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 You found a home in all your scars and ammunition

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MessageSujet: Re: You found a home in all your scars and ammunition Sam 4 Nov - 10:53


Est-ce qu’il va comprendre ? Est-ce qu’il va enfin réaliser ce qu’elle est en train de lui dire, ce qu’elle a compris il y a quelques instants maintenant ? Saoirse espère que oui, que son explication imagée a été claire, parce qu’elle ignore si elle sera capable de réellement mettre des mots là-dessus. Pour le moment elle ne se sent pas en mesure de lui dire de but en blanc : Je suis persuadée que tu es mon demi-frère Cillian. Ca semble être au-dessus de ses forces. Parce qu’elle est certaine de son coup à 99%, mais ce 1% restant l’oblige à craindre qu’elle fait fausse route et nourri de faux espoirs. En passant par cette photographie, elle estime avoir moins de chance de se prendre une claque en plein visage. Pas littéralement (même si elle ignore quels genres de sentiment son demi-frère nourri à son égard exactement) mais au sens figuratif, si jamais elle se trompe.
Il a forcément du voir des photographies de son père, non ? Au moins se reconnaitra-t-il un peu en lui… C’est en tout cas l’espoir que nourri l’interne alors qu’elle fait face au motard, qui ne semble toujours pas certain d’avoir envie de passer la moindre seconde supplémentaire en sa compagnie. Saoirse espère qu’il comprendra et changera d’avis. Elle espère qu’il est bien celui qu’elle pense qu’il est… Celui qu’elle attend depuis des années maintenant, en même temps qu’elle redoute de croiser sa route et de devoir répondre des actes odieux de son géniteur. De LEUR géniteur…
Et puis elle lit quelque chose dans son regard. De la surprise, de la peur, du doute… Les mains jusque là assurée du barman commencent à trembler autant que les siennes alors qu’il récupère le portefeuille et s’intéresse de plus près à la photographie. Il comprend. Il est en train de comprendre. Le coeur de Saoirse s’emballe encore. A ce rythme, elle ne va pas tarder à faire une attaque…  
Elle est pendue à ses lèvres, scrute l’expression de son visage, essayant d’y déceler ce qu’elle aimerait tellement y voir. Un sourire, le soulagement, quelque chose de positif, n’importe quoi d’encourageant.
S’il te plait, s’il te plait… Soit CE Cillian là…
Il secoue la tête, comme pour s’arracher à un mauvais rêve, alors que le portefeuille lui échappe des mains. Est-ce que c’est bon signe ? Il a l’air abasourdi.
  
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FT. CILLIAN & SAOIRSE

Il marmonne quelque chose qu’elle ne comprend pas. Il faut dire que son coeur cogne tellement fort dans sa poitrine et dans ses oreilles qu’elle n’arrive plus à se concentrer sur quoi que ce soit… Et puis Cillian se répète et cette fois, elle saisit ses propos.
Il a comprit. Et il se rapproche, un sourire aussi idiot que celui qu’elle arbore depuis tout à l’heure aux lèvres. « Tu m'as trouvé... » murmure-t-il avant de se faire taire, portant ses mains à sa bouche, dans une expression qui semble comique à la jeune femme qui laisse échapper un rire. Un rire entrecoupé de sanglots qui l’étouffe un peu. L’émotion la gagne. Elle ne sait pas comment gérer tout ça. Elle est heureuse, terrifiée, soulagée, anxieuse. Les larmes dégringolent sur ses joues pâles qu’il vient couvrir de ses mains en reprenant la parole.
De son côté, Saoirse a la gorge trop nouée pour émettre le moindre son.
Cillian semble ne rien attendre d’autre d’elle que sa présence de toute manière et il vient la serrer contre lui. Fort. Trop fort pour le bien de ses côtes, mais ça lui importe peu. Elle plane. Elle se moque de tout. Plus rien n’a d’importance en cet instant que lui. Elle et lui. Et ces mots que le motard lui chuchote d’une voix vibrante d’émotions. Ces mots qu’elle a prononcé des tas de fois, à son père, sa mère, sa soeur et quelques amis. Des mots qu’elle voulait lui dire, qu’elle voulait entendre de sa bouche. Et maintenant c’est chose faite…
La petite blonde l’étreint à son tour, voracement, se cramponnant à lui comme si sa vie en dépendait. Elle voudrait être capable de prononcer les mots en retour, mais impossible.

Elle ignore combien de temps ils restent enlacer comme ça. Mais à un moment donné, Cillian l’éloigne, pour observer à nouveau son visage larmoyant. Elle ricane et essuie ses yeux, un peu gênée de ne pas se montrer sous son meilleur jour.
« J’aurai pas dû me maquiller, je dois ressembler à un fichu panda maintenant » tente-t-elle de plaisanter « Mais je voulais… Oh mon Dieu… »
Et la voilà repartie à rire. Cette fois, c’est elle qui couvre sa bouche de ses mains en se rejouant le film de cette soirée si pleine de rebondissements.
« Je me suis maquillée pour toi. Pour… Oh la vache c’est horrible ! »
Elle s’est apprêtée parce qu’elle voulait lui proposer de faire plus que boire un verre avec elle à l’origine. Pour le dire crûment : Saoirse voulait s’envoyer en l’air avec lui, et plus si affinité… Avec son frère. Et elle sait que lui-même était intéressé… Il le lui a fait comprendre plus d’une occasion et une femme devine ces choses là…
Son demi-frère. Si elle n’avait pas eu cette illumination ce soir, si elle n’avait pas tenté de prendre la fuite et si les évènements ne s’étaient pas enchainés comme il l’avaient fait… Saoirse aurait pu coucher avec son lui sans rien savoir.
« Lannister… eek » murmure-t-elle avant de couvrir son visage de ses mains, se sentant parfaitement honteuse. Et on ne peut plus soulagée que les choses n’aient pas tournées de cette manière.

 

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Dernière édition par Saoirse Fuller le Dim 26 Nov - 9:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: You found a home in all your scars and ammunition Mer 22 Nov - 18:49

You found a home in all your scars and ammunition.



C’est fou. Dingue. Le genre de rencontre qui ne survient que dans ces films au scénario totalement fou et incroyable. Difficile de se dire que sa propre existence ressemble en cet instant à l’un de ces films. Difficile et en même temps, tellement fantastique. Tellement fantastique de la tenir dans mes bras. De tenir ma sœur dans mes bras. Ma sœur… Là. Près de moi. Je me revois gosse lui écrire ces lettres, je me revois écrire cette dernière lettre qui a rejoint les autres jamais envoyées. Je ne les ai jamais retrouvées d’ailleurs, jamais. Je n’ai pas demandé à ma mère. J’aurais dû. Je le regrette aujourd’hui, de ne pas lui avoir demandé. Parce que Saoirse n’aura que ma parole. Elle n’aura jamais la preuve que j’ai tant voulu la connaître. Les connaître. Tant pis. Pas de retour en arrière possible. De toute façon, elle ne semble pas me tenir rigueur de cette absence sinon elle ne réagirait pas comme ça. Tout est bien donc. Tout est bien. Avec elle dans mes bras. Tout le reste oublié. Ne subsiste que ce lien qui existe entre elle et moi et qui vient de prendre une dimension tellement réelle qu’elle en est un peu déstabilisante. Juste un peu. Pas trop. Et ce peu disparaît finalement totalement quand Saoirse me rend mon étreinte, quand je sens ses mains m’étreindre avec force. J’affiche un sourire béat tout en restant là, tout contre elle. Pas la moindre envie de bouger. Juste l’envie de profiter de cet instant unique et si important pour nous deux. Un instant dont je me souviendrai toute ma vie, absolument toute ma vie. Et puis vient finalement le moment où j’ai envie de revoir son visage, de la regarder avec ces nouveaux yeux de grand-frère. Alors je me recule un peu, la recule un peu, et l’observe. Elle ricane, essuie ses yeux, j’en profite pour essuyer les miens également avant de d’essuyer le bord de ses yeux avec mes pouces. Il est vrai que je la dévore du regard mais comment faire autrement maintenant que je la vois justement autrement ? Comment ? Et je laisse échapper un petit rire en secouant la tête de droite à gauche quand elle mentionne le maquillage qu’elle n’aurait pas dû mettre puisqu’elle ressemble à un panda.

« C’est mignon les pandas… » je souffle tout bas avec un sourire tendre.

Elle est belle. Point.

Elle se remet à rire et je m’enivre de ce son rire. J’adore ce son. Même si je ne sais pas pourquoi elle rit, je me contente de savourer, c’est tout. Elle plaque ses mains contre sa bouche et vient enfin l’explication de son hilarité. Elle m’explique qu’elle s’étaite faite pour moi. Elle ne termine pas réellement sa phrase et pas besoin en fait puisque je sais pourquoi. Pour la même raison qui m’a poussé à lui faire du rentre dedans en fait. Et elle a raison : c’est horrible. Enfin, ça l’est maintenant que nous savons qui nous sommes l’un pour l’autre mais sur le moment… Depuis le temps… C’était plutôt une bonne idée. Mais si ça la fait rire, j’avoue, moi, me sentir un peu plus mal… Parce que penser au fait que j’ai désiré ma petite sœur, penser aux fantasmes qu’elle a provoqués… j’ai de sacrées images en tête qui vont mettre bien du temps à disparaître. Pour le coup, sur le moment, ça m’arrache une petite grimace. La petite remarque sur les Lannister a au moins le mérite de me faire rire un peu. Juste un peu. Elle planque son visage dans ses mains et ça m’attendrit. Vraiment. Alors mes mains viennent se poser sur les siennes que je fais baisser pour pouvoir croiser son regard.

