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 home | irene

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MessageSujet: home | irene Mar 12 Déc - 23:43



« I am Home. »
EXORDIUM.


La pénombre et les ombres qui dansent, l'impression que tout Chicago vacille au-dehors. L'impression que tout s'écroule sans même qu'il n'en soit perturbé, sans même que son attention n'en soit détourner. Tout ce qu'il parvient à voir, là, c'est ce téléphone, cet écran qui peine désormais à s'allumer. Les coups, les chutes, les réceptions de quelques murs désormais marqués. Et ce soupire qui s'extirpe d'entre ses lèvres asséchées, cet agacement que vient trahir cette main tremblante, cette régularité exercé du bout des doigts contre une petite table de chevet contre laquelle il termine par de nouveau frapper. Ça résonne dans le minable petit appartement qu'il anime de sa personne, de ce spectre qu'il devient au fur et à mesure que les secondes ne s'écoulent, au fur et à mesure qu'il prend conscience de l'ampleur de ces derniers mots. Bordel. Ses yeux qui, enfin, s'élèvent, retrouvent cette solitude matérialisée en un silence des plus complets qui commence à rappeler cette folie, cette tension qui ronge les profondeurs de son âme. Ce côté paisible, ce soir, l'agace. Ça vient raviver les douleurs, creuser un peu plus profondément les abords de son cœur. Bordel. Sa main qui s'abat de nouveau contre le bois, une fois encore. Encore et encore. Parce que rien ne vient, rien si ce n'est une ignorance complète, dure, froide ; comme elle l'avait toujours été. Tortionnaire, brutale, imprévisible, autant que le front qu'il avait pu chérir jusqu'à comprendre que cet amour lui serait nocif. Un haut-le-cœur cette fois et l'impression de devenir cinglé. Bordel. Et l'incessante course des aiguilles de l'horloge qu'il a bêtement accroché. Elle devient assourdissante, pesante, elle vient frapper dans chaque recoin du studio comme pour rappeler que tout, tout n'a toujours été qu'une question de temps. Précieux temps, irrattrapable temps. Bordel. Bordel. « MERDE. » Il s'élève, s'élance, vient s'énerver contre ce même pan de mur comme à chaque fois que sa raison, que son sang-froid lui échappe. Un bruit sourd et un courant électrique déstabilisant qui vient s'immiscer jusqu'à son épaule. Jakob s'arrête, Jakob souffle, frappe inutilement une dernière fois le mur tandis qu'un tout autre son vient s'immiscer jusqu'à ses oreilles, jusqu'à sa personne qui, au lieu de s'effondrer, n'aspire qu'à davantage se redresser. Il peine à y croire, peine à se détourner de cet appui de fortune que représente le contre-plaqué abîmé. Mais la faible lumière de ce qu'il a abandonné sur son canapé l'interpelle et ravive les sens, la motricité. Il tremble, malgré lui. Il essaie de lire malgré cette brume récemment installée. Et... « Putain... » Un soupire, un regard qui se clos devant les phrases qu'il vient de lire, devant ce qu'elle vient de lui servir. Une grimace, un tique nerveux juste à l'arrête de son nez et de nouveau ce regard qui va, qui vient, qui balaie le séjour dégueulasse dans lequel il va devoir vivre plus qu'il ne l'imagine. Ça va, ça vient jusqu'à se poser sur sa veste, sur ses clés, sur les touches d'un clavier téléphonique qu'il vient frôler, finalement malmener. Envoyé. Et il ne lui faut que trois lettres, rien que trois lettres. Trois lettres qu'il attend durant une seconde de trop, deux secondes peut-être. Puis trois. Trois secondes. Trois lettres. Oui.

