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 Sweet dreams are made of this Ft Josef

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MessageSujet: Sweet dreams are made of this Ft Josef Lun 11 Sep - 22:43



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Daya and Josef



Sweet dreams are made of this


Tic Tac- Tic Tac

Le son ne fait que s’amplifier, envahissant tout ce vide qui semble l’entourer. Il résonne et se cale sur les battements de son coeur qui n’en finisse plus de s’emballer jusqu’ à lui donner l’impression d’avoir la nausée. Tic Tac- Tic Tac Alors que sa respiration semble se couper des ombres se découpent dans la noirceur de l’endroit dans lequel elle se trouve, ils se faufilent, s’agitent dans une rapidité qui ne lui laisse le loisir que d’observer un vague mouvement, un invisible aperçu qui se reflète seulement dans le coin de son œil. Elle essaye de les compter, elle se concentre de toutes ses forces, mais elle n’y arrive pas, tout va trop vite, tout est trop sombre et elle se perd dans ce bruit qui l’angoisse. Tic Tac – Tic Tac les ténèbres qui l’entourent semble se rapprocher, elle sent un souffle dérangeant venir se perdre au creux de son cou et elle sursaute, se retourne, s’agite, tourmentée, glacée, effrayée, mais tout ce qu’elle voit est noir, aveugle de ce qu’elle sent, de ces image autour d’elle, puis cette noirceur vire lentement au rouge, une lumière aveuglante, qui l’oblige à plisser violemment ses yeux pour atténuer la douleur que cela provoque. Elle tourne sur elle même cherchant une réponse, là quelque part, une indication, un chemin, quelque chose qui lui dirait ce qu’elle doit faire, où elle doit aller, mais il n’y a rien, rien que le bitume mouillé sur lequel elle se tient, rien que les murs de briques abîmés qui l’entourent...et ce bruit…

Celui de l’horloge a disparu, elle ne s’en rend compte que maintenant, mais le silence n’est pas…elle les entend, ces pas dans son dos, ce froissement léger mais perceptible, mais à chaque fois qu’elle se retourne, l’angoisse au creux du ventre, il n’y a rien, elle ne voit rien, alors elle détourne le regard mais de nouveau, à chaque fois, indubitablement ils se font entendre. Elle sent son estomac se serré, tout ses sens sont en alerte et lui hurle que quelque chose ne va pas, qu’il lui faut quitter cet endroit, seulement il n’y a pas de sortie, il n’y a que des briques partout autour d’elle…elle est prise au pièges au milieu de cette prison de pierre et elle ne sais pas quoi faire. Ses yeux s’embuent, elle sent qu’on l’observe, elle tremble sous les picotements qui viennent animer sa nuque, puis un cliquetis, comme le bruit subtil que font les glaçons contre le verre qu’on agite, puis les pas de nouveau et ce tissu qui se froisse et ça recommence encore et encore, de plus en plus vite et elle a l’impression que le monde se met à tourner. Alors, elle s’assoit, la tête emprisonné dans ses mains et elle essaye de réciter des pensées rassurantes, elle essaye de remplir son esprit d’autre chose, de l’éclaircir, d’y trouver ce qu’elle a perdu, mais dont elle ne se rappelle pas. Puis la lumière se brise en fragment, elle saute, vacille, disparaît puis revient et au milieu de ces éclats cette ombre qui se rapproche lentement, silencieusement, cette ombre d’homme qui semble flotter au dessus du sol et vient la rejoindre sournoisement. Son dos s’enfonce contre le mur qui la retient face à ce cauchemar qu’elle ne saurait arrêter et la lumière s’accentue, le tic tac réapparait rapide, alarmant, sonore, elle essaye de bouger, dieu sait qu'elle essaye, mais elle ne peux pas, elle est comme figée, maintenue par des mains invisibles qui ne lui laisse aucune chance d’échapper à ce sort qui s’avancent vers elle avec une lenteur contrôlée, lui laissant ainsi tout le loisir de voir cette terreur la consumer. Il est là devant elle, si proche qu’elle peux en sentir la chaleur moite, son odeur qui profane violemment son odorat. Elle voudrait fermer les yeux, mais elle ne peut détourner son regard de ce visage qui se dissimule et qu’une main va bientôt dévoiler…tic tac- tic tac

Son corps se redresse soudainement, brutalement, elle ne sait plus vraiment où elle se trouve et son regard se perd sur les murs de sa chambre plongée dans la pénombre. Elle observe son environnement, essaye de se concentrer sur la familiarité des lieux, sur l'effet rassurant de se savoir chez elle, en sécurité, loin de ces images terrifiantes dont elle venait de se sortir. À présent assise dans son lit, elle porte sa main à sa poitrine dans un réflexe défensif, sa peau est humide et son coeur bat la chamade comme s'il allait soudainement s'arracher de l'endroit où il était censé se trouver, elle essaye autant qu'elle le peut de reprendre son souffle et de calmer les soubresauts qui secouent son corps tout entier, mais elle n’y arrive pas.

Puis une main vient se glisser dans son dos et lui arrache un sursaut, la jeune femme se retourne pour faire face à son petit-ami dont elle avait oublié la présence, sa poitrine se soulève et si sa bouche s'ouvre, aucun son ne parvient pourtant à s'échapper de ses lèvres, elle secoue la tête alors que Josef lui parle, mais elle n'entend pas ce qu'il lui dit, elle est complètement figée dans les fragments de ce rêve qui ne faisait que se répéter encore et encore, presque chaque nuit depuis plus d'un mois. Finalement, elle finit par venir coller son visage baigné de larmes dans le cou du pompier sans un mot et sans avoir la moindre idée de ce qu'il venait de lui dire, cherchant juste le réconfort de se savoir chez elle, avec lui et loin de ces assauts qui n'avaient déjà que bien trop malmené son corps et son esprit et qu'elle pensait disparus.
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MessageSujet: Re: Sweet dreams are made of this Ft Josef Lun 2 Oct - 19:14

►Sweet dreams are made of this◄
Daya & Josef


- Il y a combien de temps qu’elle n’a pas donnée de nouvelles ?
- Au moins quatre jours. Ça n’est pas dans ses habitudes. Elle vient toujours me faire un coucou le soir en rentrant du travail, vous savez ?
- Peut-être est-elle simplement partie en vacances ?
- Oh ça non, je le saurais, elle me laisse toujours un double des clés quand ça arrive. Madame Thomson ne part plus en vacances depuis la mort de son petit. Vous savez, pendant l’attentat de Noël. Quelle horreur. Je n’avais jamais vu Valentine dans cet état.

Josef imagine que trop bien l’état émotionnelle de cette mère qui joue désormais les abonnées absentes. Il n’oubliera certainement jamais les hurlements et les larmes des parents ce jour-là, de tous ceux qu’il a dû écarter du corps de leur propre enfant afin de pouvoir laisser les ambulanciers faire leur boulot : Ramener le ou la gamine vers le médecin légiste.
Ils montent au quatrième étage sans ascenseur et sans réellement savoir pourquoi, le pompier imagine la silhouette affaissée de cette pauvre femme, trainant son corps chaque matin et soir pour suivre le cours d’une vie qui ne lui correspond plus, qui ne l’inspire plus.

- Vous pensez qu’elle a pu se faire du mal ? Mon dieu…
- Nous ne pensons rien pour l’instant madame, nous allons vérifier ça.

Josef est accompagné de deux de ses hommes dont l’un tient une hache à la main, « au cas où ». Et ce « au cas où » rend mal à l’aise Miller qui ne le sent pas mais se force à relativiser. Il y a un million de raison pour que cette femme ne donne plus de nouvelles et même si le suicide en fait partie, il ne préfère pas privilégier cette thèse parce que la dernière chose dont il a envie aujourd’hui c’est de retrouver une femme désespérer pendue au bout d’une corde ou les veines tranchées dans la baignoire.

