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 This is the start of how it all ends Ft Elijah

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MessageSujet: This is the start of how it all ends Ft Elijah    Lun 11 Sep - 0:22




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This is the start of how it all ends



Ce n'était pas seulement les cauchemars qui n'en finissait plus de venir hanter ses nuits qui apposaient sur son visage ces traits fatigués qui parfois, pendant un court instant, pouvaient se révéler brisés… Elle tâchait de paraître composer, de maintenir les apparences autant qu'elle le pouvait, mais force était de constater que cela semblait lui être difficile ces derniers temps. Si ce n'était pour cette latente paranoïa, elle donnerait certainement bien mieux le change. La réalité c'est que depuis qu'elle avait véritablement posé des mots sur ce qui lui était arrivée, qu'elle avait laissée quelqu'un entendre la vérité pleine et entière, sans filtre, sans omission, sans retenue, les choses avaient empirés, son subconscient semblait lui aussi avoir pris pleinement conscience de ce qu'elle avait subi, du danger qui l'entourait et le lui rappelait à chaque seconde. Il n'arrivait que trop souvent que le moindre bruit, qu'il s'agisse de pas dans son dos, d'un subtil froissement qui arriverait jusqu'à ses oreilles ou d'un bruit un peu trop soudain ne fasse s'emballer son coeur, elle paniquait alors littéralement et devait faire preuve d'une totale concentration pour se rassurer et amenuir les craintes non fondées qui s'insinuait amèrement dans tout son être. Elle ne pouvait pas vivre comme ça et si cela avait eu le mérite de lui faire revoir l'intérêt de cette mission dans laquelle elle s'était jetée corps et âme, cela n'avait finalement pas été suffisant pour lui faire abandonner la vendetta salvatrice qu'elle s'était mise en tête d'accomplir. Plus que jamais elle y voyait là sa porte de sortie.

C'était un peu le hasard qui l'amenait là ce soir, un hasard qu'elle avait sans aucun doute poussé c'est vrai, mais un hasard tout de même. Lorsqu'elle avait commencé à fréquenter Judith et avait donc trouvé là une excuse certaine pour pouvoir justifier sa présence régulière au Crashdown, elle avait pu avoir un œil bien plus régulier sur les allers et venues des Kings of Speed et c'était ainsi rendu compte de la présence de ce type qui n'était de toute évidence pas l'un des leurs et qui pourtant semblait passer pas mal de temps autour d'eux. Deux ou trois questions innocemment posées au détour d'une conversation avec la serveuse lui avait appris son prénom et de là elle avait tâché de remonter le fil de son identité et cela lui avait pris plusieurs semaines, il faut dire qu'elle avait été entrecoupée par pas mal d'événements plus ou moins distractifs. Ainsi ce n'est que durant l'été lorsqu'elle l'avait de nouveau aperçu qu'elle avait décidé de se pencher d'un peu plus près sur son sujet, remontant ainsi jusqu'au penitent, un établissement dont elle avait vu le nom passé dans une des dossiers de juin et ainsi après plusieurs semaines de surveillance, elle avait fini par trouver le nom de cet homme et accessoirement son dossier plus que rempli. Il n'avait rien d'un bon samaritain, ni d'un vulgaire patron de bar, ce type était dangereux, sans doute bien plus que tous les Kings réunit en tous les cas à en croire la longue liste de crimes qui noircissaient les pages du dossiers qui était prestement soigneusement posé sur le siège passager de son véhicule. C'était dans doute complètement inconscient d'aller se frotter de si près à un criminel aussi violent et dangereux, mais si ses déductions étaient exactes alors il devait lui aussi rechercher vengeance et cela ne pouvait que faire de lui un allié, moyennant un peu de conviction ce dont elle espérait ne pas manquer, mais elle amenait avec elle des arguments qui lui semblaient en tout cas à ses yeux suffisamment important pour lui laisser une chance.

Elle poussa un soupir, le dos appuyé contre le siège de sa voiture, il n'était pas loin de dix-sept heures, elle s'était ainsi dit que le bar ne croulerait pas sous les clients, mais qu'il ne risquait pas non plus d'être désert, lui laissant l'espoir d'un minimum de sécurité ou en tout cas l'image de celle-ci. Elle jeta un coup d'œil dans le rétroviseur et replaça une boucle de ses cheveux le long de son visage avant de récupérer le dossier qu'elle avait amené et son arme dans la boite à gant de la voiture. Elle plaça son arme dans son dos et le dossier sous son bras afin de finalement prendre la direction du Penitent.

L'indienne n'était pas vraiment sûre de la façon dont elle allait se présenter, ou même présenter la chose, elle n'avait pas voulue trop y réfléchir, rien de ce qui allait se passer entre ces murs ne saurait être prévus de toute façon alors à quoi bon ? Alors qu'elle s'apprêtait à sortir de sa voiture, son portable se mit à vibrer dans la poche de sa veste, elle attrapa l'appareil dans sa poche et y jeta un œil, le nom de Josef s'affichait sur l'écran et elle l'observa silencieusement jusqu'à ce qu'il disparaisse de l'écran principal pour laisser place à la longue liste d'appel qu'il avait tenté d'émettre. La vérité c'est qu'elle ne pouvait pas expliquer sa présence ici alors qu'il la pensait au travail, aussi il était plus facile de le laisser sans réponse que de lui mentir ouvertement et c'est la solution qu'elle avait choisie, après tout il n'avait laissé qu'un seul message au milieu de ces nombreux appels et il ne l'informait d'aucune situation d'urgence, lui demandant seulement de le rappeler dès qu'elle en aurait l'occasion. Elle poussa un léger soupir, le visage grimaçant de culpabilité et reposa son portable dans sa poche, ferma le véhicule et rejoignit l'entrée du bar.

L'endroit est relativement calme, quelques types à l'extrémité du bar, deux groupes attablés et du personnel qui s'occupent un peu comme ils peuvent et derrière le bar l'homme qu'elle est venue voir et qui n'a pour l'instant pas la moindre idée de ce qui peut bien l'attendre. Elle s'approche de lui, s'installe sur l'un des hauts tabourets qui font face au gérant et pose le dossier sur le bois sombre du comptoir devant elle, ses mains venant s'y croiser comme pour le garder précieusement sous bonne garde. La flic ne dit rien dans un premier temps et se contente de l'observer silencieusement, ce qui, elle s'en doute ne risque pas de passer inaperçu bien longtemps et effectivement après quelques secondes il vient vers elle pour lui demander ce qu'elle souhaite consommer, il était ainsi temps de commencer la partie. « Je ne suis pas vraiment là pour boire, je suis venue discuter d'un « problème » commun Monsieur Haynes. Elle se doute que ce n'est que bien trop vague pour qu'il prenne la mesure de ce qu'elle vient de lui dire aussi elle entreprend de continuer sa présentation tant qu'elle put être considéré ainsi. Et je pense que nous pourrions aisément travailler ensemble à sa résolution. J'imagine que vous avez le temps de prendre une pause pour que nous puissions en parler ? »

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physique : il a le dos lacéré, seul et unique cadeau de sa génitrice lorsqu'il était plus jeune. il a également quelques cicatrices de blessures par balle, dont l'une se trouve à sa clavicule suite aux tirs portés par les serbes lors des attentats de noël. mais aussi une cicatrice à la cuisse droite d'un coup de couteau. ses bras sont remplis de tatouages, sa main gauche porte encore fièrement la croix celtique, allégeance à l'irish mob faite à new-york, ainsi qu'un petit coeur sur l'intérieur du poignet, similaire à celui que Jade s'est fait en même temps

MessageSujet: Re: This is the start of how it all ends Ft Elijah    Ven 22 Sep - 15:51



This is the start of how it all ends
ft. Daya


La luminosité extérieure peine à entrer, les rues sont calmes et le temps s'assombrit, lentement. Elijah jette un énième coup d’œil sur les petites fenêtres colorées qui bordent les pans de murs, ceux sur lesquels, il y a quelques mois, résidaient encore quelques balles perdues. Un soupire, une main qui se porte instinctivement sur sa clavicule tandis qu'il tourne le dos à la salle, Esras venant simplement apposer une main sur son épaule comme pour lui rappeler que ces temps-là sont passés, que règne désormais une certaine sécurité. Il a eut de la chance de le trouver, de le rencontrer quand les âmes se faisaient réticentes aux ombres et leurs côtés, quand il commençait à regretter des origines délaissées. Finalement, il lui offre qu'un rapide signe de la tête, reprenant ses légères occupations, celles qui lui permettent d’omettre Shawn et sa volonté de faire sourire une petite vieille égarée dans les affres d'une ville fatiguée. Ça lui arrache même un sourire, quelque-chose de sincère, d'heureux quant à la situation de cet homme qui semble s'arranger ; grâce à lui, de ce qu'on dit. Ce même homme qui, après quelques secondes, termine par se tourner vers la porte qui s'entrouvre, vers la silhouette qui s'avance lentement vers le bar derrière lequel Haynes attend. Shawn retrouve le regard du quadragénaire qui lui fait comprendre qu'il s'en occupe, se faisant patient alors qu'elle s'installe et découvre, se faisant encore discret comme pour ne pas insister ; contrairement à ce qu'elle fait, gardant ses prunelles tournées vers lui comme dans l'espoir qu'il ne s'approche. Ça l'agace, légèrement, assez pour que son soupire n'en passe inaperçu alors qu'il parvient à sa hauteur, attendant sa commande qui tarde à venir et qui, finalement, se transforme en une toute autre approche. « Je ne suis pas vraiment là pour boire, je suis venue discuter d'un « problème » commun Monsieur Haynes. » Ce qui parvient à être plutôt clair bien qu'il ne soit pas encore en mesure de remettre son visage, pas même l'ombre de ses traits. Raison pour laquelle il s'appuie simplement sur le bois vernis du comptoir face à face, toujours silencieux mais disposé à lui offrir quelques minutes de son temps en sachant que les clients n'affluent pas encore ; ce qu'elle semble comprendre puisque sa voix revient, toujours aussi sûre qu'elle n'avait pu l'être un peu plus tôt. « Et je pense que nous pourrions aisément travailler ensemble à sa résolution. J'imagine que vous avez le temps de prendre une pause pour que nous puissions en parler ? » Instinctivement, l'azur de ses yeux vient se perdre sur les alentours, sur Esras qui fronce les sourcils un peu plus loin, sur ceux qui couvrent le silence qu'il laisse planer de quelques rires auxquels se mêlent difficilement quelques conversations. Un léger signe de la tête destiné à ce qu'on pourrait appeler son bras-droit, de quoi lui faire comprendre que ce n'est rien malgré le dossier qu'il remarque enfin, là, posé sous ses mains.

« Je ne me souviens pas vous avoir déjà croisé, que ce soit pour des affaires comme pour autre chose. » Souffle-t-il simplement, guettant ses traits, ses regards, la moindre de ses réactions qui pourraient lui servir ; allant d'elle aux feuilles qui, il le sent, commence à souiller tout ce qu'il est parvenu à relever. Parce qu'elle se tient là, fièrement, le regard ancré dans le sien comme pour ne pas faillir ; de ce qu'il croit, de ce qu'il sait. Car si ça le concerne, elle sait ce qu'il représente et ce dont il est capable. Pourtant, songer au pire ne lui parvient pas encore comme étant sa seule solution. Elijah pense à autre chose, que ça puisse concerner son association avec ceux qu'ils appellent les Kings of Speed comme son implication dans la disparition de trois hommes de la branche Irlandaise qui se fait encore discrète dans cette foutue ville ; ville finalement pas si différente que ça de sa New-York délaissée. Et finalement il se redresse, par nécessité, par curiosité aussi, surtout, guettant les hanches de la nouvelle venue comme dans l'espoir d'y voir l'ombre d'une arme qui justifierait le fait que la sienne ne soit plus si loin ; mais rien, rien ne vient alarmer sa conscience, ses songes, tout ce qui commence à bouillir dans un recoin de sa tête sans qu'il ne soit pleinement en mesure d'assouvir ces soifs-là. Alors il s'apaise, il essaie, taisant sa paranoïa du mieux qu'il le peut en revenant à la jeune femme et ses derniers dires, ceux qui restent encore en suspens tandis qu'il se les répète, une dernière fois. « Et ça concerne quoi ce problème commun exactement ? » Et finalement, de la curiosité, le besoin d'en savoir davantage et la volonté de deviner déjà ce qu'elle sait, en vérité plus que sur ses gardes. Disons que ces approches ne sont pas celles qu'il reçoit le plus souvent quand on ose se perdre jusqu'ici avec, dans la tête, ne serait-ce que le spectre de son prénom. « Car je ne suis pas sûr d'être en mesure de vous aider, ni même de le vouloir d'ailleurs. » Vient-il terminer tandis qu'il sent le regard de son compère se faire insistant sur sa personne, l'amenant à se faire tout aussi tenace dans son geste de négation à son égard. « Néanmoins, je vous laisse réfléchir sur la boisson, mademoiselle. » Il aurait voulu en tourner les talons, retourner à ses occupations mais rien ne vient lui offrir cette alternative, rien ne vient lui donner cette opportunité, parce que ses songes lui rappellent que sa liberté, que sa discrétion sont – avec Jade – ce qu'il a de plus précieux ici. Parce qu'elle ne garde pas le silence, aussi, surtout. Parce qu'elle revient à la charge, bien décidée à lui faire entendre ce qu'elle peut avoir à lui dire ; ce qu'elle peut avoir à lui montrer. Parce que ce qui gît sous ses mains le travaille aussi, plus qu'il ne pourrait d'ailleurs l'avouer. L'insécurité, cette salope, la revoilà. Un soupire et ses perles claires qui reviennent sur elle.

