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 Prostitution informatique par service à sens unique

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MessageSujet: Re: Prostitution informatique par service à sens unique   Lun 25 Déc - 22:44

Prostitution informatique par service à sens unique

Daya & Maeve
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 « Je te comprends pas Maeve » Et je n'attends pas que tu le fasses. Non pas que je ne me comprenne pas moi-même, bien au contraire. Je sais exactement les raisons qui m'ont poussé à faire une chose pareille. Mais comment expliquer avec des mots ce genre de ressenti ? On ne peut pas. Les mots sont trop crus, ils déforment trop, ils déforment tout. Comment prétendre à l'auto préservation quand on blesse autant une personne ? Comment oser dire qu'on l'aimait alors qu'on a brisé une amitié prometteuse ? Comment demander pardon pour un orgueil si profondément développé qu'il a tout gâché ? Comment justifier un 'modus operandi' bien trop souvent employé ? J'ai réitéré la chose après elle, encore et encore, choisissant la fuite plutôt que la confrontation. Optant pour le silence par peur de ce qui pourrait être dit. J'ai agi de la même façon avec Taylor et l'ai perdu. Par ma faute. Par mon unique et entière faute. L'avoir de nouveau à mes côtés est une réelle chance. Et ça m'aide également à remettre en ordre certains travers. À me remettre en question et à essayer de réparer ce qui peut être réparé.

Je ne suis pas stupide pour autant. Je sais que la relation que j'ai pu partagé avec Daya est morte depuis trop longtemps que je ne pourrais pas réparer les pots cassés. Nous ne pourrons probablement jamais redevenir amies dans un futur plus ou moins proche mais comme elle continue de le répéter, elle a le droit de savoir. Et si j'évite son regard alors qu'elle répond à mon aveu – laissant une boule se former dans ma gorge – j'enregistre chacun des mots que laissent échapper ses lèvres. Je le mérite. Je le mérite cent fois. Et tout ce qu'elle dit est vrai. Presque tout. Parce qu'elle ne peut évidemment pas mettre des mots justes sur mon propre ressenti à l'époque, parce qu'encore une fois, tout ceci est trop complexe pour être résumé ici, tant d'années plus tard. Ça ne l'empêche pas d'avoir raison pour le reste. Elle méritait mieux. Elle méritait ces explications au moment où j'ai décidé de mettre les voiles pour me préserver et ne plus ressentir toutes ces choses pour elle. Avant de laisser ma rancune prendre le pas et de lui en vouloir injustement pour tout ce qui naissait en sa présence.
Et la métisse a encore raison quand elle balance que je n'ai aucune idée de ce que j'ai fait, des conséquences de mes actions, de ce que ça a engendré. Mais je ne peux pas réparer ça, ne peut pas colmater la brèche que j'ai créée avec de simples mots, de simples excuses.

La flic s'assoit sur l'accoudoir et je reste immobile, laisse le silence reprendre ses droits, fermant les yeux quelques secondes. Je suis épuisée. Et cette conversation n'aide en rien. Mais c'est peut être ma seule occasion. « C'est ce que j'ai toujours fait. Fuir. Quand les choses deviennent trop compliquées, quand je me retrouve dos au mur. Le chaos émotionnel n'est pas mon meilleur costume. Alors je fuis. Je ne dis pas que c'est bien ou logique ou quoi que ce soit mais c'est ce que je fais. Ce que je faisais. » Je prends une longue inspiration, essayait de ne pas m'emballer trop au risque d'avoir de nouveau besoin de l'oxygène. « Et tu n'as pas à croire ce que je te dis. Tu n'as pas à croire que je tenais à toi. Que je t'aimais. Tu peux continuer à me....me....tu peux continuer à nourrir les sentiments que tu as pour mi, aussi négatifs soient-ils. » Et qui je serai pour juger ? « Je sais que je ne peux pas réparer ce que j'ai fais et encore une fois j'en suis désolée. Ce n'était pas ta faute. C'était la mienne. Uniquement la mienne. Et je ne te demande pas de me pardonner. » Je relève quelques secondes les yeux vers elle. « Il fallait juste que tu saches » Je fuis à nouveau son regard, jouant avec mes doigts. « Juste au cas où » Et je ne prends pas conscience que je dis cette dernière phrase à haute voix.