« La différence avec eux c’est que maintenant qu’on sait, on va rien faire. Eux ils se gênent pas. »

En plus, en y réfléchissant, physiquement parlant, Saoirse et moi nous ressemblons comme ces deux fous se ressemblent aussi. Glauque oui. Très glauque. Nouvelle grimace.

« Je suis désolé… Enfin… On savait pas mais voilà. Je suis désolé. Je peux te jurer que de savoir m’a ôté toute envie, même si tu restes superbe. »

Sourire sincère sans aucun sous-entendu malsain. Je l’observe encore un instant en silence avant de soupirer.

« J’en reviens pas. »

Il faut que l’information se fasse définitivement une place dans mon esprit.

« Va falloir que tu me racontes comment t’as fini ici… Comment tu m’as retrouvé… Et puis, je veux tout savoir sur toi moi. J’ai tellement envie de te connaître… »

C’en est viscéral en fait. Véritablement viscéral.

« Tu veux bien m’attendre ? La fin de mon service je veux dire. Je peux pas planter mon collègue comme ça mais enfin je me dis qu’on pourrait aller quelque part après. Chez toi. Chez moi. Comme tu veux ou même se trouver un resto ouvert H24 pour grignoter un truc tout en discutant. Je peux pas… Enfin j’ai pas envie d’attendre un autre jour maintenant que t’es là… »

Pourvu qu’elle accepte.


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MessageSujet: Re: You found a home in all your scars and ammunition Dim 26 Nov - 10:17


Cillian cherche à la rassurer. Tant sur son allure que sur le fait qu’ils ne se soient pas rendus coupables d’inceste ce soir… Il ajoute que détenir cette information lui a ôté toute envie, puis la complimente. Saoirse tique, lui assène un petit coup dans l’épaule, se fendant malgré tout d’un sourire.
« Non mais t’as même pas besoin de le préciser andouille ! J’espère bien que ça t’a refroidi les idées » fait-elle mine de le sermonner, ravalant un petit sanglot. C’est de joie qu’elle a pleuré, c’est le bonheur qui lui étreint la gorge de cette manière. Elle s’apprête à lui glisser qu’elle n’en revient toujours pas, mais il se manifeste avant elle, usant des exactes mots qu’elle s’apprêtait à prononcer. L’irlandaise laisse échapper un petit ricanement alors qu’elle essuie à nouveau ses yeux. Enfin plutôt, le maquillage qui coule vers ses joues.
Voilà pourquoi une femme digne de ce nom devrait toujours avoir des lingettes démaquillantes dans son sac ! Tout ce qu’elle possède, c’est de la solution hydro alcoolique pour nettoyer ses mains après avoir usé des transports publics. Ca ne va pas beaucoup l’aider dans son cas… Sauf si elle veuves brûler les yeux.
« Va falloir que tu me racontes comment t’as fini ici… Comment tu m’as retrouvé… Et puis, je veux tout savoir sur toi moi. J’ai tellement envie de te connaître… » enchaine le barman du Maureen’es Tavern, attirants attention alors qu’elle contemplait ses doigts barbouillés de mascara.
Elle a envie de le taquiner à nouveau, lui faire remarquer qu’il était présent au moment où elle a retrouvé sa trace. Ils viennent de vivre ce moment en même temps, non ? Mais Saoirse serait bien mal placée pour critiquer, étant donnée l’état déplorable dans lequel elle se trouve actuellement.
Il enchaine en lui demande si elle accepterait d’attendre la fin de son service pour qu’ils puissent parler, rattraper le temps perdu… Ce qui est impossible, bien entendu.

Et cette pensée lui picote les yeux. Pas de joie cette fois, cela va de soi… Elle pense à tout ce temps gaspillé depuis son arrivée sur le sol américain. Depuis combien de temps connait-elle Cillian sans avoir qui il est réellement ? Des mois. Elle a perdu des mois, bêtement, par peur d’être rejetée, de changer ses petites habitudes et…et elle va devoir le lui dire. Elle va devoir lui avouer qu’elle ne l’a pas VRAIMENT cherché en arrivant ici, qu’elle a passé des années ici, à privilégier ses études alors qu’il était à deux pas d’elle… Cette fois ce n’est pas la faute de son adultère de père ou de concours de circonstances. Non, c’est sa faute à elle.
Du coup, elle commence à hésiter un peu. Est-ce qu’elle veut vraiment se confronter à lui ce soir ? Est-ce qu’elle veut véritablement gâché ce moment et la joie de ces retrouvailles en prenant le risque de le contrarier, de le fâcher ?
Oui. En fait, la réponse est oui. Parce qu’il mérite de savoir et qu’elle a toujours assumées ses erreurs. Du moins a toujours essayé de le faire. Alors elle renifle et hoche la tête.  
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« Bien sûr. Je vais t’attendre. Enfin pas forcément ici, je vais aller m’acheter du démaquillant je crois avant » plaisante-t-elle. « Oh et j’avais donné rendez-vous à une amie, je dois annuler ça aussi ! » se souvient tout à coup Saoirse, pensant à Taylor qui va probablement bientôt se mètre en route pour le bar. « Et Troian… Il faudra qu’on l’appelle ! Elle va vouloir savoir ! »
Les battements de son coeur s’accélèrent alors qu’elle pense à sa famille. Son autre famille… Cette famille à laquelle il est lié par le sang, en partie. Elles n’ont jamais parlé de tout ça à leur mère pour ne pas lui faire de peine, pour ne pas risquer de provoquer une séparation entrefers deux parents… Mais combien de temps pourront-ils le lui cacher ? Est-ce que c’est correct ?
« Oh Cillian… » souffle-t-elle en portant sa main à son visage, comme pour s’assurer une fois de plus qu’il est bien réel. Et puis, constatant qu’il est bel et bien là, qu’il fait maintenant bel et bien parti de sa vie, elle passe une fois encore ses bras autour de sa taille et se blottit contre lui.
Il lui rend son étreinte pendant quelques secondes, jusqu’à ce qu’une pensée traverse tout à coup l’esprit de la jeune femme et la fasse pouffer.
« Regardez-moi ce gros dur de biker… Si tes potes te voyaient, ils te passeraient à tabac ou un truc comme ça, non ? » lui demande-t-elle, cette idée en amenant d’autres, bien moins drôles et l’amenant à se demander ce qu’il peut bien fabriquer dans un gang ?
Si elle s’était bougée plus tôt…peut-être qu’elle aurait pu empêcher ça…

Elle s’éloigne de lui.
« Tu ferais mieux d’y aller. On se retrouve ici quand tu termines. Quelle heure ? »
Il la renseigne et elle se prévoit mentalement un emploi du temps à respecter pour que leurs plannings concordent.
« OK. Je vais faire deux trois trucs et puis je reviendrai te réclamer un verre. Je crois que j’en aurai besoin pour me calmer un peu les nerfs. »
Le moment où ils doivent se quitter, lui pour retourner bosser et elle pour aller se perdre dans les rues de Chicago et tuer un peu de temps est franchement gênant. Ils n’ont aucune envie de se séparer, même pour deux heures, et pourtant il le faut. Saoirse range soigneusement son portefeuille ramassé dans son sac et le regarde pénétrer dans le bar par la porte des employés puis s’éloigne à son tour, dégainant son téléphone portable. Elle hésite à passer un coup de téléphone à Taylor mais décide qu’elle n’est pas prête. Alors elle se contente d’un SMS pour la prévenir que, finalement elle a changés ses plans et qu’elles ne peuvent plus se rejoindre. L’irlandaise conclut son SMS sur un : je t’expliquerai très vite, puis l’envoie et prend une longue inspiration.
Elle tremble. Il lui faut un long moment pour atterrir et réaliser tout ce qui vient de se passer. Elle passe ce temps, immobile, non loin de l’entrée du bar. Elle sourit bêtement par moments et est submergée par l’envie de fondre en larmes à d’autres. Une foule de sentiments se disputent en elle, qu’elle a bien du mal à gérer. Elle aimerait vraiment contacter sa soeur dès à présent mais doute qu’elle lui réponde à cette heure-ci. L’aube n’a pas encore pointé son nez en Irlande et Troian doit certainement dormir à poings fermés.
Elle finit par se mettre en route, à la recherche d’une épicerie ouverte. Mais elle n’est pas rassurée… La dernière fois qu’elle a mis les pieds dans l’une d’elle, de nuit, elle s’est retrouvée au beau milieu d’un braquage. C’est à cause du traumatisme de cette attaque qu’elle a préféré prendre la fuite ce soir…et a renoncé à l’idée de draguer Cillian. L’irlandaise tâche de se convaincre que la foudre ne frappe jamais deux fois au même endroit mais prend malgré tout le soin de choisir le commerce le plus bondé pour y pénétrer, se disant q’un braqueur ne prendrait pas le risque de s’exposer ainsi.
Et de fait : tout se passe bien. Elle achète de quoi se démaquiller et un bouquin quelconque pour occuper tout ce temps qu’elle a sur les bras. Une part d’elle devine déjà qu’elle sera incapable de déchiffrer la moindre ligne dans son état mais elle le prend quand même. Ses achats réglé, elle va se refaire une beauté dans les toilettes de l'épicerie puis va se perdre un peu dans les rues de Chicago, recommençant à passer d’un état à un autre.