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« Il parla beaucoup du passé, comme pour rattraper quelque-chose. Une idée de lui-même qu'il avait placé dans son amour pour Elle. Ce n'est qu'après cela qu'il comprit. Il savait, oui. Il savait que son esprit ne serait plus jamais libre de s'ébattre comme l'esprit de Dieu ; que tomber amoureux bouleverserait son destin, à jamais. » - Gatsby, le magnifique
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MessageSujet: Re: This is the start of how it all ends Ft Elijah    Sam 30 Sep - 20:54




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Elle est un peu stressée même si elle n'en laisse rien paraître. Peut-être est-ce là l'idée la plus stupide qu'il lui ait été donné d'avoir, mais il était de toute façon un peu tard pour reculer et quand bien même elle pouvait se faire cette réflexion plutôt logique il fallait bien le dire, elle n'en avait pas la moindre intention, elle avait besoin de ça, il fallait qu'elle agisse et il semblerait que cela passe par ça. Alors elle se lance, se jette dans la fosse sans retourner l'idée plus de fois qu'il ne le faut dans son esprit loin d'être le plus équilibré du monde, mais pas tout à fait dénué de sens non plus. Elle s'exprime sans mal, avec une assurance qu'elle joue et maîtrise à la perfection, elle parle à couvert c'est vrai, parce qu'elle identifie les oreilles et regards qui ne sont pas les bienvenues dans cette conversation et qui traînent tout de même autour d'eux, certes il est sans aucun doute plus judicieux et sécuritaire que cet échange se passe publiquement, mais pour autant si association il devait y avoir, alors il fallait qu'elle reste dissimulé dans la plus grande discrétion, invisible aux yeux de ceux qui ne sauraient comprendre, ne saurait voir la finalité de cette ligne à la puissante symbolique qu'elle franchit malgré ce qu'elle s'était toujours dit et répété.

« Je ne me souviens pas vous avoir déjà croisé, que ce soit pour des affaires comme pour autre chose. » Nan effectivement il se souvenait bien, mais elle, elle connaissait son visage, il avait été largement diffusé à une certaine époque et s'il ne s'était guère ancrée dans son esprit (preuve en était qu'elle ne l'avait pas reconnue, ni n'avait fait le rapprochement entre le nouveau petit copain des Kings et ce criminel notoire qui avait salie les rues de New-York), mais elle l'avait observé ces dernières semaines, elle avait fait ses petites recherches, aussi ce n'était pas dénué de toute information ou sans savoir à qui elle venait volontairement se frotter qu'elle s'était rendue au Penitent aujourd'hui. Elle lève les épaules et écartent discrètement ses mains devant elle. « Effectivement, mais il faut bien un début à tout. » Elle lève un sourcil vers lui et s'appuie sur le comptoir avec un peu plus de vigueur. Tandis que lui s'enquiert de savoir qu'elle était la source du problème dont elle avait laissée traîner l'idée. Il est difficile de trouver parade, des termes anonymes qu'il saurait reconnaître, mais pourrait rester déguisé pour celui qui ne saurait être invité à la comprendre, elle a beau y réfléchir, elle ne voit pas comment ne pas appeler un chat, un chat dans ces circonstances et les quelques secondes qui s'égrènent afin de lui laisser entrevoir ce qui sortira de sa bouche et répondra à la question plus que raisonnable du gérant des lieux, il continue ou plutôt termine sa réflexion dans une provocation ouverte. « Car je ne suis pas sûr d'être en mesure de vous aider, ni même de le vouloir d'ailleurs. » Un vague et très lèger sourire vient perler au coin de ses lèvres, elle ne peut que reconnaître qu'elle aurait sans doute pu offrir des paroles tout à fait similaire à qui voudrait bien venir de façon si mystérieuse la confronter, en cela il n'était peut-être pas si différent, mais juste en cela…Il devait sans aucun doute se trouver peut-être déstabiliser par sa présence, en tout cas il n'avait pas l'air plus avenant que ça, ce qui ne l'étonnait guère aussi quand il lui demanda au milieu de tout ça de réfléchir à ce qu'elle voulait boire, cela ne sonna pas différemment d'une invitation à le laisser vaquer à ses occupations ce dont elle ne ferait rien bien évidemment, car elle était parfaitement décidée à obtenir plus qu'un simple verre de bière. Ses mains s'appuie sur le dossier qu'elle à déposée devant elle et elle se redresse de toute sa hauteur pour poser ses prunelles dans celles de cet homme sans doute plus dangereux encore que ceux après qui elle court de façon si désespéré et enfin elle s'essaye à répondre aux questions qu'il lui a lancées. « C'est un problème comment dire…slave si je puis dire, il me semble que vous avez- vous même été touché par leur présence ? Enfin ce ne sont que des suppositions, mais je pense pouvoir dire qu'elles sont fondées. Le regard de la jeune femme vient se poser sur la marque qui barre la peau du quarantenaire avant de finalement revenir vers ses yeux. Et je ne suis pas ici par hasard, je sais que vous pouvez m'aider, quant à savoir si vous le souhaitez…je pense que oui…en tout cas ce serait dans votre intérêt tout autant que dans le mien soyez en sûre. » Sur ce, elle détache ses doigts de l'enveloppe de carton et la pousse vers lui, à l'intérieur s'y trouve le récit de ses exploits, en détails et sans filtres, tout ce à quoi sa carrière se résumait en tous les cas aux yeux des forces de l'ordre, une simple liste, des noms, des endroits, des dates, quelques photos qui renforcent l'idée et illustre sans peine ce à quoi il a bien pu s'adonner et qui continue de le poursuivre sans fin aucune. Parce que si son identité reste voilée et secrète à ceux qui le côtoient au quotidien, à ceux qui sont censés faire régner l'ordre au sein de cette ville, elle n'est plus un secret pour Daya et si elle éprouve sans aucun doute quelques scrupules à le laisser arpenter ainsi les rues de Chicago, elle ne saurait fermer les yeux sur l'aide considérable qu'il pourrait lui apporter et dans l'immédiat ce n'était pas lui, le plus grand danger que cette ville avait à combattre et elle avait donc fait le choix que d'autre n'aurait sans doute pu faire. « Si consommer est obligatoire, alors je prendrai la bière maison. »

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MessageSujet: Re: This is the start of how it all ends Ft Elijah    Lun 9 Oct - 21:23



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C'est prendre sur lui, prendre le risque de voir bien des choses lui échapper. Prendre le risque de voir sa sécurité en pâtir si elle en vient à partir sans rien dire. Et pourtant, pourtant Elijah tire un trait sur ce qu'elle a essayé de lui faire entendre, tout ce qu'elle aurait sûrement voulu lui faire comprendre. Il ne fonctionne pas de cette manière, ne répond pas à ces approches des plus surprenantes, pas quand on connaît son nom et bien d'autres choses jusqu'alors tues. Parce qu'elle n'est rien, pas un souvenir lointain. Rien ne la rappelle, rien ne vient s'imposer à ses songes, pas même l'ombre de sa mémoire peut-être devenue frêle. Non, rien. Vraiment. Alors il s'abstient d'y revenir, faisant passer son regard sur les alentours, les ombres qui vont et viennent derrière les carreaux colorés des locaux. Car, dans le fond, là, dans les précipices de sa personne résonne une alarme qu'il ne néglige pas, qu'il ne néglige plus. Davantage quand elle se redresse, quand il sent Esras se raidir, quand l'azur de ses prunelles s'assombrit en venant se coincer au cœur des siennes. Il attend, la défie, vient lui faire face avec autant de ténacité qu'elle est en mesure de lui montrer, parce qu'il sait aussi jouer, la douleur dans son épaule commençant doucement à se réveiller. « C'est un problème comment dire…slave si je puis dire, il me semble que vous avez vous même été touché par leur présence ? ; une pause et les traits de Haynes qui se froncent un peu plus. Parce qu'elle l'intéresse malgré son allure fragile et son visage d'ange, parce qu'elle l'intrigue derrière ses petits bras et ce que ces hommes-là représentent. Enfin ce ne sont que des suppositions, mais je pense pouvoir dire qu'elles sont fondées. » Et son regard dévie, vient se poser là où sa main, parfois, se porte instinctivement. Elle sait, elle a comprit, loin d'être née de la dernière pluie. Et un bref sourire s'invite, venant fendre la barrière de ses lèvres jusqu'alors bien close. De quoi lui permettre de continuer dans sa lancée, l'homme se faisant un peu plus apte à l'écouter. « Et je ne suis pas ici par hasard, je sais que vous pouvez m'aider, quant à savoir si vous le souhaitez…je pense que oui…en tout cas ce serait dans votre intérêt tout autant que dans le mien soyez en sûre. » Et elle revient cette curiosité, celle qu'elle vient agitée sous son nez. Car l'enveloppe lui parvient, elle se rapproche pour n'être que trop proche. Elijah en trésaille presque, le sang de ses veines commençant à bouillir dans ses aller-retour jusqu'à sa tête. « Si consommer est obligatoire, alors je prendrai la bière maison. » De la sûreté, elle s'en arme sans qu'il n'est encore tout compris, sans qu'il n'est encore bien suivi. Parce qu'il ignore ce qu'il va trouver, tout ce sur quoi il pourrait tomber et, instinctivement, son regard se porte une énième fois sur les vitres qui lui font face, ces mêmes mosaïques qu'il avait dû remplacer pour la raison qu'elle s'est permise d'évoquer. Raison pour laquelle il s'en fait plus qu'intéressé hormis ce qu'elle vient de lui offrir sans contrariété.

Dans un demi-sourire il termine par s'animer, allant chercher le verre commandé pour finalement lui glisser, laissant ses doigts sur l'enveloppe un instant reposer. Il hésite, en vérité, sait aisément ce qu'elle pourrait cachée. Il peut ne rien existé, subsister des choses que Dexter n'aurait pas pu faire oublier. Et c'est ce qui l'inquiète, ce qui vient faire qu'il guette. Avec tellement d'insistance, de ténacité, de paranoïa aussi, surtout. Parce qu'elle est là pour ce qui l'a poussé à tout reprendre, à tout recommencer, à se fondre avec une partie de son passé. Elijah est devenu à nouveau le fantôme qu'il a toujours été, suspendu dans les affres d'une ville où – comme dans tant d'autres – pleut le sang de ceux qui ont contrarié bien plus riches que les suiveurs d'une loi peu efficace. Elle est là pour ceux qui ont ravivé cette part d'ombre, celle qui l'avait poussé à fuir, à dépérir avant de se faire plus que nécessaire, avant de comprendre que tout ce qu'il était avait été pour Jade tout ce qui l'attire. Un soupire, un énième soupire mêlé à tant d'autres à venir. Et les mains qui s'en emparent, qui viennent défaire l'enveloppe pour retrouver son passé malmené, tous ces méfaits laissés dans les rues d'une Grosse Pomme quittée dans l'empressement qu'octroie des vies volées. Et un rire léger qui s'extirpe de sa gorge un peu plus serré. Il aurait voulu en finir, là, caresser son arme, s'en saisir. Mais rien, aucun geste ne vient se faire de plus que ceux dont il use pour passer en revu tous les documents qu'elle est venue lui offrir jusqu'aux photos de cet ancien appartement délaissé, ruiné par les autorités et leur fouille acharné. Évidemment qu'ils ont tout ruiné. Évidemment. « Vous n'avez pas dû en dormir beaucoup de ces conneries. » Souffle-t-il tandis qu'il laisse le tout retomber sur le bois verni contre lequel elle s'est appuyée, laissant en premier cliché le corps déchiqueté de ce procureur aliéné ; celui sur qui sa vie new-yorkaise s'était terminée. Et, d'un coup d’œil, il invite Esras à se lever, à se risquer au tour du propriétaire, à quelques coups d’œil à l'extérieur de là où sa sécurité se tient encore en majorité. C'est plus fort que lui, tenant à ce sursis. Elijah veut être sûr qu'elle est venue seule jusqu'aux abords de son monde, de cet endroit sur lesquels il ne laissera personne avoir de droit. Et il attend, guettant, en revenant à la jeune femme qui use finalement peut-être du fait qu'il se soit fait un peu plus patient. Jusqu'à ce qu'Esras revienne, jusqu'à ce qu'il vienne lui chuchoter que rien, rien ne l'attend au-delà des murs de son fort. De quoi apaiser l'âme, la conscience, ce cœur qui bat encore. « Ce serait pourquoi, exactement, cette aide dont vous avez besoin ? » Parce qu'il faut maintenant qu'elle soit claire, parce qu'il faut qu'elle ait le courage de lui dire. Venir est une chose, tout définir en est une autre. Et à en juger les clichés qu'elle possède, il devine qu'ils ne sont pas forcément du même côté de la justice malgré sa venue, malgré ses sous-entendus.