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MessageSujet: Re: Prostitution informatique par service à sens unique   Mar 2 Jan - 20:45



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Non elle ne peut pas dire que c'est bien parce que ca ne l'est pas, comment cela pourrait être justifiable ? Elle avait choisi de la punir pour quelque chose sur lequel elle n'avait aucun contrôle, quelque chose dont elle ignorait jusqu'à l'existence et rien dans tout cela n'était juste. L'égoïsme dont Maeve avait preuve allait à l'encontre de ce qu'elle disait éprouver et elle avait raison sur un point il n'y avait aucune logique si ce n'était un désir d'auto-préservation qui aurait peut-être pu se résoudre autrement. Daya n'avait pas l'audace de prétendre qu'elles auraient pu toute deux trouvé une façon de gérer cette situation plus que délicate, mais une chose était certaine à son sens, la façon de faire et les blessures qui en avaient découlé auraient sans aucun doute pu être évités, parce qu'elle voulait croire qu'elle aurait compris que son amie ait besoin de s'éloigner, de laisser mourir ses sentiments qui n'auraient jamais été réciproques, peut-être auraient-elle pu sauver une partie de cette amitié à laquelle elle tenait vraiment si seulement elle lui avait laissé la chance de s'y essayer.

L'information bien qu'elle soit difficile à digérer commence pourtant à faire son chemin et Daya inconsciemment commence à chercher dans les tréfonds de ses souvenirs, des indices, des signes qu'elle n'avait pas su identifier, des gestes qui auraient pu rendre tout cela difficile pour sa colocataire à l'époque. Est-ce qu'elle avait eu envers elle une attitude que cette dernière aurait pu interpréter comme une provocation latente et quotidienne ? Est-ce qu'elle affichait tant que ca le couple qu'elle formait avec Josef à l'époque ? Mais les souvenirs sont lointains, flou et partiellement disparus, parce que les années avaient fait leur travail sur des images qu'elle n'avait pas pu chérir et qu'elle avait ardemment tâché de boucler quelque part afin les faire disparaître. L'utilisation du passé sur la fin de sa phrase n'est pas anodin elle le sait, l'évidence est là, mais elle n'arrive pourtant pas bien à en saisir le sens, parce que si vraiment elle avait changée c'était là une bonne chose, mais en quoi cela amènerait une quelconque différence pour l'Indienne ? Ce n'était pas une consolation suffisante face à tout ce qu'elle avait perdue ce jour-là.

« Et tu n'as pas à croire ce que je te dis. Tu n'as pas à croire que je tenais à toi. Que je t'aimais…. » Les mots s'ils avaient déjà été prononcés, n'en était cependant pas plus facile à entendre, ca lui laissait une sensation étrange de l'entendre parler d'elle de cette façon, elle ne savait pas vraiment quoi en penser, ce qui était sûr cependant c'est que ca la déstabilisait aussi sûrement que la première fois. Et pourtant elle la crois…elle ne l'explique pas, rien ne lui certifie que ce ne sont pas là juste des mots, une excuse qui laisserait un trop grand questionnement tut, non, elle la croit, son instinct le lui souffle, son esprit ne remet pas vraiment en question cette révélation soudaine et inattendue. Quant aux sentiments qu'elle-même éprouve pour la jeune femme chétive assise non loin d'elle, elle ne sait pas, elle avait passé tant d'année à la détester et à la blâmé qu'elle avait bien du mal à percevoir autre chose sous cette couche si solidement installée et qui, il fallait bien le dire tenait encore relativement bien la route même après cette mise en lumière, parce que la finalité était la même et la blessure qui avait été ouverte ne s'en trouvait ni moins grande, ni moins pénible. Etait-elle-même réparable ? Daya ne le pensait pas, pas en l'instant en tout cas et si ca lui faisait mal au coeur de se le dire, même si quelque part elle avait fini par entendre ce qu'elle avait cherché depuis si longtemps, même si Maeve avait fini par prononcer ces mots qui la dédouanaient de toute responsabilité, elle ne se sentait pas mieux, elle était toujours attristée et avait l'impression désagréable d'être de retour sept ans auparavant. La jeune femme glisse ses mains sur son visage et vient repousser ses cheveux en arrière, un soupir s'échappe de ses lèvres et bien qu'elle ne sache pas quoi dire, elle s'y essaye pourtant.