Comme elle l’avait deviné, lorsqu’elle s’arrête à un abri de bus pour lire à la lumière des éclairages public, elle s’en trouve incapable. Alors elle finit par abandonner et se contente d’observer les passants, les lumières, les étoiles. Son Irlande natale lui manque plus cruellement que jamais… Elle pense à Troian, à sa mère, à son père, ses cousins, la maison de son enfance, l’époque de l’insouciance… Cette époque qui a été brutalement tuée par l’arrivée d’une femme et cette boite qu’elle portait et contenait une série de lettres, rédigées de la main de son demi-frère.
Après une bonne heure et demie, elle revient sur ses pas et retourne au Maureen’s où l’ambiance bat son plein. Elle se rapproche du bar, appréhendant de retrouver Cillian.
Et s’il avait fuit ? Si cette histoire de se retrouver plus tard n’était qu’une façon de l’éloigner pour mieux s’échapper ? LUI échapper ? 
Non. Elle doute qu’il ait pu faire ça. Il avait l’air sincèrement heureux et bouleversé par tout ça. Non. Et effectivement, Saoirse ne tarde pas à l’apercevoir, occupé à servir. Elle se cale dans un coin et l’observe à la dérobé pendant un long moment, avant de décider de se rapprocher, son coeur continuant de battre férocement dans sa poitrine.  
« Je peux avoir ce verre ? » lui demande-t-elle en revenant à sa hauteur, attirant enfin son attention.

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MessageSujet: Re: You found a home in all your scars and ammunition Lun 4 Déc - 19:01

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Un petit sourire amusé étire mes lèvres quand Saoirse m’explique qu’elle va aller acheter du démaquillant. Il est vrai que son visage est parsemé de traces noires, restes des larmes mélangées à son mascara. Sans doute ne se serait- pas autant maquillée si elle avait su. Quand au fait qu’elle annule le rendez-vous qu’elle avait avec son amie, je ne m’en sens égoïstement pas coupable. Parce que moi ça fait des années que je l’attends. Des décennies même… Alors, oui, égoïstement, je veux qu’elle soit à moi ce soir. Qu’il n’y ait que nous et tant pis pour les autres. Légitime je pense. Mon cœur manque soudain un battement quand elle mentionne Troian. Mon autre sœur… Et mon sourire s’élargit alors que j’affiche un air béat. J’ai tellement hâte de lui parler à elle aussi. Parce que c’est tellement merveilleux d’avoir des sœurs, d’avoir une famille. Une véritable famille. Le reste semble tellement lointain. Tellement, tellement lointain… Ne substiste plus que l’amour que j’éprouve pour mes sœurs, que cette envie d’apprendre à les connaître, qu’elles fassent partie de ma vie et que je fasse partie de la leur. Et une chose est certaine : si à ce jour, à cet instant, je ne sais pas quelle place Troian va m’offrir auprès d’elle, je sais que Saoirse, elle, me veut près d’elle. Je le sais parce qu’elle me gratifie d’une nouvelle étreinte que je lui rends, savourant ce contact en souriant davantage encore. Sa remarque soudaine sur le fait que je sois un biker et que je suis censé me la jouer dur alors que là je suis dans la rue, à chialer alors que je tiens ma sœur dans mes bras me fait sourire avant que je hausse les épaules.

« J’assume. » je lui dis en plantant mon regard dans le sien.

Elle met fin à l’étreinte et cela me manque déjà. Sans doute parce que le manque a été là pendant si longtemps que maintenant qu’elle est réelle, face à moi, que nous sommes réunis… Eh bien j’ai envie de passer chaque seconde avec elle en fait. Chaque seconde. Malheureusement c’est impossible parce que mon boulot m’attend. Et elle le sait parfaitement puisque c’est d’ailleurs elle qui me rappelle à l’ordre. Je hoche la tête et lui donne l’heure de la fin de mon service et l’espace d’une seconde, quand elle m’annonce qu’elle va aller faire deux/trois trucs avant de revenir, j’ai envie de lui dire de ne pas s’en aller. J’ai envie de lui dire de m’attendre et tant pis si elle trouve le temps long. Parce qu’il y a cette petite voix qui me murmure qu’elle prendre la fuite et ne plus revenir. Pourtant, rien dans son attitude ne pourrait laisser supposer une telle fuite de sa part mais voilà, elle est bien là cette petite frayeur qu’au moment où Saoirse va s’éloigner, ce sera pour ne plus jamais revenir. Et rien que d’y penser ça me retourne l’estomac. J’ouvre la bouche pour lui demander de rester puis la referme car j’ai bien conscience que je ne peux pas lui demander ça. Je lui ai déjà demandé de revenir, de passer le reste de la soirée avec moi alors qu’elle avait d’autres plans. Je ne peux pas lui en demander davantage. Je risquerais de vraiment la faire fuir pour le coup… Alors il faut se séparer. Je m'éloigne, à contre coeur, ouvre la porte à contre cœur également, un dernier regard en arrière alors que je pénètre à l'intérieur du bâtiment. Un dernier regard en direction de Saoirse. Reviens. Et je referme la porte. Lorsque je retrouve mon collègue, j'ai droit à de sacrés sous-entendus qui auraient totalement pu être vrais si je n'avais pas découvert la vérité. J'ai imaginé coucher avec elle, même dans la ruelle, c'est vrai. Rapidement... Sauvagement... Heureusement qu'elle s'est rendue compte avant... Lorsque les sous-entendus deviennent trop insistants je lui explique brièvement qu'il ne s'est rien passé et qu'il doit arrêter d'insister. Les explications viendront une autre fois, nous n'avons pas le temps : trop de monde. Cependant, il y a beau avoir du monde, je ne suis pas vraiment à ce que je fais et je me trompe à plusieurs reprises dans les commandes.

Il faut dire que mon esprit est focalisé sur ma sœur, qui n'est toujours pas là.

A chaque fois que la porte s'ouvre, je tourne mon regard dans la direction de cette dernière avec l'espoir de voir apparaître Saoirse mais non. Pas tout de suite. Quelques coups d'oeil à ma montre au fur et à mesure que le temps passe, d'autres commandes ratées, des pensées exclusivement tournées vers Saoirse, vers toutes ces questions que je veux lui poser, vers tout ce que je veux découvrir la concernant c'est-à-dire absolument tout. Et finalement, alors que le bar est encore bien rempli, je tourne une énième fois mon visage vers la porte quand elle s'ouvre, pour découvrir Saoirse. Un large sourire étire mes lèvres. Bien sûr, il y a une pointe de soulagement de la voir : elle est bien revenue. Elle est là. Pour moi. Et associé au soulagement, le bonheur. Un bonheur immense. Un bref signe de la main alors que je remplis une autre bière, puis une autre. Des coups d'oeil en coin dans sa direction alors qu'elle reste d'abord en retrait et quand elle s'approche finalement du bar, mon sourire s'élargit. Et elle me demande si elle peut avoir ce verre.

« L'est pas pour vous mademoiselle mais le prochain oui. » je lui dis en haussant le ton au-dessus des voix. Et je m'empresse de lui servir la meilleure bière du bar avant de déposer le verre juste devant elle, toujours tout sourire que je suis. Je me penche un peu au-dessus du comptoir pour être certain qu'elle m'entende. « Une petite dizaine de minutes et je suis à toi. » Car oui, mon service se termine et non, je ne resterai par davantage. Même si ma relève ne vient pas. Si d'ordinaire je ne rechigne pas à rester plus longtemps, ce soir ça va être différent. Je retourne m'occuper des clients, et les minutes me semblent franchement interminables parce que je sais que ce sont les dernières qui me séparent de cette fin de soirée en compagnie de ma sœur. Et quand, je glisse à l'oreille de mon collègue que je m'en vais après que ma relève soit arrivée, il me sort un sous-entendu de trop. Du coup je balance l'information.

« C'est ma sœur crétin.
- Quoi ? 
- Je t'expliquerai. A demain ! »

Et sur quoi je m'éclipse avant qu'on me demande de servir un autre verre, sinon je ne vais pas m'en sortir. Je contourne le comptoir et rejoins donc Saoirse qui termine tranquillement sa bière.

« Je vais chercher mes affaires et j'arrive. »

Je me penche vers elle, dépose un bref baiser sur sa tempe, geste tendre mais surtout instinctif que je ne m'explique pas et que je ne contrôle pas, avant de m'éloigner vers l'arrière salle où je récupère mon cuir aux couleurs des KOS que j'enfile, récupère mon casque et m'en retourne auprès de Saoirse.

« Je suis à vous mademoiselle. »

Large sourire avant qu'elle ne descende de son tabouret et que nous quittions le bar. L'air frais fait du bien mais c'est surtout le calme qui fait du bien. J'observe Saoirse un instant sans rien dire, réalisant encore avec un peu de mal qu'elle est bien là, que nous sommes bien là.

« Bon. Tu veux faire quoi ? On va manger un morceau ? Je connais un p'tit resto ouvert H24 plutôt cool. Ils font des hamburgers à tomber ! » Ou pas. « Sauf si tu n'as pas faim. On peut juste aller marcher ou se poser quelque part. » Saoirse opte pour le restaurant, même si je la soupçonne d'accepter pour satisfaire ma faim à moi et non pas la sienne. Il est vrai que je meurs de faim. « Y'en a pour cinq minutes à pieds. »

Et nous nous mettons donc en route, un bras protecteur passé autour des épaules de ma petite sœur.

« Tu as appelé Troian ? »

La question vient toute seule. Je ne songe pas au fait qu'il soit trop tard là-bas, ou trop tôt...