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MessageSujet: Re: This is the start of how it all ends Ft Elijah    Dim 29 Oct - 16:23




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Un sourire vient s'afficher sur les lèvres du gérant et elle ne peut s'empêcher de se dire que ça change considérablement son allure, ce n'est qu'une pensée brève qui s'évapore aussi vite qu'elle est apparue dans la mesure où elle le fait disparaître en un geste lent et contrôlé. L'enveloppe désormais poussée vers son destinataire, celui dont le nom et le visage s'affiche sur des dizaines et des dizaines de pages, dévoilant un passé sinistre, prolifique et pervers, reste abandonnée sur le bois sombre du comptoir le temps que le quadragénaire ne prépare le verre qu'elle n'allait sans doute pas boire. Elle n'était pas vraiment là pour ça, ceci étant dit rien ne lui assurait qu'elle n'en aurait pas besoin et dans ce cas ce n'est clairement pas une bière qu'elle aurait dû prendre. L'échange finit cependant par se produire et l'Indienne attrape et rapproche machinalement la pinte devant elle, resserrant ses doigts autour du verre froid et humide, ne lâchant pourtant pas du regard l'homme qui prenait à présent connaissance de ce qu'elle lui avait amenée.

Le rire qui s'échappe de sa gorge lui glace le sang soudainement, ce n'est pas vraiment une des réactions auxquelles elle s'était préparée et cela la laisse un peu démunie, bien qu'elle tâche de n'en laisser rien voir, elle n'est pas sûre que son visage reste aussi impassible que ce qu'elle voudrait. « Vous n'avez pas dû en dormir beaucoup de ces conneries. » laisse-t-il finalement échapper avant de laisser retomber le dossier et les terrifiantes photographies qu'il contient devant elle d'une façon bien trop nonchalante…un manque de discrétion un peu étonnant, mais encore une fois l'endroit est loin d'être plein et il est en territoire conquis, c'est sans doute un booster de confiance considérable. Son choix de mots l'agace « Conneries » ? Vraiment ? C'est comme ça qu'il qualifiait les abominations qu'il avait commises ? Ca la débectait sérieusement et sa conscience se mit à la titiller, qu'est-ce qu'elle foutait là à essayer de jouer dans la même cours que ce type alors qu'elle pourrait le mettre en prison comme ça, en claquant des doigts, n'était-ce pas là ce pourquoi elle avait signée ? Ce qu'elle avait jurée de faire en rejoignant les rangs de la police ? Si elle n'était pas là, face à lui, elle aurait probablement poussée un soupir, mais elle ne le fait pas, ce n'est après tout et finalement que l'affaire que de quelques secondes avant que d'autres images ne viennent remplacer le peu de culpabilité qu'elle pouvait bien éprouver, parce que ces flashs étaient suffisamment brutaux pour faire disparaître la moindre interrogation, parce que ca n'avait pas besoin d'être logique, ca ne pouvait pas l'être, c'était trop personnel, trop douloureux et cela teintait désormais chaque seconde de chaque minute de son existence et ce n'était pas là une façon de vivre. Elle méritait plus. Elle méritait mieux.

« J’en ai vu d’autres. » Lâche-t-elle en haussant les épaules, elle se retient évidemment de dire qu'elle en a aussi vécu d'autre, même si elle avait au final eu plus de chance que l'homme dont le corps massacré s'affichait sur les photos. Le type dans le dos d'Haynes se lève et part en lui jetant un regard rapide et mesuré, sans doute dans l'idée de vérifier qu'elle ne se soit pas pointée avec toute la cavalerie ce qui a du sens, on est après tout jamais trop prudent quand on a un casier long comme le bras. Elle reste là, impassible et plonge ses pensées dans le verre de bière qu'elle porte innocemment à ses lèvres, attendant un retour sur sa proposition ou tout du moins une invitation à poursuivre, une quelconque marque d'intérêt venant de l'homme qui se trouve face à elle. Son petit copain finit par revenir alors qu'elle doit bien reconnaître qu'elle commence à s'impatienter, il lui susurre quelque chose à l'oreille et seulement ensuite il tend à poursuivre leur conversation, lui demandant finalement de quelle genre d'aide elle venait aujourd'hui s'enquérir. Elle avale la gorgée de bière qui venait d'atteindre sa bouche et repose la pinte devant elle, humidifiant ses lèvres avant de prendre la parole. « Pour faire tomber ces fils de putes. Elle lèvre un sourcil marquant l’évidence de sa requête. D’une façon ou d’une autre. Elle ne le quitte pas du regard, guettant la moindre réaction pouvant venir se poser sur les traits du quadragénaire et qui lui donnerait une clé ou peut-être deux pour déterminer vers quoi exactement elle pouvait bien se diriger et les possibilités qui en ressortiraient. La police, un mince sourire s'accroche à ses lèvres, inutile très certainement de lui faire un dessin quant à son appartenance aux autorités en vigueur à Chicago il l'aura sans doute déterminé tout seul. rencontre comment dire des difficultés à identifier nos amis Serbes qui ne manquent pourtant pas de se faire remarquer ces derniers temps et disons que je ne suis pas douée de la plus grande des patiences. Je vais donc en venir au point, j'ai des ressources et vous avez humm…des moyens. Je suis sûre qu'en alliant nos talents respectifs, il y a possibilité de faire avancer les choses dans une direction qui soit satisfaisante et pour vous et pour moi. » Elle s'arrête, appuie ses bras contre le comptoir, entrelaceant ses doigts contre le bois brut avant de se pencher légèrement contre celui-ci se rapprochant de tout juste quelques centimètres de son interlocuteur. « Ca ne devrait pas prendre bien longtemps pour faire le compte, vous avez plus à gagner dans cette histoire qu'à perdre et dieu sait que vous avez à perdre Mr Haynes. Vous pouvez bien évidemment prendre le temps de réfléchir, après tout j'ai une bière à finir. » Sur ces paroles, elle se recule et reprend une position bien plus droite et convenable avant de lever son verre dans sa direction avant de lui faire rejoindre ses lèvres.
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physique : il a le dos lacéré, seul et unique cadeau de sa génitrice lorsqu'il était plus jeune. il a également quelques cicatrices de blessures par balle, dont l'une se trouve à sa clavicule suite aux tirs portés par les serbes lors des attentats de noël. mais aussi une cicatrice à la cuisse droite d'un coup de couteau. ses bras sont remplis de tatouages, sa main gauche porte encore fièrement la croix celtique, allégeance à l'irish mob faite à new-york, ainsi qu'un petit coeur sur l'intérieur du poignet, similaire à celui que Jade s'est fait en même temps

MessageSujet: Re: This is the start of how it all ends Ft Elijah    Ven 3 Nov - 22:13



This is the start of how it all ends
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« Pour faire tomber ces fils de putes. Une pause dans sa voix, l'impression que le temps s'arrête, l'impression que tout s'arrête pour laisser passer cette mauvaise blague, ce piège imminent qui s'apprête à se refermer sur ses poignets qui commencent déjà à trembler. D’une façon ou d’une autre. » Et pourtant, ce qu'il vient lire dans son regard, ce qu'il parvient à voir au-travers de ses yeux tenaces et défaits de tout hasard, ça vient lui prouver qu'il se trompe peut-être, sur les ambitions de la jeune femme qui s'est imposée ; ça malgré son rang, son côté de barre, cette peau un peu trop mâte pour avoir le droit de trop s'approcher de lui. Malgré tout ça, il contemple et apprend, lit l'erreur qu'il fait peut-être à croire qu'elle ne vient que le coincer, comme tant d'autres auraient pu essayer. Non, c'est différent, plus clair, plus risqué. Plus instinctif, semblable à tout ce à quoi il obéit, un instant animal dont il a toujours su tirer profit. « La police ; une énième pause, la peau du mercenaire qui vient frissonner rien qu'à l'entendre énoncer ce mot, ces quelques syllabes auxquelles il se fait allergique, chaque jour un peu plus. Et ça l'a fait sourire, évidemment, de venir confirmer ses doutes, toutes les questions qu'il s'était posé quant à son appartenance à ses chiens. Il sait, maintenant, il prend conscience de l'ampleur que pourrait avoir ses prochains actes, ses prochaines décisions, tout ce qu'il choisira désormais de faire après la réponse qu'elle attend probablement déjà malgré les explications qu'elle s'efforce encore à lui donner. Et sa mâchoire se crispe, ses doigts se frottent instinctivement à défaut de pouvoir caresser la crosse d'une arme laissée dans un bureau un peu plus éloigné. rencontre comment dire des difficultés à identifier nos amis Serbes qui ne manquent pourtant pas de se faire remarquer ces derniers temps et disons que je ne suis pas douée de la plus grande des patiences. Je vais donc en venir au point, j'ai des ressources et vous avez humm…des moyens. Je suis sûre qu'en alliant nos talents respectifs, il y a possibilité de faire avancer les choses dans une direction qui soit satisfaisante et pour vous et pour moi. » Et elle a les mots suffisants, des arguments sur lesquels Elijah ne peut pas faire l'ignorant. Pourtant, il reste silencieux, rien qu'un instant, guettant la jeune femme qui se redresse un peu comme pour pleinement pouvoir lui faire face, comme pour tenter de retrouver les quelques centimètres délaissés qui les séparaient. L'espace d'un bref moment, Elijah hésite à se retirer, à rejoindre l'obscurité d'un lieu qu'il pensait assez sécurité, assez discret pour une identité finalement retrouvée, qui pourrait être affichée, communiquée. Et Esras le comprend, il comprend, assez pour lui faire signe négativement malgré sa tête baissée, son regard délaissé dans un recoin de la pièce plus ou moins animée. Mais quelque-chose l'empêche de répondre, quelque-chose de violent, de brutal, qui vient le prendre aux tripes avec une telle ténacité qu'il pourrait en suffoquer. Et les images de cette maison qu'il essaie de rénover, de cette femme qu'il essaie de retrouver, de cette vie qu'il veut voir s'élever. Les joies même de sa liberté gardée, protégée.

« Ça ne devrait pas prendre bien longtemps pour faire le compte, vous avez plus à gagner dans cette histoire qu'à perdre et dieu sait que vous avez à perdre Mr Haynes. » Elle vient lire dans ses pensées, voir toutes ces images rêvées, tous ces désirs souhaités. Elle vient se faire sorcière, prétendante pour la chute qu'on pourrait lui assigner s'il décide de refuser. Et ses yeux se relèvent, se braquent sur la jeune femme qui vient lui rappeler qu'en effet, il a tellement à perdre et qu'elle le sait, n'importe qui ayant lu son histoire et les raisons qui l'avait poussé jusqu'au cœur de ses retranchements le sait. Le reste de ses mots, il ne les entend pas, ou plutôt ne les écoute pas. Ça ne vient pas se faire audible à son esprit qui, déjà, fait bêtement ternir tous ces rêves chéris avec tellement de volonté. On vient éloigner la jeune femme de son cœur, taire le rire qu'il entendait si souvent comme pour lui rappeler qu'elle est encore là ; histoire qu'il comprenne qu'elle pourrait ne plus l'être, arrachée à ses bras. Elijah trésaille, Elijah s'offre quelques secondes pour essayer d'avaler le fait qu'il n'est nulle autre possibilité que d'accepter, que d'être piégé, d'une toute autre manière bien-sûr que celle en premier lieu imaginée. Alors il secoue la tête, essaie de se raisonner, de penser à la seule qui soit désormais à protéger, à épargner, à éloigner d'un passé qui commence finalement à se reconstituer. Il n'a pas le choix, c'est un fait, c'est acté. Et il essaie d'inscrire ça dans sa tête, il essaie de se rendre à l'évidence même de ce qu'elle est venue lui faire comme « requête ».