- C’est ici.
- Merci. Josef prend les devants et cogne plusieurs fois à la porte. Miss Thomson ? Je suis le Lieutenant Miller de la brigade du Chicago Fire Department. Il réitère ses coups, plus fort. Miss Thomson ?

Le pompier colle son oreille contre le battant de la porte, faisant signe à ses hommes et à la concierge de ne faire aucun bruit. Et c’est exactement ce qu’il entend dans cet appartement : aucun bruit.
D’un geste de la tête, il fait signe à son coéquipier, Bomer, d’intervenir et ce n’est que lorsque la porte est défoncée que Josef sait que son service terminera sur une note macabre. L’odeur qui s’échappe de l’appartement est acre, vous prenant à la gorge et vous piquant les yeux. Les pompiers s’échangent un regard, découragés, tristes.

- Restez ici, s’il vous plait.

La concierge acquiesce, manche sur son nez, regard brillant.
Josef pénètre dans l’appartement suivit de ses deux hommes. Les pièces sont plongés dans la peine-ombre, laissant entrevoir un peu le désordre du quotidien. Chaussures trainant dans le couloir, veste éparse au sol, un sac abandonné sur le comptoir de la cuisine. Et l’odeur, toujours plus forte, donnant la nausée à Josef qui instinctivement, plaque sa manche sur son nez.

- Miss Thomson ?
- Lieutenant… Ça pue la mort ici.
- Je sais.

Oui, il sait. Il sait que ça ne sert à rien de l’appeler tout comme il sait qu’ils ne vont pas tarder à trouver une scène qui leur zapperont le moral pour quelques heures, voir quelques jours. L’un inspecte la salle de bain, l’autre le salon pendant que Josef se charge de la cuisine, prenant garde à ne buter dans quoi ou qui que ce soit, allumant ainsi les lumières de la cuisine. La vaisselle n’est pas faite et date d’au moins quelques jours, tout comme les quelques cadavres de bouteille de bière et de vin. Il observe cet environnement quelques secondes avant de se retourner vivement sous l’appelle de Peterson.
Josef pénètre dans le salon et l’odeur, cette fois, lui donne un haut le cœur qu’il dissimule dans le creux de son poing. Lumière allumée, cette dernière donne droit sur le corps d’une femme, allongée sur le canapé. Ils peuvent distinguer quelques tâches verdâtres mais surtout le vomit sécher sur le menton de la jeune mère, une bouteille d’alcool fort sur le sol ainsi qu’une boite de médicament complètement vide.

Les trois pompiers se jaugent silencieusement, mal à l’aise. Josef s’approche du corps de la fameuse Valentine qui semble encore s’accrocher à quelque chose, comme si même la mort ne pouvait la séparer de ce bien précieux. Il enfile des gants qu’il garde toujours dans l’une des poches de son uniforme et extirpe en douceur le cadre qu’elle tenait encore contre sa poitrine.
Autant d’année de métier et il lui arrivait parfois d’avoir encore du mal à faire face à ce genre de situation, de scène. Et ça n’est pas tant la découverte d’un corps sans vie qui le touchait mais l’ensemble de la situation, son histoire.

- Pauvre femme.
- Appelle une ambulance. Bomer, couvre le corps s’il te plait.
- Oui Lieutenant.

Josef déglutit silencieusement avant de reposer délicatement sur le torse de cette mère désespérée, la photo d’un gamin d’à peine trois ans, au sourire plein de vie, tenant l’un de ses cadeaux de Noël entre ses bras.

¥

Moral dans les pompes, yeux fatigués et tirés, il retrouve pourtant un semblant de sourire une fois qu’il fout un pieds chez lui, retrouvant Ischia qui lui fait une fête mémorable, comme si cette dernière pouvait sentir la tristesse profonde de son maitre.

- Comment ça va ma fille ?

Il lui ébouriffe les poils, accueillant cette affection sans rechigner, à bras ouverts. Et même si Ischia le réconforte de sa présence animal, Josef a besoin de retrouver les bras de la femme qu’il aime. Pas forcément pour venir s’y plaindre et lui raconter ce qu’il a vu aujourd’hui mais simplement pour côtoyer la chaleur de son corps, celui qui lui rappelle la vie et que tout n’est pas si moche dans ce monde où l’Humain semble proche d’une dépression générale.
Bouteille à la main et sac remplit de bouffe chinoise, c’est avec un large sourire et ses éternels blagues à la con qu’il se ramène chez elle, sans prévenir.
Encore. Histoire de n’pas changer les bonnes habitudes.
Et Josef atteint l’apothéose de l’apaisement lorsque ce dernier plonge dans un sommeil profond et presque sans rêve contre le corps de Daya qu’il garde un long moment contre lui, effleurant la peau de sa hanche du bout des doigts, sentant son souffle chaud et rassurant contre son cou…

… Il sursaute brutalement, ne comprenant pas tout de suite de ce qu’il se passe. Un mouvement soudain l’a sortie du coma profond dans lequel il s’était plongé – certaine en partie grâce à la bouteille qu’il avait ramené et à la présence de Daya -. Son cœur bat avec violence contre son torse alors qu’il se redresse, frottant ses yeux d’un geste maladroit, à peine réveillé pour ensuite se rendre compte que Daya est là, à ses côtés, assise et surtout affolée, scrutant la chambre plongée dans une semi-obscurité d’un regard affolé, paumé.

- Qu’est-ce qu’il y a ?

L’espace d’une seconde, il s’attend à comprendre que quelqu’un a pénétré dans l’appartement, qu’il n’a rien entendu et que Daya s’apprête à foutre une branlée à celui ou celle qui s’y risquerait… mais ce n’est que lorsqu’il la sent sursauter violemment sous sa main qu’il comprendre qu’autre chose se trame.

- Hey, doucement. Ils se font face, Josef prend son visage dans le creux de sa main.

Elle ouvre la bouche, la referme et les larmes ruissèlent sur ses joues. Le geste de Josef est presque immédiat alors qu’il la sonde d’un regard inquiet pour finir par la prendre tendrement dans ses bras. Il n’entend pas ses sanglots mais les sens ruisselés contre la peau nu de son cou mais aussi dans ses épaules secouées par ses larmes profondes, sortie de nulle part. Josef n’est pas sûr de comprendre pour l’instant et préfère lui laisser quelques minutes ou secondes pour se reprendre, souffler, malgré son inquiétude qui le bouffe soudainement.

- Shht. Tout va bien, ok ? J’suis là, tout va bien.

Il la berce en douceur, caressant ses cheveux et le creux de son dos tout en la gardant contre lui, cœur serré. Il n’aime pas la voir dans cet état, sincèrement. Daya est le genre de personne que l’on voit rarement pleurer, s’abandonner de la sorte, alors quand cela arrive…
Le pompier patiente encore quelques instants, sans la brusquer et finit par s’écarter en douceur de la jeune femme, cherchant son regard humide tout en affichant des traits rassurants, confiants.

- Encore un de tes cauchemars ?

Un énième parmi tant d'autres qui ne cessent de hanter les nuits de l'Indienne sans qu'il ne sache réellement pourquoi, Daya n'étant pas tellement décidée a se confier pour le moment.
Quoi qu’il en soit, il tient fermement mais délicatement son visage entre ses paumes, soucieux.