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MessageSujet: Re: You found a home in all your scars and ammunition Sam 16 Déc - 15:38


Elle est assaillie par un tas de sentiment et, quand Cillian comprend un peu sa remarque de travers (ou du moins dans un sens trop littéral) elle se met à rire nerveusement. Elle ne lui demandait pas de lui tendre le verre qu’il avait en main, elle faisait simplement référence à sa demande de la servir quand elle remettrait les pieds au bar. Elle a les mains qui tremblent encore, l’impression d’avoir froid et en même temps de bouillir. Satires n’a jamais été aussi nerveuse…pas même la première fois qu’elle a mis un pied au bloc ou qu’elle a passé ses examens.
Elle rencontre son frère. Elle l’a déjà vu des tas de fois, mais pas dans ce contexte et elle a bien l’impression de passer un examen. Peut-être le plus important de son existence… Elle veut lui plaire. Elle veut qu’il lui plaise aussi, a peur d’être déçue.
Saoirse accepte le verre qu’il lui tend et en avale directement une gorgée, décorant sa lèvre supérieure d’un nuage de mousse. Nouveau ricanement un peu idiot alors qu’elle s’essuie dans la serviette en papier qu’il lui tend.
« Je suis ultra nerveuse » confie l’interne en médecine avant qu’il lui annonce qu’il doit continuer de bosser pour une dizaine de minutes encore avant de pouvoir s’éclipser. « Oui, d’accord. Prends ton temps. »
Mais pas trop, pense-t-elle très fort alors qu’il s’éloigne déjà.  
Saoirse surveille l’écran de son téléphone portable, clique à quelques reprises sur le prénom de sa soeur, fait un tour sur Facebook en espérant bêtement la voir connectée, puis recommence son manège plusieurs fois en continuant de boire sa bière. Elle aimerait obtenir les conseils de son ainée mais va être contrainte d’y renoncer. Elle pourrait la réveiller mais n’en fait rien. Peut-être aussi parce qu’elle veut avoir la primeur de ces retrouvailles en fin de compte, qu’elle veut être la première à faire sa connaissance. Enfin à approfondir leur relation déjà plus ou moins existante… Troian a toujours été intéressée par cette histoire de demi-frère, mais pas autant qu’elle-même. Elle n’a pas souhaité conserver les lettres, elle a pensé en priorité à leur mère et au mal de ça lui ferait d’apprendre que son mari l’avait trompé. Alors Satires se convainc de ne plus trop y penser, tout en se promettant de l’appeler au plus tôt malgré tout.

Elle a pratiquement terminé son verre de bière pression lorsque Cillian réapparait à ses côtés. Il la prévient qu’il va chercher ses affaires et, avant qu’elle ait pu répliquer quoi que ce soit, il se penche vers elle et dépose un baiser sur sa tempe. Elle sent ses joues la chauffer immédiatement. Elle se sent gênée et heureuse à la fois. Elle n’a pas l’habitude de ce genre d’attention. Bien sûr elle est proche de sa soeur, elles se câlinent parfois, mais les bisous ne sont pas légion… Ca lui fait tout drôle. C’est une habitude qu’elle pourrait vite adopter ! 
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La jeune femme porte une dernière fois sa bière à ses lèvres et repose son verre et ce qu’il reste dedans sur le comptoir. Elle se relève, réajuste son sac sur ses épaules, vérifie son allure sur la première surface réfléchissante qu’elle croise puis attend son demi-frère. Comme il tarde un peu à revenir, elle finit par se rasseoir sur son siège, ne sachant pas trop quoi faire d’elle-même. Finalement, le voilà qui reparait, son blouson aux couleurs des Kings of Speed sur le dos… Ce détail la fait un peu tiquer, la fait redescendre de son petit nuage d’euphorie, mais elle est encore capable de lui rendre son sourire malgré tout.
Il l’escorte jusqu’à la sortie du Maureen’s Tavern pendant qu’elle se demande ce que porter ce blouson implique très exactement. Pour lui et pour ses proches… Elle s’en veut de penser à ça dans un moment pareil mais c’est lus fort qu’elle. Le fait qu’il ouvre la marche et lui présente son dos n’aide pas tellement : Saoirse ne voit plus que ça.
Au point que l’irlandaise doive faire un effort de concentration lorsqu’il lui demande à quoi elle veut que la suite de leur programme ressemble.
« Je crois que manger un morceau est une bonne option. J’ai besoin d’un petit plein de calories pour me remettre de mes émotions. Un burger sera le bienvenue. Et des frites. Et un milkshake. Dieu bénisse l’Amérique et ses milkshakes » plaisante-t-elle alors qu’il lui annonce qu’ils n’en auront que pour cinq minutes.
En vérité, elle ignore si son estomac malmené aura la force de digérer quoi que ce soit de solide mais elle veut tenter le coup. Elle se sent fébrile, survoltée et puis la perspective de partager un repas avec Cillian, son demi-frère, lui plait bien.

« Tu as appelé Troian ? »
La question qui fâche… Satires détourne un peu le regard, le temps de chercher une bonne excuse, et puis elle réalise qu’elle en a une, toute trouvée et véridique en réalité.
« Il est encore un peu tôt en Irlande… Avec le décalage horaire et tout ça. Bientôt » lui sourit-elle alors qu’ils continuent de déambuler dans les rues de Chicago.
Ca lui fait bizarre qu’il ait passé son bras autour de ses épaules. Il est plus tactile qu’elle ne l’aurait pensé et elle ne sait pas encore trop quoi en penser. Ce n’est pas trop son truc, pour être honnête, elle trouve ça très américain. Pourtant, elle se laisse faire, n’osant pas le froisser. Et puis une part d’elle apprécie tout de même. Celle qui ne pense pas au fait qu’ils aient failli avoir une relation incestueuse…

Ils finissent par atteindre le restaurant dont le barman lui a parlé et vont s’installer à la table la plus isolée, près des vitres. Ils examinent la carte - l’irlandaise un peu plus longtemps que son demi-frère qui est vraisemblablement un habitué des lieux - et passent rapidement commande. S’en suit un petit silence un peu gênant. L’un comme l’autre ne savent pas trop par où commencer et, sitôt que leurs regards se croisent, ils ricanent nerveusement.
« Waw, c’est… J’ai encore du mal à y croire. C’est trop étrange… » commence Saoirse, avant qu’il ne confirme ses dires. Le silence qui s’installe ensuite est rompu un peu plus rapidement cette fois, par l’irlandaise. « Au fait, je me suis toujours demandé… Tu sais que ta mère nous a transmis tes correspondances ? Tu savais qu’on était au courant de ton existence ou pas du tout ? »  

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MessageSujet: Re: You found a home in all your scars and ammunition Lun 25 Déc - 10:56

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J'aimerais bien que Troian sache. C'est vrai. Parce que cela fait tellement longtemps que j'attends ce moment, que j'attends de pouvoir faire partie de leurs vies et qu'elles, elles fassent partie de la mienne... Peut-être suis-je un peu trop impatient. Alors, quand Saoirse m'annonce qu'il est encore un peu tôt en Irlande et que du coup, elle ne l'a pas appelée, il y a bien sûr une petite pointe de déception qui me serre le cœur. Mais elle a raison : bientôt. Oui, bientôt. Je lui rends son sourire en continuant d'avancer, reconnaissant de ce que j'ai déjà et c'est beaucoup : Saoirse, c'est beaucoup. Je suis heureux qu'elle soit là, heureux d'être près d'elle, de pouvoir lui parler, de pouvoir la tenir contre moi. J'en ai tellement rêvé de ces instants que j'en savoure la moindre seconde. Nous arrivons bientôt au restaurant et j'emmène Saoirse dans le fond de la salle, pour que nous nous installions à une table un petit peu à l'écart des autres histoire d'avoir un maximum d'intimité. Je récupère la carte, n'y jette qu'un bref coup d'oeil pour me décider ayant l'habitude de venir ici et quand la serveuse vient prendre nos commandes, j'opte pour un immense milk-shake à vanille et un burger accompagné de frites, tout aussi immense que va l'être le milk-shake. Je meurs de faim en vérité. Vraiment. Et le silence après ça. Un silence qui s'avère un peu gênant mais il est normal qu'il y ait encore des blancs entre nous. C'est tellement... Inattendu, fou, incroyable... Oui, il faut que l'un comme l'autre nous nous faisions à la situation bien qu'elle nous rende heureux. Lorsque nos regards se croisent, je laisse échapper un petit rire nerveux exactement au même moment que Saoirse. On va y arriver, ça va venir. Les choses vont tranquillement se mettre en place. C'est finalement Saoirse qui brise le silence en me disant qu'elle a encore du mal à y croire, qu'elle trouve que c'est étrange.

« A qui le dis-tu... » je souffle en réponse.

Bien sûr que c'est étrange et qu'on ne peut être que dubitatif. Quelles étaient les chances ? Franchement... C'est totalement dingue, c'est un véritable scénario de film qui se joue et il s'agit de nos vies donc oui... Fou. Le silence ne réinstalle pas car Saoirse poursuit alors que la serveuse nous ramène nos boissons respectives. Un merci bref alors que toute mon attention est portée sur Saoirse.  Qu'est-ce qu'elle s'est toujours demandée ? Je l'invite à poursuivre d'un bref hochement de la tête et au moment où j'aspire une gorgée de milk-shake avec la paille, elle me pose une question à laquelle je ne m'attendais franchement pas. Comment j'aurais pu m'y attendre ? Comment ? Je manque de m'étouffer avec ma gorgée de milk-shake en écarquillant les yeux. D'ailleurs, le dit milk-shake ressort par mes narines ce qui est franchement très, très désagréable. Je récupère rapidement une serviette en papier pour essuyer et mon nez et ma bouche. Je tousse encore quelques secondes avant de réussir à m'arrêter. Un raclement de gorge et je parviens à parler.

« Pardon ? Elle a fait quoi ? »

Saoirse a sa réponse : non, je n'étais pas au courant. Pas du tout. J'étais loin de m'imaginer... Saoirse me fixe sans rien ajouter. Peut-être a-t-elle peur de ma réaction je n'en sais rien. Je n'en sais rien et ne m'y attarde pas parce que moi, je suis bloqué sur cette putain d'information.