« Ok. » Ça vient du plus profond de sa gorge, ça vient des cavernes assombries de son for intérieur. Elijah laisse cette affirmation se perdre dans le peu d'espace qu'ils animent, tous deux, Esras y comprit finalement, cet homme qui baisse la tête en comprenant ce dans quoi Elijah vient de se lancer, ce dans quoi il vient de se perdre sans avoir la certitude qu'il pourrait, à la fin, y réchapper. Possiblement que non. Probablement que non. Et ça n'échappe pas à ses songes, à n'échappe pas au brun qui s'y résigne pourtant, laissant tomber l'azur de ses prunelles sur les photos qui ornent encore le bois verni du comptoir, celles qu'il contemple comme pour essayer de se convaincre qu'il choisit la bonne option ; sachant qu'elle est, de toute manière, la seule qu'il puisse envisager. « Ok... ; qu'il répète tandis que Esras s'éloigne, empoignant son manteau, cette veste dégueulasse qu'il revêt pour quitter les lieux, aller faire un tour sans aucun doute, réfléchir à ce dans quoi Haynes vient de les plonger, peut-être bêtement. Elijah n'en relève pas son regard, préférant se concentrer sur la Belle qui partage sa vie, celle qui est parvenue à le retrouver après qu'il ait fuit, celle à qui il a promit un peu de répit sans songer que tout pourrait revenir à lui. C'est à elle qu'il pense, à elle qu'il songe tandis qu'il essaie de retrouver un peu de superbe, d'assurance, tandis qu'il essaie de remonter tout ce que la jeune femme est venue lui faire dégringoler à coup de son passé, de ses erreurs accumulées qui lui avait presque coûter celle qu'il a fini par aimer. Ok, à une condition. Il parvient à continuer malgré la porte qui vient claquer, l'absence de cet ami récemment récupéré qui pourrait peut-être commencer à douter de celui qu'il est venu épauler. Elijah grimace, fronce les sourcils dans son coin tandis que son regard reste accroché à ses derniers exploits new-yorkais. Qu'Elle ne soit pas mêlé à tout ça, à tes menaces, à tes projets que tu mettras sûrement à exécution en ce qui me concerne une fois que j'en aurais terminé avec ton marché. » Et tandis qu'il vient révéler la présence de Jade, la proximité de celle qu'il disait ne rien savoir, tout ignoré de ces affaires passées qu'elle est venue ressasser pour le faire accepter, c'est sur elle que glisse enfin son regard, cette détermination qui vient se loger avec brutalité au cœur de ses prunelles fatiguées. « Je sais que tu vois de qui je parle si jamais tu as vraiment perdu ton temps à lire tout ça ; un geste de la main qui vient désigner le dossier qui erre encore entre ses bras à elle, protégé de ce besoin qu'il ressent de le voir brûler. De la voir brûler. Et elle ne sera pas mêlée à ta stupide petite vendetta. Ni de près, ni de loin. Pas du tout. » Il impose cette seule condition, venant mettre un point d'honneur à ce qu'elle accepte, la mâchoire crispée et sa présence un peu plus proche d'elle qui vient insister. « Quoi qu'il se passe après, quoi que tu puisses envisager une fois terminé, quoi qu'il puisse arriver, même à moitié mort, si ça l'atteint, tu les rejoints. Parce qu'à ce moment-là, parce que si ça va jusqu'à elle malgré ce que j'énonce là, je n'aurais plus rien à perdre. Plus rien. »

Codage par Emi Burton

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« Il parla beaucoup du passé, comme pour rattraper quelque-chose. Une idée de lui-même qu'il avait placé dans son amour pour Elle. Ce n'est qu'après cela qu'il comprit. Il savait, oui. Il savait que son esprit ne serait plus jamais libre de s'ébattre comme l'esprit de Dieu ; que tomber amoureux bouleverserait son destin, à jamais. » - Gatsby, le magnifique
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MessageSujet: Re: This is the start of how it all ends Ft Elijah    Lun 13 Nov - 6:56




People talk to me, and all their faces blur
But I got my fingers laced together and I made a little prison
And I'm locking up everyone who ever laid a finger on me
I’m done with it

Daya and Elijah



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Il acquiesce. Pas qu'elle en eut franchement douté ou peut-être que si…disons qu'elle avait très franchement espérer qu'il réfléchirais à cette opportunité qu'elle lui offrait généreusement et que personne jusqu'ici n'avait sûrement osé lui faire, espérer qu'il ne réagirait pas avec empressement et stupidité pour lui coller une balle entre les deux yeux dans l'espoir de protéger ses secrets et sa présence dans la bonne vieille ville de Chicago. Fort heureusement le risque avait payé, bien que dans un lieu public et en plein jour, celui-ci eu été minimiser, elle n'était pas idiote et avait voulu mettre un maximum d'intelligence dans ce plan qui lui ne l'était pas tant que ca. De nouveau il formule son souhait de collaborer, comme s'il essayait lui-même de s'en convaincre, à moins que ce ne soit à son clebard assis à quelques mètres et qui n'avait pas manqué un seul mots, un seul battements de cils depuis qu'elle était arrivée, qu'il essayait de faire passer le message, ce qui visiblement avait fonctionné puisqu'il part en silence certes, mais sans contenir son agacement et son désaccord, c'est en tout cas ce que sa gestuelle et la contraction perceptible de sa mâchoire laisse paraître. Elle le suit du regard, l'observe quitter les lieux avec une satisfaction sans doute évidente, elle n'était pas là pour obtenir l'accord d'un sous-fifre dont elle n'avait cure, elle n'était intéressée pour traiter qu'avec lui et lui seul et c'était une condition qu'il lui faudrait bientôt déposer auprès du mercenaire, une façon de garder leur petit accord sous clé, une protection nécessaire pour que tout puisse être contenu et garder sous silence.

« Ok, à une condition. La jeune femme se trouve intriguée, elle n’avait à aucun moment laisser entendre qu’il pouvait lui aussi placer des conditions, apposer quelconque requête à ce deal qu’ils n’avaient pas encore tout à fait scellé, mais elle ne dit rien, attend d'entendre ce qui peut bien paraître de toute importance à ses yeux, sa curiosité est piquée et elle ne peut s'empêcher d'attendre qu'il la formule. Peut-être allait-il finalement lui donner une clé supplémentaire, une sécurité sur laquelle se reposer si toutefois il s'essayait à la doubler. Qu'Elle ne soit pas mêlé à tout ça, à tes menaces, à tes projets que tu mettras sûrement à exécution en ce qui me concerne une fois que j'en aurais terminé avec ton marché. » Le ELLE auquel il fait référence n'est pas un mystère, elle n'est pas venue là par hasard, elle ne s'était pas contentée du peu avant de débarquer comme une débutante pour marchander avec ce qui était très certainement l'un des hommes les plus dangereux qu'il lui avait été donné d'approcher et c'était dire compte tenu des criminels qu'elle avait croisés sur son chemin, compte tenu de cette proximité qu'elle avait dû endurer avec Jimenez et ceux pendant plus d'une année…rien que cette idée, que le rappel de ce nom lui filait la nausée…Ainsi, elle l'avait étudié ce dossier, avait approfondie ses recherches autant qu'elle l'avait pu, à lui, à son entourage et à celle dont le nom était indissociablement associé au sien Jade Lincoln, une pauvre fille qu'il avait sans doute perverti jusqu'à ce qu'il ne reste plus grand-chose d'elle, une pauvre fille qui visiblement le suivrait au bout du monde, aveuglé par un amour inexplicable et inextricable…elle voudrait ne pas juger parce que dans un sens, elle peut comprendre ce que de tout simples sentiments peuvent amener, quel genre de désillusions et de chimère ils peuvent amener, mais malgré tout elle ne peut s'en empêcher parce que ce qui est couché sur ses photos est difficilement effaçable, difficilement pardonnable. Elle garde cependant le silence, parce qu'elle sent que cette phrase est restée en suspens parce qu'il laisse entendre que ce n'est là que la première partie du plan, qu'elle pourrait retourner sa veste une fois son objectif atteint et en toute honnêteté qu'est-ce qui l'en empêcherait ? Quelle loyauté devait-elle à un homme pareil ? Pourrait-elle vivre avec le fait de l'avoir trahie ? Sans aucun doute, mais ce n'était pour l'instant pas l'idée, elle ignorait encore ce qu'il adviendra quand ensemble ils parviendront à leurs fins, s'ils y parviennent et s'ils n'y laissent pas leurs peaux. Il était bien trop tôt pour parler de l'après, pour l'envisager même, mais elle comprenait qu'il puisse lui s'y projeter, dans cette finalité qui pesait bien lourd dans la balance lorsqu'on se trouvait de ce côté-ci de la barrière. Les mains de Daya viennent se perdre sur les photos qui s’étalent devant eux et elle les repoussent d’un geste indélicat dans le dossier qui les contenaient, dossier qu’elle finit par refermer et sur laquelle sa main reste fermement posée. « Je sais que tu vois de qui je parle si jamais tu as vraiment perdu ton temps à lire tout ça. Il désigne ce dossier, cette biographie faite de rapports et de photographie loin d'être tout public. Bien sûr pour qui la prenait elle ? Oh bien sûr elle se doute que c'est là bien plus une façon de parler qu'une véritable interrogation, elle est persuadée du fait qu'il a désormais compris qu'elle n'était pas là pour jouer au maître chanteur de fortune, elle est entraînée, expérimentée, elle a une certaine connaissance de ce qu'elle fait, même si elle met cette fois les pieds dans un territoire qu'elle ne connaît pas vraiment ou dans lequel elle n'a guère la sécurité des règles établies. Et elle ne sera pas mêlée à ta stupide petite vendetta. Ni de près, ni de loin. Pas du tout. » Voyez-vous ca c'est passablement difficile à croire, mais il semblerait que même le plus vil des bourreaux puisse être doté d'un coeur et de sentiments aussi absolus que l'amour. Bien sûr elle n'a pas prévu de faire rentrer cette pauvre fille dans l'équation, elle n'est peut-être pas la plus innocente du lot, mais c'est pourtant ainsi que Daya la considère et l'idée de vengeance qui avait pris possession d'elle, n'incluait personne d'autre qu'elle, Elijah et ces pourritures de Serbes, elle en avait fini avec les innocents potentiellement utiles. « Je n’ai pas l’intention de mêler qui que ce soit à nos affaires. Le deal que je t’offre ne concerne que toi et personne d’autre. Je ne travaille pas avec ton petit copain qui est parti bouder dehors ou avec quelconque associés que tu as pu trouver ici et je ne parle pas que des Kings of Speed, Elle hausse les épaules. qui ceci étant dit me semble pouvoir être une source d’information intéressante, mais je pense que tu as déjà du faire cette déduction tout seul vu le temps que tu passes avec eux. Elle le toise avec une certaine provocation comme une suggestion appuyée, comme une façon très claire aussi de lui laisser entendre qu'elle sait de quoi elle parle, qu'elle connaît ses habitudes et ses associations. Elle est hors limite et elle le restera, c'est entre toi… moi…et eux. Elle détache chaque mot comme pour leur donner plus de force, plus de présence dans cet espace réduit par l'avancée qu'elle vient d'entreprendre et qui les sépare. Et tant que mon entourage restera dans l'ignorance de ton existence et de l'air que tu respires, je n'ai aucun intérêt à impliquer ta petite copine, je n'existerai pas plus à ses yeux qu'elle n'existeras aux miens, aucun besoin de mettre ma vie dans la balance, je sais pertinemment qu'elle y est déjà. Un court silence s'installe, juste assez pour prendre une inspiration. Mais n'oublie pas qu'elle est liée à la tienne alors je te conseille de garder la moindre idée d'entourloupe pour quelqu'un d'autre, je suis loin d'être stupide et crois moi je suis préparée. »

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MessageSujet: Re: This is the start of how it all ends Ft Elijah    Jeu 23 Nov - 20:51



This is the start of how it all ends
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C'est comme prévoir la fin sans qu'elle n'ait encore commencé. Elijah le sentirait presque, là, aussi près de celle qui s'est approchée pour, finalement, réussir à le tenir en retrait. En retrait de toutes les âmes attentives, non, en vérité loin d'être accaparées par sa conversation, loin d'en être susceptibles. Et c'est la raison pour laquelle il a osé, décidé de prendre des devants qui pourraient tant lui coûter. Des devants qu'elle vient d'ailleurs rejoindre, sa voix retrouvant une certaine mélodie tandis que ses mains se sont activées, décidées à ranger tout ce qu'il est venu rejeter d'un bref geste de main. « Je n’ai pas l’intention de mêler qui que ce soit à nos affaires. Le deal que je t’offre ne concerne que toi et personne d’autre. » Et là, à ça, c'est un poids qui s'élève de son cœur, de cette cage thoracique comprimée qu'il luttait à faire se lever. Parce qu'elle est tout ce qui lui reste, la dernière parcelle de bonté qui puisse encore subsister dans son univers dépravé. Alors Elijah s'en apaise, Elijah s'en détend malgré Esras qui s'éloigne, qui s'enfuit par delà la porte d'entrée, celle qu'il ne viendra pas franchir une nouvelle fois sans hurler, sans venir lui rappeler son degré de stupidité. Parce qu'il a accepté, en un sens, parce qu'il s'est probablement piégé. Et l'idée ne se défait pas de ses songes, il ne l'oublie pas. Le pourrait-il, en sachant tout ce qu'il aurait encore voulu voir se faire, tout ce qu'il aurait voulu exaucer ; au moins pour elle. Un soupire, une longue inspiration qui, néanmoins, se bloque au creux de sa gorge. Tout est encore à jouer, rien n'est encore décidé quant à tout ce qui pourrait désormais arriver, tout ce qui doit encore être énoncé. « Je ne travaille pas avec ton petit copain qui est parti bouder dehors ou avec quelconque associés que tu as pu trouver ici et je ne parle pas que des Kings of Speed, qui ceci étant dit me semble pouvoir être une source d’information intéressante, mais je pense que tu as déjà du faire cette déduction tout seul vu le temps que tu passes avec eux. » Évidemment, elle a fait ses devoirs. Elijah en sourit, Elijah en détourne le regard, comprenant enfin qu'il n'est plus si spectrale qu'il n'avait pu l'être. Cette alliance pourrait lui coûter, ses déplacements aussi. Elle vient lui rappeler qu'il n'a jamais eu plus précieux à protéger que sa sécurité, que cette divine liberté. Il n'est plus un étranger, elle savait ce qu'elle faisait. Elle savait pour Jade, et il s'en doutait. Et, enfin, son soupire s'extirpe du fond de sa gorge, délaissé dans l'espace qu'ils animent tous deux avant qu'une de ses mains ne viennent rapidement essuyer ses traits ; pensant sûrement que cet acte pourrait faire disparaître la jeune femme et tout ce qu'elle vient faire débuter ; ça avec un moyen de pression sur lui bien affiché, contrairement à lui qui ne l'a pas vu arriver, qui n'aurait jamais pu supposer cette situation, pas même l'imaginer. « Elle est hors limite et elle le restera, c'est entre toi… moi…et eux. » Parce qu'elle vient, d'ailleurs, lire dans ses pensées.