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MessageSujet: Re: Sweet dreams are made of this Ft Josef Mer 11 Oct - 5:28



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Elle reste là, un instant contre lui, bercée par les battements de son coeur et de sa respiration, cela a quelque chose d'apaisant, de rassurant et elle essaye de se focaliser sur sa présence, le son de sa voix et les paroles qu'il lui prodigue pour la calmer. « Shht. Tout va bien, ok ? J'suis là, tout va bien. » Effacer ces images de son esprit, est probablement impossible et pourtant elle essaye de les faire au moins disparaître de devant ses yeux en l'instant, ca n'a rien d'évident, c'est ancré, vivace et imposant et elle a l'impression de ne rien pouvoir contrôler. L'indienne respire de façon rapide, forcé, elle se concentre sur l'air qui pénètre ses poumons puis qui s'échappe lentement de ses lèvres, c'est tout ce qu'elle peut faire, tout ce qui pourrait la ramener à la réalité. Alors qu'elle sent finalement son corps se détendre un peu, les larmes s'évaporer et son coeur retrouvé un rythme normal, le pompier s'écarte d'elle et cherche son regard et elle reste là, faible et vulnérable. « Encore un de tes cauchemars ? »

Encore…nuits après nuits ou presque, ils revenaient la hanter, identiques en tous points, reflets brisés et imagés d'une réalité trop difficile à digérer. Elle avait l'impression d'avoir régressé, d'être revenue plus d'un an en arrière, surtout dans ces moments-là, ceux qui suivaient les réveils trop brutaux qui venaient pourtant la délivrer de ses sensations brûlantes et lancinantes. La jeune femme secoue la tête de façon positive et vient poser sa main sur celle de Josef qui repose encore sur sa joue. « Ca va…Elle prend une inspiration. Ca va…Elle essaye elle-même de s'en convaincre probablement, ce n'est pas l'impression qu'elle a dans l'immédiat cela va sans dire, mais elle sait aussi que comme d'habitude, elle finira par se rendormir et sombrer dans un sommeil cette fois-ci beaucoup plus paisible, jusqu'à la prochaine fois qui ne sera qu'une répétition en tout point identiques au tableau qu'elle brossait inconsciemment chaque soir dans son esprit empoisonné. Je suis désolée de t'avoir réveillé. Elle lui adresse un sourire à la fois contrit et attristé, elle déteste lui infliger ça, surtout lorsque tout ce qu'elle se trouve en mesure de lui donner après coup est un silence frustrant et irritant. Recouche toi d'accord. Ca va aller, c'est rien. C'est…juste un cauchemar. » Ce n'était pas tout à fait la vérité, mais elle n'avait pas mieux, ce n'était pas vraiment qu'elle ne voulait pas lui en parler, elle ne le pouvait pas, c'était plus fort qu'elle, plus fort que ce qu'il pouvait y avoir entre eux et la promesse de vérité qu'elle lui avait faite. Elle ne pouvait pas se résoudre à lui montrer, à dévoiler ce personnage désolant et brisé, parce qu'elle ne voulait pas qu'il la prenne en pitié ou qu'il ne voit plus en elle que ce que ces monstres avaient fait de ce qu'elle avait été, elle voulait rester celle qu'il pensait qu'elle était, celle qu'elle voulait si désespérément retrouvé et pour laquelle elle se battait bec et ongles, risquant chaque jour un peu plus tout ce qu'elle pouvait avoir : son travail, lui, mais aussi ses principes et croyances.

Sa main glisse contre la sienne, qu'elle emporte avec elle et sépare de sa joue, avant de finalement se défaire du contact bienveillant qu'il tâche de lui donner. Le corps de la jeune femme, glisse de nouveau au creux des draps et elle laisse sa tête retombée lourdement contre son oreiller, mais elle ne ferme pas les yeux, pas tout de suite, elle reste immobile, les yeux rivés contre un plafond immaculé, espérant que son petit-ami s'exécuterait sans lui en demander beaucoup plus, cela arrivait parfois, il se contentait de se recoucher et de venir contre elle pour l'aider à retrouver le sommeil, mais d'autres fois, il essayait et elle ne pouvait vraiment le lui reprocher, d'en savoir plus, de comprendre ce qui pouvait bien se tramer dans son esprit, autant dire qu'il n'en ressortait jamais victorieux et pourtant il continuait à essayer, patient et compréhensif et elle lui était pour cela entièrement reconnaissante malgré tout. Daya finit par tourner la tête vers le pompier, elle sent son regard sur elle, elle sent son incompréhension et sa consternation et cela la fait culpabiliser. « Rendors-toi. » Elle force un sourire rassurant sur ses lèvres, mais il se dissout bien vite dans le silence alors elle se contente de déposer un baiser furtif sur ses lèvres comme pour redonner un semblant de normalité à ce moment et à cet échange dont ils se passeraient probablement tous les deux, bien.
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Dernière édition par Daya Laghari le Lun 6 Nov - 6:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Sweet dreams are made of this Ft Josef Mar 24 Oct - 19:52

Il n’aime pas la voir dans cet état, perdue, en larmes, complètement déstabilisée. Josef n’arrive toujours à savoir quels sont ces cauchemars qui la hantent au point de se réveiller dans un état comme celui-ci et il a beau chercher à lui faire cracher le morceau, il n’obtient jamais rien de plus que ce qu’il a cette nuit…

- Ca va… Ca va…

Il a plus l’impression d’entendre une auto persuasions qu’une vérité mais ne le fait pas remarquer, tâchant de rester présent comme il le fait en cet instant, glissant ses mains dans son cou, puis sur ses épaules, manifestant une présence au moins physique à défaut de pouvoir comprendre ce qu’il se trame de si terrible dans sa tête pour le rendre si fébrile.

- Je suis désolée de t'avoir réveillé.
- C’est rien, t’en fais pas pour ça.

Même si ses propres nuits sont beaucoup moins paisibles depuis que Daya semble cerné par un sommeil bien plus qu’agité, il ne lui en veut absolument pas d’être ainsi réveillé. Il préfère même être aux aguets afin de pouvoir agir, la réconforter, la rassurer si c’est ce dont elle a besoin. D’avoir l’impression d’être au moins ne serait-ce qu’un peu utile dans tout ça. Il mentirait s’il disait qu’il n’était pas frustré de ne pas comprendre, de ne pas pouvoir lui donner les clés nécessaires pour s’apaiser mais il sait aussi que de lui forcer la main serait la meilleure façon de la braquer et d’empirer les choses.
Son sourire est pauvre, triste et une de ses mains caresse son visage tendrement.

- Recouche toi d'accord. Ca va aller, c'est rien. C'est…juste un cauchemar.

Il n’en est pas convaincu et même au cœur de cette nuit, Josef perçoit une certaine forme de mensonge sur son visage, sur ses traits qu’il aperçoit à peine. Mais ce qui est certainement le moins convaincant dans tout ça reste le timbre de sa voix encore fébrile.

- Ce n’est pas qu’un cauchemar Daya. Mais plusieurs.

Sur plusieurs nuits, depuis plusieurs semaines maintenant. Il se fait doux et tendre malgré l’inquiétude qui ne cesse de gonfler au creux de ses côtes et le pompier n’impose aucune résistance lorsque l’indienne se défait du contact de sa main sur sa joue.
Miller suit le même mouvement que sa petite amie et pose sa tête sur l’oreiller mais toujours tourné vers elle, l’observant en silence. Cette fois, il ne peut qu’apercevoir les courbes de son visage, de son nez, de ses lèvres et du reste de son corps avant de glisser sur la forme en pagaille de la couette qui la recouvre. Il pourrait en dessiner chaque forme par cœur tant il a pris le temps de la découvrir depuis leur réconciliation. Josef ne savait pas ce qu’il l’attendait lorsqu’il s’était lancé dans cette quête du cœur auprès de Daya. Il ne s’attendait pas à quelque chose de si fusionnel, d’une relation aussi sulfureuse et que passionnelle, trouvant bien plus de repères en la jeune femme qu’il ne pourrait l’admettre.
Et cette nuit encore, il se demande de quelle façon il pourrait l’aider à se sortir des méandres cauchemardesques qui hantent littéralement ses nuits. Il a l’impression que quelque chose lui échappe, qu’il ne sait pas tout – et à raison, Daya a tous les droits d’avoir ses propres zones d’ombres – et si en temps normal ça ne lui pose aucun problème, il arrive à un stade où de sérieuses questions se bousculent.

- Rendors-toi.

Il accueille ses lèvres sans broncher, une main sur sa hanche alors qu’il la regarde retomber doucement sur l’oreille. Josef est légèrement redressé sur son bras, gardant la même position tout ne laissant planer quelques secondes. Il finit par rompre le silence, d’une voix douce et tranquille.