« Oh... » j'ajoute dans un souffle en reposant la serviette en papier sur la table et en détournant le regard, songeur. Très songeur. Donc, ma mère a pris toutes mes lettres et les a données à mes sœurs ? Comment ? Quand ? Des questions qui me brûlent les lèvres et pourtant... « Alors c'est pour ça que je ne les ais pas trouvées... » je dis plus pour moi que pour Saoirse. « Quand elle est morte, je les ai cherchées partout. Absolument partout. Je croyais qu'elle les avait jetées... »

Ma voix se meurt sur les derniers et comme un couillon, je sens que des larmes me montent aux yeux. Chier. Je ferme les yeux, vient pincer mes paupières avec mes doigts pour essayer d'éviter les larmes de couler. J'y parviens mais c'est très limite. Mes yeux sont humides. Je ferme finalement le poing que je viens poser contre mes lèvres pour essayer de me calmer. C'est que je ne tiens pas à m'effondrer là, ici, comme ça... Une ou deux profondes inspirations plus tard, et une ou deux larmes furtivement essuyées, je rouvre mes yeux et repose mes mains sur la table. Mon visage se relève vers celui de Saoirse et c'est encore plus difficile de ne pas pleurer maintenant que je la regarde et que je réalise qu'elle a tout lu. Absolument tout. J'esquisse un sourire tout en essayant toujours de contrôler mes larmes.

« Je lui en ai tellement voulu... De ne pas les avoir gardées mais maintenant que je sais... » Inspiration. Expiration. Une larme. « Je crois que c'est la plus belle chose qu'elle ait jamais faite pour moi... » Je récupère une autre serviette pour m'essuyer le visage même si maintenant... Enfin tant pis quoi. Tant pis. « Je pensais pas qu'elle savait à quel point ça comptait pour moi, à quel point j'ai été triste toutes ces années, de pas avoir d'adresse à laquelle envoyer ces lettres... J'en ai passé des soirées à chialer en pensant à vous tu sais... » Je peux bien le lui avouer. Mon sourire s'élargit doucement. « Je suis heureux... Que vous ayez lu mes lettres... » Et ce n'est rien de le dire. Le gosse et l'adolescent qui rêvait de ses sœurs et qui est toujours en moi est très, très heureux. Et puis je réalise... « J'en aurai une dernière à te faire lire. Un jour... » Parce que cette lettre-là contient tout un tas d'informations que je ne suis pas encore prêt à partager avec elle mais un jour oui. Un jour. Je termine de m'essuyer le visage et les questions fusent enfin. Parce que j'ai besoin de savoir. « Comment elle a fait ? Je veux dire, elle vous les a envoyées ? Quand est-ce qu'elle a fait ça ? »


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MessageSujet: Re: You found a home in all your scars and ammunition Dim 31 Déc - 17:08


La réaction de Cillian lui laisse immédiatement à penser que, non, il n’était pas au courant. L’irlandaise déchante un peu, se demande si cette révélation n’était pas un peu prématurée… En même temps, la question « Comment tu as eu vent de mon existence ? » n’aurait pas tardé à tomber. Elle pourrait éclater de rire en le voyant rendre une partie de son milk-shake par le nez, mais ce n’est pas le cas. Elle est juste surprise et ennuyée qu’il se mette dans un état pareil. Elle lui demande s’il va bien, lui tend quelques serviettes et attend qu’il reprenne son souffle et la parole.
Lorsqu’il le fait, c’est pour s’adresse à elle sur un ton presque agressif. Apparemment, il n’approuve pas tellement l’idée que sa mère lui ait transmis ses lettres… Ce qui peut se comprendre dans un certain sens. Leur contenu était pour le moins très personnel et il n’avait pas forcément envie que ses pensées, la moindre de ses pensées, soit rendue publiques… Saoirse est mal à l’aise à présent et n’ose plus prendre la parole. Pour dire quoi ? S’excuser du geste qu’a eu sa mère il y a des années de cela ? S’excuser d’avoir lu son courrier ? Même si les lettres en question étaient adressées à Troian et elle, peut-être que le serveur n’avait pas réellement envie qu’elles les découvrent…
Cillian finit par rompre le silence tendu qui s’est imposé à leur table, plus pour se parler à lui-même que pour lui faire partager une information. L’interne se tait donc, la bouche déformée dans une grimace contrite.
Elle le voit fermer les yeux, les traits crispés, comme s’il cherchait à retenir des larmes. Saoirse ne sait plus vraiment où se mettre. La jeune femme détourne le regard, se demandant si elle ne devrait pas prétexter avoir besoin d’aller au petit coin pour lui permettre de se ressaisir. Et puis elle se dit que s’il voulait être seul et lui dissimuler son émotion, il se serait levé lui-même, non ? Alors elle serre les dents et attend à défaut de pouvoir trouver quelque chose à dire ou à faire.

« Je lui en ai tellement voulu... De ne pas les avoir gardées mais maintenant que je sais... »
La petite blonde retient son souffle, guettant les prochains mots qui passeront la bouche de Cillian. Sans doute rien de trop méchant si elle se fie au doux sourire nostalgique qui étire ses lèvres finement ciselées. Lorsqu’il termine finalement sa phrase, elle aussi se met à sourire. Elle est soulagée qu’il le prenne comme ça et ne fasse pas une scène. Même si en un sens, c’est exactement ce qu’il fait, puisqu’il se laisse gagner par le trop plein d’émotions qui l’assaille et laisse échapper une larme. Ca lui fait bizarre de voir un homme dans son genre pleurer devant elle…
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Saoirse triture nerveusement ses mains sous la table pendant que son demi-frère reprend la parole et lui avoue qu’en réalité, il est heureux qu’elle ait pu lire les lettres qu’il rédigeait plus jeune. Cillian ajoute même qu’il y en a une dernière qu’il aimerait lui faire lire un jour. Elle fronce les sourcils, intriguée, sans pourtant rien ajouter.
« Comment elle a fait ? Je veux dire, elle vous les a envoyées ? Quand est-ce qu'elle a fait ça ? » se renseigne finalement le motard.  
« J’étais assez jeune quand c’est arrivé. Je devais avoir quatorze ou quinze ans. Apparemment tu avais disparu et elle te cherchait. Elle s’est dit que tu avais peut-être fini par décider de venir frapper à la porte de mon père alors…eh bien elle a fait le déplacement jusqu’en Irlande. Mes parents n’étaient pas là à ce moment. Ils étaient en voyage pour…je ne sais même plus pour quelle occasion, mais en tout cas ils n’étaient pas à la maison. Troian non plus, elle était chez son petit ami du moment » explique Saoirse après avoir avalé une gorgée d’eau pour rafraichir sa gorge un peu sèche. « Je lui ai ouvert et…et puis elle m’a déballé toute l’histoire. Enfin dans les grandes lignes. J’ai failli lui claquer la porte au nez je dois t’avouer. L’idée que mon père ait pu avoir une liaison et ait pu renier son propre fils…  Ca ne collait pas du tout au personnage. Mais tu sais ce qu’on dit… On ne peut jamais vraiment connaître une personne » sourit tristement la jeune femme en déchirant nerveusement sa serviette en papier, le regard un peu fuyant. « Mais quelque chose dans son regard…quelque chose me disait qu’elle n’inventait rien. Peut-être parce que j’avais toujours vu mon père regarder les garçons de notre quartier avec une expression étrange, pleine de regret… Je pensais que c’était parce qu’il aurait préféré avoir un garçon plutôt que deux filles mais ce n’était pas ça… Enfin bref. J’ai accepté le carton qu’elle me tendait, le numéro de téléphone de l’hôtel ou elle était descendue et elle est repartie. »
Sa gorge se serre un peu.
« Je ne l’ai pas appelée… Même après avoir lu les lettres… Je ne savais pas quoi lui dire, tu comprends ? J’avais peur qu’elle… J’avais peur que ma mère la rencontre et que toute ma famille éclate. Tu n’avais pas pris contacte avec nous, je n’avais rien à lui apprendre, rien à lui dire. J’étais en colère… Contre elle parce qu’elle venait tout remettre en question et contre mon père… Je l’ai tellement détesté pour ce qu’il avait fait Cillian… Ce qu’il avait à ta mère, à la mienne, à toi, à nous… Je n’ai pas choisi de venir faire mes études à Chicago par hasard, j’avais dans l’idée de te retrouver mais… J’avais peur. J’avais peur de tout rendre concret, peur de faire du mal à ma famille, de te faire plus de mal que de bien à toi et j’avais peur que tout ça soit en fait un mensonge. J’avais peur de te décevoir, que tu me détestes ou que tu me déçoives. J’ai toujours peur » lui confie finalement l’irlandaise son regard perdu plongé dans celui de son interlocuteur. « J’ai peur que l’image que je me suis faite de toi au fil des années soit trop éloignée de la vérité et j’ai peur que tout ça aille trop vite. »      


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MessageSujet: Re: You found a home in all your scars and ammunition Ven 5 Jan - 18:35

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Bien sûr que je suis curieux. Comment ne pas l’être ? Alors qu’elle a gardé ce secret et qu’elle l’a même emporté dans la tombe avec elle ? Elle aurait pu m’en parler quand elle était mourante, quand j’étais à ses côtés mais elle n’a rien dit du tout. Je me demande bien pourquoi… Je me demande bien pourquoi elle a gardé ce secret de cette façon. Et puis je comprends. Finalement, je comprends le pourquoi de son silence. Je le comprends quand Saoirse me dit que ma mère lui a donné mes lettres quand elle avait quatorze ou qinze ans. Je comprends. Elle avait peur que Saoirse et Troian ne veulent pas de moi, ne veulent pas me trouver, me rencontrer, me connaître. Elle avait peur et ne voulait pas que je sois déçu. Mieux valait ne pas savoir plutôt qu’être au courant qu’elles avaient eu vent de mon existence mais n’étaient pas intéressées… Et je m’en veux, d’en avoir tant voulu à ma mère. Je m’en veux tellement… Et tandis que je suis rongé intérieurement par la culpabilité, j’écoute Saoirse tout m’expliquer. Le fait que ma mère ait raconté que j’avais disparu n’est pas tout à fait exact : j’avais quitté Chicago quand elle avait été arrêtée, nuance. J’imagine qu’elle s’est gardée de donner cette information et elle a bien fait : Saoirse ne l’aurait sans doute pas crue sinon. Je suis étonné d’apprendre que ma mère a fait le voyage jusqu’en Irlande, qu’elle ait été jusque-là. J’apprends donc que Saoirse était seule quand ma mère a débarqué et je ne peux qu’imaginer son trouble… Comment aurais-je réagi à sa place ? Je ne sais pas. Si ça avait été l’inverse, si une femme s’était pointée un jour chez moi en m’annonçant que mon père avait trompé ma mère et qu’il avait eu un enfant avec une autre… Le choc. Je baisse doucement le visage quand elle parle de son père, enfin de notre père mais son père, quand elle dit qu’elle ne pouvait pas croire qu’il ait fait une chose pareille… Il devait être bien sous tout rapport, être un homme bien. Pas sur tous les plans, c’est tout. Il devait avoir peur de foutre en l’air sa famille et ça peut se comprendre mais je ne lui aurais pas demandé de foutre en l’air sa famille. Après tout, j’avais un père adoptif qui s’occupait très bien de moi mais… J’aurais juste voulu qu’il s’intéresse à moi. Qu’il accepte mon existence, qu’il me fasse signe de temps en temps.

