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 I was an Angel living in the garden of Evil - Jade Lincoln

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MessageSujet: I was an Angel living in the garden of Evil - Jade Lincoln Mer 9 Nov - 21:53


Jade Lyanna Lincoln

I want you to know that I'd do it all again. This is a circus, all right? It's a charade, it's an act. It's bullshit about how crazy I am. I ain't crazy! I'm not crazy. Okay? I know what I did. I know who I am. And I do not need your help.[...]I did it... because I liked it! Hell, I loved it! [...] Well, you can kiss my ass! Do you hear me? I'm guilty. Come on, please, Judge! I'm guilty, you hear me? # The Punisher


Âge ■ Trente et un ans  Lieu de naissance ■ Belfast Nationalité ■ Américaine acquise à l'âge de 12 ans après avoir été adoptée par sa tante résidente du pays depuis plusieurs années. Lieu de résidence ■ Motel en bordure de West Side. Occupation/métier ■ Elle pinaille sur les maigres réserves qu'on lui a laissé avant de l'abandonner. Sa carrière passée d'infirmière en traumatologie lui sert toujours à l'occasion pour les KoS. Situation amoureuse ■ A la recherche de l'être aimé. Groupe ■ Citizen. Avatar ■ Lana Del Rey des fesses. ||►

# Caractère ■ Une rose. Une rose rouge à la tige longue et parsemée d'un florilège d'épines. Les pétales externes un peu plus dures que le reste. Des pétales épaisses et rugueuses pour la carapace, pour la fierté et l’ego de ne pas se laisser démonter en public, de ne pas perdre la face, jamais. Pour ne pas laisser tomber le masque si facilement afin de se donner en pâture aux premiers chiens qui viendraient allègrement arracher ses entrailles comme certains l'ont déjà fait en abusant d'elle. L'apprentissage des erreurs, le béton armé en cas de coup dur. Des pétales rouge vif de nana excentrique, de fille haute en couleurs, imaginative, frappée qui aime les licornes, les disney, les bonbons et les poneys; toutes ces choses de l'enfance qui tentent de combler la blessure encore béante de son passé d'orpheline. Des pétales d'un rouge vif pour la passion qui l'anime, pour le feu ardent qui la consume, ce besoin de brûler les étapes, de bouger partout, de sautiller, de danser, de secouer sa longue chevelure d'avant en arrière, de toujours parler vite et fort, de s'imposer, de se faire remarquer pour qu'on l'admire, qu'on l'élève au dessus de son simple rang d'humaine. Le rouge pour ce cœur qui bat à tout rompre, qui veut manquer d'arrêter de pomper pour voir la chance qu'il a d'être toujours là. Le rouge pour le sang, ce rouge qui se mêle aux épines pour cette envie de violence envers le monde, envers elle même, pour les névroses multiples qu'elle peut cacher mais qui sont si grandes qu'elles sortent à un moment donné; le masochisme, la luxure, la soumission, l'amour qui la dévore. Les épines pour l'hystérie, pour la folie, ce besoin d'être sarcastique pour renforcer le bouclier des pétales de béton, ce besoin de lacérer l'autre sous l’apparence d'une blague afin de chercher sa faiblesse, de lui montrer un coté psychologue en quelque sorte même si la nana n'est pas hyper cultivée, montrer qu'elle peut être futée et affûtée. Les épines pour toute cette noirceur qui l'anime, écho résiduel du passé, de l'environnement où elle a grandit, de ce besoin de déviance pour exister. Et puis les pétales sous-jacentes pour la douceur dont elle peut faire preuve, une surface lisse et courbée, un dents de scie qui peut lentement s'égrener, partir, tomber au sol pour dévoiler tout autre chose, une autre pétale, une autre facette, une douceur un peu plus exacerbée, une dose de faiblesse, de naïveté, de bonté et de générosité qui ne s'accorde qu'à ceux qui auront su tout percer.
Jade c'est ce paradoxe, c'est un langage de chartier, des mots et des métaphores vulgaires sous une apparence physique irréprochable, féminine et gracieuse; c'est un style édulcoré qui se plonge dans les seventies et en même temps un besoin de discrétion personnelle. Jade c'est la bonne humeur le plus souvent et puis le vent glaciale en quelques expressions pour vous faire perdre confiance. Jade c'est une assurance pour cacher une certaine fragilité, c'est un bagout démesuré pour combler une peur du vide. Jade c'est l'attachement restreint avec la peur de l'abandon. C'est la dévotion totale et l'impertinence des idées. Elle part quand elle vous engueule, vous critique et vous vexe en riant quand elle vous aime bien, elle vous frappe tout en pansant vos blessures. Jade c'est une antithèse de tout et une synthèse d'amour, de complexité et de noirceur. Elle est donc: imprévisible.

