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 The dog days aren't over

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MessageSujet: The dog days aren't over Sam 18 Mar - 11:01

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Un véritable temps de chien. Un temps à ne pas mettre le nez dehors. Sauf que Lloyd a besoin de prendre l’air, urgemment. Il tourne en rond depuis des mois à cause des conséquences de son overdose et sa récente rupture avec Felicity a terminé de le déprimer. Il apprécie de passer du temps avec Merrin, mais par moment, il a besoin de se couper du monde et de prendre de la distance avec son exigeante petite fille. Faire semblant d’aller bien en sa présence devient pesant et par moments, Lloyd sent bien qu’il n’est pas convainquant et que la fillette le ressent. Dans ces moments là, elle devient plus insupportable que jamais et lui fait payer son manque d’honnêteté de diverses manières. Elle lui a fait passer une nuit des plus éprouvante et a refusé de prendre son biberon ce matin, se jetant en arrière et hurlant chaque fois qu’il tentait d’approcher la tétine de sa bouche. Il sait bien qu’elle ne risque pas de se laisser mourir de faim, mais ça l’a contrarié et il passé le reste de la matinée à essayer de lui faire avaler quelque chose, en vain.
Ce qu’il sait aussi, c’est qu’il n’est pas le seul à souffrir du départ de Felicity de leurs existences… Lloyd voit bien que sa fille la cherche dans l’appartement et ça lui brise le cœur. Chaque fois qu’on sonne à la porte, il la voit s’y précipiter et, lorsqu’elle réalise que ce n’est pas sa mère de substitution sur le palier, elle rentre dans des colères terribles qu’il ne parvient pas à apaiser. Il n’y que Maureen, sa mère qui parviennent à calmer ses hurlements. Cet état de fait le fait sentir aussi coupable qu’inutile. A quoi sert-il s’il n’est pas fichu de rassurer sa propre fille ?
Dans ces moments de remise en questions, Lloyd ressent le besoin de marcher, de quitter l’appartement qu’il comptait partager avec la journaliste et qui lui paraît vide et morne, malgré la présence de Merrin… Felix lui manque. Sa spontanéité, sa douceur, son rire communicatif, son parfum… Tout en elle lui manque. Sa manie de passer derrière lui et Merrin pour remettre l’appartement en ordre, ses bouderies, son humour parfois très noir, sa manière de chantonner en cuisinant pour lui, le goût de ses lèvres et de sa peau…

Lloyd pousse un soupir et réajuste son bonnet sur sa tête puis relève le col de son manteau pour affronter le froid polaire. Ses mains gantées enfoncées dans ses poches, le pompier au repos se risque à braver les intempéries pour se vider la tête et refaire le point sur sa vie et retrouver son équilibre. Il commençait à se faire à la présence d’une femme dans sa vie, lui qui avait toujours eu tendance à enchainer les histoires sans lendemain. Il avait ouvert sa porte à la journaliste du Chigao Tribune, avait décidé de tout partager avec elle et elle lui avait claqué la porte en plein visage.
Il en veut à la jeune femme de l’avoir laissé aller aussi loin. Il se sent trahi. Et il n’est pas le seul. Merrin est encore trop jeune pour l’exprimer mais il sait que c’est aussi ce qu’elle ressent. C’est parce qu’elle se sent trahie et abandonnée qu’elle réagit de manière aussi violente ces derniers temps. Lloyd en veut à Felicity d’avoir attendu que sa fille l’appelle "maman" pour décider que tout ça était trop pour elle. Il s’en veut d’avoir permis que les choses aillent si loin… Mais il pensait sincèrement qu’ils étaient bien tous les trois…
Le grand blond accélère sa cadence. Enfin autant que possible avec l’épaisse couche de neige qui tapisse les trottoirs de la Cité des Vents. Il aimerait courir, se défouler, mais le climat joue contre lui et ne va pas le lui permettre. Il doit se contenter d’un peu de marche rapide.

Et c’est donc ce qu’il fait pendant près d’une vingtaine de minutes, avant de croiser la route d’une brune qui arrive en face de lui. Il remarque tout de suite qu’elle est en difficulté. Ca l’arrache aux sombres pensées qu’il ressasse inlassablement l’espace de quelques instants. Les sourcils froncés, Lloyd se rapproche donc, essayant d’évaluer la situation et de définir s’il pourrait ou pas être utile à la brune qui, vraisemblablement, est malvoyante.
Arrivé à sa hauteur, il se manifeste donc à elle.
« Madame ? Vous avez besoin d’aide ? » préfère-t-il se renseigner avant d’agir d’une quelconque façon.



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MessageSujet: Re: The dog days aren't over Dim 19 Mar - 20:14

Il neigeait.

Auparavant, Catherine adorait la neige. Avant de perdre la vue, elle avait passé de super vacances dans les montagnes. Elle faisait du ski avec ses parents, dévalait les pentes à n'en plus finir. Après, elle avait du renoncer à ce plaisir. Ne plus pouvoir faire ce sport lui avait fait un sacré coup au moral...

Catherine aurait adoré partager des moments comme ça avec son marri et son fils. Damian. Son cœur se serra à cette pensée. Elle s’inquiétait, terriblement. Son absence était une véritable douleur.

La neige continuait de tomber. Le froid était mordant. Les rues n'étaient pas prévu pour les personnes non voyantes mais avec la neige c'était pire. Au premier lieu, les trottoirs n’étaient pas déneiger. Là ou les personnes sans handicape marchent simplement dans les traces de leur prédécesseurs, Catherine ne pouvait simplement pas le faire. Elle ne voyait pas non plus les plaques de verglas.

Quand elle avait entendu la météo, la psychologue s'était tout de même décidé à se rendre à son travail. Elle n'avait que quelques mètres à faire entre l’arrêt de bus et son bureau. Une rue à traverser aussi. La brune avait manifestement mal évalué le problème.

Catherine s'était rendu compte qu'elle n'était pas sur le bon chemin lorsqu'elle avait découvert un mur qui ne pouvait pas être là. Elle s'était complètement perdu.

La psychologue s’arrêta et pris simplement le temps de réfléchir. Avec toute cette neige, elle n'entendait pas correctement les véhicules. Certain étaient complétement silencieux. La brune enleva ses gants et prit sa tablette. C'était un accessoire prévu spécialement pour les non voyant, avec ça elle pouvait naviguer sur internet. Elle activa le gps, essayant de comprendre où elle pouvait bien être.

Catherine ne pu s’empêcher de soupirer quand elle se rendit compte que le gps ne la localiser pas précisément. La marqueur n’arrêtait pas de bouger, d'un centaine de mètres tout au plus. Mais c'était énorme pour elle. C'était le meilleur moyen de se faire renverser ou de se perdre encore plus.  

Alors qu'elle allait essayer de se débrouiller seule, elle entendit une personne s'approcher. Les pas du piéton avaient un bruit particulier avec les neige. Impossible de pouvoir en conclure quoi que ce soit.  « Madame ? Vous avez besoin d’aide ? » Catherine esquissa un sourire. Il tombait vraiment au bon moment ! C'était un homme, et au vu de la voix elle pu conclure qu'il avait moins de 40 ans. "Bonjour, un peu oui." Elle tourna la tête vers lui, ramenant sa canne blanche vers elle pour ne pas lui mettre dans les jambes. "Avec toutes cette neige, je me suis perdu." Catherine entendait à peine les voitures circuler derrière eux. Il n'y avait pas d'autre piéton ici. C'était une chance que cet homme veuille bien l'aider. " Je souhaite me rendre à la Mile Tower, c'est juste à côté d'un magasin Lévis. Je pense qu'il faut traverser puis faire quelques mètres pour y arriver... Vous voyez où c'est ?". L’immeuble dans lequel Catherine travaillait n'était pas le plus connu, mais les habitants devaient bien savoir où c'était. Du moins, c'est ce qu'elle espérait.