- Daya ? Il attend qu’elle se tourne vers lui lentement. Tu sais que tu peux me parler de tout, ok ?

Il tient juste à lui dire, à lui rappeler que même si exposer ses faiblesses n’est pas tellement son truc, Josef est aussi là pour l’écouter, l’aider à comprendre ou même l’aider tout court d’une quelconque manière. La frustration de l’inutilité, il peut faire avec mais l’inquiétude de la voir si touchée ? Beaucoup moins.

- Je vois bien que quelque chose ne va pas et je n’vais pas te mentir en te disant que ça ne m’inquiète pas… Mais si quelque chose te travaille à ce point, tu peux m’en parler.

Il accentue ses mots d’un geste tendre sur son bras, d’une caresse qui survole sa peau. Elle sait tout ça mais préfère le lui rappeler, pour lui montrer qu’il reste disponible si la jeune femme a besoin de quoi que soit, le pompier reste présent, qu’il ne lâche pas prise et qu’il ne commence pas à se lasser de tous ses silences. Il a conscience que ça n’est probablement pas le genre de discussion qu’elle souhaite avoir en plein milieu de la nuit mais il ne peut pas se résoudre à s’endormir comme si de rien n’était, pas ce soir.

- J’ai du mal à croire que ce sont de simples cauchemars qui te mettent dans des états pareils.

Josef n’est pas du genre à mentir, se voiler la face, si les choses doivent être dite il le dira mais néanmoins avec une certaine douceur, surtout à l’égard de Daya qui n’a certainement pas besoin d’être bousculer plus qu’elle ne l’est en ce moment. Il a bien conscience qu’il risque d’essuyer un énième refus, un énième silence ou un autre sourire factice qui tenterait de lui faire croire que tout va bien, que ce sont des cauchemars lambdas qui arrivent à peu près à tout le monde mais il tente sa chance malgré tout.
Il n’oublie pas à quel point la situation a été difficile pour elle depuis Décembre. Entre la tuerie, sa propre vie qui a été mise en jeu, son repos forcé qui la consignait entre quatre murs pour une trop longue période… Sans oublier cette enquête qui l’a tout simplement poussée à se jouer de Judith par exemple. L’indienne n’est pas de celle qui effectue ce genre de chose gratuitement sans l’ombre d’un remord.

- Est-ce que c’est quelque chose au boulot qui n’va pas ? Une enquête qui te prend un peu trop de temps ?

Ou qui te pompe à ce point le moral ? Josef n’est pas dupe. Si lui-même voit des choses parfois terribles dans le cadre de son travail, il sait que c’est aussi le cas pour Daya.
Son regard ne la quitte pas malgré la nuit qui couvre une grande partie de leurs traits, de leurs visages, sa main continuant d’effectuer de tendre caresse sur son bras, se voulant être rassurant et présent.


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MessageSujet: Re: Sweet dreams are made of this Ft Josef Mar 7 Nov - 5:29



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Daya and Josef



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Plusieurs en quelque sorte. Toujours était-il qu'ils revêtaient toujours la même forme dans les moindres détails, seconde après secondes, dans ces bruits qui se répétaient comme une musique inquiétante, dans les sensations qui lui glaçaient véritablement le sang et la peau même sous la chaleur des couvertures sous lesquelles elle était endormie, dans ses images qui devant ses yeux clos se déroulaient indubitablement…ils étaient nombreux c'est vrai, mais gardait pourtant cette façade singulière. Elle comprend cependant pourquoi il lui dit ça, pourquoi il devait en avoir assez d'être réveillé nuit après nuit, de se retrouver face au même silence et aux même mots rassurants sans l'être et auxquels il ne croyait sans doute pas…oui après plus d'un mois il ne s'en contentait plus et elle ne pouvait décemment pas le lui reprocher, mais elle ne pouvait pourtant pas non plus faire quoi que ce soit pour régler le problème. Ainsi l'indienne ne dit rien et laisse sa tête retombée sur l'oreiller, les yeux rivés sur le plafond immaculé de la chambre, ne pouvant empêcher un brin de culpabilité de venir lui serrer l'estomac, c'est peut-être pour ca qu'elle esquisse un énième regard vers son amant avant d'essayer de se rendormir, mais tout ce qu'il lui apporte c'est de l'inquiétude et une frustration palpable. Elle lui intime donc de se rendormir avant de déposer un baiser chaud et léger comme pour essayer de terminer cette échange sur une note nettement moins sombre, la main du pompier glisse le long de sa hanche tandis que ses lèvres s'accroche aux siennes, l'espace d'une seconde. Lorsqu'elle finit par rompre le contact c'est pour se rallonger et laisser ses yeux se fermer, cherchant dans son esprit des souvenirs chaleureux et heureux sur lesquels se concentrer avant de sombrer, mais elle n'a pas vraiment le temps d'en saisir un et de se le repasser en boucle comme une berceuse imagée…Son prénom résonne dans la pièce à présent silencieuse, elle rouvre donc les yeux et se tourne vers lui. « Tu sais que tu peux me parler de tout, ok ? »  Sa tête s'enfonce dans l'oreiller tandis qu'elle pousse un soupir chagriné dévoilant à son petit-ami si tant il était qu'il puisse le voir dans l'obscurité, un visage désolé qui était déjà une réponse en soit. Bien sûr qu'elle le savait, mais il y avait certaine chose dont elle ne pouvait pas se résoudre à parler, ni à lui, ni à personne et si Judith avait fait exception c'est parce qu'elle n'avait eu d'autre choix que de dévoiler cette épreuve pour lui éviter de la répéter et surtout parce qu'elle partageait l'horreur de ce genre d'agression. La seule autre personne au courant était Taylor à la différence qu'elle n'avait eue le droit à aucun détail et n'avait eu la primeur de l'information que parce qu'elle l'avait réceptionné à l'hôpital, mais parler de ses cauchemars, du pourquoi et du comment c'était avoir à lui dire ce que ces types lui avaient fait subir et aussi sincère puisse-t-elle le croire dans ses sentiments, c'était potentiellement quelque chose qui pourrait les changer et elle ne voulait pas prendre le risque. «  Je vois bien que quelque chose ne va pas et je n’vais pas te mentir en te disant que ça ne m’inquiète pas… Mais si quelque chose te travaille à ce point, tu peux m’en parler. » Et ce serait mentir de dire qu'elle ne le sait pas, elle apprécie ses mots et sa volonté de vouloir être là, présent comme il l'a au final toujours été ou presque, elle ferme ses yeux un court instant sur la sensation de sa main qui caresse son bras et à quelque chose de tendre et rassurant. La suite beaucoup moins, elle ne veut pas qu'il se pose tant de questions, elle ne veut pas qu'il cherche là où elle ne veut pas le voir, ca lui appartient bien qu'elle n'en veuille pas et que sur cela elle n'est absolument aucun contrôle, mais le garder enfermé et pour elle c'était quelque chose qu'elle pouvait choisir et c'est exactement ce qu'elle faisait.  « Est-ce que c’est quelque chose au boulot qui n’va pas ? Une enquête qui te prend un peu trop de temps ? » Non pour une fois ce n'était pas l'enquête non officielle dans laquelle elle s'était jetée les yeux fermés qui la travaillait et jouait sur ses émotions, mais bien les remembrances d'un passé dont la violence ne semblait pas vouloir se désagréger comme on vous le promet tout le temps. Il faut laisser le temps au temps c'est ça ? Foutaise. Est-ce que l'adage avait jamais été vrai pour ne serait-ce qu'une seule personne ? Ses yeux se sont à présent habitués à l'obscurité et elle peut voir les traits de son visage se tendre dans l'attente d'une réponse, d'un geste, qui remplacerait ce silence usuel.

