, elle, est allongée sur le ventre. Visiblement endormie.
Si on peut dire que sa connerie n’a pas disparu avec sa mémoire, nous pouvons également constater que la prise de soleil le rend un peu plus con. Au sens positif du terme.

- Salut gamin. Josef s’est levé pour aborder un gosse qui joue à faire des châteaux de sables pas très loin d’eux. Ça te dirait de m’aider à enterrer quelqu’un ? Il fouille dans la poche de son short. En échange de 5$ ?

Le gosse en question n’a pas plus de 7 ans et regarde ce billet comme s’il représentait toute la richesse du monde.

- C’est quelqu’un de mort ?
- Non ! Juste une amie, pour lui faire une blague. Va falloir être très très silencieux et discret. Ok ?

Ils discutent, Josef tend le billet de 5$ contre le matériel du gamin mais aussi, sa main d’œuvre. Et ils s’attèlent à la tâche, sans un seul bruit. Pourtant, c’est pas l’envie de rire qui manque au pompier qui doit avoir le même âge mentale que son acolyte en cette seconde.
Ils commencent par les pieds, puis les cuisses et ainsi de suite. Ils se tapent un moment de stress lorsque Daya gigote un peu mais c’est simplement pour remettre sa tête correctement sur ses bras. Les carrés de peaux disparaissent un peu plus à chaque minute jusqu’à ce qu’ils arrivent aux épaules. Là encore, tout en délicatesse, ils glissent des seaux de sable chaud et doux sur le corps de la jeune femme jusqu’à la base du cou, sous le regard amusé de certains vacanciers.

- Voilà, parfait ! Merci bonhomme.

Il lui file 5$ de plus parce qu’il est mignon et le laisse crapahuter jusqu’à ses parents positionné quelques mètres plus loin, profondément endormie eux-aussi.
A croire que le gamin s’est éclaté vu qu’il commence en enterrer son père, à son tour…
Josef prends quelques coquillages qu’il trouve sans difficulté, disséminé à droite à gauche dans le sable, et laisse sur la surface sableuse un petit message -Bisous de Miami- qu’il prend aussitôt en photo, se chargeant bien de cadrer le visage profondément endormi de Daya.
Moins d’une minute plus tard, il revient s’installer à sa place, retenant un fou rire après avoir envoyé le MMS à Natalia et Savannah qui, il en est certain, seront ravis d’avoir cette petite perle.

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MessageSujet: Re: One more Summer - Daya Ven 21 Avr - 0:20

One more summer

Come on and lemme show you 'round
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Δ Josef & Daya




Il ne met pas bien longtemps à réagir aux petites provocations de Daya et finit par lui demander cinq minutes pour être prêt, il finit donc par se lever avec un tant soit peu plus d’énergie qu’elle ne l’avait elle-même fait quelques dizaines de minutes auparavant et s’approche d’elle avec un air faussement sérieux. « Promis, je t’amène faire tes châteaux de sable après. » Elle tourne son regard vers lui et ne peut retenir un sourire, elle fronce le bout de son nez et secoue la tête comme désespérée par ses bêtises. « Mais t’as plutôt intérêt jte signale ! » lui répond-elle avant de lui lancer son poing dans l’épaule, coup qu’il évite de justesse fière de lui, avant de finalement disparaître dans la salle d’eau. Ces cinq minutes sont presque littérales, l’Indienne à tout juste le temps d’enfiler les deux-pièces de son maillot de bain, un pantalon fluide et léger et un t-shirt que le voilà déjà de retour…pas plus habillé que tout à l’heure, ceci dit. Ses lèvres s’étirent en un sourire tandis qu’elle détache ses longs cheveux noirs sur ses épaules.

« Allez, à table ! »
« Laisse-moi une minute et on peut partir » La jeune femme jette un coup d’œil autour d’elle pour localiser son sac à main dont elle ne se souvient pas de l’emplacement, il faut dire que le retour de la veille s’est fait un peu rapidement…elle finit par l’apercevoir pas loin de la porte, le récupère et y jette crème solaire et portable avant de glisser ses lunettes de soleil sur sa tête. « Voilà, voilà, c’est bon, tu vas pouvoir manger. » Elle laisse échapper un rire amusé et ils filent tout deux vers l’extérieur de l’hôtel. Finalement et après de longues minutes d’hésitation sur leur destination, Daya propose un restaurant devant lequel ils sont passé hier lors de leur petit tour dans la ville, un truc pas forcément très huppé, en tout cas beaucoup moins que celui dans lequel ils avaient dîné la veille au soir, mais qui cependant avait l’air plutôt sympa et cosy. Une bonne surprise au final, ca avait quelque chose de plutôt local et s’intégrait parfaitement au programme tranquille et sans prétention de la journée.

La plage. Enfin !
Si elle ne savait pas à quel point, elle en avait besoin, elle venait juste de le découvrir. Ca faisait une éternité qu’elle n’avait pas pris de réelles vacances et enfin, elle avait réellement l’impression d’y être. C’est peut-être pour ca qu’elle s’était de nouveau endormie, pas vraiment habitué à être aussi détendu, pas plus que de rien avoir à penser qu’a l’instant lui-même. Alors elle s’endort, oui parce que ce n’est pas comme si elle avait déjà dormi plus que raisonnablement cette nuit enfin ce matin enfin peu importe, toujours est-il qu’elle n’est pas assez alerte pour se rendre compte des bêtises que le soleil ou le sens inné de l’humour de Josef à provoquer chez lui. Ce n’est que lorsqu’elle capte son rire étouffé et digne d’un enfant fier de ses plaisanteries qu’elle ré-ouvre les yeux. Un seul mouvement lui suffit pour comprendre pourquoi, du sable glisse sur elle de tous les côtés et elle pousse un soupir. « Nan, mais… Elle tourne la tête vers le pompier qui bien évidemment se marre et affiche un air réjoui. Tu trouves ca marrant à ce que je vois ! Elle secoue légèrement la tête et passe sa langue sur ses lèvres. Si t’aimes le sable à ce point je peux arranger ca. » Ajoute-t-elle avec facétie. Ni une ni deux, elle se déplace vers lui, tout le sable qui la recouvrait glissant le long de sa peau échauffé par le soleil pour retrouver sa place initiale, au passage et aussi rapidement qu’elle le peut, elle attrape une poignée de sable dans sa main droite et vient essayer de la lui coller dans la bouche. Jeux de main, jeu de vilain, mais c’est un prêté pour un rendu Miller. Sans grande surprise le pompier tâche de se défendre et de l’empêcher de parvenir à ses fins, mais dès lors qu’il a immobilisé une de ses mains, elle se hâte de remplir l’autre pour continuer son petit manège, gigotant suffisamment contre lui en riant pour peut-être le déstabiliser, en tout cas, c’est pour finalement y arriver…au moins un peu. Le grand brun finit par se stopper, ba oui le sable ce n’est pas le truc le plus agréable à manger hein, une de ses mains reste autour de son poignet tandis qu’il bougonne et grimace en même temps qu’il secoue la tête et autant dire que elle ca la fait beaucoup rire. « Alors c’est bon ? » Peut-être trop ? Non parce qu’il finit par se figer et la regarde d’un air qui n’annonce pas grand chose de bon pour elle, alors elle choisit l’option la plus…non en faite la seule pour éviter de subir le même sort, elle se barre et en vitesse pour rejoindre l’eau, dans l’océan au moins y a pas de sable…