Elijah y mettra un point d'honneur à faire respecter ces mots, cette parole qu'il laisse s'inscrire en lui au fer rouge. Elle ne doit pas s'en mêler, y être imposée. Parce qu'il connaît la manière dont les choses viendront se terminer, parce qu'il sait la manière dont elle viendra réagir, tout ce qu'elle pourrait être en mesure de faire pour ne serait-ce que les protéger. Il tique, évidemment, il vient déjà chercher un moyen de rééquilibrer la balance, un pied d'égalité avant que la brune ne vienne lui couper l'herbe sous le pied, brisant un peu plus la distance qui les maintient encore l'un de l'autre assez loin. « Et tant que mon entourage restera dans l'ignorance de ton existence et de l'air que tu respires, je n'ai aucun intérêt à impliquer ta petite copine, je n'existerai pas plus à ses yeux qu'elle n'existera aux miens, aucun besoin de mettre ma vie dans la balance, je sais pertinemment qu'elle y est déjà. » Un regard qui retrouve son attention, les perles claires du mercenaire qui viennent accrocher celles de la jeune femme. Elijah l'entend, l'écoute, imprime cette dernière conclusion comme pour tenter d'y croire, ne serait-ce qu'un peu, assez pour ne pas risquer plus bête, plus stupide que sa liberté. Parce qu'elle reprend déjà sa respiration, parce qu'elle retrouve un ton qu'il avait pu prendre également, laissant ces quelques similarités s'installer sans qu'ils n'en prennent pleinement conscience. « Mais n'oublie pas qu'elle est liée à la tienne alors je te conseille de garder la moindre idée d'entourloupe pour quelqu'un d'autre, je suis loin d'être stupide et crois moi je suis préparée. » Et la voilà enfin, cette mise en garde, cette menace déguisée qu'il aime à écouter, à encaisser. Elle vient lui rappeler qu'elle est venue le trouver, qu'elle en connaît assez. Elijah en sourit, Elijah en rigole tandis qu'il réinstaure une certaine distance, quelques centimètres supplémentaires comme pour ne pas perdre cette raison qu'il ne maîtrise guère.

« Le message a été clair. » C'est sa voix rocailleuse qui vient mettre un terme au dernier silence imposé, à cette légère réflexion qu'elle lui a laissé se faire. Elijah en a usé, sachant qu'il ne pourra rien transgresser. Parce qu'il y tient, à cette femme qui l'aura retrouvé ; tout comme celle à qui il fait face avec un sang-froid qu'il ne pensait pas pourvoir s'attribuer. Elijah tient le coup, il prend sur lui, sentant ses mains en trembler à force de résister. Elle est là, preuve inévitable que toute son existence, tout son futur imaginé pourrait n'être qu'un tas de cendres, qu'un rêve arraché. Une seconde, il n'aura fallu que d'une seconde à Elijah pour oublier tout ce qui avait pu se passer, tout ce qui l'avait finalement suivi jusqu'au cœur même de cette propriété. « Et maintenant ? » La question se pose, elle vient marquer l'instant, elle vient rendre ce moment désormais un peu plus stressant. Parce qu'ils ont posé leurs conditions, parce qu'ils ont imposé ce qu'ils avaient à faire entendre pour ceux qu'ils tiennent à maintenir éloignés. Les bases ont été placées. « Car, de tes petits copains serbes, j'en ai déjà eu quelques-uns. J'imagine que tu le sais aussi, ça ? » Et il attend, guette la réaction. Parce qu'il est des choses qu'il a déjà fait, des actes déjà assumés dont les conséquences sont désormais enterrées, ou peut-être brûlées. « J'avais une dette à leur faire payer, moi aussi. » Elle sait de quoi il parle, cette énième cicatrice venue se perdre contre son épaule, flirtant contre sa clavicule comme pour lui rappeler qu'il y a toujours du danger, davantage là où il pense que rien ne pourrait arriver. « Parce que les choses se font à ma manière. Ils ne se relèvent pas, ils restent à terre avec autant de balles que nécessaire ; il se coupe un instant, s'assure qu'elle suit bien le mouvement, qu'elle se fait attentive, autant qu'il le faudrait dans cette situation parce qu'il ne reviendra pas là-dessus, parce qu'il ne répétera pas. Assures-toi de vraiment me vouloir pour ton « travail » car tu n'auras pas de retour en arrière pour tenter de leur impliquer une justice qui n'a pas l'air de trop vouloir se réveiller pour mettre la main sur ces gens-là. » Il vient faire entendre une réalité des plus dures, des plus cruelles puisque emplie de vérité dont elle ne pourra se défaire, dont personne ne pourra pleinement se défaire. Car les faits sont là et accuser ceux avec qui il s'est trouvé un partenariat n'arrêtera en rien les situations similaires à noël dernier, à toutes ces choix où les regards étaient orientés vers les Kings alors que les chiens étaient ailleurs. « Alors, dis-moi, partenaire, tu as des choses que j'ignore pour l'instant ? Toi qui semble bien savoir ce que je fais. » Un peu de provocation mais, dans le fond, là où les tréfonds se terminent, subsiste une étincelle d'impatience, une étincelle d'envie d'en retourner à ce qu'il a toujours su réussir sans jamais faiblir, tout ce pour quoi il s'est révélé être plutôt doué. « Parce que si tu as besoin de moi pour ça, j'ai aussi besoin de toi pour être sûr de ne pas me faire avoir comme un débutant. Est-ce qu'on est clair ? »

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MessageSujet: Re: This is the start of how it all ends Ft Elijah    Dim 3 Déc - 6:30




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This is the start of how it all ends



Il serait mentir de dire quand l'instant elle ne se sentait pas supérieure, un léger goût de puissance sur la langue et ce sentiment qui la poussait à continuer avec une certaine assurance. Bien sûr elle n'était pas idiote, elle savait que cela n'était qu'une impression, que ca n'avait rien de pérenne, car si effectivement elle avait de quoi obliger le gérant du Penitent à se plier à ses volontés sur le moment, elle savait aussi que cela ne venait pas pour autant sans sacrifices de sa part à elle. Loin de là.

« Le message a été clair. » Bien c'est tout ce qu'elle souhaitant entendre. Elle n'en doutait plus vraiment, pas après qu'il lui ait si généreusement révélé son point le plus faible, celui sur lequel il lui faudrait appuyer si cet homme était amené à douter ou à essayer de la lui faire à l'envers et dieu sait qu'elle ne souhaitait pas en arriver là, en réalité elle n'était pas tout à fait sûr de l'endroit où elle souhaitait se voir conduire de part cette collaboration, mais c'était quelque chose qu'elle ne pouvait pas se permettre de laisser voir, surtout à un type de son espèce. Parce qu'elle savait de quoi il se nourrissait et la peur en faisait partie, tout comme la faiblesse, qui étaient là deux choses qu'elle tâchait de garder profondément enfouie sous des couches d'aplomb et d'audace et ca n'avait rien de facile. Oh bien sûr elle commençait à devenir assez bonne à ce petit jeu, à ses tonnes de mensonges ou d'omissions qui remplissaient sa vie et qu'elle ne remarquait presque plus, ce n'était pas plus mal en soit, ca rendait tout ça plus facile en un sens et même lorsque la vérité revenait lui claquer en plein milieu du visage alors elle se rappelait qu'elle ne mentait pas sur ce qui était le plus important, jamais. C'était là, une limite qu'elle s'était fixée et à laquelle elle voulait se tenir, de peur de finir par totalement disparaître derrière une vérité montée de toute pièce. Elle acquiesce d'un signe de tête et range le dernier morceau de papier dans le dossier de carton qu'elle referme sur le comptoir. « Et maintenant ? C'était une excellente question…et maintenant…c'était à lui de lui dire maintenant, à lui de révéler ce qu'il était possible de faire, ce qu'il avait prévu de faire, parce que de cela elle n'en doutait pas, de cela elle était persuadée, il n'était aucun homme de sa trempe à rester sans asseoir son égo surtout si celui-ci avait été touché par une balle tirée au hasard des rues par des types au but encore obscurs. Car, de tes petits copains serbes, j'en ai déjà eu quelques-uns. J'imagine que tu le sais aussi, ça ? » Nan elle ne le sait pas en réalité, pas qu'elle ne s'en soit pas douté bien au contraire, simplement ce ne sont pas tout à fait le genre de personnes qui se retrouvent dans la colonne porté disparus, ni le genre d'actions dont on se vante au premier venu en général en tout cas. Elle porte son verre de bière à ses lèvres et en avale une gorgée levant un sourcil qu'il interprétera comme il le veux, cela ne lui paraît plus important que ca, parce que cette dette dont il parle, ils la partagent pour les mêmes raisons et quelque part elle devrait s'en doute s'en inquiéter. Dans une autre vie peut-être que cette simple constatation aurait suffi à lui faire voir la bêtise de cette vendetta qui n'en finissait plus, dans une autre vie elle aurait mis les voiles, fermé cette porte qu'elle venait juste d'ouvrir et oublier ce trou dans sa poitrine, la sensation exécrable du rappel de ses mains posees sur elle et le son de cette voix qu'elle n'oubliera sans doute jamais. Tout ca, dans une autre vie parce que l'idée ne vient pas tout remettre en question, l'idée de ce point commun ne fait que renforcer ce plan qu'elle essaye de monter dans sa tête et qui ne la mènera sans aucun doute qu'à une perdition regrettable.

« Parce que les choses se font à ma manière.
Salement, au plus loin de ce qui avait jusqu'ici été SA justice, mais qui avait fait quoi pour elle ? celui qui avait pris la vie de son père n'avait jamais été poursuivie, ceux qui avaient pris sa dignité et sa sécurité arpentaient encore les rues de Chicago et ceux qui avaient bien failli prendre sa vie continuait de laisser derrière eux un amoncellement de victimes et elle ne le supportait plus. L'indienne savait parfaitement ce que cela signifiait et de quel côté de la barrière cela la positionnait et pourtant ce fut-là le seul moment de cette conversation ou son estomac se serra, ou une bouffée de chaleur vint remonter le long de sa nuque comme un avertissement qu'elle tâcha aussitôt de chasser en se concentrant sur les paroles de cet homme, du diable avec qui elle est en train de pactiser. Elle prend une inspiration qui lui semble presque vitale en cet instant, celui-là même où elle met un prix sur la tête d'hommes dont elle ignore tout si ce n'est de leur volonté à exercer leur pouvoir au prix de vies innocentes. Assures-toi de vraiment me vouloir pour ton « travail » car tu n'auras pas de retour en arrière pour tenter de leur impliquer une justice qui n'a pas l'air de trop vouloir se réveiller pour mettre la main sur ces gens-là. »  La justice dont il parle elle n'y croit déjà plus, pas alors qu'à l'intérieur même de son système elle assiste à des pierres vaguement jeté dans l'eau, rien ne se passe, personne ne se donne les moyens de ne serait-ce que faire une différence, non ils continuent d'agir en toute impunités sous les yeux presque approbateur de cette justice en laquelle elle avait tant crue. « Je ne changerais pas d'avis. Je sais ce que je veux et ce que je veux c'est que cette dette qu'ils ont pas seulement envers toi ou envers tout ceux qui ont été leurs victimes, mais aussi envers moi personnellement soit finalement payé et des barreaux ne seront pas suffisant pour eux…Elle repousse sa pinte de bière qui semble la rendre plus nauséeuse qu'autre chose (même si clairement la boisson n'y ait pour rien ici.) Alors la justice, elle ne se donne pas la peine d'emphaser le mot avec des guillemets invisibles qu'elle dessinerait, son ton le fait suffisamment comme ca. Tu la fais comme tu le veux, tant qu'elle est rendue et que j'en ai la preuve. Tout ce que je te demande c'est que ce soit fait sans qu'aucune autre vie ne soit mise en péril et ça inclus les nôtres. Pas seulement au sens propre du terme, il est hors de question qu'ils puissent être relié de quelconque façon à l'hécatombe qu'ils préparent aujourd'hui tranquillement autour de ce comptoir parce qu'elle leur avait déjà suffisamment donnée estimait-elle. Je veux être tenu au courant de tout, ce n'est pas un contrat que ca soit clair, tout passe d'abord par moi avant exécution c'est clair ? Parce que tu as beau être…prolifique dans ton domaine et savoir j'imagine ce que tu fais, tu n'es pas aussi prudent que tu veux bien le croire. Elle tapote sur le dossier devant elle, il n'est pas nécessaire d'expliquer le pourquoi du comment elle en est sûre. Et c'est quelque chose qu'il va falloir changer. » La flic plante ses prunelles dans celle d'Elijah et le toise un instant alors qu'il s'enquiert à présent de savoir si elle est en mesure de lui donner des informations qu'il n'a pas déjà, c'est difficile à dire en réalité…non autant ne pas se voiler la face il en sait probablement plus que la police, mais il ne fallait pas oublier qu'elle menait elle aussi sa propre enquête. « Parce que si tu as besoin de moi pour ça, j'ai aussi besoin de toi pour être sûr de ne pas me faire avoir comme un débutant. Est-ce qu'on est clair ? » Un sourire en coin vient s'afficher sur les lèvres de la jeune femme et elle vient croiser ses bras sur sa poitrine, délaissant finalement le dossier sur laquelle elle s'était reposée depuis son arrivée. « Pour le moment la source la plus proche de connaissance les concernant reste les Kings, qui ne seront pas enclin à collaborer je l'imagine étant donné qu'il semble étroitement liée à leur petit business, mais je ne devrais pas tarder à avoir quelques informations qui pèseront suffisamment pour déliés quelques langues. En tout ca elle espérait en apprendre suffisamment pour que l'épouse O'Malley ne devienne bavarde, mais il fallait pourtant à Daya attendre encore un peu après Maeve pour en être totalement sûre. C'est un domaine dans lequel je suis plutôt douée comme tu peux le constater. Elle lui adresse un sourire malin avant de terminer. Et on est parfaitement clair, tant que tiendras ta part du deal, je tiendrais la mienne. Des choses que je devrait savoir ?»