« Je sais…je sais que je peux te parler Jo, mais…pas de ca, je peux pas…je ne veux pas. Son bras vient se perdre sur le sien, celui qui vient se perdre contre elle à allure régulière. Ce n’est pas contre toi[/color], elle se rapproche un peu, jusqu'à pouvoir sentir la chaleur de son corps près du sien. Je veux surtout pas que tu penses ça d’accord ? Elle vient glisser sa main dans le creux de son cou, agitant ses doigts le long de sa nuque. C’est juste que…mais elle ne finit pas cette phrase et préfère en commencer une autre. Ne m’y oblige pas s’il-te plait. L'indienne vient coller ses lèvres contre les siennes, de façon un peu plus prononcée que la première fois et lorsqu'elle les quitte, elle reste à une distance plus que courte. Alors, si tu veux bien on en reste là et tu me serres juste contre toi le temps que je m'endorme…» C'est une vraie question alors elle attend de voir s'il laissera juste cette conversation s'éteindre sans qu'elle n'ait pour lui rien de satisfaisant.
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MessageSujet: Re: Sweet dreams are made of this Ft Josef Mar 14 Nov - 13:20

Il a un peu l’impression que la situation lui échappe, qu’il ne contrôle pas vraiment ce qu’il se passe. Une horloge s’égrène entre eux qui pourrait presque les éloigner de ne pas comprendre, de ne pas pouvoir avouer mais Josef refuse de se prêter à ce jeu-là. Peu importe la frustration, l’inquiétude, il restera présent même s’il ne pourra pas éternellement accepter ces silences qui lui semblent chaque fois un peu plus pesants, presque inquiétants.
En attendant, le pompier lui fait comprendre qu’elle peut compter sur lui, pour quoi que ce soit il sera là, prêt à entendre des aveux quels qu’ils soient. Ils se font face, Josef se montre au plus tendre pour ne pas la brusquer… Et il ne sait pas pourquoi, mais il se dit que les confidences ne seront pas pour ce soir…

- Je sais…je sais que je peux te parler Jo, mais…pas de ca, je peux pas…je ne veux pas

Josef fronce les sourcils, plus inquiet qu’il ne l’était. De « ça » ? Qu’est-ce que ça veut dire ?

- Ce n’est pas contre toi. Elle se rapproche, il l’observe en silence, se faisant désormais les pires films dans sa tête. Je veux surtout pas que tu penses ça d’accord ?

Le pompier n’articule pas un mot, se contentant d’hocher la tête. S’il ne sentait pas cette forme de détresse dans la voix de Daya, si elle ne manifestait pas ses besoins de tendresse envers lui, il aurait insisté sur ce « ça » qui prend des propositions de l’ampleur d’un cauchemar. Il se pose mille questions à la seconde, se demande si le responsable n’est pas un de ces putains de collègues. Mais lequel ? Celui qui fantasme sur elle depuis des lustres ? Il ne l’a pas loupé, encore moins ces regards. Et si ça n’est pas ça, alors quoi ?
Les doigts de Daya sur sa nuque le ramène à elle alors que Josef passe un bras sur sa taille, l’attirant doucement et tendrement vers lui, comme une sorte de protection. La maigre qu’il peut lui offrir contre ces cauchemars qui la hante.

-  C’est juste que…

Il entrevoit l’espoir de quelques mots, juste quelques-uns qui pourraient le guider ou l’éclairer sur cette ombre imposante.

- Ne m’y oblige pas s’il-te plait.

Ces derniers mots suffisent pour le faire abdiquer et renoncer pour ce soir. Bien évidemment qu’il ne l’y obligera pas si Daya n’est pas prête, si elle ne se sent pas d’attaque à se lancer dans des explications, des aveux qui sont suffisamment douloureux pour la réduire à ce silence lourd. Putain qu’il n’aime pas ça, cette zone de  brouillard épais où il ne comprend que dal à ce qu’il se passe dans la tête de la jeune femme. Ils ne sont pas du genre à se cacher quoi que soit, ils se sont promis que plus de secret ne viendrait entacher leur relation vu comment les choses se sont terminées la dernière fois… Mais cette fois, la situation est bien trop différente pour prétendre et insister.
Josef est vite accaparé par le baiser que Daya lui donne, lui répondant avec la même intensité et douceur, son bras qui se glisse un peu plus autour de sa taille pour la rapprocher de lui. Comme une sorte de cocon qu’il tente de lui offrir.

- Alors, si tu veux bien on en reste là et tu me serres juste contre toi le temps que je m'endorme…

Il ne dit rien, laisse le silence maitre de la pièce et se contente de l’embrasser tendrement à son tour, touché par cette demande. Comment est-ce qu’il pourrait insister comme un gros con après ça ? Josef se rallonge et garde la jeune femme dans ses bras, contre lui. Ses doigts courent, dessinent des arabesques sur sa peau à découvert alors qu’il dépose un baiser sur son front. Les yeux rivés sur le plafond, le pompier ne trouve plus le sommeil, trop occupé à s’inquiéter, à se poser des dizaines de questions sur ce qu’il se passe chez Daya pour être à ce point perturber. Ca le bouffe en réalité même s’il ne montre rien, qu’il essaie un maximum d’être neutre pour ne pas qu’elle se referme comme une huitre.
Il continue ses caresses, tendrement, jusqu’à ce qu’il sente la respiration de Daya devenir plus reposée, plus régulière, signe que cette dernière était désormais plongée dans un profond sommeil qui, cette fois, il espérait sans ombre et sans cauchemar.

¥

Le pompier émerge en douceur, prenant le temps d’ouvrir les yeux sur cette chambre qu’il commence à connaitre par cœur. Il cligne plusieurs fois des paupières alors qu’il constate la place vide à côté de lui. Son cerveau se remet doucement en marche, lentement, avant de lui renvoyer des images de ce matin où il se souvient avoir vu Daya se lever, venir le voir, l’embrasser avant de partir après avoir rapidement discuter tous les deux… et sombrer dans une seconde nuit improvisée. Et qu’il a franchement apprécié. Ça doit faire trois voire quatre jours qu’il n’a pas pu dormir comme il vient de le faire et un léger sourire satisfait étire ses lèvres.
Enfin un vrai jour de congé, bordel. Pas d’intervention, pas de garde, rien que des heures complètes à rien foutre, à bing watcher tout et n’importe quoi. Il n’envisage même pas de sortir, préférant foutre dehors la sociabilité pour la journée. Le pompier s’étire de tout son long en se levant, passant une main dans ses cheveux en bordel qui n’ont certainement aucun sens pour venir gratter distraitement sa barbe de quelques jours.

Uniquement vêtu d’un caleçon, Josef va prendre son premier café, s’installe devant la télé où il comate une bonne heure avant de se décider à se bouger le cul pour une douche. L’eau bouillante a autant pour effet de le détendre que de le réveiller un peu, l’extirpant tout en douceur de sa torpeur. Exactement le genre de réveil qu’il apprécie et le genre de journée qu’il vénère en silence. Il adore son métier, adore ses frères d’armes mais un break de temps en temps ne lui fait pas de mal.
Il sort de la douche, enfile une serviette autour de sa taille et ramène ses cheveux trempés en arrière pour ensuite essuyer la buée sur la vitre de l’évier. Son regard glisse vers sa brosse à dent…
Ouais sa brosse à dent. Chez Daya. Contrairement à ce qu’il aurait pu croire, ils se sont très vite installés chez l’autre sans pour autant y faire son campement.
Le pompier s’active, se brosse les dents tout en regardant distraitement les alentours de la salle de bain, y met de l’énergie… jusqu’à ce que son regard bloque sur la poubelle. Son geste se ralenti, ses sourcils se froncent tandis qu’il maintient malgré tout la brosse à dent et tout ce dentifrice dans sa bouche. Il se penche, prend la boite cartonnée et y lit le titre.
Une première fois.
Puis une deuxième…

- Ch’è pas pochible…

Giclée de dentifrice sur la vitre alors qu’il articule ses mots, la brosse à dent toujours à sa place.
Par contre, son cœur lui, s’est fait la malle à 110 battements par minutes, préférant fuir sa cage thoracique plutôt que d’affronter ce qu’il est entrain de lire pour la troisième fois.