« Je ne sais pas quoi te dire Maëve. Je n'ai aucune raison de remettre en question ce que tu me dis, mais je ne sais pas pour autant ce que tu attends de moi…il s'est passée sept ans. Elle tourne son regard vers elle et lorsqu'elle se saisit du sien, y reste planté. Je sais même pas s'il reste quoi que ce soit à éprouver parce que je suis restée dans le noir trop longtemps pour qu'il reste quoi que ce soit de ce qu'on a pu avoir un jour. Elle pousse un soupir las. Tu aurais dû essayer de me parler, ca n'aurait peut-être pas fait une grande différence pour toi, mais pour moi si…tu ne m'as pas laissé une seule chance, tu as juste tournée la page parce que c'est ce qui était le plus facile pour toi et je sais pas si je peux te pardonner ca, je sais pas si j'en ai envie….Je comprend bien que tu n'es pas dans les meilleures conditions et je ne sais pas si tu fais ca pour moi ou pour toi, mais tu me prends au dépourvu et….je suis désolée de ce qui t'arrive Maëve, vraiment, ca à l'air sérieux et je ne te souhaite pas du mal, mais je ne suis pas sûr de pouvoir t'aider à soulager ta conscience si c'est ce que tu essayes de faire… »

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MessageSujet: Re: Prostitution informatique par service à sens unique   Dim 21 Jan - 18:19

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Je me suis rarement sentie aussi minable qu'en cet instant. Aussi épuisée, physiquement et moralement. Sans force. Ni celle de me relever, ni celle de me défendre avec hargne comme à l'accoutumée. Il n'y a d'ailleurs rien à défendre. Cet échange, ce face à face tardif n'est que la conséquence à mes agissements passés. Qui me reviennent en plein visage. Mais je ne me pose pas en victime. Parce que ce n'est pas moi qui ai subi cette situation. Certes, j'en ai souffert aussi, je me suis punie seule avec un tel comportement mais c'était ma décision, mon choix. Je ne pouvais faire qu'avec et aller de l'avant en tentant d'oublier. Mais Daya...elle n'a jamais eu de réponses (jusqu'à aujourd'hui). Elle a du faire face avec ce grand point d'interrogation. Se remettre en question sans pourtant avoir commis le moindre impair. Et j'ai conscience du mal que je lui ai fais, de ce que j'ai brisé en prenant cette décision il y a quelques années. De ce que notre relation pourrait être si je n'avais pas tout envoyé promener. J'ai conscience de la confiance brisée, de ce que nous avons été, sommes aujourd'hui et ne serons jamais plus. Je sais que j'ai mal agi, que les dégâts causés sont irréparables.
Mais je ne veux pas de son pardon. Du moins ce n'est pas la raison pour laquelle je lui ai fait cet aveu. Je ne sais d'ailleurs pas ce que je veux, tout comme elle. Je comprends son indécision puisque je suis loin d'être certaine de mes propres attentes. Mais le pardon n'en fait pas partie. Je pourrais aisément vivre en sachant que je ne lui inspire que des sentiments négatifs ou au mieux, pas de sentiments du tout. Je ne souhaite pas non plus, dans une utopie enfantine, retrouver ce que nous avons perdu. Ce qui est mort est mort. Et il existe aujourd'hui un trop grand fossé entre nous. Un gouffre qui ne peut pas être comblé.