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physique : il a le dos lacéré, seul et unique cadeau de sa génitrice lorsqu'il était plus jeune. il a également quelques cicatrices de blessures par balle, dont l'une se trouve à sa clavicule suite aux tirs portés par les serbes lors des attentats de noël. mais aussi une cicatrice à la cuisse droite d'un coup de couteau. ses bras sont remplis de tatouages, sa main gauche porte encore fièrement la croix celtique, allégeance à l'irish mob faite à new-york, ainsi qu'un petit coeur sur l'intérieur du poignet, similaire à celui que Jade s'est fait en même temps

MessageSujet: Re: This is the start of how it all ends Ft Elijah    Jeu 14 Déc - 23:45



This is the start of how it all ends
ft. Daya


Il sait que ses mots ont de l'impact, il sait qu'il touche un certain point en accusant une justice qui peine à avancer. Le regard de la jeune femme en témoigne, le regard de la Belle vient tellement en trahir qu'il choisit de ne rien relever, de ne rien rajouter. Il connaît cette sensation pour se l'imposer comme dans l'espoir que les choses soient plus simples à gérer, comme dans l'espoir de s'offrir une presque humanité. Raison pour laquelle il se tait, venant se contenter de simplement l'observer, ses mots déversés. « Je ne changerais pas d'avis. Je sais ce que je veux et ce que je veux c'est que cette dette qu'ils ont pas seulement envers toi ou envers tout ceux qui ont été leurs victimes, mais aussi envers moi personnellement soit finalement payé et des barreaux ne seront pas suffisant pour eux… » Et elle vient l'accepter, à sa manière. Elle vient lui faire entendre que ça tiendra, qu'il fera comme il en a l'habitude. Parce qu'il est ainsi, parce qu'il n'est doué qu'à cela, parce qu'elle vient l'embaucher pour cette solution-là. Et tandis qu'il écoute, qu'il acquiesce, tandis qu'il en vient à trouver cet accord presque raisonnable, ce sont d'autres mots qui viennent s'ancrer en cet instant, d'autres mots, d'autres termes. Quelque-chose qui vient le faire tiquer, qui fait disparaître cette légère étincelle de « confiance » ; aussi minime soit-elle déjà. « Je veux être tenu au courant de tout, ce n'est pas un contrat que ça soit clair, tout passe d'abord par moi avant exécution c'est clair ? Parce que tu as beau être… prolifique dans ton domaine et savoir j'imagine ce que tu fais, tu n'es pas aussi prudent que tu veux bien le croire. Et c'est quelque chose qu'il va falloir changer. » Les doigts qui dansent sur le dossier ramené et ce regard qui commence à le guetter. C'est réajuster la laisse qu'il avait pu avoir par le passé, c'est lui rappeler qu'il n'est pas encore aussi libre qu'il ne le pensait. Et Elijah en sourit, d'amertume, de rage aussi, un peu. Ça vient le démanger, ça vient raviver quelque-chose qu'il tentait au mieux à faire taire. Lutter contre sa propre personne, essayait de faire prôner une raison longtemps délaissée ; essayer de se réhabituer. De se contrôler. Parce qu'il s'est défait de cette sensation, parce qu'il a apprit à vivre par lui-même en canalisant l'animal qui régnait là, dans les profondeurs d'une existence qui, malgré tout, cédera forcément un jour ou l'autre à ces rites-là, à ces méthodes jusqu'alors presque abandonnées. Mais tout revient, tout finit forcément par remonter. Les eaux sombres de son passé n'ont rien noyé, elles n'ont fait que cacher. Tout cacher jusqu'à pouvoir l'en submerger. Et pourtant, pourtant il tient, laissant ses dernières phrases s'installer, inscrire sur les traits féminins un bref sourire rapidement retrouvé. Un sourire duquel lui parvient des réponses concrètes et ce qu'il n'espérait pas entendre. Elle vient sans plus de choses, sans informations qu'il ne connaît pas déjà, sans plus qu'il n'en sait en son cas. Mais il ne s'en fait pas pour ce qu'elle pourrait acquérir et c'est aussi ce qu'elle vient lui faire remarquer, possible sorcière capable d'entendre la moindre de ses pensées. « C'est un domaine dans lequel je suis plutôt douée comme tu peux le constater. Et on est parfaitement clair, tant que tiendras ta part du deal, je tiendrais la mienne. Des choses que je devrais savoir ? »

Il y a tellement à savoir. Sur lui, sur son parcours, sur cette route suivie jusqu'à parvenir jusqu'ici. Elijah soupire, Elijah en revient à la jeune femme qu'il guette un instant, qu'il inspecte en même temps. L'azur de ses prunelles va, vient, analyse chacun de ses mouvements, chacune des émotions capables d'être lisibles sur les traits qu'il vient de rencontrer, ceux qu'il sera désormais amené à côtoyer. Et, là, durant une seconde, une fraction de celle-ci peut-être, son regard s'abandonne sur le dossier qu'elle ne tient plus, sur lequel elle ne repose plus, dans lequel réside tant de faits, de méfaits. Et la fin de cette entrevue, de cette quête qu'ils viennent de se partager, Haynes n'en imagine qu'une issue. Et le tintement métallique qui semble résonner avec ses souvenirs de New-York lui revient, dur, brutal, atroce pour le cœur qui s'en emballe, pour les sentiments qui s'en fanent. Elijah en ressent encore le métal froid, les frissons qui parcourent son dos, sa peau, jusqu'à sa nuque pour ne laisser qu'un aperçu de ce qui l'attendait, de ce qu'il aurait pu s'infliger. L'égal de cette étreinte froide le long de sa tempe et cette arme qu'on lui retire, cette dernière possibilité que d'en sortir. Il n'aurait pas accepter que de se faire coincé, prêt au pire, acceptant d'en mourir. C'est là tout ce que lui rappelle la Belle qui lui fait face, celle à qui il revient dans la foulée, venant défaire son regard qu'elle devait sentir insister. Haynes secoue simplement la tête, prêt à se faire une raison, à envisager que les choses pourraient être toute autre. Elle n'aurait rien à y gagner, elle n'aurait rien à sauver s'il se faisait enfermer. Il pourrait conserver sa liberté, cette vie tranquille tant rêvée. Il pourrait, oui, et seul l'avenir sera en mesure de lui confirmer ses souhaits. Car pour l'instant, oh pour l'instant, rien n'est sûr, rien n'est fait. Rien n'est écrit et il y joue sa vie. « J'ai bien peur que tu saches déjà tout en ce qui me concerne. Je me trompe ? » C'est un tout autre regard qu'il vient poser sur elle, quelque-chose de différent, quelque-chose... d'humain, presque. Parce qu'elle avait su où le chercher, comment le trouver, avec quoi l'aborder. Parce qu'elle savait sur quel pied danser au moment même où elle est entrée et, Elijah en soit est forcé de l'admettre. Elle a une longueur d'avance, quelques marches de plus malgré ses informations, l'entente qu'il possède avec les seuls qui soient à même d'en savoir sur ceux qu'ils s'apprêtent à traquer, ceux dont qu'il devra tuer pour honorer cette entente tout juste acceptée. « Qu'est-ce que tu espérais m'entendre dire, en soit ? » Et la question se pose quand même, elle vient s'offrir à la jeune femme parce qu'il s'est perdu dans ses pensées, parce qu'il s'est mit à errer trop loin pour être à même de comprendre exactement où elle pourrait vouloir en venir. Elijah est défait, malgré cette fierté restée, malgré cette tête haute qu'il ne prendra jamais le risque de baisser ; pas de manière aussi aisée. Il comprend seulement ce dans quoi il se risque, ce dans quoi il se lance malgré cette volonté de retrouver une famille qui l'avait exilé, ça sans qu'elle n'en vienne à ne serait-ce que l'imaginer. Il va lui falloir de la patience, de l'attention ; à partir de maintenant, il lui faudra faire très attention. L'admettre, l'accepter, savoir comment s'en tirer ; ça hante les couloirs de son esprit, ça commence à rendre les faits bien trop précis. Mais il ne peut en revenir, il ne pourra pas s'y risquer et éviter le pire. Bien-sûr que non. « Ton nom ? »

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« Il parla beaucoup du passé, comme pour rattraper quelque-chose. Une idée de lui-même qu'il avait placé dans son amour pour Elle. Ce n'est qu'après cela qu'il comprit. Il savait, oui. Il savait que son esprit ne serait plus jamais libre de s'ébattre comme l'esprit de Dieu ; que tomber amoureux bouleverserait son destin, à jamais. » - Gatsby, le magnifique
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MessageSujet: Re: This is the start of how it all ends Ft Elijah    Jeu 28 Déc - 4:46




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Elle en doute. On ne sait jamais tout. Il y a toujours des secrets, des non-dits et dans le cas présent certainement une vie entière ayant échappée au dossier pourtant bien rempli qui repose comme une menace latente sur le bois de ce bar qu'il se plaît à diriger. Son regard reste indubitablement fixé sur lui dans une rigueur et une confiance partiellement feinte, elle sait que l'impression qu'elle laissera aujourd'hui formera la base de cette collaboration et que s'il était amené à percevoir ne serait-ce qu'une étincelle de faiblesse, elle sait par avance qu'il ne manquera pas de l'utiliser contre elle lorsqu'il estimera le moment venu et il était hors de question de se retrouver à jouer les marionnettes entre les mains de cet homme qu'elle méprisait. « Qu'est-ce que tu espérais m'entendre dire, en soit ? » Bien plus que les trois mots qu'il s'efforce de sortir à cadence régulière de toute évidence. Des tas de choses à vrai dire et surtout elle veut savoir ce qu'il a déjà fait, à qui et comment…comment ce type a pu avancer là où la police bloque, là où elle-même avait dû faire preuve d'ingéniosité et de noirceur allant la plupart du temps contre ses valeurs morales les plus élémentaires. « Ton nom ? »

Elle élude cette dernière question de façon volontaire, en tout cas dans un premier temps, elle n'en est pas encore là. Elle vient s'appuyer sur le bois sombre et fait claquer sa langue contre son palet. « J'espérais un peu plus qu'un « tu sais déjà tout » parce que non je suis loin de prétendre tout savoir Elijah sinon tu te doutes bien que je ne serais pas là. Elle lève un sourcil, elle n'était pas là en train de passer un accord avec une pourriture comme lui juste pour le plaisir, non elle estimait juste que c'était pour l'instant sa seule option et dieu sait que ca lui coûtait. mais je suis sûre que tu sauras m'éclairer et puisque tu as apparemment une bonne longueur d'avance sur les forces de polices, j'imagine donc que tu as accès à une ou des sources relativement fiables…Elle hausse les épaules. Je veux savoir qui et je veux savoir quoi. Voilà ce que j'espère t'entendre dire. Elle a bien conscience qu'il est peut-être un peu tôt pour qu'il ne lui révèle la totalité de ce qui avait pu être porté à sa connaissance, peut-être et c'était même plus que sûre en réalité qu'il ne le ferait jamais, il n'était pas idiot c'était un fait, il n'en serait pas là aujourd'hui si cela était le cas alors il ne lui livrerait sans doute jamais tout sur un plateau.