C’était trop demander. C’est comme ça.

Et pourtant… Et pourtant j’entends Saoirse me dire que son père regardait les garçons de leur quartier avec une expression étrange. Les mots font naître un nœud dans mon estomac alors que mes yeux recommencent à me piquer. Alors il pensait à moi ? Il me cherchait dans le visage des autres garçons ? Putain ça fait mal. Si mal… Il aurait suffi qu’il appelle ma mère, il pouvait bien le retrouver son numéro. Il pouvait bien la retrouver. Nous retrouver. J’aurais pu être réel et pas une image qu’il cherchait chez les autres. Et je m’en rends compte que malgré mon âge, bien que je sois adulte, ça me bouffe toujours autant oui. Toujours autant. Je relève mon regard sur Saoirse quand elle m’avoue ne pas avoir rappelée ma mère, quand elle avoue la peur qu’elle a ressentie à ce moment-là et je lui adresse un petit sourire compréhensif. Bien sûr que je comprends. J’ai mal mais je comprends. Elle avait sa famille, elle voulait la protéger. C’est normal et ça prouve qu’elle est quelqu’un de bien. Difficile de retenir mes larmes quand elle m’avoue ensuite avoir détesté son père pour ce qu’il m’a fait. Je suis partagé entre la reconnaissance qu’elle ait été de « mon côté », et la douleur qu’elle en soit venue à détester son père à cause de moi. Et puis du bonheur qui rend impossible à retenir mes larmes, que je viens essuyer très brièvement avec ma main avant d’expirer profondément pour me calmer : du bonheur parce qu’elle m’avoue ne pas être venue ici par hasard. Elle voulait me retrouver. Mais elle avait peur. Peur de tout un tas de choses, à raison. Ce qu’il se passe, là, en cet instant, cette rencontre, elle va tout changer, tout chambouler. Nos vies ne seront plus jamais les mêmes, c’est certain. Quant au fait qu’elle ait peur que je sois déçu par elle, impossible. Par contre l’inverse… Je me crispe un peu en l’entendant me dire qu’elle a toujours peur. Mon sourire se fane doucement. Et je termine par baisser le regard, incapable de soutenir le sien plus longtemps. Parce que j’ai peur qu’elle ait raison d’avoir peur. Elle ignore beaucoup de choses à mon sujet. Si elle sait que je suis barman et que je fais partie des KOS, elle ne sait pas le reste. Elle ne sait en fait rien. Elle ne sait pas que j’ai fait sept années de prison pour le casse d’un musée à Santa Fe. Elle ne sait pas que je si je suis resté à Chicago après la mort de ma mère c’est uniquement pour venger mon père adoptif. Elle ne sait pas tout ça. Et quand elle le saura, est-ce qu’elle voudra toujours de moi ? Quand elle aura lu cette fameuse lettre, est-ce qu’elle voudra toujours de moi ? Impossible à savoir et je n’ai franchement pas envie de le découvrir pas tout de suite. Trop peur de la perdre alors non, pas maintenant. Déjà qu’elle trouve que ça va trop vite, si je lui balance tout ça, ce sera fini. Je laisse échapper un soupir alors que la serveuse apporte notre commande mais en vérité je n’ai même plus faim maintenant.

« Je sais que ça va trop vite. Il faut qu’on s’y fasse, ce n’est pas rien… » Non, ce n’est pas rien de retrouver un parent. Un parent… Une pensée. Je ne sais pas. Est-ce que je demande ? Est-ce que j’ai envie de savoir ? Et s’il est toujours vivant, est-ce que j’ai envie de le rencontrer après plus de trente ans d’absence ? Oui. J’en ai envie. Je veux le voir. Je veux savoir. Je veux comprendre. « Est-ce que… » je dis en me raclant la gorge avant de relever mon regard vers Saoirse. « Est-ce que ton père est toujours en vie ? Est-ce que… Enfin… » Je me tords nerveusement les doigts sous la table. C’est compliqué. « Je voudrais le rencontrer. » Voilà c’est dit. « Pas maintenant. Pas… Enfin, pas tout de suite mais… » Je soupire. « Après tout ce que tu m’as dit j’ai envie de le voir. J’ai envie qu’on parle, qu’il m’explique même si je sais que il a fait ce qu’il a fait parce qu’il avait peur de tout perdre mais… Je voudrais qu’il me l’explique. Tu crois ?... Enfin... Tu pourrais me donner de quoi le contacter ? A moins que tu ne veuilles pas… »

Peut-être qu’elle ne veut pas non. Peut-être qu’elle va avoir peur que je fasse du mal à son père alors que non. Même si j’ai souffert de son absence, j’ai eu la chance d’avoir un père adoptif fantastique. Et lui, on me l’a arraché bien trop tôt… Mon père biologique, je ne veux pas le rencontrer pour lui en coller une et lui cracher ma haine à la figure : je veux le rencontrer pour lui dire que j’ai souffert mais que je m’en suis bien sorti, et pour lui demander qu’il m’explique, face à face, les raisons qui l’ont poussé à me rayer de son existence comme il l’a fait. C’est tout.

Le besoin de comprendre pour terminer de me construire parce qu’il me le manque ce morceau, il me le manque vraiment.


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MessageSujet: Re: You found a home in all your scars and ammunition Sam 6 Jan - 15:32


Est-ce qu’elle a été trop loin ? Lorsqu’elle est nerveuse, Saoirse a conscience qu’elle parle trop pour son propre bien. Sa langue se délie et elle devient incapable de contrôler le flot de mots qui sortent de sa bouche… Le fait qu’elle ait un peu bu ce soir n’arrange rien bien entendu. Cillian va-t-il se braquer ? Va-t-il prendre la mouche et partir du restaurant qu’il leur a lui-même choisi en la traitant de pimbêche ou elle ne sait quoi d’autre de ce genre ? Il aurait toutes les raisons de le faire. Elle vient de lui dire que tout ça va vite, qu’elle a peur d’être déçue, peur de le décevoir aussi mais va-t-il l’entendre ? Va-t-il comprendre ?
« Je sais que ça va trop vite. Il faut qu’on s’y fasse, ce n’est pas rien… » finit-il par lui répondre, après un interminable silence qui lui donne envie d’hurler.
Elle est un peu soulagée qu’il rebondisse de cette manière et ne se mette pas à taper du poing sur la table. Elle ignore pourquoi elle continue d’imaginer le pire, de le voir comme un monstre prêt à sortir de sa cage et lui bondir dessus, toutes dents dehors… Est-ce que c’est à a cause du cuir qu’il porte sur le dos ? Elle imagine tous les membres de gang comme des hommes violent, capable du pire… Et maintenant il n’est plus seulement apprenti, il porte les couleurs des Kings of Speed, ce qui signifie qu’il a réussi le rite de passage. De quel genre de rite s’agite ? Une simple épreuve de force ? A-t-il été chargé de tabasser quelqu’un pour devenir membre à part entière ? Cillian a-t-il fait pire que cela ? A-t-elle réceptionné une de ses victimes, sans le savoir, alors qu’elle travaillait au service des urgences ou en traumato ?
C’est plus fort qu’elle. Même si depuis le début de la soirée, il s’est montré gentil, a fait preuve de calme quand elle commençait à péter les plombs et réaliser à qui elle avait à faire… Elle a toujours un doute, une angoisse.

Elle s’attend à ce qu’il rebondisse sur ce qu’elle vient de lui dire, peut-être en lui exposant à son tour ses craintes par rapport à leurs retrouvailles. Mais au lieu de ça, il lui demande si son père (leur père) est encore envie. Ca la prend un peu de court. Mais pas autant que la question qui suit… Cillian se justifie, lui explique pour quelles raisons il a envie de le voir, veut précipiter les choses, avant de lui dire que ce n’est pas ce qu’il veut faire et de s’embrouiller un peu.
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Saoirse est mal à l’aise. Qu’elle le rencontre est une chose, de là à imposer sa présence à sa mère, à son père… C’est une toute autre histoire. Et en même temps : à quoi s’attendait-elle ? Ca allait forcément être l’étape suivante ! Il est tout à fait naturel pour lui d’avoir envie de le rencontrer… Mais si c’était pour le faire payer ? Pour se venger ? Ses angoisses remontent. Peut-être qu’il joue la comédie, qu’il l’amadoue pour avoir une opportunité de se retrouver face à son père et de laisser sa colère se déchainer sur lui…
Il veut des explications mais il n’y en a pas d’autres que celles qui sont évidentes… Leur père aimait une autre femme et n’a pas voulu détruire sa famille en devenir pour une amourette de passage pendant un voyage d’affaire. Si tant est qu’amourette il y ait eu. La mère de Cillian était peut-être un simple coup d’un soir. Est-ce qu’il veut vraiment entendre ça ? Est-ce qu’il en a véritablement besoin ?
Saoirse ne peut pas se mettre vraiment à sa place. Elle a grandi avec ses deux parents biologiques, a été choyée par eux. N’empêche qu’elle est un peu sur ses gardes.