Il rejoint les ombres, il rejoint l'air rafraîchi d'une Chicago endormie. Il rejoint les ruelles désertées des sous-quartiers pour retrouver la sécurité d'un véhicule aux apparences blindées. Ça s'entremêle, s'entrechoque et les mots se répètent, encore et encore. Ils viennent, s'ancrent dans sa tête sans qu'il ne soit en mesure de s'en défaire. Parce qu'il veut voir entre les lignes, parce qu'il veut voir au-delà d'une idée terre à terre toute faite, imaginée quand il pensait que sa vie dans son entièreté ne pourrait plus jamais fonctionner. Pas après ça, leurs quelques péchés. Et plus il s'approche, plus il la ressent, cette attraction, cette impression qu'il n'a jamais pu avoir d'autres réflexions que celles dictées par cette infaillible passion. Elle hante, ronge, gangrène jusqu'à ses gênes, jusqu'à ce ne plus pouvoir offrir d'issue efficace à cette carcasse qu'il vient traîner jusque chez elle. Par nécessité, par besoin viscéral de rappeler à sa mémoire certaines choses, certaines douceurs bouffées par toute sa morosité depuis quelques semaines installée. Celle qui lutte, qui s'acharne, qui tente de lui faire entendre l'erreur qu'il s'apprête de nouveau à commettre. Bordel. Cet éternel tique, cette éternelle grimace de mécontentement à l'égard de sa propre personne, de ses propres choix, de cette prison dans laquelle il s'enferme chaque fois un peu plus. Oh Irene, bordel, comment est-ce qu'on en est arrivé là ? Une gestuelle horizontale de la part de ses traits qui tentent de faire taire toutes ces pensées tout juste remontées. Et la route qui n'en finit plus, cette pression artérielle de plus en plus coriace. Bordel. Quelques secondes, quelques minutes, une question de temps qu'il choisit d’omettre, une question de temps qu'il choisit d'ignorer jusqu'à cet appartement rejoint, la précipitation l'ayant déjà fait monter une fois garé. Et le cœur qui frappe, qui cogne, qui vient rappeler que quelque-chose chez lui n'a jamais vraiment fonctionné correctement. Il n'a mit que trop de cœur dans l'attachement qu'il a choisit de lui porter, que trop de danger, de risques pris avec trop de légèreté. Il le sait, et pourtant. Pourtant il frappe, attend, il laisse les secondes venir le torturer jusqu'à voir cette porte se déverrouiller, sous ses yeux s'entrouvrir pour laisser percevoir celle qu'il pourrait présenter pour définir la notion qu'il donnerait au terme de désir. Et tout le reste ne semble plus vraiment avoir d'importance. Non, pas là, pas cette fois. Parce qu'il n'a pas le droit de laisser passer ce qu'elle a pu lui écrire, tout ce qu'elle a pu lui envoyer avant qu'il n'ose se déplacer. Avant qu'il ne vienne l'embrasser, dans ses bras au mieux la serrer, raviver des souvenirs passés avec une telle force qu'il pourrait en basculer, s'en effondrer. Le souffle qui commence à manquer et son corps qui commence à voir défaillir sa stabilité. Bordel. L'empressement, la crainte, l'envie, la raison. Le tout mêlé en une tempête intérieure de trop grande intensité. Et dans ce baiser réside tous les rêves amers qu'il avait pu faire, cette impression qu’au-delà de l'impasse qu'ils se sont bâtis réside tout autre chose de possible. Et elle revient, cette image. Elle revient, elle frappe, elle vient imposé à Jakob une Irene souriante, défaite de toute peur, de toute crainte, de tout doute. Elle est là, ce sourire qu'il ne lui connaît pas, cette robe portée qui virevolte à chacun de leurs pas. Ce rire, putain, ce rire. Ça frappe, ça revient, seconde par seconde, image par image, au fur et à mesure qu'il se perd dans cette étreinte improvisée, insistant un peu plus contre le corps frêle de la jeune femme retrouvée, celle à qui il n'offre aucune explication, se contentant seulement de s'imposer, de lui faire comprendre tout ce qui le ronge sans qu'il n'ait à parler.    
 

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MessageSujet: Re: home | irene Mar 2 Jan - 0:41

Home
Jakob & Irene

- What about the girl? - Her skin's... Her skin's too hot. Her heart's beating fast. Is she sick? - Worse. She's in love...