Catherine ne travaillait pas seule. Elle était à mis-temps dans un cabinet médical, partagé entre un psychologue, un psychiatre et une pédopsychiatre. La brune s'était d'abord étonné d'un tel regroupement, mais au vu des événements se produisant dans cette ville, il y avait suffisamment de travail pour tout le monde. La psychologue avait pu venir travailler ici suite à l'aide de plusieurs de ses contacts. Certains responsables du domaine juridique et de la police s'étaient sentis coupable de l'enlèvement de Catherine. Ce n'était qu'un simple retour des choses de l'aider dans sa carrière. Leur décision lui avait volé son fils et 4 ans de vie.

Damian. Elle espérait que celui-ci  était bien au chaud avec tout cette neige.

"Pourriez-vous au moins m'aider pour traverser cette route ?" Ajouta-t-elle en repositionnant ses lunettes de soleil, soulignant ainsi qu'elle était complétement aveugle. "Je n'entends pas les voitures arriver avec les neige. Cela serrait vraiment très gentil de votre part".

Catherine eut un sourire. En étant handicapée, elle devait encore une fois faire confiance à un inconnu. Elle eut un creux à l'estomac pendant un court instant. Il n'y avait pas de piéton ici, peut-être aucun témoin direct si elle s'était complétement perdu. Personne ne savait qu'elle se trouvait là. Non, le tueur Sans-Visage ne serait pas venu ici. Il ne serait pas venu à Chicago... Catherine resta calme. Elle n'était plus une proie sans défense. Cette fois elle était armée.

Un taser, ça fait toujours l'affaire.
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MessageSujet: Re: The dog days aren't over Dim 26 Mar - 12:12

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Il devine qu’elle l’a entendu arriver à al manière dont elle s’est orientée dans sa direction avant même qu’il ne prenne la parole. N’empêche, Lloyd trouve plus correct de se manifester par la parole, pour qu’elle puisse connaître ses intentions. Après tout, ils sont à Chicago, l’une des villes les plus dangereuses des USA. La capitale du meurtre des Etats-Unis, comme elle a été de nombreuses fois surnommée… Mieux vaut jouer la carte de la prudence. Et quand Dame Nature vient en rajouter une couche, il est préférable d’être deux fois plus vigilant.
Solidaire aussi. Mais c’est un peu point de vu que le pompier ne partage malheureusement pas avec l’entièreté de la population. Il est très probable que quelques personnes soient déjà passés non loin de la femme vers qui il s’est orienté, et se sont contentés de la regarder en se disant : quelqu’un d’autre l’aidera, je ne veux pas d’ennuis. Ou je n’ai pas de temps à perdre…
« Bonjour, un peu oui » lui répond la grande brune, incommodée par les intempéries qui frappent la Cité des Vent depuis quelques temps maintenant. Elle lui confirme d’ailleurs que c’est l’épaisse couche de neige qui l’a désorientée et l’a amenée à se perdre dans les rues de la ville qu’elle connaît peut-être comme sa poche. Même lui, qui est pourtant doté de tous ses sens est un peu déstabilisé par cette épaisse couche d’un blanc aveuglant qui recouvre tout.
« Je souhaite me rendre à la Mile Tower, c'est juste à côté d'un magasin Lévis. Je pense qu'il faut traverser puis faire quelques mètres pour y arriver... Vous voyez où c'est ? »
Lloyd doit se creuser un peu les méninges. Il fouille sa mémoire un peu défectueuse depuis son overdose pour essayer de situer le bâtiment dont elle lui parle. Pour s’aider, il regare aux alentours, espérant voir apparaître un panneau, n’importe quoi qui pourrait lui donner un indice. Mais le décor est trop différent de celui qu’il côtoie habituellement à cause de toute cette satané neige…
« Heu… » émet-il donc simplement pendant qu’il continue ses recherches « J’suis pas certain… »

« Pourriez-vous au moins m'aider pour traverser cette route ? » enchaine la brune, qui se résigne sans doute déjà un peu. « Je n'entends pas les voitures arriver avec les neige. Cela serrait vraiment très gentil de votre part. »
L’espace d’une seconde, il est tenté de lui rappeler les consignes de sécurité émises par les météorologistes et relayés par les différentes chaines d’information. Celui sur le fait qu’il ne faut sortir qu’en cas de nécessité et qu’il est déconseillé à certains types de personnes de sortir de chez elles… Et puis Lloyd se rend compte que ce serait tout à fait déplacé. Il ne connaît pas sa vie et peut-être qu’elle n’a pas d’autre choix que de sortir. Ou peut-être qu’elle n’a pas envie de laisser son handicap lui dicter sa façon de vivre. Et après tout, avec ses soucis de santé : n’est-il pas supposé rester lui-même cloitré chez lui, au cas où une crise surviendrait ?
Alors le pompier ravale ses remarques et s’arme d’un sourire.
« Bien sûr. Laissez-moi prendre votre bras » propose-t-il donc, attrapant le coude de la jeune femme. On lui a appris à diriger les personnes souffrantes de déficience visuelles de cette manière, le coude pivotant facilement et pouvant indiquer dans quel sens s’orienter plus aisément.  
« J’espère juste que je vous fait traverser dans la bonne direction… Il me semble que le magasin Levis est par ici mais je vous avoue que j’suis aussi perdu que vous avez toute cette neige » lui sourit-il, l’incitant à le suivre pour se rapprocher du passage pour piéton auquel elle tournait pratiquement le dos un peu plus tôt « Chaque année, je me fais surprendre. C’est idiot. »
Lloyd espère qu’elle ne va pas être agacée qu’il tente de lui faire la conversation. Son but est de lui être agréable et ça lui vient en fait assez naturellement. Mais peut-être aura-t-elle l’impression qu’il la materne par ce biais ? Tout ce qu’elle veut, c’est traverser la rue et se rendre d’un point A à un point B : pas se faire un ami après tout…  
Il ne la presse pas. La neige le contraint lui aussi à lever les genoux un peu plus haut que d’ordinaire, et il imagine que sans voir où on met les pieds, ça doit être assez perturbant. D’ailleurs, elle manque de glisser et il la rattrape comme il peut, glissant presque lui aussi tant le sol est instable. A moins qu’une petite plaque de verglas ne se soit glissée sous la couche de neige ?
Quoi qu’il en soit, la jeune femme a pratiquement le nez dans son écharpe à présent. Lloyd la sent se raidir et se veut rassurant.
« C’est rien. Je vous tiens… »  

Le pompier est loin de se douter à cette seconde que la tension émanant du corps de Catherine n'est pas due à la presque chute qu'elle vient de faire, mais à l'odeur qu'elle vient de percevoir sur ses vêtements à cause de leur soudaine proximité...    




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MessageSujet: Re: The dog days aren't over Dim 2 Avr - 23:02

Pendant un instant, Catherine se demanda si cet homme allait vraiment accepter de l'aider. Il pourrait très bien tourner les talons et s'en aller. C'était déjà arrivé. Dans le même genre, alors qu'elle attendait tranquillement quelqu'un une personne l'avait prise par le bras pour lui faire traverser la route. Ce qui l'avait complétement perdu.

Cet homme avait l'air hésitant, fatigué aussi. Catherine ne savait rien de lui mais le ton de sa voix, ses hésitations, il avait l'air de traverser une mauvaise période.

Quand Catherine lui demanda s'il pouvait juste l'aider à traverser la route, il accepta et lui attrapa le bras. Si cette personne semblait hésiter, une fois une décision prise, il donnait l'impression d’aller au bout. Ce qu'elle remarqua tout de suite, c'est qu'il savait comment guider une personne aveugle. Beaucoup de gens, dans cette situation, n'osait pas la prendre par le bras. Il travaillait peut-être dans le domaine médical ou avait un proche aveugle.