« Je… Non, ce n’est pas que je ne veuille pas… C’est juste que… Eh bien comme je te l’ai dis : ma mère n’est pas au courant de toute cette histoire. Troian et moi avons gardé le secret. Il faudrait…il faudrait la préparer à tout ça » commence-t-elle à s’expliquer, mal à l’aise, en commençant à jouer avec la paille de son milkshake quine lui fait plus si envie que ça maintenant… « Ca ne pourra pas se faire en une semaine. Tu vois ce que je veux dire ? »
Il a l’air déçu. En même temps, il sait qu’elle a raison, il lui dit qu’il comprend bien… Mais l’un comme l’autre se sont un peu laissé emporter par l’émotion et maintenant, ils commencent à redescendre sur Terre, à mesurer les retombées de cette découverte fortuite.
« Mon père a une santé de fer et je pense qu’il tiendrait le choc mais…je veux les préparer. Troian… Attendons déjà de voir comment Troian réagit et ce qu’elle pense de tout ça d’accord ? Je ne peux pas prendre cette décision à moi toute seule et… » l’interne prend une inspiration, pour se donner un peu de courage et reprend. « Cillian je ne peux pas te promettre qu’il acceptera. Mon père est un homme fier. Fier dans tous les sens du terme. Fier du tableau familial idyllique qu’il présente depuis des années, de sa réputation et fier dans le sens strict du terme. Il pourrait vouloir garder tout ça secret, refuser tout en bloc parce qu'il ne voudra pas admettre le mal qu'il a pu faire et… Je ne veux pas que tu sois blessé. »  
Et bien sûr, elle ne veut blesser personne d’autre dans sa famille. Elle est désolée pour Cillian, pour ce manque dans sa vie, mais sa "véritable famille" continue de passer avant. Parce qu’après tout, si elle les connaît depuis sa naissance, lui elle le connaît depuis quoi ? Dix minutes ?


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MessageSujet: Re: You found a home in all your scars and ammunition Sam 13 Jan - 18:56

You found a home in all your scars and ammunition.


On peut dire que je suis suspendu à ses lèvres. En même temps, ce que j'attends comme réponse n'est pas une petite réponse : il s'agit de la possibilité ou non de me mettre en contact avec mon père biologique et si sentimentalement parlant à ce jour il n'est rien pour moi, s'il n'est qu'un inconnu, qu'un homme qui a fait en sorte de me donner la vie sans jamais plus s'y intéresser justement à ma vie, je ne peux pas prétendre ne pas avoir envie de le connaître. Je ne peux pas prétendre ne pas avoir envie de l'avoir en face de moi, d'avoir ses explications, ses mots, qui ne m'apporteront peut-être rien mais qui seront de toutes les façons tellement bien mieux que ce silence depuis plus de trente ans. Oui, c'est un très, très long silence. Trop long. Je ne sais pas si je veux une place dans sa vie à lui, parce que mon père est mort. Celui qui m'a élevé et aimé est mort et personne ne pourra jamais le remplacer mais... Oui. Je voudrais bien juste... Je voudrais bien. Alors j'attends après Saoirse. J'attends son avis et sa décision puisqu'il est clair que je n'irai pas contre, quoi qu'elle décide. On ne se connaît que très peu mais elle est ma sœur, elle est mon sang, elle compte déjà beaucoup pour moi et je ne ferai rien qui pourrait lui faire du mal. Rien. Et la réponse tombe bientôt. Une réponse qui bien sûr me déçoit un peu mais que je comprends. Je hoche tout doucement la tête, lui adressant un doux sourire et sincère qui plus est. Elle et Troian ont gardé le secret, notre père ne sait pas qu'elle savent, leur mère ne sait rien de tout ceci et non, l'idée n'est pas de mettre un bordel dans leurs existences. Pas du tout. Alors non, je n'insisterai pas et oui, j'attendrai. Je n'ose même pas imaginer ce que va ressentir leur mère quand elle apprendra la vérité. Quoique... Elle n'est peut-être pas obligée de l'apprendre. Je ne demande pas à ce qu'il déclare au monde entier que je suis son fils. Je veux juste le voir et lui parler. Cependant... Si je veux une vraie place dans sa vie là il faudra en parler à la mère de Saoirse.

Très clairement, puisque je ne sais pas vraiment ce que je veux, mieux vaut ne pas s'avancer de trop.

Même si je suis déçu de ne pas pouvoir m'entretenir avec lui rapidement, il vaut mieux que l'on prenne notre temps. Saorise m'avoue finalement que son non, que notre père va bien et qu'il a une santé de fer. J'avoue que le savoir me fait plaisir. Alors je souris mais mon sourire se fane un peu quand elle mentionne Troian. Ce n'est pas ce qu'elle dit mais plutôt la façon dont elle le dit : comme si elle craignait la réaction de sa sœur. Comme si elle risquait de ne pas être autant ravie que semble l'être Saoirse. Ou peut-être que je me fais des idées... Mais pas le temps de m'attarder davantage sur ce que peut penser Troian de tout ça puisque Saoirse se met à reparler de notre père, du fait qu'il risque de ne pas accepter de me rencontrer puisqu'il est fier. Pour tout un tas de raisons, il est fier. Je détourne le regard, reste silencieux quelques instants. Songeur. L'ombre d'un sourire étire un peu mes lèvres quand Saoirse me dit qu'elle ne veut pas je sois blessée. Si elle savait à quel ces quelques mots me touchent...

« Merci. » je dis tout bas parce que c'est la première chose qui me vient alors que je relève mon regard vers elle. Je prends ensuite un profond soupir avant de m'adosser contre la banquette sur laquelle je suis assis. Je me frotte un peu le visage, cherchant au mieux mes mots avant de poursuivre. « Je ne veux pas tout remettre en question tu sais. » je termine par lui avouer avec calme. « Je ne sais pas vraiment ce que je veux en fait. Je sais que je veux lui parler à lui mais je sais pas si je veux une place dans sa vie. J'en sais rien. J'ai eu un père qui m'a élevé, aimé et... Je sais pas trop. Tu sais, les lettres, c'était pas à lui que je les écrivais et c'est pas pour rien. » Mon sourire s'élargit et mon regard s'adoucit. « Je préfère avoir des sœurs plutôt qu'un père qui ne veut pas de moi. Peut-être... J'en sais rien, peut-être qu'on aura juste à garder tout ça secret, c'est tout. Pour pas blesser ta mère. Je veux faire de mal à personne. » Ce qui est la vérité donc... « T'auras qu'à parler à notre père quand tu te sentiras prête. Je suis pas pressé. J'ai déjà gagné une sœur et c'est très bien. » Un petit clin d'oeil tendre et je repense à la façon dont elle a parlé de Troian. Mon sourire diminue au fil des secondes. « Elle a pas trop envie de me connaître, c'est ça ? Troian ? » Et avant qu'elle ne puisse répondre je continue. « Tu sais, je le pense : je peux bien rester dans l'ombre. Si t'as envie de le dire à personne. Je veux dire... » J'ai du mal, je patauge un peu mais je tiens à poursuivre. « Si t'as peur qu'ils comprennent pas, je suis pas obligé de devenir une réalité pour eux. T'avoir toi c'est déjà beaucoup. J'ai de la chance. »

Et c'est sincère. Parce que j'étais seul au monde, que je me sentais seul au monde et que je ne le serai jamais plus grâce à elle.



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MessageSujet: Re: You found a home in all your scars and ammunition Sam 20 Jan - 20:44


Saiorse n’aime pas raisonner de cette manière, mais c’est un fait : elle ne connaît Cillian que depuis quelques instants – même si ses lettres lui ont donné l’impression de le connaître par cœur à une époque. Si elle se retrouver obligée à choisir un camp, alors elle choisira forcément celui de la famille au milieu de laquelle elle a grandi… Quitte à perdre ce demi-frère fraichement rencontré et qu’elle meurt pourtant d’envie de connaître encore davantage. L’irlandaise n’aime pas avoir à le lui faire comprendre, même de manière détournée. Mais il faut qu’il se prépare au pire. Il faut qu’il se prépare à la perspective que son père ne veuille pas le rencontre, que Troian ne veuille pas de lui dans sa vie…
Elle appréhende encore sa réponse et est soulagé de l’entendre dire qu’il ne compte pas tout remettre en question. Le hic, c’est qu’elle ne veut bien y croire qu’à moitié… Parce que la déception de Cillian est visible sur ses traits et audible dans son ton. Peut-être qu’il pense pouvoir patienter, leur laisser du temps à tous, mais que dans la pratique il n’en sera pas capable d’être longtemps. Et ce serait tout à fait normal. Il a attendu le moment de se confronter à son père biologique une bonne partie de sa vie, du moins à en croire ses lettres. Il voulait faire partie de sa vie à elle, de celle de sa sœur… Et maintenant que c’est possible, est-ce qu’il acceptera réellement d’y aller doucement, de refreiner ses envies ?
Est-ce qu’elle-même en serait capable ? Saoirse n’en sait absolument rien. Si elle meurt d’envie de faire plus ample connaissance avec Cillian, elle n’est pas dans la même situation que lui. Son existence, sa présence dans sa vie ne va chambouler que lui. S’il avait eu un enfant, une fiancée ou quelqu’un d’important dans sa vie, peut-être que les choses auraient été différentes, un rien plus délicates, mais ce n’est pas le cas. Cillian a beaucoup plus a gagné de cette rencontre qu’elle-même… Lui se découvre un père, une belle-mère, deux sœurs, toute une famille en Irlande. Elle n’a que lui à rencontrer…
 