« Test de grossesse »

La brosse tombe et tinte contre l’évier, Josef bug sévèrement devant la boite, toujours planté devant l’évier. Un test de grossesse. Chez Daya.
Oh putain. Putain de bordel de merde.
Le pompier crache précipitamment le dentifrice même si son estomac menace aussi d’emporter avec lui le maigre café qu’il a pris une heure plutôt et se rince la bouche, en fout partout mais n’en a rien à foutre. Il est déjà entrain de choper la poubelle pour en vider le contenue dans l’évier, se foutant de ce qu’il pourra y trouver puisqu’une seule chose l’intéresse : le test lui-même. Il n’est pas dans la boite alors il est FORCEMENT quelque part et ce quelque part, il veut que ça soit aux ordures et nulle part ailleurs. Merde.
Rien, que dal. Pas ici, pas dans cette boite verte et blanche qu’il maudit plus que jamais en cette seconde et qu’il jette rageusement dans la poubelle avec tous les autres ordures qu’il remet à sa place. Il enfile rapidement un caleçon propre, un tee-shirt et se précipite vers la cuisine, cœur battant. Non, il ne bat pas, il martèle avec violence, la peur lui faisant faire des bonds de 15 mètres entre ses côtes.
Un test de maternité. Un enfant. Un bébé. Lui, père.
Non, non. Impossible.
Si, possible.  Mais PAS maintenant, pas comme ça.

Il ouvre à la volé la porte du placard sous l’évier, là où se trouve la poubelle. Ok, on réfléchit logique et pratique. La boite était au-dessus de toutes les autres ordures, donc c’est logiquement récent. Putain, récent de quand ? Ce matin ? Hier soir ?
Josef bug une deuxième fois…
Et les cauchemars de Daya était animés par cette grossesse non désirée, non prévue ? Il bloque devant la poubelle, ouvre des yeux ronds. Tout lui semble d’un coup plus logique. Son envie de le lui cacher hier soir, de ne pas avoir envie de lui en parler tout de suite, pas comme ça, pas maintenant en pleine nuit.
Ou peut-être que ça n’a rien à voir ?

Il ne cherche pas plus loin et plonge la main dans la poubelle. Rien à foutre des détritus visqueux et autre choses en tout genre, Josef a déjà eu à faire à des tripes et à des cervelles explosés alors ça n’est certainement pas de la bouffe qui le fera gerber.
Le test de grossesse par contre, si. Et encore faudrait-il le trouver mais c’est pas le cas. PUTAIN.
Rien, que dal. Pas de test. Et pas de test veut dire que Daya la gardé, certainement pour lui annoncer quelque chose. Il ne voit pas les choses autrement que comme ça d’autant plus que si c’était une fausse alerte Daya lui en aurait très certainement touché deux mots non ?
Il a envie de gerber, pas de chialer mais presque. La peur l’étouffe, l’angoisse pareille. Il remet tout à sa place, se lave les mains avant de se rendre compte que c’est la 4ème fois de suite qu’il se les frotte vigoureusement, le regard plongé dans le vide.
Josef a terriblement chaud, crève d’angoisse, a l’impression qu’il n’arrive plus à inspirer son air correctement. Il se passe une main humide dans ses cheveux qui le sont tout autant. Le pompier se précipite dans la chambre pour chercher son portable où il passe quinze bonne minutes dans la pièce à tout retourner parce qu’il ne le trouve pas, jusqu’à se souvenir que ce dernier est tout simplement dans le salon, sur la table.
Il appelle Daya sans attendre, sans réfléchir. Juste histoire d’avoir le cœur net et de ne pas attendre toute la journée à se poser des questions existentielles sur sa vie qui devient chaos.
Répondeur.
Ok, il inspire. Elle doit être occupée au taff. Il attend deux minutes et rappelle une deuxième fois. Toujours rien.

- Allez putain, décroche.

Troisième fois. Puis quatrième.
Josef essaie de contrôler ses envies impulsives de la harceler et constate qu’il la déjà appelé 10 fois en deux heures et que durant tout ce temps, il n’a fait que tourner en rond, à se poser mille questions.
Et si elle est enceinte, alors, tu fais quoi grand con ?
Il n’en sait foutrement rien. Il est complètement paumé, là, assit sur le canapé, les coudes sur les genoux. Il tente de s’imaginer avec un gamin dans les bras, d’imaginer Daya enceinte et l’angoisse le gifle violemment. Il n’en est pas capable parce que de 1) il n’est pas prêt. De 2) il ne fera absolument pas un bon père, il le sait. Pourquoi ? Ca, il ne l’sait pas mais il le sent. Trop… trop con. Il n’en sait rien, comment il pourrait être un bon père avec 30 années de mémoire en moins de toute façon ? Sa logique ne suit plus, il part en vrille dans des questionnements qui n’ont plus aucun sens. De 3) son métier suffit à lui seul de refuser d’avoir un gamin pour le moment. Il a connu des collègues morts en intervention, laissant des orphelins derrière eux. Et le job de Daya, on en parle ? Alors qu’elle risque sa vie tous les jours sur le terrain ?

Non, c’est une foutue mauvaise idée mais le risque aujourd’hui est que Daya veuille de ce gosse et lui non.
Dans sa tête, ce sont mille violons qui ne s’accordent pas.
Les heures défilent et il n’arrive toujours pas à la joindre. Même les textos envoyés restent sans réponse et il lutte contre l’envie d’appeler Judith, pour qu’elle l’aide à comprendre, à y voir plus clair et d’arrêter de se poser toutes ces questions avant de se rétracter. Il n’allait pas non plus avertir tout Chicago pour ça.
Il cesse d’essayer d’appeler Daya, comprenant que ça ne servirait à rien, tout comme il cesse brutalement les textos. Il n’a plus qu’à l’attendre, espérant qu’elle ne fera aucune heure supplémentaire qui pourraient prolonger son état d’angoisse et de panique, la boite en carton devant lui. Les heures défilent, il n’a rien avaler, regarde l’écran de TV sans vraiment le regarder, zappe toutes chaines pouvant faire référence à une grossesse ou un accouchement. Il essaie de se faire une raison, se forçant à se dire que l’absence du test en lui-même ne veut rien dire. Que le silence de Daya ne veut rien dire. Et que tout ça n’est que le fruit d’une angoisse mal fondée. Et tout ça, sans réelles convictions.

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MessageSujet: Re: Sweet dreams are made of this Ft Josef Mar 21 Nov - 6:16



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Daya and Josef



Sweet dreams are made of this


Il reste silencieux, mais ne reste pas sans réponse à cette requête qui bien qu'elle puisse paraître des plus simples ne l'est pas vraiment, elle en a parfaitement conscience, pourtant elle la formule quand même, parce qu'elle ne peut pas se résoudre à lui en dire plus, parce qu'elle est tout simplement épuisée et n'aspire qu'à une seule chose retrouvée ne serait-ce qu'un peu de quiétude dans les bras de l'homme qu'elle aime. Ainsi, si ses lèvres restent closes, elles viennent pourtant rejoindre les siennes comme pour sceller cette demande qu'il honore sans rechigner, ses bras eux viennent l'entourer et la ramène contre lui dans une étreinte chaude et rassurante et c'est de cette façon bercé par la respiration régulière et les gestes caressants de son amants que la jeune femme finit par sombrer dans un sommeil qui se révèle cette fois sans rêves et sans tourments.