« J’espère juste que je vous fait traverser dans la bonne direction… Il me semble que le magasin Levis est par ici mais je vous avoue que j’suis aussi perdu que vous avez toute cette neige » Si Catherine ne pouvait pas le voir sourire, elle l'entendait. Il avait ce ton de voix de celui qui veut paraitre amical et heureux, mais qui au final se sent triste. Si elle n'avait pas tout les éléments pour comprendre, la psychologue ressentait qu'il y avait un nœud. Il y avait quelque chose qui lui nouait l'esprit, qui le bloquait, qui le faisait souffrir.

« Chaque année, je me fais surprendre. C’est idiot. » Elle fit un sourire, elle aussi. C'était une personne qui habitait ici. Lui aussi avait été surpris par la neige. Au moins cela rassurait la brune, elle n'était pas la seule dans ce cas.

En se déplaçant, elle était obligé de lui faire complétement confiance. En se retournant, elle commençait à ne plus savoir où se trouvait la route ou non. La neige modifiait tellement l'environnement urbain qu'elle était perdu. Alors qu'ils descendaient du trottoir, Catherine trébucha, surprise par la neige.

Elle perdit l’équilibre, tombant vers l'avant. L'aveugle se retrouva dans les bras de son guide, le nez dans son écharpe. Elle reconnu immédiatement cette odeur, ce parfum. Habituellement, elle aurait été gênée, l'aurait remercier et aurait rit. Mais là, ce ne fut un pas de la gène qu'elle ressenti. Non c'était un sentiment beaucoup plus violent.

Tout le corps de la brune se crispa. Tout ses muscles, toutes les cellules de son corps s’étaient mis en état d'alerte.

C'était lui.

Un sentiment de peur terrible l'écrasa. C'était si violent qu'elle eut la respiration coupée. Il lui avait quatre ans de vie. Il lui avait pris son fils. Sa famille. Il avait tué de nombreuses personnes et dans une longue litanie lui avait raconté ses meurtres. Il ne l'avait jamais touché mais son influence avait détruit la personne qu'elle était auparavant.

« C’est rien. Je vous tiens… »  

Elle avait la mâchoire crispée. Ses mains s'étaient refermés, bloquées. Elle était incapable de bouger alors qu'en réalité elle hurlait de l'intérieur. Il la tenait.

Une nouvelle fois. Il était là, la tenant par le bras, alors que personne ne avait où Catherine se trouvait. Est-ce qu'il savait qu'elle venait travailler dans le quartier ? L'avait-il suivi en sachant qu'elle viendrait forcément au vu de ses enjeux professionnels ?

Catherine était dans un état de sidération. Son corps était bloqué. C'était comme si les événements se produisaient alors qu'elle n'avait plus aucune emprise sur le temps. Elle était spectatrice de sa propre vie.

Il était là.

Incroyablement silencieuse. La psychologue sortit de cette letargie lorsqu'elle entendit des passants. IL y avait aussi de la musique. Peut-être une voiture pas très loin ? Ces sons étaient ceux de la ville. Elle n'était pas seule. Il y avait des témoins. Elle pouvait vraiment se défendre.

Le tueur la tenait par le bras. Il était là.

Catherine pensa à son fils. Si elle n'arrivait pas à se battre pour elle même, elle arriverait à se battre pour lui.

Sa main tremblait mais quand elle effleura son arme de défense, elle était résolu. Catherine ne serait plus une victime. Plus jamais.

La brune donna un très violent coup d'épaule au tueur, le repoussa de sa main droite et lui mit un coup de taser de sa main gauche. Elle n'avait pas visé un endroit précis mais elle l'avait touchée.

Catherine n'avait jamais levé la main sur quelqu'un. Elle réagissait plus qu'elle n'agissait. Cette réaction de violence avait quelque chose de très primitif. C'était comme... du conditionnement ? Elle entendit une personne crier. Une voiture s’arrêta brusquement.

Ils devaient être au milieu de la route.  

Ne se posant pas de question, elle se rapprocha du tueur puis chercha ses mains. Elle devait l’empêcher de nuire. Il était armé. Il risquait de la tuer elle ou les témoins de la scènes.

"Ou est Damian ? Qu'est-ce que tu lui as fait ?"

A ce moment précis, si pour retrouver son fils elle devait crever les yeux du tueur, elle l'aurait fait. Elle devait retrouver Damian.
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MessageSujet: Re: The dog days aren't over Sam 8 Avr - 8:44

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Il s’attend fatalement à ce qu’elle se redresse, retrouve son équilibre et s’excuse peut-être avec gêne pour la proximité que sa chute à créée. Lloyd est déjà prêt à la rassurer de nouveau et à détendre l’atmosphère avec un mot léger, une plaisanterie quelconque. Sauf que ce n’est pas ce qui se passe. La brune n’esquisse pas le moindre mouvement, elle reste figée. Ses mains se transforment en serres qui s’enfoncent avec force dans le tissu de son manteau. Il est suffisamment rembourré pour que ça ne lui fasse pas mal, mais ça attise tout de même sa curiosité.
« Vous vous êtes fais mal ? » s’enquiert donc le pompier, soucieux de comprendre ce qui est en train de se passer. Parce qu’il n’a pas eu l’impression que la chute de la femme ait été si terrible. S’est-elle tordue la cheville en descendant du trottoir ? Est-ce pour cette raison qu’elle a chuté ? Mais si c’est le cas, pourquoi ne proteste-t-elle pas ? Pourquoi continue-t-elle de se murer dans le silence ?
Peut-être qu’elle n’est simplement pas du genre à se plaindre, se dit-il. Des personnes qui préfèrent serrer les dents, il en a rencontré des tas durant sa carrière. La plupart du temps, les gens hurlent tout ce qu’ils peuvent, en rajoute une couche (surtout quand ils n’ont pas l’habitude de souffrir), mais tout le monde n’est pas de la même trempe.    
Alors il décide de lui laisser une seconde, le temps qu’elle se remette, même s’il ignore de quoi elle souffre. Il aimerait pouvoir croiser son regard mais elle garde le visage obstinément baissé et avec ses imposantes lunettes de soleil de toute manière…

Et puis elle dégage une de ses mains. Il ne peut pas la suivre à cause de leur proximité, mais il ne sent plus la pression de ses doigts sur lui. Lloyd se demander pendant une fraction de seconde dans quoi il s’est fourré, s’il n’aurait pas mieux fait de passer son chemin comme certains l’ont peut-être fait. Mais il chasse cette idée aussi soudainement qu’elle lui est venue.  
C’est à ce moment précis que la situation dégénère pourtant. La jeune femme termine de se redresser d’un coup, lui assénant un méchant coup d’épaule qui le fait tituber un peu en arrière. Il faut dire qu’il n’était pas préparé à ça… Il dérape un peu dans la neige tassée par de nombreux passages et devenue un peu glissante. Le jeune père est encore en train de chercher à se rééquilibrer lorsqu’il voit le taser foncer vers lui, ses dents métallique émettant un bourdonnement désagréable et menaçant. Il lève son bras par réflexe et sent le dispositif mordre son bras. Celui qui est plâtré heureusement. S’il avait s’agit d’un véritable pistolet à impulsion électrique, du genre de ceux utilisés par les forces de l’ordre, il aurait sacrément déguster, mais la femme ne dispose pas d’un modèle si puissant. Il ressent malgré tout une décharge et bascule pour de bon, emporté par son propre élan pour éviter l’attaque.
Son dos heurte le premier le sol, et puis c’est sa tête qui vient cogner contre le bitume. Même si sa chute a été amortie par son épaisse couche de vêtement et le bonnet qu’il porte, Lloyd n’en reste pas moins un peu secoué. Et lorsqu’il entend le crissement de pneus à quelques mètres de lui à peine et un hurlement déchirant, il croit sa dernière heure arrivée.