Il lui a laissé entendre qu'il avait déjà réglé une partie du « problème » et elle veut également en savoir plus, elle veut des noms, elle veut des visages et si en réalité ils ne voudront rien dire de plus, dans son esprit froissé et abîmé ca a une importance considérable qu'elle ne saurait très bien expliqué. Cela peut sans doute sonner assez particulier si toutefois elle était amenée à devoir poser des mots sur cette idée intangible qui errait dans son esprit, mais leur donner une identité rendait la nature de son combat réel, il lui donnait une existence et une réalité dont elle pouvait finalement se nourrir pour satisfaire le monstre avide de vengeance qu'ils avaient tous créer et continuait de la dévorer de l'intérieur. L'indienne pousse un soupir et vient passer une main un peu lasse sur sa nuque. Et dans un registre un peu moins…décent et puisque tu as si gentiment aborder le sujet, je veux des informations sur la partie déjà réglée du problème, parce que la dette que J'AI à leur faire payer est loin de se compter sur les doigts d'une main. » En réalité, elle ignore ce qu'il faudrait pour qu'elle se sente soulager, libérer du poids qui l'étouffe et qui ne leur est pas dû dans l'intégralité et si ce détail semble d'une importance capital, une petite voix lui souffle que ca ne l'est pas…parce que de ses hommes qui avaient été les premiers à lui voler son âme elle n'obtiendrait jamais réparation, elle le savait, ils continueraient à errer dans les rues, peut-être pas celles de Chicago, mais ca n'était d'aucune consolation pour autant. L'idée lui donne des sueurs froides et elle essaye de reconcentrer son esprit sur l'homme qui lui fait face et qui pourrait potentiellement changer le chemin qu'elle avait commencé à tracer dans une solitude lourde et dissimulée. Elle fait glisser le verre qu'elle avait poussé hors de son espace vitale quelques minutes plus tôt, pour finalement le porté à ses lèvres et en boire une gorgée. Ca ne l'aide pas, elle n'en entendait pas grande chose, mais elle espère pourtant y trouver un semblant de réconfort. Lorsqu'elle repose la pinte sur le comptoir du bar, elle passe sa langue sur ses lèvres avant de finalement reposer ses prunelles brunes dans celles beaucoup plus claires de son vis-à vis. « Quant à mon nom c'est Laghari…Daya. »
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physique : il a le dos lacéré, seul et unique cadeau de sa génitrice lorsqu'il était plus jeune. il a également quelques cicatrices de blessures par balle, dont l'une se trouve à sa clavicule suite aux tirs portés par les serbes lors des attentats de noël. mais aussi une cicatrice à la cuisse droite d'un coup de couteau. ses bras sont remplis de tatouages, sa main gauche porte encore fièrement la croix celtique, allégeance à l'irish mob faite à new-york, ainsi qu'un petit coeur sur l'intérieur du poignet, similaire à celui que Jade s'est fait en même temps

MessageSujet: Re: This is the start of how it all ends Ft Elijah    Lun 1 Jan - 15:10



This is the start of how it all ends
ft. Daya


« J'espérais un peu plus qu'un « tu sais déjà tout » parce que non je suis loin de prétendre tout savoir Elijah sinon tu te doutes bien que je ne serais pas là ; bien-sûr, un léger rictus sarcastique vient s'offrir à ses lèvres tandis qu'il continue de la guetter, d'essayer de comprendre. Mais plus rien n'est à savoir, à découvrir, plus rien n'est à chercher en sachant qu'elle vient déjà de tout expliquer, de tout lui livrer. Dernier recours ; c'est ce qu'il devient au fur et à mesure qu'elle s'enfonce dans une affaire avec lui. C'est ce qu'il devient pour sa conscience fatiguée de courir dans des sens erronés. Et, malgré l'insécurité qu'elle insuffle, malgré tout ce qu'elle vient raviver sans même hésiter, Elijah s'en sentirait presque flatté, bercé par un léger sentiment de supériorité. Parce qu'il l'est, en certains points, parce qu'il choisi de s'arrêter sur cette idée pour ne pas avoir à faiblir, à perdre le peu d'humanité qui lui soit encore donné. Mais je suis sûre que tu sauras m'éclairer et puisque tu as apparemment une bonne longueur d'avance sur les forces de polices, j'imagine donc que tu as accès à une ou des sources relativement fiables… Je veux savoir qui et je veux savoir quoi. Voilà ce que j'espère t'entendre dire. » Et cette fois, ce sourire s'intensifie, il vient prendre une place importante le long de ses traits. Elle a l'espoir tenace, la volonté facile. Et c'est ce qui l'amuserait presque, ce qui viendrait presque lui faire croire qu'elle ne sait pas si bien ce qu'elle fait. Parce qu'il s'attend à une certaine confiance, une certaine entente le temps qu'il soit bloqué avec elle et en laisser entendre autant alors qu'elle vient d'arriver lui paraît bien trop aisé. Mais ça vient offrir une nouvelle dimension à cet accord, ça vient offrir davantage d'atouts au mercenaire qui semble revenir à égalité avec la jeune femme, avec la Belle et sa saloperie de dossier. Celui-là même dont il pourrait s'emparer, là, en un claquement de doigt. Celui-là même qu'il guette un court instant avant que sa nouvelle invitée ne reprenne la parole, avant qu'elle ne vienne retrouver toute son attention. « Et dans un registre un peu moins…décent et puisque tu as si gentiment aborder le sujet, je veux des informations sur la partie déjà réglée du problème, parce que la dette que J'AI à leur faire payer est loin de se compter sur les doigts d'une main. » S'en suit une énième gorgée de ce qu'il est venu lui servir, un énième regard qui – le temps d'une fraction de seconde – semble se perdre dans des songes qui n'appartiennent qu'à elle. Et ça, cette partie-là, ces ténèbres-là l'intéressent. Et lui qui s'attendait à devoir gentiment lui faire entendre que des informations se méritent, elle ne lui en laisse pas le temps, venant prendre de court toute cette idée en laissant une information s'imposer. « Quant à mon nom c'est Laghari…Daya. » Elle ose, s'y risque, semble sincère, loin des tromperies auxquelles il a déjà eu à faire.

Alors il hésite, un court instant, Elijah hésite à continuer, à ne serait-ce que laisser entendre un indice, un nom, une petite information qui puisse satisfaire Daya. Mais rien. Rien ne vient franchir la barrière de ses lèvres tandis qu'il jauge l'instant, tandis qu'il abandonne son regard sur les alentours, sur Esras qui ne revient pas, sur tout ce qu'il vient d'accepter malgré les répercutions que tout pourrait avoir. Un soupire, un énième soupire alors qu'il en revient au comptoir, au verre qu'il lui a laissé, au dossier qu'elle maintient encore bien assez près d'elle. « Tu auras ce que tu veux en temps voulu. » C'est tout ce qu'il vient faire entendre, tout ce qu'il se risque à dire avec cette ferme attention de tenir cette idée. Parce qu'il n'a pas à l'arranger tant que lui sera autant en danger. Parce qu'il se refuse à être le seul à possiblement pâtir de cette alliance. « J'en attends de ta part également. » Et il s'en redresse, il vient marquer sa décision, le fait qu'il ne reviendra pas sur ces volontés-là parce qu'elle le sait, parce qu'elle l'a clairement compris : il a bien trop à perdre. Son bar, son appartement, sa sécurité, Jade, leurs projets, tout ce qu'il imaginait déjà pour lui, pour elle, pour eux. « Je peux t'avoir les noms de ceux qui ne nuiront plus, mais en échange, ce que tu as apporté doit être la dernière copie qui existe de tout ça. » Pari risqué, marché qu'elle pourrait refuser. Mais il a cru comprendre qu'elle tenait à cette vendetta, il a cru comprendre qu'elle ne reculerait devant rien pour assouvir une vengeance qui la ronge alors il ose penser qu'elle saura se faire raisonnable, il ose pouvoir penser qu'elle soit prête à suivre ce mouvement imposé. « A ce moment-là, ça ne concernera plus que nous deux et je serai à même de pouvoir considérer que je peux me lancer dans ce que tu demandes. » Aussi, il se fait patient, à l'écoute, Elijah s'adosse légèrement contre l'autre comptoir qui s'étend derrière lui, marquant une nouvelle distance entre les barreaux de sa nouvelle prison et sa propre personne. Et il jauge les pour, les contre. Tout ce qu'il pourrait avoir à gagner dans cette histoire. Elijah se fait raisonnable, raisonné ; il songe à tout ce que ça vient impliquer, à la manière dont elle sera autant plongée que lui dans les profondeurs de ces ombres-là. Il prend conscience de ce qu'il s'apprête à jouer, il prend conscience que – finalement – elle pourrait ne rien faire à son encontre suite à tout ça. Et si l'idée de la tromper lui vient en tête, il songe aussi au fait que son métier réside en cela : se salir les mains, parce qu'il a toujours aimé ça, parce qu'il a toujours eu besoin de ça. Non, vraiment, Haynes commence à lui offrir ce que beaucoup appellerait le bénéfice du doute. De la conscience, de la raison, de la tactique. Et Elijah qui se redresse pour venir présenter sa main à la jeune femme sans se soucier des tatouages qui l'orne, cette preuve même qu'elle vient s'allier à l'une de ces pourritures qu'elle devrait d'ordinaire traquer, testant déjà sa fiabilité, sa stabilité.

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« Il parla beaucoup du passé, comme pour rattraper quelque-chose. Une idée de lui-même qu'il avait placé dans son amour pour Elle. Ce n'est qu'après cela qu'il comprit. Il savait, oui. Il savait que son esprit ne serait plus jamais libre de s'ébattre comme l'esprit de Dieu ; que tomber amoureux bouleverserait son destin, à jamais. » - Gatsby, le magnifique
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MessageSujet: Re: This is the start of how it all ends Ft Elijah    Dim 7 Jan - 17:38




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This is the start of how it all ends



Il sourit sans discontinuer ou presque et ca l'agace en un sens, parce que cela démontre sans aucun doute un sentiment de contrôle, de supériorité même et elle n'estime pas qu'il puisse véritablement s'approprier ce genre de qualité, mais une autre petite voix dans sa tête s'en félicite finalement parce que cela signifie aussi qu'elle l'a mis suffisamment en confiance et qu'ainsi elle reste tout de même maître de cette situation dans laquelle elle s'est volontairement plongée. Parce qu'il n'y a rien de plus facile à contrôler qu'un pion en confiance. Elle se doute qu'il se sent puissant en un sens, parce qu'il est en possession d'informations dont elle vient de reconnaître avoir besoin, mais il serait bien facile d'oublier qu'elle aussi possède des vérités qu'il ne serait pas bon voir éclater au grand jour, elle a plus d'un coup d'avance sur lui, plus qu'elle ne le laisse croire aujourd'hui, plus que ce qui se trouve dans ce dossier, mais elle n'est pas stupide et elle n'est pas non plus inconsciente enfin pas entièrement en tout cas. Alors, elle lui laissera volontiers croire qu'elle est surement un peu idiote, qu'elle n'a pas conscience de ce qu'elle vient lui offrir, lui dévoiler, des cartes qu'elle dépose volontairement entre ses mains, qu'elle ne sait pas pleinement à qui elle a à faire. « Tu auras ce que tu veux en temps voulu. » C'est tout ce qu'il s'accorde à répondre à tout ce qu'elle vient de lui dire et le regard que la jeune femme lui lance en dit bien plus que tous les mots qu'elle pourrait avoir utilisé, parce que ce n'est pas suffisant, parce qu'il ne fait pas preuve de bonne volonté et cela la contrarie, elle a besoin de quelque chose, de ce petit plus qui scellerait le deal contraint qu'ils sont tout deux en train de passer et cette vague promesse d'un plus tard ne serait la conforter dans cette association qui devrait ainsi voir le jour. « J'en attends de ta part également. » Il en attend de sa part ? Y avait-il quelque chose dans le discours relativement clair qu'elle lui avait tenu qu'il n'avait pas compris ? Il n'était pas en position de demander plus que son silence, plus que l'immunité complète qu'elle offrait à l'objet de son affection, c'était ce qu'elle avait posé sur la table et c'était ce à quoi il avait acquiescer et sauf erreur de sa part, il n'avait pas été question qu'elle lui apporte plus que ca. Elle fronce naturellement les sourcils et attend, lui laisse quelques secondes pour éclaircir cette pensée qui ne saurait être plus vague.