Lorsqu’elle se réveille quelques maigres heures plus tard, son visage est toujours niché dans le cou du pompier dont le torse s’élève lentement, le regard de l’Indienne vient se perdre sur le sien qui s’affiche paisible et serein, à mille lieux de celui sur lequel elle avait fermé les yeux, sa main glisse le long de sa poitrine et elle s’éloigne délicatement et avec douceur pour ne pas une fois de plus le tiré d’un sommeil dont il a clairement besoin. Elle file alors sous la douche et prend quelques minutes pour réfléchir au programme de sa journée…car ce n’est pas n’importe quelle journée, elle n’avait pas l’intention de se contenter de se rendre au boulot, de s’asseoir derrière son bureau et de chercher cette fameuse aiguille perdue au milieu de ces milliers de bottes de foin, non aujourd’hui elle allait prendre un risque qui cette fois-ci était de taille…ces modestes tentatives n’avaient pas payées…aucune d’elles et il était temps elle le savait de passer à la vitesse supérieur, ce qui impliquait aussi de plus amples variables qu’elle ne pourrait pas toujours contrôlé, mais c’était le jeu, ce jeu macabre et risqué auquel elle avait choisie de s’adonner coûte que coûte. Ainsi, aujourd'hui elle tenterait ce coup de poker un peu aléatoire, aujourd'hui elle se retrouverait face à face avec un criminel sans scrupule, un assassin qui décidera peut-être de ne pas entrer dans la partie qu'elle à déjà bien entamer. Une fois habillée et présentable, elle se dirige vers sa cuisine, où elle prend quelques minutes pour faire couler du café, elle en prépare un peu plus qu'à l'accoutumé même si elle se doute que celui qui dort encore au milieu de ses draps ne se lèvera sans doute pas à temps pour profiter de la chaleur de ce breuvage. Elle hausse les épaules, mais s'exécute tout de même et pendant que la machine se met en marche, elle récupère la clé qu'elle range consciencieusement entre deux livres de sa bibliothèque et s'en va déverrouillée la porte indubitablement fermer de ce qui fut un jour son atelier et est désormais un énorme capharnaüm d'images morbides, de photos reliées entre elles et de suppositions dont les points d'interrogations ne cessent de venir en ternir l'image. Au milieu de tout ce fatras un dossier parfaitement rangé l'attend et elle l'observe sans bouger et sans rien dire l'espace d'une seconde, puis s'agite soudainement, s'en empare et s'en retourne dans le salon où elle le glisse dans son sac avant d'exécuter chaque geste avec une indéniable application, verrouiller la porte, ranger la clé et oublier ce qui s'y trouve.

Elle attrape une tasse, jette un sucre dedans et la remplie du liquide noir et brûlant. Un rapide coup d'œil à l'horloge lui indique qu'il est à présent sept heures dix-huit, il lui reste donc une dizaine de minutes avant de devoir mettre les voiles, elle se dirige donc de nouveau dans la chambre non sans avaler une gorgée de café en chemin. La jeune femme dépose la tasse sur la table de chevet et grimpe sur le lit, venant déposer un baiser sur les lèvres de son petit-ami qui ne s'agite que très légèrement à son contact, alors elle dépose ensuite un autre baiser au creux de son cou et elle perçoit le sourire qui vient s'afficher sur ses lèvres sur lesquelles elle vient alors reposer les siennes. « Je sais que tu dors pas » Elle le bouscule un peu avec un large sourire et il enroule ses bras autour d'elle et la fait glisser contre lui. Ils discutent alors quelques instants, de tout et de rien et surtout pas un mot ne vient aborder ce qui s'était passé cette nuit, ils n'en discutaient jamais après coup et c'était sans doute mieux pour tout le monde. Lorsque l'heure la rappelle finalement à l'ordre, elle embrasse le pompier et s'éclipse de la chambre, puis de l'appartement dont elle lui laisse la propriété pour la journée et se dirige droits vers ce qui devrait être un véritable tournant pour elle.

***
Elle poussa un soupir, le dos appuyé contre le siège de sa voiture, il n'était pas loin de dix-sept heures, elle s'était ainsi dit que le bar ne croulerait pas sous les clients, mais qu'il ne risquait pas non plus d'être désert, lui laissant l'espoir d'un minimum de sécurité ou en tout cas l'image de celle-ci. Elle jeta un coup d'œil dans le rétroviseur et replaça une boucle de ses cheveux le long de son visage avant de récupérer le dossier qu'elle avait amené et son arme dans la boite à gant de la voiture. Elle plaça la dite arme dans son dos et le dossier sous son bras afin de finalement prendre la direction du Penitent.

L'indienne n'était pas vraiment sûre de la façon dont elle allait se présenter, ou même présenter la chose, elle n'avait pas voulu trop y réfléchir, rien de ce qui allait se passer entre ces murs ne saurait être prévus de toute façon alors à quoi bon ? Alors qu'elle s'apprêtait à sortir de sa voiture, son portable se mit à vibrer dans la poche de sa veste, elle attrapa l'appareil dans sa poche et y jeta un œil, le nom de Josef s'affichait sur l'écran et elle l'observa silencieusement jusqu'à ce qu'il disparaisse de l'écran principal, la vérité c'est qu'elle ne pouvait pas expliquer sa présence ici alors qu'il la pensait au travail, aussi il était plus facile de le laisser sans réponse que de lui mentir ouvertement et c'est la solution qu'elle avait choisie sur le moment. Puis elle se rend compte que ce n'est que pour laisser place à une relativement longue liste d'appel qu'il avait tenté d'émettre. Elle fronce les sourcils et prend quelques secondes pour ouvrir les textos associés :

« Est-ce que tu peux me rappeler dès que tu peux ? C'est urgent. »

« Désolé d'insister mais il faut VRAIMENT que tu me rappelles »

Elle poussa un léger soupir, le visage grimaçant de culpabilité et repose finalement son portable dans sa poche, le dernier message date d'il y à plusieurs heures, elle n'avait malheureusement pas vraiment eu le temps de se pencher sur son téléphone personnel depuis ce matin, mais elle essaye de se persuader que si urgence il y avait, il aurait sans doute tenté de la contacter via le boulot ? D'une façon ou d'une autre ? Elle balaye l'idée d'un geste de la main, elle ne peut pas se laisser distraire, pas maintenant, alors elle ferme son véhicule et rejoint l'entrée du bar.

***

Elle avait survécu il fallait croire.
Oh bien sûr ce serait mentir que de dire que tout c’était déroulé sans anicroches ou que son coeur ne s’était pas emballé plus d’une fois, mais au final il battait toujours et elle sortait du Penitent sur ses deux jambes avec un accord dans la poche. Ses principes moraux venait de voler en éclats et elle aurait désormais à faire avec le poids de laisser ce type arpenter les rues de Chicago, mais elle tâchait de se rassurer en se disant qu’elle aurait à tout moment un œil sur lui et que le moindre faux pas lui couterait sans doute bien trop cher pour qu’il ne le tente réellement. En tout cas aimait-elle à le croire.

Le trajet entre le Westside et Downtown lui semble un peu long et elle hésite à plusieurs reprise à appeler Josef, mais elle n’a pas envie de se lancer dans des explications sur la raison pour laquelle elle n’a pas retourné ses appels, en tout cas pas au volant, alors elle s’abstient et essaye de se détendre en allumant la radio qui se met à beugler sur un son électronique en vogue qui lui claque aux oreilles. Elle s’empresse donc de changer de station et vogue ainsi entre plusieurs d’entre elles avant de s’arrêter sur un air latin plutôt entraînant. *Beaucoup mieux* se dit-elle avant de laisser sa main brutalement retombé sur son volant pour klaxonner à l’abrutie devant elle qui vient de piler sans aucune raison apparente. « Mais ca va pas connard ! » Elle lui adresse un signe de la main exprimant son incompréhension et il se contente de lui adresse un geste beaucoup moins compréhensif en retour. Fils de... Concentration, on respire, on se calme, elle essaye de focaliser son esprit sur la soirée qui l’attend, rien de bien particulier, mais la simple idée de se poser tranquillement dans son canapé avec un verre de vin et son petit-ami lui suffisait amplement. La perspective fait ainsi son chemin et lorsqu’elle arrive chez elle c’est nettement plus détendue. « Hey ! Elle affiche un large sourire. Je suis désolée je viens de voir tes appels, mais la journée a été chargé et j'ai même pas eu le temps de sortir mon téléphone de mon sac ! C'est pour dire ! Rien de grave j'espère ? C'est pas tellement ton habitude de m'appeler cinquante fois alors bon…mais je me suis dit qu'il valait sans doute mieux qu'on en parle directement. Elle parle, elle parle et dépose en même temps son manteau et son sac à leur place avant de finalement relever la tête vers le pompier qui s'était finalement levé du canapé dans lequel il était assis et tirait une tronche de littéralement quinze kilomètres de long. Elle se fige sur place à cette vision et une bouffée d'inquiétude s'empare brusquement d'elle. Qu'est ce qui se passe ? Quelqu'un est mort ? Elle lui adresse un sourire et fait un pas vers lui mais son visage ne change pas d'expression, le sien s'empli donc d'une angoisse visible et elle regrette immédiatement ce qu'elle vient de dire. Mon dieu quelqu'un est mort??»
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Dernière édition par Daya Laghari le Lun 4 Déc - 1:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Sweet dreams are made of this Ft Josef Sam 25 Nov - 22:50