Ca le ramène bien entendu des années en arrière, à l’époque où il était un adolescent capricieux, persuadé d’être mal aimé par ses parents et jaloux de son petit frère. Ca lui rappelle le jour où Kevin a été percuté par ce fichu camion et où sa vie et celle de ses parents a basculé. Tout ça à cause de son égoïsme, de sa stupidité… Finir sous les roues d’une voiture, agressé par une personne porteuse d’un handicape comme l’était son frère, atteint de trisomie 21, lui paraît juste. Il le mérite et Lloyd est prêt à accepter son sort.
Mais la voiture se contente de glisser un peu sur la poudreuse et s’immobilise à un mètre de lui. Son cœur cogne avec rage dans sa poitrine. A cause de la frayeur qu’il vient d’avoir et sans doute aussi à cause du choc électrique, même minime qu’il vient de recevoir.
Merrin…
Alors qu’il pense tout à coup à sa fille et culpabilise d’avoir été prêt à lâcher prise, la femme qui l’a fait chuter revient à l’assaut. Elle attrape tout à coup l’une de ses mains et lui balance une réplique complètement surréaliste.

Damian ? C’est quoi ce bordel ?
La culpabilité, la peur, tous ces sentiments s’effacent alors brusquement et sont remplacés par une colère sourde. Cette fille a failli le tuer. Il a voulu l’aider et elle a bien failli le tuer et faire de sa fille une orpheline ! Animé par de l’adrénaline pure, Lloyd repousse sans ménagement la brune qui atterrit sur les fesses.
« Non mais vous êtes complètement MALADE ? » lui hurle-t-il, furieux. Si son visage est d’une pâleur mortelle à cause du choc, ses joues s’enflamment très vite sous le coup de l’émotion. « J’essayais juste de vous aider ! »
« C’est quoi ce bordel ? Ca va pas de vous mettre en plein milieu de la route comme ça ! » s’en mêle le conducteur de la voiture qui vient de s’extirper de son véhicule. Lui aussi est partagé entre peur et fureur apparemment…
« La ferme ! » lui répond simplement Lloyd, bien décidé à obtenir des explications de l’aveugle qui arbore une expression sauvage et a changé de visage. C’est une toute autre personne qu’il a sous les yeux…
« Pardon ? » s’offusque le conducteur qui n’est visiblement pas décidé à se laisser traiter de cette manière. « Vous voulez que j’appelle les flics ? »
Et à cette seconde, quelque chose d’encore plus surréaliste se passe : Lloyd et la jeune aveugle, pratiquement d’une même voix, invite l’homme à effectivement appeler la police. Parce qu’ils se sentent tous deux dans leur bon droit…



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MessageSujet: Re: The dog days aren't over Mar 11 Avr - 21:35

Catherine ne sera jamais une combattante. Même si sa main était ferme, devoir utiliser de la violence contre un autre être humain la rendait malade. Certaines personnes prenaient du plaisir à faire souffrir les autres, pour elle ce n'était que dégout. Mais elle ferait tout pour retrouver Damian. Tout. C'était entièrement irrationnelle. Elle ne préférait ne pas y penser.

La psychologue l'avait plaqué au sol. Elle ne savait pas si elle serait capable de lutter avec lui. Le tueur avait de la force. Il était plus fort qu'elle. Ce n'était qu'une question de temps. Si la scène donnait l'impression qu'elle dominait la situation, ce n'était pas le cas. En étant aveugle, il y avait forcément des choses qu'elle ne pouvait pas remarquer. Et puis, c'était le tueur qui avait choisi le terrain. Il avait surement tout prévu. Il avait tout prévu. Tout avait déjà été anticipé, Catherine avait l'impression d'être englué dans une toile d’araignée.

Il y a un hurlement. Les pneus crissent dur la neige. La brune serra les dents. Ils avaient failli se faire écraser. Elle préférait mourir renverser par une voiture que de vivre de nouveau son calvaire. Son coeur battait à tout rompre.
L'homme la repoussa violemment, elle tomba à terre. La neige était épaisse, ce qui lui évita de se faire trop mal. Catherine ne pouvait pas réfléchir, toutes ses actions étaient en mode automatique. C'était exactement le comportement d'un animal blessé qui veut survivre. C'était de l'agressivité pour cacher sa peur.

-Non mais vous êtes complètement MALADE ?

Il hurlait. Au moins, elle pouvait un pure près savoir où il se trouvait. Catherine était complétement perdu. Elle ne savait pas où elle se trouvait, elle était désarmé. Son cœur s'était emballé. La brune était absolument terrifié. Ses mains  s'étaient mises à trembler.  

-J’essayais juste de vous aider !

Catherine ferma les yeux pendant un instant, essayant de contrôler sa respiration alors qu'elle était devenu complètement erratique. Faire une crise de panique maintenant n'était pas une option. Si le tueur était ramené à dire ça, c'est qu'il était en difficulté. Il y avait une chance de d'en sortir.

- C’est quoi ce bordel ? Ca va pas de vous mettre en plein milieu de la route comme ça

C'était le conducteur du véhicule, lui aussi était énervé. Il ne comprenait rien à la situation. C'était idiot. Mais c'était sur lui que Cat' pouvait le plus compter. Plus il y aurait de témoins, moins elle serrait en danger.

-La ferme !

Le tueur continuait hurler. La brune essayait des rester calme mais elle était terriblement effrayé. Plus elle l'entendait hurler, plus elle avait du mal à se concentrer

-Pardon ? Vous voulez que j’appelle les flics ?


Le tueur et la brune répondirent à l'unisson. Cat priait pour que la police se ramène le plus vite possible. Mais s'il voulait que les flics viennent aussi... C'est qu'il avait un plan.

Catherine s'était relevée. Elle mit ses deux mains en avant, prête à essayer de se défendre. Son sac
était tombé par terre. La brune n'avait plus rien pour s'orienter. Elle tourna la tête vers le conducteur :

-Dépêchez-vous de les appeler ! C'est urgent !

Cat' ne pouvait pas le dire à voix haute qu'il y avait un dangereux tuer en série, cela affolerait tout le monde et pousserait le tueur à s'enfuir. Elle connaissait à bien le connaître même si cela faisait un an qu'ils ne s'étaient pas rencontré. Ses mains tremblaient.

Il devait resté là, elle s'adressa au tueur :

-On va régler ça au poste. Et cette fois, c'est moi qui te laissera pas partir.

Catherine prit de nouveau une long respiration. Elle était ne train de faire un effort considérable pour ne pas s'effondrer. Elle repensa à son fils.

La brune fit un pas vers le tueur, c'était un geste de défi.