Et puis ce n'est pas comme si j'avais prévu de tout balancer aujourd'hui, ici et maintenant. La voir sur le départ, me dire que peut-être je la voyais pour la dernière fois – soit parce qu'elle tiendra parole soit parce que je ne serai plus là – m'a spontanément lancé dans cette direction. Et je ne regrette pas, parce qu'au moins elle sait. C'est finalement tout ce qui importe dans ce stratagème qui n'en est pas vraiment un. Daya connaît mes raisons et même si elles ne justifient rien le point d'interrogation associé à mon nom a disparu. S'est au moins estompé. Je ne cherche pas à atténuer ma responsabilité ou à nier ce que j'ai fait, me contentant d'aller dans son sens.

« Je ne sais pas quoi te dire Maeve. Je n'ai aucune raison de remettre en question ce que tu me dis, mais je ne sais pas pour autant ce que tu attends de moi…il s'est passée sept ans.  » J'évite soigneusement son regard, honteuse, lasse. « Je n'attends rien de toi Daya. Je n'attends rien de tout ça. » Mon regard reste obstinément sur mes doigts qui s'entremêlent nerveusement. « Je sais même pas s'il reste quoi que ce soit à éprouver parce que je suis restée dans le noir trop longtemps pour qu'il reste quoi que ce soit de ce qu'on a pu avoir un jour.  » J'inspire profondément, accusant le coup sans être particulièrement blessée. Je n'ai que ce que je mérite et encore une fois mes attentes sont quasiment nulles, ce qui facilite grande cet échange. « Tu as raison, il n'y a plus rien à sauver. » Je relève lentement mon regard dans le sien, le soutenant quelques secondes avant de le reporter ailleurs.

Le reste de son discours me rappelle un peu trop celui que m'a tenu Taylor quand je lui ai avoué être malade et que c'est ma maladie qui m'a poussé à rompre avec elle la première fois. Et il est tout aussi légitime de me le prendre en pleine face aujourd'hui qu'il y a quelques mois par ma petite amie qui était encore mon ex à l'époque. Ça ne rend pas la chose plus aisée. Et peut-être que la métisse a raison. Peut-être que je le fais juste pour moi, pour soulager ma conscience et m'alléger de ce poids avant de crever. Peut-être que cette conversation n'est qu'un acte égoïste de plus. Je soupire, exténuée. J'ai envie de dormir. Besoin de dormir. Ces derniers jours ont été éprouvants. Celui-ci encore plus. « Je sais que j'ai tout fait de travers. Je sais que j'aurais dû t'en parler au lieux de fuir comme je le fais toujours. Et encore une fois je suis désolée. Tu méritais une meilleure amie. » Et c'est vrai. Une amie plus solide que moi, qui ne se serait pas débinée quand les choses devenaient plus compliquées. « Je ne sais pas pourquoi je fais ça...je....tu... » Je m'interromps quelques secondes, m'embrouillant toute seule. « Il fallait que tu saches et maintenant tu sais. » Et je n'ai rien  d'autre à ajouter qui pourrait plaider en ma faveur ou atténue ce sentiment d'injustice que je lui ai instillé. Elle a ce qu'elle voulait. Le dossier sur O'Malley. Les choses ont été posées à plat. Chacune peut repartir vivre sa vie, aussi courte soit-elle.