C’est un peu lâche d’accord, mais elle ne fait pas loin de 20 centimètres de moins que lui et disons que vu la taille de ses bras, elle n’aurait vraiment aucune chance de gagner à ce petit jeu-là. Elle nage jusqu'à ce que l’eau atteigne sa taille, histoire d’être en mesure de se défendre un peu quand même et lorsque sa tête sort de l’eau, elle aperçoit Josef plongé à son tour, ne reste plus qu’à attendre après son fatidique sort ! Lorsqu’il réapparaît pas très très loin d’elle, elle place ses mains devant elle comme pour l’empêcher d’approcher, elle le regarde en riant puis reprend un air qui se veux sans l’être u peu plus sérieux. « Attend attend, c’est toi qui m’as cherché, t’as pas le droit de te venger ! Josef…tu fais rien, j’te préviens ! »
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MessageSujet: Re: One more Summer - Daya Lun 1 Mai - 0:54

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Il a du mal à retenir son rire et pour son plus grand bonheur, Daya ne met pas dix plombes à se réveiller, certainement gênée par le poids sur sable sur son dos qui commence à dégouliner le long de sa nuque jusqu’à ses cheveux… Une merveille à enlever, sûr, elle va apprécier.
Elle ouvre une première fois les yeux et Josef a du mal à retenir son rire jusqu’à ce qu’elle capte enfin ce qui se trame et ce qu’il a eu la bonne idée de faire pendant sa si agréable sieste.

- Nan, mais…

Cette fois, il ne retient pas un éclat de rire, regrettant aussitôt de ne pas avoir garder son téléphone portable à proximité pour immortaliser cette pokerface tout simplement à mourir de rire.

- Tu trouves ca marrant à ce que je vois !
- Et encore t’as pas vu la tête que tu tires !

Il rigole encore, comme un gosse et même si ça ne fait pas très mâture, on peut dire qu’il en a clairement rien à foutre de décompresser comme il le fait. D’avoir six ans d’âge mentale au moins une fois, une après-midi, loin des corps criblés de balles de Noël qui le hante parfois la nuit, dans ses cauchemars où il les entend de nouveau hurler et pleurer.

- Si t’aimes le sable à ce point je peux arranger ca

Et il est bien trop occupé à se foutre de la gueule de Daya pour réagir à l’attaque frontale qu’elle lui assène, bien déterminée à lui faire bouffer sa vengeance. Dans tous les sens du terme. Daya se faufile, se plaque contre lui mais Josef prend rapidement le dessus en lui bloquant la main…. Pour voir l’autre arriver à toute vitesse, pleine de sable et surtout prête à le lui faire ingurgiter s’il le faut. Ils bataillent comme deux adolescents, Daya usant de sa rapidité pour se glisser contre lui et l’empêcher de faire le moins de mouvement possible. Malgré la force du pompier il reçoit malgré tout quelques grains de sable dans la gueule, dans la bouche alors qu’il sent certains d’entre eux craquer entre ses dents.
Il s’arrête net et se tourne pour cracher au maximum ce qu’il a dans la bouche.

- Putaiiiiiin !

Nom de dieu ! Et tous ces trucs qui craquent sous sa dent comme s’il avait des morceaux de crackers dans la bouche… Le goût en moins. Il garde néanmoins une des mains de Daya entre ses doigts alors qu’il continue de se débarrasser au mieux de ce truc désagréable, grimaçant de dégoût.
Il l’entend rire, il la voit même et malgré lui, ça le fait sourire à son tour. Même s’il s’est retrouvé piégé à son propre jeu… Pas qu’il en soit tellement surpris finalement, s’attendant à ce que Daya ne reste pas sans agir après ce qu’il lui avait fait. Il sait parfaitement que l’indienne est d’un caractère à ne pas se laisser faire mais surtout à avoir un sacré répondant. Chose qui lui plait finalement.
Mais alors qu’elle se retrouve à moitié à califourchon sur lui…

- Alors c’est bon ?

… et qu’elle se fout ouvertement de sa gueule, Josef esquisse un sourire qui en dit long sur ses attentions, sans parler du regard qu’il lui lance.
Il sait parfaitement que c’est lui qui a commencé à chercher la merde mais c’est pas pour autant qu’il s’arrêtera dans ce jeu qu’il a lui-même lancé. Et ça, Daya le comprend parfaitement alors qu’elle détale comme une flèche vers l’Océan et que Josef se hâte de faire la même chose. Il constate qu’elle n’a rien perdu de ses réflexes acquit avec son job avec la vitesse de pointe dont elle fait preuve. Il la regarde plonger et remonter à la surface un peu plus loin, le pompier ne tardant pas à faire la même chose, complètement plonger dans un état d’excitation enfantine. Il pourrait presque oublier tout ce qu’il s’est passé et qu’ils ont été pendant des mois – des années – des ennemis, puis des amis. En réalité, il a même l’impression que tout ça n’a pas existé, que Daya et lui se retrouvent cette fois réellement. Sans crainte et sans se poser trop de questions.
Josef remonte à la surface, les cheveux en bataille et le sourire espiègle au possible. Si elle croit qu’elle va s’en tirer comme ça…

- Attend attend, c’est toi qui m’as cherché, t’as pas le droit de te venger ! Josef…tu fais rien, j’te préviens !