-Qu'est ce que tu as fait à Damian ?
Elle ne pouvait pas le laisser s'enfuir. Les enjeux étaient trop important.
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MessageSujet: Re: The dog days aren't over Lun 17 Avr - 10:27

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Lloyd essaie de comprendre ce qui est en train de lui arriver. Il essaie de saisir à quel moment les choses ont dérapé pour en arriver là… Et bien sûr il le sait, c’est au moment où la jeune femme a basculé vers lui en dérapant dans la neige. Mais était-ce réellement un accident ? Il en doute à présent. Il doute de tout. Elle qui avait l’air si perdue, si…normale, s’est transformée sous ses yeux en véritable harpie. Souffre-t-elle de dédoublement de la personnalité ? Parce que clairement, le pompier a l’impression d’avoir à faire à deux personnes tout à fait différente. L’une est calme, posée, polie et inspire la confiance alors que l’autre est agressive, paranoïaque et lui fiche franchement la frousse…
« On va régler ça au poste. Et cette fois, c'est moi qui te laissera pas partir » lui lance-t-elle à part, sur un ton où transparait un mélange de colère, d’excitation et d’appréhension. Il perçoit un tremblement dans sa voix, comme si elle était sur le point de fondre en larmes.
Ne sachant pas vraiment comment réagir face à cette attitude vraiment étrange, Lloyd préfère conserver son silence. De toute façon, vu la manière dont les choses ont tournées, il estime qu’il ne pourra jamais échanger avec cette bonne femme. Tout débat s’avèrerait sans doute stérile. Elle est complètement folle et le prend visiblement pour quelqu’un d’autre. Quelqu’un qu’elle n’apprécie pas et a certainement dû lui faire du mal… Sinon pourquoi réagir de cette manière ? Ce qu’il en déduit, c’est qu’elle a préféré attaquer pour ne pas lui laisser l’occasion de le faire et devoir se défendre.
Parce que la meilleure défense est parfois l’attaque…

Même s’il comprend que cette femme a un souci mental et que ça le peine pour elle, Lloyd n’oublie pas qu’elle vient de mettre sa vie en danger. Il n’oublie pas qu’à quelques centimètres près (bon, peut-être des dizaines de centimètres, OK), il aurait pu passer sous les roues de la voiture et faire de sa fille une orpheline. Le grand blond ne peut pas pardonner ça aussi facilement.
Il essaie d’ailleurs de se relever lorsqu’elle reprend la parole pour évoquer une fois de plus un certain Damian à qui il aurait fait quelque chose. Quelque chose de mal vraisemblablement.
« J’connais pas de Damian » soupire-t-il avec irritation, terminant de se remettre debout, jetant un coup d’œil en direction du chauffeur qui est en ligne avec la centrale.
Pendant ce temps, un nouveau témoin surgit pour aider la femme aveugle à se remettre debout. Elle continue de divaguer et cherche à savoir où il se trouve précisément, rabâchant il ne sait quoi à propos du fait qu’il ne faut pas le laisser s’enfuir.
« C’est bon, j’vais nul part » s’agace Lloyd en s’adressant à elle, pendant que le conducteur leur répète les instructions de la police à savoir : s’éloigner de la route pour permettre à la circulation de continuer.

Moins de cinq minutes après sa confrontation musclée avec la femme (dont il ignore toujours le nom), une voiture de police banalisée s’approche et Lloyd reconnaît immédiatement son conducteur. Daniel Mills. Il n’a pas revu Daniel depuis son interrogatoire, dans la chambre d’hôpital du South Side dans lequel il est resté des semaines. Il ne l’a pas revu depuis ce jour où ils ont échangés des mots terribles et ont mis un point final à leur amitié…
« Fait chier… » soupire encore le pompier en le voyant descendre de voiture et se rapprocher.
Il lui tourne le dos, les poings sur les hanches, puis passe nerveusement une main dans ses cheveux, manquant d’y déloger le bonnet enfoncé sur son crâne qu’il remet en place au moment où l’Inspecteur arrive à leur hauteur à tous.
« La police est là Madame » signale le chauffeur à l’aveugle.
« Salut » lance de son côté Lloyd à son vieil ami, sans trop savoir comment se comporter. Doit-il lui serrer la main ? Lui donner une accolade comme autrefois ? Ne rien faire ? Il choisit cette dernière option… Après tout, c’est encore une fois face au flic qu’il se trouve et pas face à l’ami.
Plus face à l’ami…



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MessageSujet: Re: The dog days aren't over Ven 28 Avr - 19:16

The dog days aren't over.



« Mills ? Mills ! »

Je grogne un « putain » dans ma barbe alors que je termine de me passer de l'eau sur le visage. La voix me parvient de l'autre côté de la porte, dans le couloir : on me cherche. Je ne peux pas être cinq minutes tranquille ? Je n'ai pas dormi depuis près de 48 heures et alors que je me prends une petite pause, que je rafraîchis tranquillement le visage, on vient me faire chier : à croire que c'est fait exprès pour me pousser à bout. D'accord, personne ne m'a forcé à rester tout ce temps au poste mais je ne me voyais pas rentrer alors que nous étions sur un gros coup.

« J'arrive ! » je lance assez fort des toilettes pour qu'on puisse m'entendre.

Je termine de me débarbouiller le visage, en profite pour passer un peu d'eau dans mes cheveux histoire de définitivement me décrasser et me réveiller avant de sortir des toilettes. C'est là qu'on m'annonce que je dois me rendre sur la voie publique pour... Je fronce les sourcils.

« C'est sérieux ? J'ai autre chose à foutre là.
- Ils veulent t'envoyer toi, j'y suis pour rien moi. »

Je soupire, récupère ma veste en cuir et quitte le poste, en soupirant. Agression en pleine rue... Enfin, c'est ce que le témoin a dit à la centrale : un type s'en serait pris à une femme aveugle en plein milieu de la rue. C'est vrai qu'à une époque j'étais davantage sur ce genre d'affaires, les agressions, les viols, les meurtres et j'étais bon mais depuis un moment maintenant, je me concentre plus sur cette grosse affaire en cours. Finalement, ce n'est peut-être pas un mal de m'envoyer sur une affaire comme celle-ci. Me sortir un peu de ces histoires de gangs me sera sans doute bénéfique et peut-être même que ça me permettra d'y voir plus clair, qui sait ? C'est au volant d'une voiture banalisée que je me rends sur les lieux de la dite agression et lorsque, alors que je suis encore au volant et même encore garé, je reconnais l'une des silhouettes, mon estomac se noue. Lloyd. Lloyd que je n'ai pas revu depuis Halloween, depuis l'hôpital, depuis l'interrogatoire que j'ai mené car je devais faire mon travail mais qui a mis fin à notre amitié... Il a éludé mes questions, je l'ai menacé et finalement, nous ne nous sommes plus ni revus, ni parlés. Et maintenant... Eh bien visiblement il est mêlé à cette histoire puisqu'il est là. Je me gare, coupe le contact et prend une profonde inspiration avant de me parer d'un masque impassible et de sortir de la voiture. Je redresse mon col, resserre mon écharpe et replace mon bonnet. Il y a un petit attroupement et je demande aux gens de s'éloigner, sauf s'ils ont vraiment vu quelque chose et finalement, il n'en reste pas beaucoup. Un homme s'approche de moi et m'explique que Lloyd et la femme aveugle étaient en plein milieu de la rue, à moitié en train de se battre visiblement. En tout cas, la femme était apparemment assez hystérique. Je jette un regard à la femme aveugle qui semble aller bien en fait. Je ne vois visiblement aucun signe de violences à son encontre. Quand on m'a dit agression j'ai cru... Alors ce serait Lloyd ? Je le regarde (tardivement parce que c'est plus facile de retarder ce moment-là) et il semble aller bien aussi. Allons-bon... Lloyd me lance un « Salut. » alors qu'il me jette un bref regard en coin.

« Salut. » je réponds de façon assez brusque et détachée.

Ce qu'il y avait entre nous a été brisé et je m'en rends davantage compte en cet instant. Je me rends aussi compte qu'il est peu probable que cela puisse un jour être réparé. Je m'arrête à leur hauteur.

« Bonjour Madame. Lieutenant Mills. » je dis à la femme aveugle. « Alors, j'aimerais autant qu'on règle ça vite si ça vous ennuie pas. » je leur dis à tous les deux parce que d'une, il fait froid, et de deux, si je pouvais ne pas m'éterniser dans les parages, ça m'arrangerait... « Ce monsieur m'a expliqué que vous étiez tous les deux au milieu de la rue, en train de... Vous battre ? » Le dire à voix haute me rend encore plus perplexe. « Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Et pas tout le monde à la fois. »

J'ai beau être perplexe et vouloir en finir vite, je suis malgré tout curieux : que s'est-il passé pour que ça se termine de cette façon et pour que Lloyd soit mêlé à ça ?