Cette fille. Cette fille, cette femme brune aux yeux en amandes, souriante et grande. Cette fille aux courbes prêtes à procréer, casquette des Lakers en bout de crâne et incroyable bouche en cœur. Cette fille, cette nana à la poitrine forte, au décolleté pigeonnant, au sourire de selfie et au regard indécent. Cette fille là, à ses côtés, sur une photo qu'il a lui même prise, lui même posté. Cette fille, qui est cette fille ? Ou plus exactement qui est cette pétasse ? La jalousie en intraveineuse, le message qu'elle désire lui envoyer ne se fait pas attendre une fois le macbook fermé, une fois l'écran claqué. Elle lui demande. Elle ne fait que ça, que demander, questionner parce que même s'ils ne sont pas ensembles, même si elle demeure coincée contre son gré, elle ne s'attend pas et ne désire pas qu'il aime et soit aimé par une quelconque autre personnalité. Elle lui demande. Il répond, s'énerve. Ils s'énervent. Il réplique que ce n'est que pour bosser, que dans tous les cas ils ne se sont jamais juré fidélité. Il enchaîne ensuite pour préciser, bourré de sa propre vérité, qu'il sera toujours là, qu'elle aura toujours le luxe d'user de sa sexualité, de tromper tout en restant sagement mariée. Stupide. Égoïsme de sa part mais aussi et surtout un grand, un flagrant manque d'altruisme. Égoïsme à l'état pur, brute et dur. Égoïsme, comme si se mettre à la place de l'autre, comme si essayer ne serait-ce que cinq petites minutes d'endurer la hauteur bancale de ses frêles talons était à éviter, comme si toute cette histoire ne nécessitait nullement sa compréhension. Stupide, qu'il est stupide ! Comme si les choix qui dirigeaient aussi violemment sa vie n'étaient pas une impossible foutue forme de fatalisme. Argh ! « Sorcière ? Vraiment ? » Trop terre à terre, trop embué dans la merde aveugle de son perpétuel pseudo réalisme, Jake s'avère être à cet instant même le plus centriste des nihilistes. Stupide, sa vision ne semble savoir se limiter qu'au bout du bout de son nez tordu parce que jadis cassé.
Alors un souffle chaud exaspéré percute l'écran du téléphone désormais embué. Irene le balance avec une certaine force sur le cuir blanc de son canapé, lassée de devoir encore tout expliquer ; de devoir encore et toujours tout répéter. "Si tu n'as pas envie tu ne le fais pas. Si tu ne veux pas tu ne prend pas. Si tu veux partir tu ne restes pas" et blablabla. Des raccourcis, des chemins aussi courts qu'étriqués, ne prenant en compte les autres et leurs idées, ne prenant en compte toutes les conséquences, les possibilités dans leur infinité. Des raccourcis, des sentiers abattus avant même d'être arpentés, des allées qu'elle aurait bien eut envie de parcourir avec autant de simplicité, de facilité, teintée d'une déconcertante volonté, intrépide. Stupide, buté, ses réponses d'omniscient effronté ont pour résultat de la faire craquer. Énervée, agacée, elle reprend l'engin, pianote furieusement sur le tactile pour remettre les choses au clair, renforcer les ponctuations, les ronds au dessus de ses i, changer ses avis préconçus de sale con.

Stupide. Il est toujours là à parler, à croire qu'il n'est qu'un jouet qui accepte volontiers d'être manipulé par ses soins, pour, parfois, dans les sales moments, la baiser parce qu'elle le lui a demandé. Il est toujours là, à la protéger de ces choses qu'il pense qu'elle a elle même provoqué. Stupide. Il est là, encore, au bout de dix années, à considérer qu'il est le dernier des êtres qu'elle pourra enfin aimer malgré son mariage totalement raté. Stupides même. Ils le sont tous. Ils sont tous là, là à la regarder tomber, souriants, ignorants, tous inutiles ou hypocrites à se contenter de la contempler comme un bibelot bien décoré que l'on dépoussière de temps à autres pour encore le ranger afin d'habiller, de donner un aspect coquet à l'arrière plan d'un club de dégénérés. Une poupée, ou bien une sorcière comme il le dit si bien, d'aucun ne semble se rendre compte qu'elle tente juste de faire comme elle peut, juste de faire bien. Abattue, elle s'écroule sur son fauteuil, à la lumière terne de ses lampes au design épuré. Elle soupire, plusieurs fois, se fait violence pour ne pas capturer son paquet de cigarettes et en faire aller une entre ses doigts.
Et là ça vient frapper. Ça vient toquer, taper, successivement contre sa porte d'entrée. Irene se lève. Dans une expiration d'exaspération elle traîne ses petits pieds nus contre le parquet ciré, en colère elle ressert la bride de soie de son peignoir mordoré. Elle ouvre, Jakob dans l'encadrement, géant, fiévreux, plus qu'imprudent. Il ne lui laisse pas de temps. Elle ne peut rien lui lancer, elle ne peut pas lui demander pourquoi il est ici, lui demander de dégager après avoir osé ainsi l'insulter. Il attaque là, l'attrape, la plaque contre lui, chaud, brûlant. Il avance, de force, à sa hauteur abaissé, arqué. Il la fait reculer, la pousse, la fait presque trébucher entre ses chaussures par terre mal rangées avant de justesse la rattraper. La porte il la referme sans vraiment le chercher, d'un coup d'épaule mal placé, de quelques pas écartés pour éviter d'écraser ses orteils pointés, qui s'étirent et la font s'appuyer contre ses grands bras musclés. Il continue sur sa lancée, sa main dans ses cheveux qu'il se met à malmener, à ébouriffer, à serrer comme pour les sentir, comme pour un peu plus s'en enivrer. Il a sa bouche qui la fait tanguer, sa langue qui l’entraîne et dont la pointe habilement menée se met à l'exciter. Il a ses mains contre elle qui la font valser, qui la font vibrer, exulter, perdre sa respiration, envolée. Des paumes claquent contre ses cuisses, elles se soulèvent, du sol elle se dérobe, il l'enlève. Il la porte, se déporte jusque dans la chambre où il l'emporte. Haletante, elle se laisse, dans un sursaut, tomber contre les draps, se redressant suffisamment pour tirer sur le maigre polo qu'il a, qu'il enlève. Son cœur fou bat, s'agite comme l'enfant dans son ventre qui lui rappelle soudainement sa présence. Hésitante soudainement, elle se crispe quand il entreprend d'ôter ce qui cache ce terrible arrondie qu'il dévoile et touche, caresse comme attendri, semblant s'en foutre complètement, la désirant visiblement toujours autant.
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Keep believe we're not the same You have not experience to pain While I’m drifting under the fist Maybe I should be dancing dancing dancing 'till I fall between our lies You’re just a ghost in the future that we've lost I’m sure I'm better on my own But it still burns But it still kiss I won't cry I've killed the pain that lived inside Please walk away It's been a while I need to love It is not the day that falls
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MessageSujet: Re: home | irene Mer 17 Jan - 14:59