Ainsi elles s'écoulent, bien lentement lui semble-t-il, mais pas perpétuellement puisque sa voix de nouveau finit par résonner et vient comme elle l'avait espéré lever le voile sur cette demande un peu floue. « Je peux t'avoir les noms de ceux qui ne nuiront plus, mais en échange, ce que tu as apporté doit être la dernière copie qui existe de tout ça. »  Elle l'aurait pensé plus intelligent que ca, mais en réalité cela ne venait finalement que confirmer ce qu'elle lui avait lâché un peu plus tôt il n'était pas si prudent qu'il voulait le croire, il n'était pas sans faille, un sourire voudrait venir appuyer cette pensée silencieuse, mais elle le garde fermement enfermé et ne change pas d'expression, elle affiche un visage impassible et laisses ses doigts distraitement glisser le long du verre qui a désormais perdu de sa fraîcheur, laissant penser qu'elle réfléchie sérieusement sans doute à cette demande pas si inattendue que cela. « A ce moment-là, ça ne concernera plus que nous deux et je serai à même de pouvoir considérer que je peux me lancer dans ce que tu demandes. »  Sa fierté s'en voit titiller, elle n'a pas envie d'être ici la seule à devoir prouver sa bonne intention, elle est après tout, celle qui est censée se trouver du bon côté de la barrière, même si bien nombreux serait ceux qui remettraient cette réalité en doute en l'instant, celle qu'elle avait été avant tout ça y compris…mais elle n'avait que faire de ceux-là et son identité passée avait bel et bien disparue, elle ne reviendrait pas et elle en avait conscience, elle ne voulait juste pas rester indéfiniment celle qu'elle observait dans le miroir chaque matin et qui ne lui semblait plus intacte ni absolue. Elle aussi voudrait une preuve de bonne volonté et il refuse de la lui donner, c'est assez problématique, suffisamment pour qu'elle ne se retienne d'acquiescer tout de suite à la disparition du dossier qui contient toute une vie qu'il voudrait garder sous silence. L'indienne laisse échapper un son marquant une réflexion imminente, une réponse qui saurait également l'être avant de finalement délaisser la bière devant elle pour redonner pleinement son attention à son interlocuteur qui lui tend désormais la main. Elle s'en saisit fermement et la maintient un instant dans sa main. « Que les choses soient claires, les éléments déjà en possession de la police le resterons, je ne peux rien contre ca, mais pour le reste…soit ! Tu peux garder cette copie et je te remettrai celle encore en ma possession. Parce que la vérité c'est qu'elle s'en fiche, elle a pu les trouver une fois, elle pourra les récupérer si le besoin s'en faisait sentir, cela ne lui demandait qu'un peu d'investissement, il n'y avait pas grand-chose que la motivation ne pouvait vous apporter et ca, elle l'avait bien compris. Mais - et elle ressert de façon très légère l'emprise de sa main dans la sienne. - pas sans obtenir d'informations en échange. Ce n'est qu'à ce moment-là que j'estimerais notre accord pleinement en place. Petit rappel de sa tournure de phrase et un sourire qu'elle lui adresse en lâchant sa main. J'imagine que cela nous amène à prévoir une prochaine rencontre maintenant. »
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MessageSujet: Re: This is the start of how it all ends Ft Elijah    Dim 14 Jan - 0:00



This is the start of how it all ends
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La main qui attend, qui vient signifier qu'il devra faire avec ce changement. Parce qu'il s'engage, parce qu'il vient signer cet accord, sa possible mort. Elijah le sait, ne l'oublie pas, cette réalité installée dans l'un des corridors de son esprit décidé, déterminé à mener à bien ce qu'elle vient demander ; cette étrangère, cette âme invitée malgré tout ce qui aurait pu faire qu'elle soit immédiatement tuée. Non, il tient bon, Elijah éloigne les vérités qui tentent de s'ancrer, de s'imposer dans ces réflexions désordonnées, précipitées. Et, tandis qu'il y songe de nouveau, tandis qu'il essaie de se raisonner, il le sent ce contact s'étant fait désiré, ce contact qui vient tout sceller. L'azur de ses prunelles se relève, retrouvant les pupilles de la jeune femme, tout aussi sûre, tout aussi lancée sur cette voie abîmée. Et s'il allait pour la reculer, il se retrouve avec la main encore tenue, piégée. Il sent cette légère pression, ce regard qui se dévie pas. Elle n'a pas encore tout dit, tout étalé, contredit tout ce qu'il pourrait avoir – plus ou moins – installé. « Que les choses soient claires, les éléments déjà en possession de la police le resterons, je ne peux rien contre ça, mais pour le reste…soit ! Tu peux garder cette copie et je te remettrai celle encore en ma possession. Une pause qui s'installe, une pause qui lui permet déjà de grimacer, peu satisfait. Il aurait dû être clair, concis, dès le départ. Il aurait dû user de prose plutôt que de vers. Elijah sait ses phrases ambiguës aux détails implicites, Elijah sait que peu parviennent à lire entre les lignes ; ce pourquoi il soupire, réajustant sa poigne à son tour, laissant la Belle terminer parce qu'il la voit de nouveau s'animer. Mais ; nouvelle pression, demande de pleine attention malgré ses réflexions, l'appel désespéré de sa raison. Pas sans obtenir d'informations en échange. Ce n'est qu'à ce moment-là que j'estimerais notre accord pleinement en place. J'imagine que cela nous amène à prévoir une prochaine rencontre maintenant. » Et sa main qui lui échappe, ce sourire qu'elle affiche, fière d'elle sûrement, fière de constater qu'elle puisse aisément tout compromettre pour lui s'il s'y refuse, s'il choisit de franchir les frontières qu'elle vient d'instaurer. Et Elijah songe une nouvelle fois à ses mots qu'elle n'a pas su entendre, à cette exigence à laquelle il ne tient que trop ; en plus du regard que Esras avait pu faire glisser sur lui en comprenant qu'il serait prêt à prendre un tel risque. Oui, des risques, il ne fait qu'en prendre, toujours plus, au fur et à mesure qu'elle traîne ici, au fur et à mesure qu'ils avancent dans leurs accords.

Un dernier soupire et ses mains retrouvent le bois vernis de son comptoir, de ce qu'il chérit assez pour ne pas tout balancer sans avoir mesuré le poids des mois qu'il s'apprête à lui donner. Il sait que tout est désormais en sursis, il sait que tout pourrait le retrouver, peut-être à jamais l'enfermer ; ou le tuer. Ses nerfs en sautent tandis qu'il en revient à la jeune femme, tandis qu'il revient perdre l'éclat de son regard dans le sien. « J'ai peur de ne pas avoir été bien clair sur un point ; qu'il fait entendre, qu'il vient dire tandis qu'il se redresse, tandis qu'il lui enlève son verre sans vraiment se soucier de ce qu'elle aurait pu en faire. Tout n'a que trop duré et sa patience, d'ordinaire limitée, commence à totalement s'épuiser. Il veut s'assurer une légère sécurité pour la fin de cet engagement, il veut être sûr de posséder ne serait-ce qu'une chance de pouvoir s'en sauver quand tout sera terminé. Et ça hante son esprit, ça erre dans les couloirs de sa tête comme pour être sûr que l'empreinte de cette idée-là se fasse. Chose efficace. Je veux que tout disparaisse, à toi de te débrouiller pour ce qui n'a pas pu être enlevé déjà par le passé. Un clin d’œil, l'assurance de lui faire entendre qu'elle ne sait pas tout ; bien-sûr que non. Et c'est, en soit, une légère victoire qu'il tient à garder en sachant que celle-ci, il ne pourra peut-être pas la gagner. Mais, hey, tous les coups sont à jouer. Mais, oui, j'imagine qu'une prochaine rencontre est à préparer. » Et il sait qu'il ne pourra y échapper, plus maintenant, pas en sachant ce qui pourrait désormais le rattraper avec le temps. Il ne se risquera pas à telle bêtise, il ne se risquera pas à mettre en péril tout ce pour quoi il tient désormais à vivre, à continuer, à avancer sans bracelets le long de ses poignets. « Inutile de t'offrir l'adresse, j'imagine. » Du sarcasme, de la légère provocation en sachant qu'elle n'hésitera pas à en user à son égard. C'est ainsi que vont se passer les choses, ainsi que vont avancer leurs affaires, ainsi qu'ils devront fonctionner quand du sang viendra teinter les mains du mercenaire qui, doucement, s'en remet à ce dont il devait s'occuper avant qu'elle ne vienne plus ou moins l'engager. Et, il voit bien qu'elle ne partira pas sur cette dernière demande, sur ces dernières informations. Il voit bien qu'elle n'ait pas du genre à s'en retourner sur si peu, raison pour laquelle il y revient, raison pour laquelle il revient pleinement lui faire face ; une dernière fois, au moins pour ce soir-là. « Réfléchis à ce que je demande ou trouve moi un bon compromis à cela ; tu n'en seras pas déçue. Je n'ai qu'une parole. » Et les tatouages qu'il porte – ceux qui demeurent encore malgré son exil et les horreurs qu'on a pu lui faire vivre – en témoignent aisément, trahissant cette loyauté fatiguée qui, malgré tout, ne s'est jamais pliée. « Tu étais sur le départ. »

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MessageSujet: Re: This is the start of how it all ends Ft Elijah    Dim 21 Jan - 5:04




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Sa main retrouve sa liberté et elle vient la dépose sur ses genoux. Elle voit l'air contrarié qui peint le visage de son interlocuteur et ne s'en formalise pas, évidemment que ce n'est pas idéale pour lui, mais c'est ainsi et il devra faire avec, parce que finalement il y a beaucoup plus d'informations immédiatement compromettante dans ce qu'elle a trouvé elle-même que dans ce qui est sous les registres de la police depuis plusieurs années maintenant et qui ne l'ont finalement pas empêché d'avoir une vie libre et indépendante de ses actes passés. « J'ai peur de ne pas avoir été bien clair sur un point. Elle fronce les sourcils et lui jette un regard interrogateur, tandis qu’il lui retire déjà son verre, signe sans doute d’un départ imminent attendu d’elle. Bien elle n’attend plus que ca en réalité, tout cela n’a que trop duré déjà et elle ne voudrait pas voir cet accord finalement passé prendre l’eau pour une raison ou pour une autre. Je veux que tout disparaisse, à toi de te débrouiller pour ce qui n'a pas pu être enlevé déjà par le passé. » Est-ce qu'il plaisante ?? Ses yeux s'écarquillent et elle ne cherche même pas à le cacher, c'est sûrement la demande la plus idiote qu'elle ait entendu, il n'est pas idiot, il est clairement impossible qu'il puisse ne serait-ce que penser qu'elle soit en mesure de faire une chose pareille et même…même si elle était capable de le faire, c'était passé une limite qu'elle ne franchirait pas, elle n'effacerait pas tous les crimes qu'il avait commis, elle ne le libèrerait pas de leurs poids et de leurs conséquences, il les avait commis, il lui faudrait vivre avec leur ombre constante. Il doit le savoir. Ce n'est pas possible autrement. Alors, pourquoi une telle demande ? Est-ce là un test qu'il lui tend nonchalamment ? Essaye-t-il de tester ses réactions ? De savoir jusqu'où elle est capable de s'engager ? Où cette demande incongrue était-elle une façon de voir si elle était prête à lui mentir. Mais, oui, j'imagine qu'une prochaine rencontre est à préparer. Il ne pouvait pas si bien dire, parce que malgré les demandes qu’ils pouvaient formuler, malgré ce pouvoir qu’il semblait désespérément chercher à avoir, elle était celle qui pouvait en un claquement de doigts, faire débarquer la moitié des forces de police de Chicago dans son petit bar de quartier, elle avait le dessus sur deal et il devrait s’y plier ou la tuer, mais elle aimerait tout autant que ce soit la première. Note à elle-même prendre ses dispositions au cas où il lui arriverait quelque chose. Ce qu’elle aurait déjà du faire depuis longtemps. Inutile de t'offrir l'adresse, j'imagine. Asshole. Il est supportable environ…elle jette un regard à la montre qui orne son poignet…quinze minutes. C’est plus que ce qu’elle aurait pensé en réalité, hum c’est toujours bon à savoir. Il lui demande de réfléchir à l’énormité qu’il vient de lui sortir et ca lui donne presque envie de rire ce qu’elle se retient de faire, parce qu’au final il n’y a rien de drôle dans ce qui se passe ici, dans le merdier dans lequel elle se jette de façon si volontaire. Elle risquait beaucoup pour des hommes qui ne méritaient sans doute pas l’effort et qui pourtant devaient être stoppé, quelqu’un devait faire quelque chose et elle ignorait pourquoi tout son corps lui criait que c’était à elle de le faire. Tu étais sur le départ. » Elle se lève et se plante droite et suffisante, parce que c'était l'image qui convenait pour ce qu'elle s'apprêtait à faire ou plutôt à dire. « Je vais moi aussi clarifier un point avant de partir. Mon offre est sur la table et elle est à prendre ou à laisser, je t'invite donc à y jeter un œil plus attentif, car les informations les plus importantes ne sont pas celles qui sont déjà connues de tous, tu t'en rendras vite compte. Elle se rapproche du comptoir et vient dépose sur le dossier rester là, un morceau de papier plier en deux. C'est le numéro auquel tu pourras me joindre, uniquement par sms et vingt-quatre heures à l'avance. Réfléchie bien Elijah, ce que je te propose est plus qu'honnête. Et ca l'est. Restait à voir s'il serait à même de s'en rendre compte. Elle avance de quelques pas avant de s'arrêter et de se retourner pour lui jeter ces derniers mots. Je te laisse quarante-huit heures » Puis elle passe la porte et ce n'est qu'une fois arrivé dans l'habitacle rassurant de sa voiture qu'elle prend le temps de véritablement respirer.
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