# Le métier que vous exercez est :
■ Un choix tardif
Jade n'a jamais vraiment eut de métier en tête quand elle était petite. Maman était pharmacienne, Papa avait une profession indéfinie, entre comptable et activiste politique ancien membre de l'IRA. Elle aimait bien les animaux, elle aimait bien les gens, elle aimait bien les princesses aussi, surtout. Elle n'a jamais vraiment eut de vocation, surtout lorsqu'à 10 ans, propulsée aux Etats-Unis, les personnes autour d'elles étaient bien moins inspirantes que ses parents, allant de prostituées, à actrice ratée tout en passant par cuisinier ou bien tout bonnement dealer. Elle n'a jamais été très studieuse non plus, trop perdue dans les bêtises et l'attrait des distractions et des camarades que peut avoir une enfant tout juste orpheline. Elle n'a jamais été vraiment cultivé non plus, alors ressembler à une prof ou bien une historienne ça n'était pas possible. Elle a voulu être mannequin un temps, et puis son amour pour un garçon de bonne famille depuis ses 5 ans lui a fait changer son fusil d'épaule. Elle a toujours voulu être indispensable, être digne, faire quelque chose d'incroyable tout en restant à portée de ses deux mains gauches. Elle a toujours eut conscience des conneries de son grand-frère, des plaies béantes qui pouvaient recouvrir son corps parfois quand il apprenait avec difficulté son boulot de mafieux. Ça a fait tilt, c'est apparu comme une bonne idée, comme LA solution. Alors après quelques petits boulots dans les bars et dans les cafés, Jade s'est payé des études d'infirmière. Jade a voulu se donner une estime, un but, sauver des vies, être utile, elle s'est spécialisé dans la traumatologie jusqu'à devenir presque assistante des chirurgiens, étudier avec minutie leurs gestes afin de les reproduire au besoin sur son frère, plus tard sur son aimé, sur tout un gang.  




Pandamalin

Âge ■ 21.  Comment as-tu connu C911 ? ■ On ne change pas une équipe qui gagne. Présence ■ 5/7. Un commentaire ? ■ fesse !
images by ikyrel, tumblr (c) fiche by .reed


Code:
Lana Del Rey # [url=http://chicago911.forumactif.org/t165-i-was-an-angel-living-in-the-garden-of-evil-jade-lincoln#1846]Jade Lincoln[/url]