« I am Home. »
EXORDIUM.


Il n'a pas besoin d'user de mots, il n'a pas besoin de faire entendre ce qu'il vient chercher. Parce qu'elle le laisse se servir, parce qu'elle le laisse faire comme bon lui semble. Elle ne fait plus que ça, lorsque sa langue joue, s'invite, contre la sienne l'imite. Et Jake en suffoquerait presque déjà, poussé par l'adrénaline qu'elle est parvenue à faire monter, cette envie soudaine qui ronge et, bordel, en vient à complètement le posséder. Il n'a pas la force nécessaire pour parer à tout ce qu'elle insuffle, il n'a pas les épaules assez fines pour échapper à la cage dans laquelle il s'enferme avec elle. C'est plus fort que lui, instinctif. C'est plus fort que lui et tous ses gestes en témoignent. Oubliée la bague qu'elle porte de nouveau à sa main, oubliée la présence spectrale d'un mari qui, fut un temps, s'avérait être aussi comme un frère pour celui qui soupire, qui – une fois le lit rejoint – commence à se dévêtir. Et il le sent le regard avide de la jeune femme contre lui, cette impression qu'elle pourrait demeurer entre ses bras aussi longtemps qu'ils lui soient donnés. C'est ce qui l'anime, ici. C'est impression de survivre ; de vivre en vérité. Le regard d'Irene ramène un semblant de sens dans la vie de l'ancien militaire, il en voit les couleurs, en ressent les plaisirs. Il s'enivre de toute cette existence retrouvée, assez pour ne plus résister. Les mains qui vont, qui viennent, qui caressent les lèvres de la brunette avant qu'il n'effleure sa poitrine, avant qu'il n'ose les poser là où sa place n'est pas. Et pourtant. Pourtant, il continue. Pourtant, il délaisse les maigres retenues de la Belle pour venir perdre cet élan de douceur contre l'arrondi qu'elle cachait, y déposer quelques baisers avant que ceux-là ne retrouvent le chemin jusqu'aux siens. Il ferme les yeux sur les valeurs à tenir, il ferme les yeux sur l'image qu'il donnerait, l'image qu'ils donneraient. Parce qu'il n'a de songe que pour celle qu'il plaque de nouveau contre lui, que pour celle qu'il dirige aussi aisément que ses envies ne le dirige actuellement. Défait de toute réalité, plongé dans un monde qui n'appartient qu'à lui, qu'à eux, secret gardé de toute curiosité. Jakob consume ces secondes qui s'étiolent, ces secondes qui s'estompent au fur et à mesure que leur respiration se brise, que les draps se froissent, que les vêtements se perdent. Il n'est question que de l'avoir contre lui, que de pouvoir lui être uni. Le temps des cauchemars et des fausses idées, des malheureux hasards et des souvenirs fatigués s'éteint, défait lorsque les petites mains de celle qu'il est venu trouver ne trouvent de réconfort que contre lui, ce torse qu'il maintient encore au-dessus d'elle comme pour essayer de ne pas céder, pas aussi vite, pas aussi facilement ; loin de voir que toutes les limites sont déjà franchies, loin d'en être conscient. Non, il se berce des rêves déjà faits, des images qu'il aimait à se souvenir de celle qu'il est venu trouver. Il s'en imprègne jusqu'à ne plus pouvoir raisonner convenablement, jusqu'à en oublier que sa place n'a jamais été celle-ci, pas en sachant que devrait s'y tenir un très bon ami.