Il hausse un sourcil, observant l’indienne qui se tient devant lui les deux mains devant, comme pour le retenir ou se défendre. Josef ricane, presque trop sadique.

- Sinon quoi ? Tu vas me punir ?

Pas que ça lui déplairait mais cette fois, ça n’est pas le contexte. Il la fixe, la jauge, fait un geste brusque pour lui filer un coup de stress avant de revenir à sa place, le sourire jusqu’aux oreilles. Il reste ainsi, prêt à lui sauter dessus encore une poignée de seconde avant de lâcher un rire amusé, laissant retomber ses bras le long du corps.

- Ca vaaaa ! J’suis bon perdant, j’vais rien te faire.

Il lui jette un peu d’eau sur elle en s’approchant, l’air tranquille.

- Mais sache que Natalia et Savannah garderont certainement un très bon souvenir de ma connerie.

Tu le vois ce sourire ? Et il ne cesse de s’élargir alors qu’il avoue le crime sans l’ombre d’une honte. Bien au contraire. D’ailleurs il est presque certains que l’une d’entre elles a déjà dû réagir à sa connerie.

- Je voulais l’envoyer à Lloyd mais je voulais pas prendre le risque à ce que tu ne me tues dans mon sommeil.

Parce qu’il a bien retenu et compris que ces deux-là ne pouvait tout simplement pas se voir et s’apprécier. C’est même à se demander s’ils réussiraient à s’entendre si les choses entre Daya et Josef se concrétisaient réellement. D’ailleurs, le pompier est toujours sous questions : Est-ce qu’il devait considérer qu’ils étaient de nouveau ensemble. Ça lui en avait tout l’air, tout était là pour lui montrer et prouver par A + B que Daya acceptait enfin l’idée que ses sentiments pour lui n’avaient jamais vraiment disparus.
Et alors qu’elle lui lance une petite réplique concernant Lloyd, Josef en profite pour franchir le peu d’espace qui les séparent et saisir Daya par la taille pour la soulever sans trop de difficulté et la jeter à l’eau un peu plus loin avant de l’y rejoindre, manquant certainement de se prendre un coup dans la gueule ou ailleurs, d’ailleurs. Ils se chamaillent comme deux gamins avant que Josef ne finisse par la prendre par la taille mais cette fois, dans d’autres intentions. Il ne sait pas si c’est dans la folie du jeu, du moment ou tout autre chose mais c’est tout naturellement qu’il la prend dans ses bras et l’embrasse tendrement avant de s’écarter, tout sourire.

- On repart bronzer ou tu veux essayer de me noyer pour laver l’affront que je t’ai fait ?

Il la garde contre lui, s’écartant légèrement et se préparant à toute éventualité de sa part comme un petit coup sournois, chose dont Daya est tout à fait capable de faire.

¥

L’après-midi à la plage l’a considérablement ressourcé comme la totalité du séjour. Mais toutes bonnes choses ont une fin et les deux amants doivent déjà songer au départ dès le surlendemain. Josef n’aurait pas été contre prolonger ces vacances improvisées d’au moins trois jours supplémentaires car même si tout cela lui a fait le plus grand bien, quelques jours de détentes supplémentaires n’auraient pas été de refus. C’est avec un pincement au cœur silencieux qu’il boucle sa petite valise, jetant un œil à Daya qui en fait de même, dos à lui.
Ces derniers jours ont été paradisiaques, autant être honnête. Même ce souvenir, bien qu’il l’ait profondément perturbé et marqué, a été un moment intense, important. Toutes ces journées se sont déroulés naturellement, sans se poser la moindre question et jusqu’à il y a une minute, Josef entrevoyait la possibilité de poursuivre ce qui avait commencé ici, en foulant de nouveau les trottoirs de Chicago.

Ils quittent l’hôtel et en sortent avec de nombreux souvenirs encore frais, qui donnent un sourire apaisé, presque reposé. Josef commande un taxi et le trajet se fait dans une discussion peut-être moins animée qu’à l’aller où l’excitation de ces jours de repos les berçaient. Tout le monde sait que le retour à ce quotidien assassin n’avait rien d’enchanteur mais pour une raison qu’il ignore, Josef ne se sent pas tout à fait triste.
Le couple foule le sol de l’aéroport avec un peu d’avance, plus qu’ils ne l’avaient prévu.

- On se prend un café avant d’aller enregistrer les bagages ? Il y a un petit bar là-bas.

Il attend que la jeune femme se décide et se dirigent finalement tous les deux vers le bar en question où ils s’installent, laissant leur bagage à leurs côtés, sous la table. Ils commandent leurs boissons au serveur et repartent sur une discussion légère jusqu’à ce qu’un léger silence s’installe. Silence que Josef finit par rompre.

- Tu n’appréhende pas trop ton retour au taff ?

Il s’inquiète/s’intéresse à sa vie comme il l’a toujours fait et tandis qu’il l’écoute répondre à sa question, un couple du troisième âge s’installe non loin d’eux sans que ni le pompier, ni l’indienne ni fassent tout de suite attention. Jusqu’à ce que l’un d’eux ne se manifeste, tout sourire.

- Ah vous me rappelez notre jeune âge ! Pas vrai mon Dany ?

Josef se retourne vers le couple en question pour y voir le fameux Dany, sourire colgate et teint hâlé qui étreint la main de sa femme dans un geste tendre et affectueux. Le pompier fronce les sourcils un court instant.

- Oui mais avec la barbe et une bonne dose de muscles en plus !

Le pompier jette un œil amusé à Daya avant de rire à l’unisson avec ce couple qui transpire la joie de vivre et le bonheur d’être là, d’avoir cet échange avec de parfait inconnu.