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MessageSujet: Re: The dog days aren't over Lun 8 Mai - 17:17

L'esprit de Cat' était confus, toutes ses idées, ses pensées, ses gestes étaient focalisés sur la survie. Sur la sienne et celle de son fils. Ses réactions étaient contenu dans un fin couloir de possibilité. Elle avait ce sentiment d'urgence, de danger et de panique ancré au fond de l'estomac. La brune ne maitrisait pas la situation, mais elle avait réagit.

Toute cette neige et puis son handicape... Tout ne faisait que ressortir ce sentiment de n'être une proie.

Une personne l'avait prise en pitié et l'avait aidé à se relever. Ne pas voir lui bloquait toute analyse de son environnement immédiat, ce qui était amplifié par la neige. Toute son intention était concentrée sur les faits et gestes du tueur.

Personne n'avait conscience de la situation. Ils étaient en danger, vraiment. Elle, son fils, mais aussi les témoins. Toutes personnes mêlées à cette affaire risquait de le payer.

Elle entendit le tueur râler. Il devait avoir un plan. C'était obligé. Il devait avoir tout prévu... Mais peut-être que Catherine avait réussi à le mettre en difficulté.

Cat' se rendit bien compte que les deux homme se connaissaient.

Pendant son enfermement, elle avait beaucoup réfléchi sur les raisons pour lesquelles le tueur ne s'était pas fait attraper. Une des possibilités était qu'il soit une personne des forces de l'ordre ou qu'il soit protéger par un de ces membres.

Elle serra les dents. La brune avait besoin de trouver une personne fiable pour l'aider à régler cette situation... C'était dans ces moments là qu'elle maudissait son handicape. A cause de sa vue elle ne pouvait agir correctement.

- Bonjour Madame. Lieutenant Mills.

Il se présentait, enfin. C'était un homme du même age qu'elle. Son nom ne lui rappelait strictement rien. Il n'était peut-être pas mêlé à toute cette série de meurtre.

-Alors, j'aimerais autant qu'on règle ça vite si ça vous ennuie pas.

Si Catherine n'était pas aussi angoissée, cette réplique l'aurait fait sourire. C'était tellement en décalage avec la situation que cela devenait ridicule. Là, ça en devenait dangereux.

-Ce monsieur m'a expliqué que vous étiez tous les deux au milieu de la rue, en train de... Vous battre ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Et pas tout le monde à la fois.

Cette situation est inhabituelle pour lui. Ils avaient tous cette idée qu'un aveugle ne peut pas se battre ou agir... Ce flic réagissait comme pour deux enfants trouvés au milieu de la cours en train de se battre.

Elle devait agir en premier et présenter la situation en sa faveur. Le tueur avait de nombreux tours dans son sac.

Mais elle ne pouvait pas non plus expliquer à ce flic que cet homme était un tueur terriblement dangereux. Elle risquait de faire paniquer les témoins. Tout comme elle ne savait pas si cet homme était son complice ou non.

Cat s'avança vers le flic, elle sortit une carte de visite de son sac. C'était des cartes toutes neuves fournies par le cabinet. Elle lui donna :

-Catherine Lefèvre. Je me rendais à mon lieu de travail lorsque cette personne m'a proposé de m'aider à traverser.

Elle prit un respiration. Rester maître de soi même dans ces moment n'avait rien d'évident. Cat parlait calmement, tout en essayant de ne pas faire paniquer les témoins... Elle détestait les rumeurs comme la presse.

-Je reconnais formellement cet homme comme étant mon ancien ravisseur.

Cat prit un ton plus formel :

-M.Mills, il est important que vous fassiez une vérification des alibis de cet homme. Même si c'est une de vos connaissances, il y a de nombreuses enquête en cours.

La psychologue n'avait pas peur des flics, ni de leur dire quoi faire. Il fallait qu'ils vérifient. Le tueur serait alors coincer pour cette identité. Dans tout les cas, si cet agent n'avait pas l'intention de le faire, elle continuerait d'enquêter... pour elle-même mais surtout pour son fils.

Toujours sur la défensive, Cat' était prête à se défendre.
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MessageSujet: Re: The dog days aren't over Mer 10 Mai - 7:50

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Lloyd se fait la réflexion que cette journée ne pourrait pas plus mal tournée que ça, mais se reprend très vite. C’est une pensée dangereuse… Du genre très tentante pour quiconque serait perché là-haut dans les nuages (ou au centre brûlant de la Terre) et déciderait de la considérer comme un genre de défi à relever. Daniel pourrait maintenant décidé de donner raison à la femme qui l’a agressée, simplement pour le punir de lui avoir tenu tête il y a quelques mois de cela. Il a ce quelque chose dans le regard, cette noirceur…cette résignation que le pompier ne lui avait jamais vu auparavant. Comme si son ancien ami en avait subitement trop vu, ou plus simplement, qu’une goutte d’eau était venue faire déborder son vase et laissé échapper tous ses espoirs. Mais c’est peut-être juste sa paranoïa qui parle. Et étant donnée la matinée qu’il passe et s’incruste dans une très mauvaise période pour lui…peut-être que son imagination va un peu trop loin.
En attendant, le grand blond reste sur ses gardes en faisant face à son ancien ami qu’il salue sobrement. La réponse de Daniel ne l’aide pas vraiment à se détendre. Pour être honnête, il s’attendait (espérait ?) que Daniel profiterait de leurs retrouvailles pour faire amende honorable. Il s’était figuré avec le temps que son ami avait réalisé à quel point il l’avait blessé en le traitant comme un vulgaire témoin récalcitrant – pour ne pas dire un suspect – et aurait envie de faire profil bas. Mais ce n’est pas le cas. Daniel a dû se conforter lui aussi dans son idée qu’il était dans son bon droit. Il doit se dire que Lloyd ne mérite plus son amitié, et moins encore son intérêt visiblement.
Ce n’est d’ailleurs plus au pompier qu’il s’adresse ensuite, préférant se tourner vers la jeune femme pour se présenter avant de leur signaler froidement qu’il a autre chose à faire… Génial.

Les espoirs de Lloyd de voir cette situation rocambolesque tourner à son avantage se font un peu plus mince. Evidemment, il n’a rien fait de mal et il n’y a aucune raison pour que ce soit le cas…sauf si Daniel décide qu’il a envie de décharger sa rancœur et de lui faire payer quelque chose. Le fait de ne pas avoir pu boucler son enquête peut-être ? Comme si son témoignage aurait pu changer quoi que ce soit à ce dénouement !
« Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Et pas tout le monde à la fois. »
Lloyd ouvre la bouche pour prendre les devants et résoudre au plus vite ce malentendu avec sa version des faits.  Mais la femme ne lui en laisse pas l’occasion et se présente à l’inspecteur avant de donner la sienne. Lloyd est agréablement surpris de l’entendre relater les faits tels qu’ils se sont passés. Il s’attendait sincèrement à ce qu’elle invente un bobard et parle d’une attaque gratuite en pleine rue, le plaçant directement en position d’agresseur.
Enfin ça, c’est jusqu’à ce qu’elle annonce solennellement le reconnaître comme étant son ravisseur.
Ravisseur ? RAVISSEUR ? Non mais QUOI ?
Les yeux de Lloyd s’arrondissent de surprise et il tourne son regard ahuri vers Daniel qui a l’air au moins aussi étonné que lui. Ils se détaillent l’un et l’autre pendant que la femme aveugle continue son laïus et que les témoins de la scène y vont de leurs exclamations choquées.