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Cillian lui fait comprendre qu’il a plus envie de les connaître, Troian et elle, que son géniteur, et c’est ce que ses lettres laissaient également penser mais… Mais encore une fois, la jeune femme n’est pas certaine qu’il se contente de ça. Elle a vu son regard s’illuminer quand elle a parlé du fait qu’il cherchait sans doute les traits de Cillian dans le visage des garçons. Elle l’a entendu s’emballer lorsqu’il lui a demandé s’il était encore en vie, avant de lui dire qu’il voulait lui parler, l’entendre s’expliquer, être mis en contact avec lui. Alors l’irlandaise doute. Elle doute sincèrement.
« Elle a pas trop envie de me connaître, c'est ça ? Troian ? »
La jeune femme ouvre la bouche pour défendre sa sœur, mais Cillian ne lui laisse pas l’opportunité de prononcer le moindre mot. Et les propos qu’il tient termine de la décourager. Parce que la vérité, c’est qu’elle ne sait pas du tout si Troian a envie que ce demi-frère qui leur écrivait des courriers il y a plus d’une décennie devienne une réalité pour elle. Elle ignore si son père est prêt à voir ce fils non désiré faire éclater sa bulle d’insouciance. Saoirse est totalement dépassée.
« Ce n’est pas ça, c’est juste que… Je ne sais pas comment ils vont réagir. Je ne peux pas parler en leur nom. Je ne vis plus avec eux depuis des années maintenant et, même si je reste très proche de ma…notre sœur, je ne sais pas si elle est prête pour ça. On n’a plus évoqué le sujet depuis un moment et la dernière fois qu’on l’a fait, elle m’a fait comprendre qu’il fallait que je passe à autre chose. Je crois que pour elle tu…tu es un peu comme un conte pour enfant, auquel elle a cru pendant longtemps, qui l’a fasciné et qui…qui maintenant qu’elle a grandi ne l’intéresse plus. Non » tique-t-elle en secouant la tête. « Ce n’est pas ça, ce n’est pas du désintérêt c’est juste que…ça n’a jamais été concret. Tu n’as jamais été autre chose que des morceaux de papiers. J’ai décidé de continuer de croire en toi mais d’un autre côté… Je ne t’ai jamais vraiment cherché non plus. Tu comprends ? J’ai voulu te connaître à la seconde où j’ai entendu parler de toi mais en même temps, l’idée de toi était effrayante et je ne sais pas comment elle pourrait réagir. Je vais lui parler de toi Cillian, parce qu’elle a le droit de savoir… Mais je veux que tu lui laisses du temps. Peut-être qu’elle va sauter dans le premier avion pour nous rejoindre, mais peut-être qu’elle ne va pas vouloir se confronter à tout ça tout de suite. Je sais que c’est ce que tu viens de dire que tu ferais » le coupe-t-elle en le voyant ouvrir la bouche. « Mais j’ai besoin de le dire aussi. Et maintenant que c’est fait… Est-ce qu’on pourrait parler d’autre chose s’il te plait ? De ce que tu aimes dans la vie, de… Est-ce que tu as un chien ? Un chat ? Est-ce que tu aimes seulement les animaux ? Parlons de quelque chose de moins…de plus…léger, tu veux bien ? »



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MessageSujet: Re: You found a home in all your scars and ammunition Sam 27 Jan - 16:44

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C'est triste. De déchanter aussi vite. De passer par tout un tas d'émotions intenses et incroyables et que tout retombe de manière un peu trop brutale. Très triste. Parce que je me suis emballé. Parce que réaliser que Saoirse était là, qu'elle était réelle, qu'elle vivait dans la même ville que moi, ça a été un des plus beaux moments de mon existence. Je l'ai tant rêvée, cette sœur. Ces sœurs. Ce père, moins, beaucoup moins, parce que j'ai eu le mien de père même s'il est mort. J'ai eu le mien. Et je suis curieux, je voudrais le rencontrer, cet homme sans qui je n'existerais pas, cet homme qui est mon père mais certainement pas au même titre qu'il est le père de Saoirse et Troian. Je veux le rencontrer même si les raisons qui me poussent à le faire ne sont pas totalement claires dans mon esprit. Pas encore. Et je suis heureux d'avoir rencontré Saoirse. Très heureux. Seulement plus les minutes passent, et plus il me semble qu'elle, elle ne l'est pas tant que ça. Sur le moment oui, elle était extatique, heureuse, rieuse, et d'ailleurs j'esquisse un petit sourire en repensant à toutes les émotions par lesquelles elle est passée. Et maintenant... Maintenant c'est différent. Parce que je suis devenu trop réel en fait, voilà tout. D'ailleurs elle parle de cette réalité que je suis devenue. J'étais un conte et maintenant je suis réel. C'est donc différent. Tout est différent. Les mots de Saoirse font mal. Un peu. Beaucoup. Parce qu'à l'entendre, Troian ne veut pas de moi et j'ai beau être heureux d'avoir rencontré Saoirse, j'ai beau dire que je pourrais me contenter de cette rencontre ce n'est pas tout à fait vrai. Bien sûr que je veux voir Troian. Bien sûr mais... Non. Cela ne se fera sans doute pas. Je détourne le regard, laissant Saoirse me fournir plus d'explications que je ne le voudrais, bien plus. Le message est passé en réalité, elle n'a pas besoin d'en dire autant, de se justifier à ce point. Je m'intéresse à l'extérieur du restaurant, restant muet alors que Saoirse poursuit. Je l'entends me dire qu'elle ne m'a pas vraiment cherché, je l'entends me dire que l'idée de mon existence était effrayante. Forcément... Oui, forcément, parce que je suis la pièce rapportée qui vient tout chambouler alors ça a de quoi effrayer.

C'est en tout cas ainsi que je comprends les mots. Et ce n'est pas agréable.

Le sentiment est étrange en fait. A présent, j'étais tellement heureux tout à l'heure... Ce n'est pas que je ne le suis plus maintenant mais c'est différent. J'attends sans doute trop de cette situation. En vouloir à Saoirse pour ça ? Non. Du tout. Parce qu'elle n'est pas responsable. J'ai dit que je la comprenais et je le pensais. Je le pense. J'ai mal, mais je la comprends. Je ne veux surtout pas la rendre malheureuse alors... Eh bien je vais faire avec. Je vais essayer de trouver ma place au milieu de tout ceci et une chose est certaine : je vais essayer de me rapprocher de Saoirse. Rien qu'elle. En apprendre plus sur elle, sur son passé, sur la femme qu'elle est aujourd'hui. Je veux tout savoir. Elle aussi voudra sans doute tout savoir et quand il faudra que je lui dise je risque de provoquer un éloignement de sa part mais... Mais pourquoi mentir ? Si elle est honnête avec moi je vais devoir l'être également. Cela ne semble cependant pas être pour tout de suite. Les confidences sombres et intimes, car même si Saoirse pose soudain des questions pour changer des sujets et apprendre à me connaître, elle est désireuse que les sujets soient plus légers et en réalité, je suis assez d'accord avec cette proposition. On verra plus tard pour les choses plus sérieuses, plus... Délicates et difficiles. Alors je hoche la tête en esquissant un sourire. Le sujet « famille » est clôt. Apprenons à nous connaître. J'en ai envie. Elle en a envie. Contentons-nous de cela pour le moment.

« J'adore les animaux oui. Surtout les chiens. J'aimerais bien en avoir un mais je ne suis pas assez souvent à la maison et il serait tout le temps tout seul alors je préfère ne pas en prendre pour le moment. Un jour j'aimerais bien. »

Et en le mentionnant à haute voix je me rends compte à quel point c'est vrai : à quel point j'aimerais avoir un chien. A quel point... Ma maison est vide en fait. A quel point je suis seul et ça aussi ça me fait mal mais je ne laisse rien paraître. En tout cas j'essaye.

« Et hum... Sinon qu'est-ce que j'aime ? Euh... » Un silence. « Je suis désolé en fait j'ai vraiment perdu l'habitude de parler de moi comme ça. » Et voilà que je me gratte nerveusement la nuque en cherchant quoi lui répondre. « J'aime ma bécane. » je dis finalement avec un sourire teinté de fierté. Ah ça oui, j'en suis dingue de ma bécane. « J'aime hum... Les filles mais ça tu le savais déjà ah ah ! » Bon, il vaut mieux en rire de cette situation qui a bien failli nous traumatiser au final non ? « J'aime euh... J'aime l'Irlande. J'y suis pas encore allé mais... » Petit haussement d'épaules et sourire entendu. « Et... Oui j'aimais hum... » Je déglutis. « J'aimais mon ancien métier : j'ai été pompier en fait. » je lui avoue. « La vie a fait que je le suis plus aujourd'hui mais oui, j'aimais vraiment mon métier. » Sourire et regard nostalgiques alors que j'en parle. « Et toi alors ? Qu'est-ce que tu aimes à part les blonds aux yeux bleus ? »

Nouveau petit rire. Elle risque de rougir un peu vu que la situation l'a gênée mais j'essaye d'y apporter le plus de légèreté possible. D'ailleurs, l'appétit me revient et j'entame du coup mon assiette en l'écoutant me parler d'elle, en l'écoutant me raconter ce qu'elle aime, en l'écoutant me parler surtout de son métier.

Elle a la voix la plus merveilleuse au monde, ma sœur.



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