- Vous m’avez l’air plutôt en forme pourtant.
- Dites merci à mon ancien job de chantier. Porter des sacs de ciment de 40 à 50 kg, ça aide à forger le corps.
- C’est vrai que tu étais maigrelet à l’époque. Et moi, bien moins joli que cette jolie jeune femme que voilà !

Josef a envie de rire quelque part, face à cette situation légèrement incongrue où le couple n’a pas l’air d’avoir l’once d’une envie de couper court à la discussion. Bien au contraire, le pompier est certain que si ils les laissent faire, ils vont en avoir pour une bonne heure d’écoute… Mais d’un côté, il n’a pas la force de couper court à la discussion. Il suffisait de regarder ces deux-là pour les trouver complètement attendrissant.
Restait plus qu’à voir si Daya saurait se montrer aussi patiente…

- Et Mlle sait visiblement bien choisir ses petits amis. J’avoue que j’aurai aimé que mon Dany ait un peu plus de barbe à l’époque, ça aurait parfaitement coller à ce caractère ronchon, tiens !
- En tout cas, vous faite des magnifiques jeunes mariés ! Vous revenez de votre lune de miel ?


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MessageSujet: Re: One more Summer - Daya Mer 10 Mai - 0:45

One more summer

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Et ca le fait rire en plus. Elle n’est pas particulièrement sereine face au pompier qui ne va pas manquer de venger l’affront qu’elle lui a fait, elle le sait pertinemment, c’est couru d’avance et si elle essaye de l’amadouer à bonne distance, rien ne dit que cela sera suffisant. « Sinon quoi ? Tu vas me punir ? » Elle se met à rire et secoue la tête. « Ca te plairait trop. » Elle lui jette un regard accusateur qui est cependant affaibli par le sourire qui étire ses lèvres. Josef esquisse un geste un peu brusque vers elle et elle fait un pas en arrière ou en tous les cas en ébauche l’intention retenue par la force de l’eau, mais ce n’était que jeu et il reste là ou il se trouve à seulement quelques mètres d’elle avant de lui laisser entendre qu’il rend les armes, bon perdant ou heureux gagnant fière de ce petit duel qu’il a mis en place. Elle ne le croit pas vraiment, ca lui semble beaucoup trop facile et surtout bien trop loin du caractère de Josef, mais là encore, c’est sans compter sur, c’est petites certitudes encore trop ancrées dans l’esprit de la jeune femme et qui ont disparu de celle du jeune homme. C’est dans ce genre de moment qu’elle prend conscience sans vraiment s’y attarder au fait que celui qui se trouve face à elle n’est pas celui qu’elle connaît, ce n’est pas son Josef, celui avec qui elle a partagé sa vie et ses projets, c’est un autre homme qui de loin pourrait lui ressembler en tout points, mais qui quand on s’en approchait un peu perdait de sa similitude. Ce n’était pas vraiment un problème, tout du moins elle ne le percevait pas comme tel, parce qu’elle ne pouvait plus vraiment ignorer les sentiments que ce Josef faisait naître en elle, sentiments que le précédent avait échoué à raviver. Alors peut-être qu’elle devait embrasser ce changement et arrêter de s’éterniser dans un passé révolu. La masse d’eau qui vient s’écraser contre sa peau et perle désormais sur ses joues la sort de ses pensées tandis que le pompier l’informe que sa bêtise a déjà parcouru les kilomètres qui les séparent de Chicago et elle secoue la tête, surprise sans l’être…

«  Je voulais l’envoyer à Lloyd mais je voulais pas prendre le risque à ce que tu ne me tues dans mon sommeil. »

Son sourire se fige un peu, comme un automatisme difficile à retenir, elle n’y peut rien, elle ne l’aime pas, elle ne peut pas dire que ca a toujours été le cas, car ce ne serait pas tout à fait vrai disons qu’avant les hostilités, il y avait eu l’indifférence, mais ce n’est pas vraiment ce qu’elle retenait et elle doutait fortement que ce ne soit pas également le cas de Lloyd. « Ah je vois que t’as toujours pas fait le tri dans tes amis ? » Elle emphase sa phrase de guillemet mimé à l’énonciation du mot ami puis roule des yeux, elle n’a pas vraiment envie de parler de ce petit roquet blond qui s’est déjà bien trop mêlé de ce qui ne le regardait pas. Elle n’a de toute façon guère le temps de s’acquitter de la tâche de faire disparaître son image de son esprit qu’elle se retrouve bientôt sous l’emprise des bras de son amant puis sous le poids écrasant de l’eau. Lorsqu’elle rejoint la surface, le pompier à suivi le chemin qu’il lui a fait prendre et lui adresse un sourire victorieux que bien évidemment, elle ne lui rend pas, trop occuper à repousser de son visage les cheveux qui s’étaient éparpillés devant ses yeux, elle les rassemble et les repousses derrière ses épaules en pinçant ses lèvres avant de pousser le brun, enfin essayer de le pousser parce qu’il ne bouge finalement pas d’un iota, problème de carrure sans doute, sans compter que la flotte ce n’est pas vraiment l’élément de prédilection de Daya. Ils continuent de se chercher et de se pousser au jeu pendant encore quelques minutes, profitant de la décontraction environnante et du soleil qui donne à l’instant un reflet plutôt idyllique. C’est de toute évidence également ce que dit son compagnon de jeu qui dans le moment transforme la défiance qu’ils échangent en tendresse, passant ses bras autour d’elle pour l’enserrer contre sa peau mouillée et venir déposer un baiser au goût salé sur ses lèvres. La jeune femme répond sans se faire prier à son étreinte et passe ses bras derrière son cou, une main posée sur la nuque du pompier pour appuyer son baiser qui finit par s’éteindre après quelques secondes.

« On repart bronzer ou tu veux essayer de me noyer pour laver l’affront que je t’ai fait ? »
Il ne la laisse pas filer, mais elle peut voir qu’il se tient sur ses gardes, la rébellion qu’il envisage ne sera pas pour maintenant, elle n’aurait que trop peu de chance de taper dans le mille. « Ce serait trop facile Miller, je vais plutôt attendre que tu baisses ta garde avant de frapper. » Elle lui adresse un large sourire avant de briser leur contact et de reprendre la direction de la plage où ils ont laissé toutes leurs affaires.