De nouveau un soupire, l'impression que le monde tout entier commence à tourner. Il laisse faire, sent son cœur battre violemment contre sa cage thoracique ; celle-ci même qui peine à suivre le rythme de cette respiration qu'impose la jeune femme par ses quelques gémissements. Il ne s'en lasse pas, pourrait passer la nuit à l'écouter, à la contrôler jusqu'à pouvoir lui faire perdre totalement pied. Il a cette sensation d'être à sa place malgré tout ce que ça viendra engendrer plus tard, lorsque l'obscurité se brisera sur les rayons d'une réalité retrouvée. Il a cette sensation d'être là où il aurait dû se trouver, par le passé comme pour l'avenir qu'ils devraient envisager. Parce qu'il sait, désormais, Jake le comprend malgré tout ce temps déjà passé. Et c'est la raison pour laquelle il en vient à insister, à davantage contre elle se perdre, la mener contre les draps défaits pour pleinement l'y allonger, la rejoindre contre ce dos qu'il vient caresser, embrasser, combler d'une douceur qu'il n'est en mesure d'exprimer qu'à ses côtés. Si elle savait. Si elle savait tout ce que ses souffles pouvaient trahir, tout ce qu'ils auraient à dire, tous les sentiments qu'ils gardent encore secrets. Même malgré la manière dont ils viennent se briser contre sa nuque sur laquelle, un instant, reposent ses lèvres avant de s'imprégner de tout son être, avant de retrouver cette unicité dans laquelle ils avaient déjà pu se lier. Jake en abandonne une main tendre le long de son ventre, l'autre passant sous le maigre corps de la petite brune avant que l'une des siennes, plus fine, plus féminine, ne vienne s'y entrelacer ; avec envie s'y accrocher, peut-être inconsciemment l'amener à davantage contre elle se plaquer, insister. Ça jusqu'à ce qu'il n'y tienne plus, jusqu'à tenter de retrouver ses lèvres, ces baisers, cette passion qu'elle parvient à faire naître au milieu de ses sens brisés ; cette même passion qui mène Jake a mettre davantage de force dans ses allers contre les hanches de la Belle allongée. Ça, sans que sa main sur son ventre à elle ne vienne s'en détacher, comme aimantée. C'est plus fort que lui, un réflexe auquel il ne fait même pas attention, venant l'embrasser encore et encore jusqu'à en sentir les battements de son cœur se faire toujours plus brutaux, toujours plus denses, plus rapides. Ça frappe contre lui, ça frappe et l’entraîne. Ça l'anime plus encore que la peur du front, que cette volonté de survivre, de rentrer d'un front dématérialisé. Ça l'anime avec une telle puissance, laissant toute son exaltation se perdre jusqu'au cœur même de sa trachée ; celle qu'elle ne  fait qu’accroître au fur et à mesure qu'il l'entend, qu'il la sent. Au fur et à mesure qu'il sent sa présence se faire insistante contre lui : lui et ce qu'il représente, lui et ce qu'il aurait pu être dans d'autres circonstances. Lui et ce qu'elle vient faire de sa personne à force de le réclamer, dans cette perdition l’entraîner, jusque dans ses profondeurs de leur adultère l'inviter. Et Dieu sait qu'il ne parviendra pas à regretter chacune des secondes ici écoulées, qu'il n'en ressentira qu'à moitié cette culpabilité sous laquelle il devrait s'enterrer. Ses valeurs et leurs failles. Sa raison, ses sentiments et le paradoxe qu'ils peuvent être qui, ici, ne le fait agir finalement qu'humainement. Il n'ira pas s'excuser de pouvoir l'être ne serait-ce qu'une fois dans cette misérable vie. Jamais.    
 

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