« Mais… » c’est tout ce que peut dire Lloyd dans un premier temps, tellement cette situation est surnaturelle. « C’est une blague ? » s’entend-t-il ajouter, laissant échapper un petit rire nerveux qui traduit parfaitement son état d’esprit actuel. Il nage en pleine confusion et est partagé entre quantité de sentiments contradictoire : l’amusement, la colère, la surprise, et un soupçon de nervosité à l’idée que quiconque puisse croire cette folle furieuse ! « Votre ravisseur ? Je ne vous ai JAMAIS vue ! Et à moins que vous essayiez de tromper votre monde avec cette canne : vous ne m’avez même pas vu non plus ! Sur quoi vous vous basez pour sortir un truc pareil ? Tu vas pas croire un truc pareil Daniel ! Pas vrai ? » a-t-il besoin de s’assurer, jetant vers son ancien ami inspecteur un regard un peu suppliant…plein de doutes.  
Et si c’était un genre de machination ? C’est trop abracadabrant pour être vrai. Il y a forcément quelque chose derrière. Si c’est une blague, un canular monté par un collègue ou quoi : ce n’est pas drôle du tout. Cette voiture l’a réellement frôlé et il a encore mal au coccyx à cause de sa chute, sans compter qu’il aurait pu se refaire mal à la main en se rattrapant et s’est fait tazer ! Non…ce n’est pas une blague. Mais une machination contre lui ? Pourquoi pas… Dans quel but cependant ? Celui de le punir ? D’obtenir ses aveux sur l’autre affaire ?
Cette affaire est en train de le rendre dingue !



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MessageSujet: Re: The dog days aren't over Mer 10 Mai - 20:26

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Je manque de patience, c’est vrai. Souvent. Tout le temps en fait et c’est encore pire en ce moment alors oui, j’aimerais autant régler ça vite. Le fait que Lloyd soit concerné amplifie cette envie que l’affaire soit vite réglée. Depuis notre dernière entrevue, nous ne nous sommes ni vus, ni parlés, et ça me met mal à l’aise parce que ne sais pas comment me comporter avec lui. Je sais que j’ai été dur mais je n’ai pas envie de m’excuser parce que j’ai fait ce que j’avais à faire. Du coup, ça rend la situation encore plus délicate alors oui, si on pouvait faire ça vite que je retourne au poste pour continuer à bosser sur cette putain d’enquête qui n’avance pas assez vite à mon goût, ça ne serait pas du luxe. Finalement c’est la femme aveugle qui s’approche en premier de moi alors je porte toute mon attention sur elle. Elle me tend une carte que je récupère et observe tandis qu’elle m’annonce son nom. Okay, elle est psy. Déjà que je n’étais pas emballé par la situation mais alors là c’est pire. Le mien de psy, je ne le vois presque plus parce que ça va. Enfin, ça allait. Bref. Je n’aime pas les psys… J’aimais bien celui de la clinique mais j’ai franchement l’impression que c’était dans une autre vie. Je secoue la tête pour me sortir des ces pensées qui n’ont pas leur place là tout de suite et relève mon regard vers cette Madame Lefèvre en plissant les yeux quand elle me dit que Lloyd s’est proposé pour l’aider à traverser. Jusque là je ne vois pas bien le problème, au contraire. Mes yeux s’ouvrent finalement en grand et ma mâchoire se décroche quand elle annonce de but en blanc reconnaître formellement Lloyd comme son ancien ravisseur. Que quoi ? Hein ? HEIN ? Ah ah c’est une blague. Ils ont mis ce truc en place pour me faire sortir de mon trou et le forcer à voir Lloyd, c’est ça ? Non, trop gros. J’esquisse l’ombre d’un sourire, limite à rire mais ma bouche forme finalement une grimace quand je réalise qu’elle est on ne peut plus sérieuse. Je tourne mon regard vers Lloyd et on doit faire à peu près la même tête en fait. Silencieusement on s’interroge l’un l’autre : « C’est quoi ce délire ? ». Puis Madame Lefèvre sort un truc qui ne me plaît absolument pas et je reporte mon regard sur elle, prêt à répliquer, piqué au vif.

Je n’aime pas qu’on remette mon travail et mon intégrité en cause.
Je n’aime pas ça du tout.

Sauf que pas le temps de dire quoi que ce soit que Lloyd prend la parole ce qu’il ne devrait pas faire. Je ne suis pas avocat mais il vaut mieux qu’il se taise. Vu les accusations qu’elle porte à son encontre, il vaut vraiment mieux qu’il n’en rajoute pas. Il n’a pas tort mais il faut qu’il se taise. Quand il me prend à partie en me suppliant presque de ne pas la croire je me retourne vers lui. Je n’ai pas besoin qu’il me demande de ne pas la croire : je ne la crois pas.

« Calme-toi d'accord ? Et ne parle pas. Dis plus rien. »

Sur quoi je lève mon index jusqu’à mes lèvres pour l’intimer au silence en plantant mon regard dans le sien. Je retire mon index et mime silencieusement avec ma bouche un « je te crois » tout en lui faisant signe avec mes mains de se calmer. Je hoche finalement la tête et reporte toute mon attention vers la femme.

« Pour commencer on va remettre les choses à leur place Madame Lefèvre parce que je n’apprécie pas vos insinuations. » je lui dis d’une voix sombre et froide. « Je ne suis pas le genre de flic qui fait son boulot à moitié et qui ne prend pas au sérieux les victimes. Oui je connais cet homme mais non ça ne m’empêchera pas de faire mon travail et il peut vous le confirmer. »

Bref regard en biais pour Lloyd. On se comprend et j’aimerais autant que non mais c’est le cas, parce qu’il a fait les frais de mon boulot, de mon devoir que j’ai fait passer avant notre amitié.

« Mais avant de faire quoi que ce soit, il va falloir me donner davantage d’informations parce que vous portez de très graves accusations. Des accusations qui peuvent avoir des conséquences dramatiques pour un innocent. Donc on va reprendre depuis le début. » Un silence, je soupire. « Mais il va falloir me suivre au poste. Hors de question de faire ça dans la rue. »

Je regarde Lloyd et là encore c’est silencieusement que je mime un « désolé » avec ma bouche. Je ne peux pas ne pas tirer l’affaire au clair. Je suis persuadé de l’innocence de Lloyd mais je ne pense pas que cette femme invente cette histoire de ravisseur. Il me manque des éléments mais on ne peut décemment pas avoir cette conversation dans la rue.

« On y va. » j’ajoute finalement d’un ton ferme en pressant un peu derrière le bras de la femme pour l’inviter à me suivre jusqu’à la voiture.

J’aurais aimé ne pas avoir besoin d’en arriver là mais les accusations sont trop graves. Direction la voiture de patrouille banalisée et une fois qu’ils sont tous les deux installés (elle devant à côté de moi pour je puisse garder un œil sur elle et lui derrière, les mettre à côté étant impensable), je nous emmène au commissariat. En silence. C’est nécessaire. Ils ne reprendront la parole qu’une fois que je leur reparlerai. Je les fais s'installer sur des chaises près d'une salle d'interrogatoire (je préfère ne pas les mettre pour le moment à l'intérieur) et les laisse avec un collègue, le temps d’aller regarder dans les fichiers ce que je peux trouver sur l’histoire de cette femme. Mon estomac se noue quand je lis le passé, les faits. Bien sûr que je fais le rapprochement avec Jason et son meurtrier même si ça n’a rien à voir. Même si lui il a été tué et pas enlevé puis séquestré pendant quatre ans. Quatre ans… Et rien sur ce type à part son surnom. C’était à Washington et je sais que Lloyd n’était pas là-bas à cette période, je le sais parce que je le connais mais elle ne peut pas le savoir. Au besoin, pour la rassurer elle, il faudra que devant elle je demande à Lloyd des informations sur sa situation à ce moment-là. Mais pourquoi ? Pourquoi est-ce qu’elle le prend pour ce tueur ? J’imprime ce que j’ai trouvé et c’est le dossier en main que je vais les retrouver, près de quinze minutes plus tard.

J’ai fait au plus vite.

« Tu peux nous laisser c’est bon. » je dis à mon collègue. Je me retrouve finalement seul avec Lloyd et Madame Lefèvre. Je lance un regard désolé à mon ami qui ne mérite pas de subir ça.