***

Cette escapade n’avait duré que quelques jours et pourtant, l’Indienne avait l’impression qu’il s’était écoulé une éternité, pas que le temps lui ait semblé long loin de là, c’était simplement qu’elle avait, et cela, pour la première fois depuis longtemps réussi à déconnecter de sa vie, de son travail, mais surtout du poids de ce poison qui la rongeait de l’intérieur depuis près d’un an. C’était un véritable exploit quoi qu’on puisse en penser et elle avait pleinement conscience qu’elle ne le devait qu’a Josef, elle se tourna vers lui, il était debout de l’autre côté de la pièce à balancer dans son sac ses affaires qu’il avait laissé traîner un peu partout, dire qu’elle n’avait pas envie de rentrer serait un euphémisme, mais elle savait aussi que trop de choses l’y attendaient, trop de choses auxquelles elle devait se confronter si elle voulait avoir ne serait-ce que l’infime espoir de pouvoir retrouver sa voie et se débarrasser de ce cancer qui la dévorait un peu plus chaque jour, elle détourna le regard et se reconcentra donc sur le sac posé devant elle et qu’elle viderait bientôt pour retrouver pulls et pantalon, kit de survie indispensable en cette période à Chicago. Moins d’une heure plus tard, c’est dans un taxi que les deux jeunes gens conversaient en attendant de rejoindre l’aéroport puis leur logement respectif sonnant ainsi le glas de ce moment hors du temps.

« On se prend un café avant d’aller enregistrer les bagages ? Il y a un petit bar là-bas. »
La jeune femme jeta un coup d’œil rapide à sa montre, ils avaient plus de temps qu’ils ne leur en fallait avant l’heure de décollage prévu, aussi elle acquiesça volontiers et suivi son compagnon vers l’endroit qu’il lui avait désigné, ils s’installèrent côte à côte sur l’une des banquettes et déposèrent leurs sacs à proximités, on n’était jamais trop prudent dans un aéroport. La conversation se poursuit de façon agréable plutôt orientée sur ce qu’ils ont partagée, vus, aimés que sur ce qui les attends à la maison, mais c’est tout de même un sujet qui finit par pointer le bout de son nez alors que l’Indienne tourne distraitement sa cuillère dans le liquide noir qui emplit la tasse devant elle.

« Tu n’appréhende pas trop ton retour au taff ? »
Elle pousse un soupir avant de hausser les épaules, si bien évidemment…..ce n’est pas tant son état physique ou même psychologique qui l’inquiète, c’est plutôt de devoir faire avec les chuchotis, les questions et pires encore les regards compatissants et pleins de pitié qu’elle n’a pas du tout envie de voir, elle ne les a déjà que trop subit après l’agression qu’elle avait subie l’année passée. « Un peu, c’est toujours compliqué de se remettre dans le bain et autant dire que pour le coup, la coupure à été longue, mais j’ai hâte de pouvoir reprendre une vie plus active que celle que j’ai été obligé de subir ces dernières semaines, je suis vraiment pas faite pour rester affaler sur mon canapé à rien faire. » Elle laisse échapper un rire amusé, plus pour la forme qu’autre chose, en réalité sa convalescence n’avait vraiment rien eu d’idyllique, loin de là. Josef n’a ceci dit pas vraiment le temps de prendre en compte la réponse qu’elle vient de lui donner qu’un couple vient s’installer juste à côté d’eux et engage la conversation en s’attendrissant devant eux qui d’après ce qu’ils disent leur rappelle leurs jeunes années. Daya leur offre un sourire amical, elle trouve ca très mignon, mais elle n’a pas nécessairement envie de faire dans le sentimentalisme-là tout de suite, aussi elle laisse son compagnon leur répondre et prend sans peine le rôle de la potiche souriante et silencieuse, espérant sans doute que l’échange s’éteindra de lui-même. Elle se rend cependant vite compte que ce ne sera pas le cas, ils ont l’air causant et elle doit bien reconnaître qu’ils sont plutôt charmants tous les deux et elle finit au bout de quelques minutes par laisser un peu tomber ses barrières d’asociale de service.

« En tout cas, vous faite des magnifiques jeunes mariés ! Vous revenez de votre lune de miel ? »

Les yeux de la jeune femme s’arrondissent un peu et elle réagit rapidement, peut-être même un peu trop. « Oh non non dit-elle avec un sourire un peu gêné sans trop savoir pourquoi. On n’est pas ensemble ! ca fait très défensif et elle s’en rend compte au moment ou les mots franchissent le seuil de ses lèvres et elle ne sait pas vraiment d’ou lui vient cette réaction, mais lorsqu’elle ose un regard vers Josef, elle y décèle quelque chose de difficile à identifié, mais qui n’est pas très positif, ce qu’elle peut amplement comprendre, elle n’aurait certainement pas très bien pris la réciproque, enfin, elle imagine. On…elle redirige son regard vers le couple et leur adresse un sourire contrit. On est amis, de très bons amis, c’est tout. » Aller expliquez à des personnes âgées la notion de sexfriend hein aussi ! Elle n’a pas du tout envie de s’y coller alors elle se contente de sourire et de se taire, de toute façon elle ne sait pas trop quoi ajouter maintenant.

Voilà comment on se découvre des talents de casseur d’ambiance, le couple continue de papoter un instant et finit par se lever après qu’un appel eut été lance pour un vol à destination du Texas, la laissant avec Josef et le silence un peu pesant qu’elle avait dressé entre eux sans le vouloir. Finalement, elle avait fini par réengager une conversation évasive et banale et les choses s’étaient détendues d’elles-mêmes, même si elle sentait bien que quelque chose avait changé.