Gods and Monsters


Et il y a comme un long silence soudainement. Il y a flottement dans l'air qui fige progressivement tout sur son passage, qui bloque les deux êtres de ce lieux comme si Méduse venait d'entrer en ces lieux. Il y a comme une onde de choc, une explosion brutale et puis plus rien ; un néant aspirant les possibles mots, les possibles idées, les possibles sons provenant d'une rue qui elle, ne cesse de vivre, ne cesse de battre dans cette ville qui ne dort jamais, cette grosse pomme grouillante qui n'en a que faire de cette personne brisée par les événements qu'elle lui a imposés. La mise en sourdine perdure, simplement troublée par touches de l'écho résiduel que ce bruit sourd et horrible a pu provoquer. Ça résonne encore, ça se disperse et se propage le long des parois des murs, seuls monuments encore stables et entiers de cette pièce. Ça résiste un peu et puis ça perd en intensité avec la distance, avec le temps. Ça s'égrène, ça s'amenuise et puis ça se voit brisé progressivement par des gémissements légers, par le son d'une respiration douloureuse, embrumée par des râles qui montent, qui grimpent et s'accrochent à la trachée pour en sortir ; guidés par une Agonie qui se cache encore mais qui laisse passer ça et là, entre les lèvres charnues mais desséchées, quelques morceaux visibles de ses griffes lacérant depuis de longs mois un cœur déjà amaigri.
James est là, grand, puissant, surplombant de toute sa masse l'amas de chaires humaines qui traîne tragiquement à ses pieds. « Regarde moi quand j'te parle ! » Le déchet se laisse ballotter dans ses eaux personnelles. Il ne relève pas le rond décharné qui lui sert de visage, il ne monte pas plus haut que la cinquantaine de centimètres qui le séparent du sol, de cette chose qu'il racle en permanence jours après jours. Jade se tient encore la joue. Sa paume plaque la douleur que celle de son frère vient de procurer ; ce réveil soudain, cette corde venue la chercher de force du fond de cet océan qui la secoue dans tous les sens depuis bien trop longtemps. « Putain mais il te passe quoi par la tête bordel Jade ? C'est qu'un mec, un putain de mec recherché par les flics en plus ! Tu crois franchement qu'ça vaut l'coup d'en arriver là ? D'se torcher la tronche H24 et d'aller carrément te chercher des s'ringues de tox' ? Mais tiens ! Tiens ! Vas-y Jade ! Suicide toi au lieu d'faire ça, tire toi une balle au lieu d'nous imposer ta merde de tarée ! » Il sort l'arme qu'il cache toujours dans son dos en bon prospect de l'Irish MOB qu'il est depuis plusieurs années, celle qu'il coince dans l'arrête de son jean, juste sous son T-Shirt. Le métal froid vient frapper l'autre joue, cette autre joue qu'elle tend malgré elle probablement guidée par le type là haut qui gère un peu toute la merde qui lui tombe sur le coin du nez. « Butte toi qu'on termine tout ce cinéma Jade ! Prend le ! Prend ce putain d'flingue ! »
C'est pas qu'il a véritablement envie qu'elle le fasse. C'est pas qu'il veuille vraiment que ces longs doigts terminés par quelques ongles cassés - pourtant d'ordinaire si soignés - s'emparent du revolver qu'il lui frappe sur le crâne dans des mouvements saccadés par l'énervement qui gronde en lui. C'est pas qu'il souhaite qu'elle l'attrape pour le retourner contre cette tempe humide où quelques uns de ses cheveux roux emmêlés collent un peu par la sueur des visions, par la transpiration de cette folie que ce petit corps ne peut résolument pleinement contenir sans que ça n'excède, sans que ça ne sorte et ne se tire par tous les pores de sa peau. Au fond, James est aussi hystérique que sa sœur. Il ne sait pas vraiment gérer les émotions, tout deux prennent tout comme une vague déferlante. Il le sait bien, il est aussi marginal qu'elle, aussi fêlé à quelques degrés près. La nuit les a avalée depuis bien trop longtemps et ce depuis la mort de leurs parents, depuis qu'ils se sont retrouvés seuls dans les bras d'une pseudo-actrice de tante obligée de vendre ses charmes pour subvenir à leurs besoins dans cette immense ville qui n'est pas la leur, loin de leur Angleterre natale ; dans cette culture de la rue qui les a prise à bras le corps comme une seconde mère, imposant ses propres rites et ses propres lois. Il a toujours su qu'ils avaient un problème, elle un peu plus que lui peut être. Il a toujours su qu'une vie simple n'était pas suffisante pour eux, que le modèle métro boulot dodo ne pouvait leur convenir. Il a toujours su que simplement grandir, avoir un travail, rencontrer quelqu'un et faire des enfants ne serait jamais suffisant après les épreuves de leur enfance. Ils ont eut ce besoin irrépressible de vivre autrement, d'échapper à la mort subie trop tôt, d'échapper à la bassesse d'une situation financière et d'un quartier dans l'ombre loin de chez eux, perdus. Ils vont toujours aux frontières de tout, l'excès, l'irraisonnable, l'excentricité, toujours pousser aussi loin qu'ils le peuvent. Ils vivent pour vibrer, pour s'attacher à des valeurs, à des choses bien plus sacrées, bien plus importantes, bien plus grandes et radicales que les autres. La fidélité, l'honneur, la débrouille, les trucs pas légaux qui sont bien plus profitables ; la réalité d'un quotidien loin d'être simple mais aussi une famille, pas de sang mais de cœur, de personnes qui se battent pour eux. Le goût et la senteur même de la vitalité, l'exaltation de se savoir vivant, de sentir son palpitant rater plus d'une marche quand on manque de crever plus d'une fois, quand on défit tout simplement les lois, quand on brave l'interdit, quand on aime une personne plus que de raison. Un environnement qui finalement, quand ils se cassent la gueule, est bien plus dur que pour le reste du commun des mortels.