« Bon… J’ai regardé votre dossier Madame Lefèvre et vous vous trompez de personne. Je ne sais pas pourquoi vous l’accusez et on va y revenir mais au moment des faits il n’était pas à Washington. Il était ici à Chicago et croyez-moi quand je vous dis que j’aurai de nombreux témoins qui pourront vous le confirmer. »

Je me tourne vers Lloyd.

« Tu peux y aller si tu veux mais si tu veux m'attendre, je peux te retrouver dehors après. »

Il a le choix. Je m’en retourne vers Madame Lefèvre et viens m’asseoir à côté d’elle. C’est d’une voix plus calme et bien moins froide que je m’adresse à elle.

« Je suis désolé, j’imagine à quel point vous devez avoir envie de mettre la main dessus sur l'enfoiré qui vous a fait ça. » et c’est plus que véridique. « Vous pouvez me dire pourquoi vous avez cru que c’était lui ? Qu’est-ce qui vous a fait penser ça ? Parce que cet élément qui vous a fait penser au tueur, on pourra peut-être l’utiliser pour l’enquête. Je pourrai le transmettre à mes collègues de Washington. »



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MessageSujet: Re: The dog days aren't over Mar 20 Juin - 16:29

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« Calme-toi d'accord ? Et ne parle pas. Dis plus rien. »
Le regard de Lloyd s’écarquille alors qu’il dévisage son ancien ami. Il est tenté de lui répondre qu’il n’a aucune intention de se taire et qu’il ne se laissera pas malmener sans rien faire. Et puis tout à coup, il réalise que Daniel ne lui demande pas de se taire pour le plaisir de le rabaisser, de lui montrer qui commande ici… C’est un conseil avisé qu’il lui donne. Le conseil d’un ami flic qui sait que tout ce qu’il est en train de dire pourrait être retourné contre lui à un moment où un autre, si ce malentendu n’est pas rapidement levé. S’il se montre menaçant envers la femme, il n’arrangera pas son cas.
Alors ravalant sa fierté, les poings serrés, Lloyd acquiesce docilement et se tait. Il se mord l’intérieur de la bouche pour se contenir, respirant par le nez en essayant de se calmer et de garder l’esprit clair. Il ignore ce qui est en train de se passer et pourquoi la femme tient de tels propos à son sujet, mais s’emporter ne résoudra rien, c’est certain.
Le grand blond prend son mal en patience et écoute la conversation qui se tient entre Daniel et l’aveugle. Il essaie de se souvenir s’il l’a déjà vue quelque part, s’il a pu lui causer du tort à un moment où un autre. En tant que pompier, il s’est forcément fait des ennemis en ville… Qu’il s’agisse de famille de victimes qu’il n’a pas été en mesure de secourir, voire de victimes elles-mêmes qui refusaient d’être sauvées et qu’il a malgré tout pris en charge.  
Mais cette dénommée Lefèvre ne lui dit absolument rien.

Daniel le prend finalement à témoin pour remettre l’intéressée à sa place. Mais Lloyd est trop stressé par toute cette situation pour vraiment s’en réjouir. Sa seule obsession est de comprendre ce qui est en train de se passer.
Gardant la bouche fermée pour ne pas craquer et lancer un commentaire acerbe, le pompier se contente de d’hocher la tête.  Mais quand Daniel reprend la parole et parle de les conduire tous deux au poste pour démêler toute cette affaire, Lloyd s’agace. Il laisse échapper un juron et passe ses mains dans ses cheveux, attrapant son bonnet dont il se débarrasse. Malgré les températures basses, il commence à avoir vraiment très chaud…
Avec une rancœur à peine dissimulée, il emboite le pas à Daniel et la brune et tique lorsqu’il comprend qu’il va devoir grimper à l’arrière. Comme un vulgaire criminel.
Il rumine durant tout le trajet, se demandant s’il ne devrait pas envoyer un message à sa mère pour la prévenir qu’il risque d’être plus long que prévu. Et puis Lloyd y renonce, conscient que Maureen va lui poser un tas de questions et finir par s’inquiéter. En même temps, si elle ne le voit pas revenir, elle va assurément s’en faire… De toute façon, il doute que Daniel apprécie de le voir sortir son portable et jouer avec à l’arrière de la voiture. Il la contactera si jamais les choses durent trop longtemps. Daniel lui accordera bien un coup de fil, en bon flic qu’il est.  
Quelle foutue journée…

Une fois arrivé au poste, s’estimant heureux de ne pas porter de menottes aux poignets, Lloyd se laisse guider par Daniel qui l’invite à s’installer au bureau d’un collègue qui, il s’en doute, va garder un œil sur eux. Cette idée le rend dingue mais, là encore, Lloyd ne laisse pas échapper le moindre commentaire.
Les minutes s’écoulent et lui paraissent s’étirer. Si bien que lorsque Daniel réapparait finalement, il a l’impression qu’une bonne demi-heure s’est écoulée. Il a eu le temps de changer de position une trentaine de fois, sans parvenir à en trouver une qui lui convienne.
Est-ce que les coupables sont agités ou bien ce sont les innocents ? Qu’est-ce qu’ils disent dans les films ? Que les coupables s’endorment en garde à vue parce qu’ils n’ont aucun remord ou bien c’est l’inverse ? Est-ce que, n’ayant rien à se reprocher, les innocents parviennent à fermer l’œil ? Ces idées le torture. Imaginer qu’il pourrait rester là encore des heures, qu’il soit peut-être obligé de passer une nuit en cellule le rend dingue.
« Tu peux nous laisser c’est bon » lance mon ancien ami à son collègue qui libère son poste et s’éloigne d’un pas trainant, les laissant seuls tous les trois.
Tout en sachant qu’il n’a rien à se reprocher, Lloyd ne peut s’empêcher de se sentir nerveux. Parce qu’un coup de malchance pourrait jouer en sa défaveur. Et s’il n’avait pas d’alibi au moment des faits qui lui sont reprochés ou quelque chose comme ça ? Sans compter qu’il n’oublie pas que Daniel lui en a longtemps voulu pour son témoignage bidon suite au drame d’Halloween… S’il essayait de lui faire peur ou de se venger ? Irait-il aussi loin ? Pourrait-il lui faire une crasse de ce genre ? Il est tenté de penser que non mais un doute subsiste encore… Un doute qui le rend nerveux.

Il se sent stupide sitôt que Daniel réfute les accusations de Mme Lefèvre. Soulagé aussi bien entendu. D’ailleurs, il laisse échapper un lourd soupir et passe ses deux mains sur son visage en se détendant enfin, se sentant libéré d’un énorme poids.    
« Tu peux y aller si tu veux mais si tu veux m'attendre, je peux te retrouver dehors après » lui propose son ancien ami.
Lloyd jette un coup d’œil à Catherine Lefèvre qui paraît confuse et murmure quelques mots pour elle-même. Alors qu’il ressentait de la colère envers elle il y a encore quelques secondes, c’est de la pitié qu’il ressent maintenant… Il est à deux doigts de prendre la parole pour lui dire qu’il est désolé de ce qui lui arrive quand il se rappelle de la chute qu’il a faite sur la route.  Si la voiture n’avait pas freiné à temps, avait dérapé sur la neige, qui sait ce qui aurait pu arriver ?
Alors il ravale sa pitié et se contente d’hocher la tête en direction de Daniel pour lui faire savoir qu’il va l’attendre.

Et c’est ce qu’il fait, s’installant sur un banc placé dans le couloir, près de la salle où se trouvent Daniel et Catherine. Il sort son portable et, après quelques instants de réflexion, décide de prévenir sa mère qu’il va passer à la caserne saluer ses collègues et ne sait pas quand il rentrera.


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The dog days aren't over

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