***

Lorsque enfin, ils s’étaient retrouvés devant la porte de la jeune femme, l’ambiance avait un peu repris ses droits, mais elle n’avait quant à elle pas vraiment oublier ce qu’elle avait dit et la réaction qu’elle avait pu avoir, ca l’avait travailler pendant tout le vol à dire vrai et elle se sentait à présent coupable, non seulement de l’avoir probablement blessé ou au mieux vexé, mais aussi de son indécision constante lorsqu’il était concerné. Elle ouvrit la porte et pénétra dans la pièce à présent baigné dans le noir, il n’était pas très tard, mais la nuit se présentait relativement tôt en cette saison, elle alluma la lampe posée dans l’entrée, déposa son sac au sol et s’avança pour allumer celle qui bordait le canapé avant de se retourner vers le pompier toujours dans l’entrée et qui n’avait visiblement pas l’intention de s’éterniser. Daya ôta son blouson et le déposa sur le dossier du canapé avant de remonter les manches de son pull sur ses avant-bras qu’elle croisa ensuite contre sa poitrine. « A propos de tout à l’heure… Elle se rapprocha de lui a pas feutré tout en poursuivant. Je ne voulais pas être blessante, je ne sais pas trop quoi te dire, je ne sais pas pourquoi j’ai réagi comme ca et je n’avait pas l’intention de te contrarier et encore moins de déprécier ce week-end. Je te remercierais jamais assez pour ca, c’était parfait et…Elle s’arrête une seconde, elle a l’impression de tourner en boucle, comme si elle était incapable d’avancer, de prendre une décision et si c’était ce qui lui semblait le plus facile à faire, elle avait aussi conscience que ce n’était pas une situation qui pouvait perdurer de la sorte, elle pouvait déjà voir dans le regard du pompier une lassitude naissante face ce discours qu’il avait déjà entendu. Je sais que t’attend plus de moi surtout après ce week-end et je te le reproche pas, c’est de ma faute et...[pause] Honnêtement, j'ai pas envie de m’en excuser parce qu’y a rien que je regrette. Elle avait saisi la main du pompier dans la sienne avant de plonger son regard dans le sien, peut-être pour y trouver une réponse inexistante si ce n’était dans son propre esprit. J’ai des sentiments pour toi et tu le sais, mais je suis dans une mauvaise passe en ce moment, je suis loin d’être moi-même et j’ai pas envie de t’entraîner la dedans, j’ai pas envie de me tromper, pas avec toi, pas une deuxième fois, il me faut juste du temps et j’ai pas envie de prendre le tien. »
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MessageSujet: Re: One more Summer - Daya Sam 13 Mai - 15:57

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- Oh non non ! On n’est pas ensemble !

Plus violent comme claque dans la gueule, y a pas.
Josef se prend un pavé et ça se voit aussitôt sur ses traits, incapable de dissimuler sa surprise mais aussi l’effet négatif que ça lui provoque.
Est-ce qu’elle est entrain de se foutre de sa gueule ? Lui faire une blague ? Il ne la suit plus, ne la comprend pas vraiment. Encore moins lorsqu’elle ajoute qu’ils ne sont que de très bons amis.
Ouais, de très bons amis qui prennent clairement leur pied à coucher sous manière totalement impulsive et irréfléchie, répondant à leurs désirs premiers, primaires.
Josef l’observe du coin de l’œil avant de se refermer totalement, songeur. Soit il est bien trop con et naïve, soit il a mal interprété les signes et gestes de ce weekend loin du monde. Pourtant, Daya ne pouvait pas être plus clair en se comportant avec lui comme une petite amie le ferait, comme si leur couple avait renait de ses cendres.
Le couple de troisième âge continue de taper la discute mais Josef se contente simplement de sourire, d’acquiescer, restant silencieux en se posant une centaine de question. C’est pas son genre de se torturer l’esprit, le pompier est plutôt du genre impulsif, à ne jamais vraiment se prendre la tête, mais la situation est différente. Il aimerait surtout comprendre ce qu’il s’est passé entre leur départ de l’hôtel et leur arrivé à l’aéroport.
Daya engage de nouveau la conversation entre eux, pour un sujet plus léger, plus détendu et malgré la méfiance de Josef, ce dernier se laisser aller à poursuivre sur le même ton, malgré cet instinct de préservation qui le pousse à imposer quelques limites.

¥

Impossible de savoir vraiment si c’est le vol ou autre chose qui lui permet de prendre du recul sur la situation, se berçant certainement d’illusion en se persuadant que Daya n’était peut-être tout simplement pas prête à assumer, à accepter.
Hors de question pour Josef de foutre en l’air ces dernières heures de vacances, préférant plutôt répondre aux conversations lancées par l’indienne, les replongeant tous les deux dans une ambiance détendue même s’il n’en reste pas moins songeur, voir vexée. Entre le désir d’imposer une distance et d’ignorer ce qu’il s’est produit.

Les deux jeunes gens se trouvent devant la porte de Daya où cette dernière entre dans l’appartement, Josef la laissant y déposer ses affaires, allumant une lampe tout en gardant ses distances, dans l’entrée. Il n’est plus certain de ce qu’il doit se permettre, de ce dont il a envie là, maintenant. Rien n’a changée pour elle, ni ses sentiments, ni ses désirs. Mais comment voulez-vous qu’il sache quel comportement adopter quand elle se joue du chaud et du froid en permanence ?
Mains dans les poches, il patiente afin de pouvoir lui dire au revoir et prendre le large. Histoire de remettre ses idées en place et de comprendre un peu ce qu’il s’est déroulé ces derniers jours, mais surtout ces dernières heures.
Mais Daya semble prendre les devants, voulant mettre les choses aux clairs avant qu’il ne prenne le chemin du retour.

- A propos de tout à l’heure…

Josef la regarde sans un mot, curieux de voir ce qu’elle va cette fois lui annoncer, lui expliquer. De la patience, il en a, mais il aimerait au moins que Daya soit on n’peut plus clair une bonne fois pour toute, sur ses envies, ses intentions.