James ne cherche pas à ce que sa petite sœur disparaisse. Non. il veut juste la tirer de sa forteresse. Il cherche à assaillir les remparts qu'elle s'est dressé pendant six longs mois contre l'univers entier après un enlèvement causé par ce style de vie singulier. Il cherche à la tirer de là, à la réveiller parce que ce qu'elle se fait subir et bien pire encore qu'une simple balle dans le crâne.
Le regard grisé se perd avec effroi sur le visage masculin. La pensée de l'infirmière s'accorde une percée à travers les ténèbres qui la gangrènent depuis que la seule personne en qui elle pouvait placer tout le paradoxe qu'elle représente s'en est allée. Il y a encore des souffleurs morts cachés dans les coins du salon vide qui l'abrite depuis l’événement traumatisant. Il y encore des voix qui murmurent dans des petits interstices des mots désarticulés qui se perdent dans les tympans internes, dans l'inconscience et ses méandres sans fins. Ils murmurent encore et encore, ne cessent ce brouhaha angoissant, pressant. Ils lui imposent les images de ce qu'elle a vécu dans cette cave durant plusieurs jours, les coups, les lacérations, la vengeance d'un homme qui a perdu sa fille a cause du gang auquel elle était attachée malgré elle. Ça devient de plus en plus fort, les voix accélèrent les paroles, les images toutes plus angoissantes à chaque intonation sépulcrale qui s'élèvent des antres cachées que constitue la petite tête rousse. La même silhouette se dresse devant elle à la place de son aîné. Elle est projetée en plein dans cette pièce du passé qui menace de s'effondrer sur elle même à chaque instant. C'est imminent, les voix le lui disent, le lui rappellent qu'il y a eut encore pire ici, dans cet endroit sombre et humide de séquestration, pire que toutes les vengeances physiques qu'elle a pu avoir. Il y a une présence encore intacte dans son esprit, mélange de soleil et d'ombre, un prénom qui se doit de subsister, qui l'attend peut être même quelque part dans ce pays à l'abri de l'avis de recherche qui pèse sur sa personne. Une âme qu'elle a attendu pendant des années et des années sans même connaître son existence, une personne capable de se perdre avec elle dans les vices injectés en adrénaline, dans cette part de démence salvatrice pour être sûrs et certains qu'ils ne traînent pas dans un rêve. Aucun signe pour son salut, pour une rédemption en laquelle elle croit encore, car Dieu est toujours là, à ses côtés, il sait la bonté qui sommeille en elle, la conscience de ce qui est bien ou non malgré tout et ce pourquoi ils vivent ainsi pour retrouver l'Eden perdu. Elijah est là quand elle trébuche un peu plus profond dans son aliénation ; l'homme qu'elle aime et en même temps la cause du champs de ruines qu'elle constitue. Il est là, couteau en main, sang de son bourreau contre lui découvrant derrière des lamelles de corps déchiqueté, broyé, réduit à l'état de miette par ses propres mains. Il est là, composé d'une tonne de voiles noirs qui volettent comme de la fumée, d'un nombre incalculable de petites bêtes terrifiantes de souvenirs, de mémoires qui lui rappellent, tout de même, l'homme derrière la bête de ce soir là où elle fut libérée, l'humain derrière le meurtrier recherché, l'homme qu'elle aime derrière le fugitif qui venait tout juste de la venger. Il est grand, magnifique avec cette lame encore luisante ; il est effrayant aussi pour n'importe qui mais pas pour elle, non, certainement pas elle, princesse sauvée. Plus sa rétine se fixe sur son sauveur et plus le mal de son absence casse la structure même de ses os, de son échine courbée jusqu'à son squelette entier qui reste à terre malgré les coups de James pour la sortir de là. La douleur lui parcourt les membres, elle les brise un à un, elle les maltraite, les percute un peu avant de les ressouder partiellement afin de les exploser encore plus fort ensuite. Il est là, il demeure héros, demi dieu déployant ses ailes mortifères, tentant toujours de planter ses griffes acérées dans son cerveau. Il l'oblige à rester avec lui, il l'oblige à demeurer dans son royaume des morts, de toutes ces personnes tuées de sa main sur qui il règne sans merci. Il l'oblige à ne pas revenir dans le monde des vivants, à rattraper toutes ces pages écrites par lui, pour lui, à se conter elle même en boucle jusqu'à la mort cette mythologie qu'est la leur. Perséphone et Hadès du dernier millénaire.
Et puis dans une détonation sinistre elle refait brutalement surface.