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MessageSujet: Re: Prostitution informatique par service à sens unique   Sam 27 Jan - 21:33



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Elle n'en attend rien et pourtant c'est d'elle que provient cette démarche curieuse, pas dans l'idée, mais plutôt dans le timing. L'indienne est déstabilisée, vraiment. Ca lui tombe dessus sans qu'elle ne l'ait vu venir, sans qu'elle n'y soit le moins du monde préparé et la laisse complètement interdite. Elle essaye d'exprimer ce qui arrive maladroitement et difficilement à se faire une place dans son esprit, mais cela reste sans doute trop neutre, ni engageant, ni bourrée de refus. L'aspect maladif que se traîne Maëve n'aide en rien, elle voudrait en faire abstraction, mais ca lui devient difficile. Comment serait-il possible de ne pas voir l'aspect grisonnâtes de ses joues autrefois peintes d'une couleur rosé et vigoureuse, d'entendre le souffle qu'elle prend si difficilement et qui siffle presque à ses oreilles. Ca lui fait de la peine, mais elle s'était promis il y a des années que plus jamais elle ne se laisserait avoir de la sorte et qu'aucune excuse ne serait être assez bonne pour justifier ce qu'elle lui avait fait et la vérité c'est que celle qu'elle venait de lui fournir ne lui suffisait pas. Aussi honnête puisse sembler sa version, elle ne venait pas combler ce qu'elle avait perdu il y a si longtemps.

« Tu as raison, il n'y a plus rien à sauver. » Alors, pourquoi ? Quel est le but de cet échange, de ce désir soudain de révélation ? Ca ne pouvait vouloir dire qu'une chose, elle souhaitait soulager sa conscience, se frotter les mains sur une histoire passée à qui elle donnait généreusement une clôture définitive et Daya ne comprenait que maintenant qu'elle avait en réalité fermer cette porte il y a déjà bien longtemps. Elle n'avait pas besoin de la rouvrir, le pourquoi ne lui servait aujourd'hui qu'a sceller définitivement cette histoire qui ne saurait sortir du passé pour intégrer le présent. Elle ne s'en sentait pas capable. Daya n'est pas méchante et lorsqu'elle l'est cela est rarement gratuit (sauf peut-être avec Lloyd, mais c'est parce que cette petite bitch lui avait donné bien des raisons de faire preuve de méchanceté sur au moins dix ans et il lui restait quelques années sous le coude.), aussi elle ne lui fait pas entièrement part de son ressentie, de la réalité de ce qui se passe dans sa tête, elle se contente de combler le silence qui s’impose, de mettre un terme à la conversation qui se joue ici et dont elle a clairement envie de s’échapper. « Je sais que j'ai tout fait de travers. Je sais que j'aurais dû t'en parler au lieux de fuir comme je le fais toujours. Et encore une fois je suis désolée. Tu méritais une meilleure amie. Et ca n’avait pas été elle, elle n’avait jamais mérité ce titre. Je ne sais pas pourquoi je fais ça...je....tu... Elle marque une courte pause, visiblement accablé par ce qu’elle tente de faire. Il fallait que tu saches et maintenant tu sais. » Et maintenant elle savait et elle ne se sentait pas mieux, ca ne la soulageait pas plus que cela ne fermait cette blessure que Maëve venait tout juste de rouvrir en rappelant à elle ces souvenirs qui ne lui avait laissé qu’un gout terriblement amer sur les lèvres. Elle finit par pousser un soupir… « J’apprécie la démarche. Comme tu dit maintenant je sais. Elle secoue machinalement la tête à la négative. Je vais y aller. Elle laisse ses mains retomber dans un léger claquement sur ses cuisses, puis vient finalement récupérer son dossier sur la table. Elle donne une petite tape dessus. Merci pour ca. Je te souhaite de te rétablir Maëve. » Elle n’attend pas de réponse, en réalité elle ne lui adresse pas vraiment de regard, souhaitant juste partir d’ici et digérer ce qu’elle venait d’entendre. Déterminer ce qu’elle finirait par en penser avec un peu plus de recul. C’est un départ qui peux sembler froid, mais elle doute franchement que la jeune femme en espérait plus.
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