- Je ne voulais pas être blessante, je ne sais pas trop quoi te dire, je ne sais pas pourquoi j’ai réagi comme ca et je n’avait pas l’intention de te contrarier et encore moins de déprécier ce week-end. Je te remercierais jamais assez pour ca, c’était parfait et…

Toujours droit, silencieux, le pompier ne la lâche pas du regard.
Et ? Il entend parfaitement ce qu’elle lui explique, ses excuses informulées, mais il préfère prôner le silence pour ne pas la couper dans son élan, pour ne pas la braquer avant qu’elle n’ait eu le temps de lui expliquer les raisons de son comportement. C’est en tout cas ce qu’il espère entendre : Une explication. Quelle qu’elle soit. Parce que tout ça, il l’a déjà entendu. Elle ne sait pas, ne sait jamais vraiment pourquoi elle se jette à corps perdu dans leurs étreintes pour ensuite brutalement s’éloigner et imposer une limite qui finira pourtant, par céder.

- Je sais que t’attend plus de moi surtout après ce week-end et je te le reproche pas, c’est de ma faute et.. Honnêtement, j'ai pas envie de m’en excuser parce qu’y a rien que je regrette.

Encore heureux qu’elle ne le regrette pas… Il ne manquerait plus que ça pour noircir le tableau. Mais Josef n’est pas con, n’est pas stupide, il sent bien la sincérité de la jeune femme. Alors, quoi ? Si elle ne regrette rien de ce qu’il s’est passé entre les murs de cet hôtel à Miami et en dehors, qu’est-ce qui la freine au point de passer d’une frontière à une autre ?
La main de Daya s’empare de la sienne et Josef ne fait rien pour s’en défaire parce qu’il apprécie ce contact, plus qu’il ne l’avouerait. Ses sentiments à son égard ne sont plus un secret, il lui a déjà fait comprendre un nombre incalculable de fois et c’est certainement la raison qui le pousse à glisser ses doigts autour de sa paume.

- J’ai des sentiments pour toi et tu le sais, mais je suis dans une mauvaise passe en ce moment, je suis loin d’être moi-même et j’ai pas envie de t’entraîner la dedans, j’ai pas envie de me tromper, pas avec toi, pas une deuxième fois, il me faut juste du temps et j’ai pas envie de prendre le tien.

Une vague chaleureuse de soulagement se diffuse au creux de sa poitrine même s’il n’en laisse rien paraitre.
Honnêtement ? C’est certainement dix fois moins de ce que à quoi il s’attendait à entendre. Il en est même agréablement surpris. Josef l’écoute attentivement, prenant bien conscience de l’impact des mots. Pour être tout à fait franc, il pensait plutôt entendre qu’elle ne souhaitait pas prendre le risque, que c’était plus qu’agréable de prendre du bon temps avec lui mais que rien n’irait au-delà du physique.
Au lieu de ça, Daya lui exprime clairement ses sentiments pour lui mais aussi ses peurs et ses besoins. Et c’est exactement de ça dont Josef avait besoin pour se remettre les pendules à l’heure, pour comprendre et saisir l’importance de la situation. Au-delà de ce qui se trame entre eux, il y a autre chose, une ombre dans le regard de Daya, ce « je suis loin d’être moi-même » qui plane. Comment le pourrait-elle avec ce qu’elle a vécue dernièrement ? Il lui faudra certainement bien plus que deux mois pour réussir à s’en remettre complètement, pour réussir à retrouver un quotidien qui ne sera pas entacher par les cris, le sang et les douleurs.
Josef finit par lâcher un soupire tout en étreignant un peu plus la main de Daya.

- Il n’y a aucun raison pour que tu trompes une deuxième fois avec moi. Comment veux-tu en être certaine si on ne tente pas notre chance ?

Il pense comprendre ce qu’elle ressent, en partie. Il ne le saura jamais totalement puisque tous ces souvenirs se sont fait la malle mais Josef est bien conscient que l’indienne craint de se prendre un mur une deuxième fois mais surtout, de dégringoler de 15 étages pour ensuite devoir reproduire le processus du « deuil » de l’autre. Pas étonnant que ça ne l’effraie, qu’elle en veuille pas retenter l’expérience mais le pompier a confiance. Suffit de voir comment ils sont ensembles, comment ils se sentent à deux pour comprendre que ça vaut la peine d’essayer.

- Tu ne m’entrainera nulle part, je suis un grand garçon et je sais parfaitement ce que je veux ou non. En l’occurrence, toi. J’ai eu une centaine d’occasions pour ne pas rester. Si je suis encore là, c’est pas pour rien. Il marque une pause, lui sourit tendrement, sûre de lui. Il ne s’est pas battu comme un forcené pour la reconquérir pour la laisser partir en un claquement de doigts, aussi vite et aussi facilement. Prends le temps dont tu as besoin pour te retrouver, te remettre de tout ce qu’il s’est passé. J’ai patienté jusqu’ici, ça n’est pas pour te lâcher aujourd’hui.

Josef glisse son autre main sur la nuque de Daya avant de l’embrasser, tendrement, prenant son temps pour goûter de nouveau la saveur de ses lèvres avant de se redresser, sourire aux lèvres.

- Et puis tu auras beau dire ce que tu voudras, je sais que tu peux pas te passer de moi.

Il la charrie, dédramatise un peu la situation dans laquelle ils se trouvent. Et cette dernière est moins catastrophique qu’il n’aurait pu l’imaginer… lui qui s’attendait à ce qu’elle le renvoie sur les roses. Là, c’est plutôt une perche qu’elle lui tend, comme une occasion finalement. Entre le oui et le non, où il lui suffira de peu pour franchir la limite souhaitée.
Josef se redresse et se recule, toujours sourire aux lèvres.

- Je vais rentrer, si jamais tu as besoin de quoi que ce soit, tu sais où me trouver.

Le pompier commence à prendre la direction de la sortie, en lui adressant un dernier geste.

- Bon courage pour la reprise.