L'arme semble encore fumer. La vitre s'est brisée derrière elle, quelques éclats de verre sur son dos. Le parquet grince de manière sinistre sous ses pieds, sous ses genoux bleutés par les chutes multiples liées à l'alcool. Il est d'un froid si terrible qu'elle ne pourrait le qualifier, qui lui glace tout. Elle avance, ou plutôt se traîne avant de se relever en prenant appuie sur son frère, dernier pilier de sa misérable existence. Les barreaux de sa prison s'effritent dans des craquements, laissant apparaître au fur et à mesure que les secondes passent, des fissures, des écailles qui tombent et lui rentrent dans la peau comme pour l'aérer, comme pour lui faire voir un peu la lumière du soleil qui brille au dehors. Les psy n'y ont rien fait, personne n'a pu la sortir de ce mutisme profond qui lui a lié la langue depuis ce soir là alors qu'elle parlait si souvent d'ordinaire. La tragédie se jouait en boucle à chaque battement de paupières. Son frère lui fait prendre conscience de ces chaînes qui lui plaquent les poignets, de cette gorge entourée d'un anneau comme si elle y était encore. Pieds et poings liés, elle panique, veut crier à l'aide mais il lui semble qu'elle n'est plus qu'un poids mort. Où est-elle ? Pourquoi se sent-elle aussi... bizarre ? Lourde, empâtée, momifiée. Et puis ce mal qui la ronge. Pourquoi ? Pourquoi cette souffrance comme des milliards d'aiguilles ? Sa propre impuissance la fait frissonner, la glace comme en plein hiver provocant une infâme nausée qu'elle ne réprime même pas, qu'elle lâche sur le côté des pieds de son frangin. Trop de sentiments, trop de raz-de-marées intérieurs. Jade se remet en marche et constate les dégâts, cette bombe atomique dont le nuage lui pleut encore sur la gueule, désintégrant avec acidité et amertume ce suicide lent qu'elle s'est imposé à elle même. Le liquide carmin semble recolorer quelque peu ses veines de marbre. Elle veut respirer, elle veut prendre une grande bouffée d'air pour enfin pleurer, pour enfin faire couler les maux prisonniers de son subconscient. Elle voudrait exécuter ce besoin à s’en péter les poumons, à s’en déchirer les artères. Elle désirerait pleurer, pleurer toute l'eau qui peut rester en elle. Elle le fait. Des heures.