Il aurait pu imposer sa présence, rester, mais il sent que ça n’est peut-être pas la bonne décision. Ca n’aurait pas été pour le déranger mais vu ce que Daya vient de lui dire, lui avouer, la dernière chose dont elle a besoin, c’est bien qu’il vienne court-circuité ses pensées, ses émotions.
Josef entend la porte se refermer sur lui et tandis qu’il descend les escaliers, il ne peut s’empêcher d’afficher un sourire digne d’un gamin de 16 ans qui vient de conclure. Tout ça ne le démoralise pas, ne le décourage pas, bien au contraire. Peut importe le temps que ça lui prendra, Josef saura attendre. Il n’est plus à quelques semaines près.
Mais ce qui le titille le plus est certainement ce qu’elle lui a laissé entendre, sur le fait qu’elle est loin d’être elle-même. Josef s’inquiète, ça n’est pas un secret, ni une surprise mais il sait aussi qu’empiéter sur son espace vitale n’est certainement pas la meilleure solution.
Encore une fois, il saura rester à sa place. Reste plus qu’à attendre que Daya se reconstruise, à son rythme.
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MessageSujet: Re: One more Summer - Daya Ven 19 Mai - 19:42

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Il reste silencieux et elle espère que ce n’est pas la colère ou encore la déception qui s’exprime de façon muette. Elle continue cependant d’exprimer ce qui est, et cela, de la façon la plus claire possible, elle n’avait pas envie de perdre le pompier dans des explications longues et brouillon, elle voulait juste qu’il sache qu’elle ne jouait pas à un stupide jeu du chat et de la souris, qu’elle ne soufflait pas le chaud et le froid en toute connaissance de cause, que les sentiments qu’il lui vouait étaient partagés, mais qu’elle n’avait pas l’esprit libre pour l’instant, pas suffisamment en tout cas pour s’engager de quelque façon que ce soit auprès de lui. En ce qui concerne les détails de cet indécisions, elle préfère les garder pour elle, elle n’a pas vraiment le choix, il ne pourrait pas comprendre et de toute façon ca doit impérativement rester un secret.

Lorsque Daya glisse sa main dans la sienne, elle espère y trouver quelque chose, un encouragement sans doute et il ne faut qu’une demi-seconde pour qu’elle sente les doigts de Josef se refermer autour des siens. C’est un soulagement certain, de voir qu’il ne part pas, qu’il n’abandonne pas sous prétexte d’une parole malheureuse, que ce week-end est encore là, présent aussi bien pour lui que pour elle.

« Il n’y a aucun raison pour que tu trompes une deuxième fois avec moi. Comment veux-tu en être certaine si on ne tente pas notre chance ? »

Ce qu’il dit a du sens, elle ne peut pas le lui retirer, mais c’est plus facile à dire qu’à faire. Elle est habituellement quelqu’un de réfléchie, elle l’a toujours été, mais elle avait aussi ce côté plus imprévisible, dangereusement attirer par l’action, par l’imprévu, mais dans cette situation précise et justement parce qu’il s’agit de Josef, elle ne peut pas se laisser allez à des décisions hâtives, il y a beaucoup trop en jeu, elle ne peux pas se tromper, elle lui dois plus que ca. L’Indienne secoue doucement la tête à la négative et oui, elle a envie de tenter leur chance parce que si il y a ne serait-ce que la moindre possibilité qu’ils puissent être ne serait-ce que la moitié de ce qu’ils ont été ces derniers jours alors oui le jeu en vaut forcément la chandelle, mais parce que ses sentiments semblent soudainement prendre plus d’ampleur par le simple fait qu’elle les reconnaissent enfin, ils lui font aussi bien plus peur et l’angoisse d’abîmer Josef par les décisions qu’elle prend et mettent en jeu sa propre existence, c’est là quelque chose qu’elle n’est pas encore prête à assumer.

« Tu ne m’entrainera nulle part, je suis un grand garçon et je sais parfaitement ce que je veux ou non. En l’occurrence, toi.  Oui, mais seulement parce qu’il ne sait rien de l’épais nuage noir qui vient de pair avec elle, qui la suit en continue depuis pus d’un an et auquel il devra forcément finir par faire face, parce qu’elle n’est pas juste l’image tronquée qu’il croit connaître et aimé. Néanmoins, il serait insincère de dire que la franchise qu’il affiche lorsqu’il affiche ce qu’il veut, à savoir elle, n’est ni flatteuse, ni plaisante. Ca ne rend le pompier que plus attirant, c’est certain, mais ce n’est malheureusement pas encore suffisant pour faire tomber ses dernières barrières.  J’ai eu une centaine d’occasions pour ne pas rester. Si je suis encore là, c’est pas pour rien. Prends le temps dont tu as besoin pour te retrouver, te remettre de tout ce qu’il s’est passé. J’ai patienté jusqu’ici, ça n’est pas pour te lâcher aujourd’hui. »  Et la flic doit bien reconnaître que Josef ne manque ni de persévérance, ni de patience et c’est là quelque chose qui donne un poids considérable à la volonté et la motivation qu’il affiche à la faire sienne. Elle aurait presque envie de finalement céder la tout de suite alors qu’elle ressert la pression de sa main dans la sienne, de donner à leur séjour une continué retrouvé chez eux, à Chicago et lorsqu’il passe sa main dans son cou avant de venir déposer ses lèvres sur les siennes, elle sent ses défenses tomber lentement, se demandant en définitive si les promesses de Josef ne se révéleraient pas plus salvatrice que le désir de vengeance qui occupait perpétuellement ses pensées. Elle alimente le baiser qu’il lui donne avant de finalement y mettre à regret un terme, le flot de sentiments qu’il provoque chez elle ne fait que finalement renforcé ce désir de le protéger d’elle-même, ce qui est loin d’être ce qui se reflète en l’instant dans le regard qu’elle pose dans le sien.

« Et puis tu auras beau dire ce que tu voudras, je sais que tu peux pas te passer de moi. »
Elle laisse échapper un éclat de rire qui se meurt dans un sourire resté accrocher sur son visage, tandis que le brun se redresse et se recule de quelques pas. « Tu crois ca ? » Elle le tease un instant avant qu’il ne décide de prendre congé, non sans lui souhaiter bon courage pour sa reprise à venir et du courage, elle a l’impression qu’il lui en a donné plus qu’il ne lui en fallait ces derniers jours. Elle referme la porte sur le pompier, l’esprit embrumé, mais un sentiment de satisfaction au creux de la poitrine.

FIN DU SUJET

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Wrapped up, so consumed by all this hurt

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One more Summer - Daya

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