Un mois plus tard les valises ramassent sur leur passage le peu d'affaires entassées dans cet apparemment fermé par les simples banderoles jaunâtres que les policiers plaquent devant les scènes de crime où ce qu'ils décident de considérer comme tel, ce qu'ils s'approprient à partir du moment où le propriétaire ne détient même plus le droit de liberté. L'eau de la douche laisse couler un liquide noir, des plumes de corbeau qui remplace le cuivré d'une chevelure interminable. Le permis tout juste acquis en poche un adieu à New-York se fait. Une mallette de billets vert salement gagnés, laissés planqués sous une latte de parquet par le mercenaire pour le voyage, la détermination de se raccrocher au moment où elle va le retrouver comme support. Jade part pour un autre État, le seul indice qu'elle a. Elle parcourra durant cinq longs mois celui-ci avant de terminer sa course à Chicago.

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You have eyes that lead me on; and a body that shows me Death. Your lips look like they were made for something else but They just suck my breath. I want your pain yo taste why you're ashamed. You're so sudden. Fuck me until we know it's unsafe. And we'll paint over the evidence. I want you wanting me. I want what I see in your eyes so give me something to be scared of.


Dernière édition par Jade Lincoln le Sam 1 Juil - 14:24, édité 9 fois
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MessageSujet: Re: I was an Angel living in the garden of Evil - Jade Lincoln Mer 9 Nov - 21:56

:lilheart: :lilheart: :lilheart:
Helloooo, Lady..
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MessageSujet: Re: I was an Angel living in the garden of Evil - Jade Lincoln Mer 9 Nov - 22:18

JADOUUUU :gosh: :luv3: :sex2: :sex3: :fun5: :milo:

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MessageSujet: Re: I was an Angel living in the garden of Evil - Jade Lincoln Jeu 10 Nov - 10:29

AMOUR SUR VOS FESSES <3


(sauf sur toi Andrew, que sur Lijouh !)

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MessageSujet: Re: I was an Angel living in the garden of Evil - Jade Lincoln Sam 12 Nov - 17:13

JADE ! Je valide mille fois le choix d'avatar ma belle !!! :perv: :perv: :perv: :perv: :perv:

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Mas vale una verdad que duela, que una mentira que ilusione.
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MessageSujet: Re: I was an Angel living in the garden of Evil - Jade Lincoln Sam 26 Nov - 7:15


WELCOME TO CHICAGO !

Félicitations ! Te voilà validée !


C'est bluffant tout ce talent ! L'idée de la rose comme base pour décrire son caractère était vraiment excellente. C'est quand même une adorable folle dingue ta Jadou :milo:
Contente de la retrouver ! Et j'imagine que c'est plus plaisant encore pour toi. Bon jeu !


Congrats ! Tout est allé comme sur des roulettes et te voilà validée ! Tu vas pouvoir t'en payer une tranche !

Quelques petits liens pratiques maintenant que tu as passé la grande porte :
- La gestion du personnage : Tu peux créer ta fiche de liens juste . N'oublie pas d'aller recenser ton métier ici ainsi que ton logement ici. Tu peux même ouvrir un sujet de téléphone portable ici.
- La gestion globale : Si tu dois t'absenter ce sera par là ! C'est également là-bas que tu pourras dépenser tes points !
- Nos protagonistes : Tu vas pouvoir créer ton scénario dans ce coin-là et pour ce faire, faudra dépenser tes points justement !
- L'appel du devoir : Une petite section propre à Chicago 911 où tu pourras demander des situations RP ! N'hésite pas à aller jeter un œil (n'oublie pas de récupérer ton œil après quand même) !
- Flood et jeux : Tu pourras t'amuser là-bas ! Ne sois pas timide, va donc y faire un tour !
- Enfin, n'oublie pas d'être un membre choupinou et de voter régulièrement sur les top-sites ici ! Plus le forum sera connu, plus on aura de nouveaux membres alors GO GO GO !

Bien sûr, le staff est ta disposition si tu as besoin de quoi que ce soit !

Nous te souhaitons un excellent jeu sur Chicago 911 !

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MessageSujet: Re: I was an Angel living in the garden of Evil - Jade Lincoln

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