Il tente de trouver des raisonnements qui n’ont pas une fin « tragique ».
Le mot tragique est d’ailleurs peut-être un peu fort pour la situation mais l’angoisse elle, est présente et non exagérée. C’est complètement dingue de se dire que d’autres à sa place aurait été heureux d’apprendre qu’ils étaient en passe d’être père mais Josef ne ressent pour le moment qu’un stress profond. Leur situation ne leur permette pas, le risque de leur métier respectif non plus. Et puis, merde, c’est trop soudain. Pas comme ça. Et ce qui l’inquiète en plus de tout ça, c’est que Daya se pointe, le sourire aux lèvres, prête à lui annoncer cette nouvelle censée être une bonne devant la gueule déconfite de Josef. D’un coup, il se sent mal et culpabilise de réagir comme il le fait. Le pompier se passe une main dans les cheveux, nerveux pour replonger dans un état de léthargie, où ses pensées angoissantes reprennent le dessus. Il a l’impression d’être pris au piège dans cette boucle temporelle qui n’en finit pas et qui ne s’écoule pas. Il n’entend pas tout de suite la poignée de la porte qui s’actionne et la présence de Daya dans l’appartement. Il est censé lui dire quoi maintenant ? Comment est-ce qu’il doit aborder la chose ? Parce que sa petite amie va certainement se poser des questions en vu des textos envoyés et des nombreux appels qui se sont trouvés être infructueux. Josef ne peut plus reculer et de toute façon, n’en ressent plus l’envie. Tout ce qu’il veut, c’est qu’elle lui crache la vérité rapidement.

- Hey !

Il sursaute, toujours assit sur le canapé sans savoir combien de temps il est resté là comme un con, a ruminer ses angoisses.

- Je suis désolée je viens de voir tes appels, mais la journée a été chargé et j'ai même pas eu le temps de sortir mon téléphone de mon sac ! C'est pour dire ! Rien de grave j'espère ? C'est pas tellement ton habitude de m'appeler cinquante fois alors bon…mais je me suis dit qu'il valait sans doute mieux qu'on en parle directement

Et pendant qu’elle parle, il se lève presque désabuser. Parce que Daya n’a pas tellement le comportement d’une nana qui va lui annoncer un : Tiens chéri, petit cadeau, on va être parents ! Josef se dit que tous ses appels justement, auraient du lui mettre la puce à l’oreille, qu’il a fini par découvrir quelque chose sur cette grossesse…
Putain, ignoble de constater à quel point TOUT tourne désormais autour de ça. Tous scénarios, toutes idées, sa vie entière semble se diriger vers cet unique point de mire. Ça serait la fin du monde qu’il serait foutu de se demander si la grossesse y était pour quelque chose.
Leurs regards se croisent et Daya se fige.
Ca y est, elle a compris.

- Qu'est ce qui se passe ? Quelqu'un est mort ?

Ou pas.

- Hein ?
- Mon dieu quelqu'un est mort??

Josef a du mal à percuter, prenant conscience oui, il y a une vie autour de la peur d’être soudainement parents. Le pompier se redresse légèrement, cligne des yeux alors qu’il retouche avec la réalité.

- Non, personne n’est mort, t’en fais pas.

Si ça avait été le cas, il ne s’y serait pas prit de cette façon pour le lui annoncer. Josef est peut-être impulsif mais il sait faire preuve de tact. Qualité nécessaire dans le métier de pompier où il se trouve parfois dans des situations qui demande justesse et calme.
Son regard planté dans celui de Daya, il finit par enchainer.

- Enfin tout dépend de ta réponse parce que si c’est ce que je crois, il y a moyen que j’fasse une attaque.

Il se tourne un instant et ramasse la boite en carton qu’il avait laissé sur la table basse pour la tendre à sa petite amie, décidant qu’il ne passerait pas par quatre chemins pour entamer le sujet. Il observe chaque trait du visage de l’indienne, ne sachant pas tellement à quoi s’attendre mais au moins à un signe qui pourrait l’aiguiller sur la chose.

- C’est à toi ? Il balaie ses mots d’un geste, se rendant compte de l’absurdité de sa question. Oui, bien sûr que c’est toi.

Josef plante de nouveau son regard dans le sien, reprenant aussitôt la parole.

- J’ai pas trouvé le test, dans aucunes des poubelles. J’suis entrain de me dire que sois j’deviens parano, sois c’est positif mais que tu ne me l’as pas encore annoncé.

Et ce n’est que maintenant que le pompier réalise que Daya lui a caché ce test, ce n’est que maintenant qu’il prend conscience que positif ou négatif, il aurait aimé être au courant, peut importe l’issue. Parce que malgré tout, ça le concerne aussi, non ? Inquiet, anxieux mais surtout impatient, il attend une réponse de sa part alors qu’il l’observe, guettant la moindre réaction. Et honnêtement, à ce stade, il est même prêt à la voir se foutre de sa gueule en lui disant que oui, c’était un putain de parano et que rien ne tournait rond chez lui pour avoir fouiller les poubelles en quête de réponse…

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MessageSujet: Re: Sweet dreams are made of this Ft Josef Dim 3 Déc - 21:13



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Elle le fixe dans l'attente de savoir, son estomac s'est serré et elle n'ose pas vraiment bougé, elle pense à sa mère, elle pense à son frère, sa sœur…mais fort heureusement elle n'a pas le temps de faire le tour complet de la famille qu'il la rassure sur ce point, personne n'est mort. Elle prend une inspiration, profonde, réalisant qu'elle avait retenue son souffle sans s'en rendre compte, une partie d'elle-même à envie de lui dire que ce n'est pas drôle, que…mais le visage de Josef reste tout de même décomposer, elle peut constater sans mal que ce n'est pas feint et que quelque chose ne va pas. Il a l'air tendu et passablement énervé. L'indienne fronce les sourcils. « Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce qui se passe alors ? Jo… Elle n'aime pas trop ce supense qui s'impose à elle, elle n'aime pas ce qu'elle lit sur le visage de son amant…« Enfin tout dépend de ta réponse parce que si c'est ce que je crois, il y a moyen que j'fasse une attaque. » Et elle aime encore moins ce genre de réponse. Elle secoue sa tête à la négative le visage renfrogné dans un air perplexe et perdu. Mais de quoi tu parles ? Est-ce que tu peux... » Mais elle n'a pas le temps de terminer, ni de parler, ni de faire plus de deux pas dans sa direction avant qu'il ne se penche pour récupérer quelque chose et le lui tende. Elle met quelques instants à percuter le sujet même de cette conversation, à remettre la boite en carton qu'il vient de lui tendre et dont elle se saisie sans un mot. Merde, putain meeeerde. Elle l'avait oublié…pas le problème lui-même cela va de soi, juste cette boite qui devait se trouver dans sa poubelle de salle de bain, celle qu'elle n'avait pas pensé à vider évidemment il y a deux jours, celle qui bien sûr était posé là aux yeux de tous. Il faut dire pour sa défense qu'il n'était pas prévu de base qu'il vienne hier et….de toute façon il était un peu tard pour refaire le monde. Elle réalisa qu'elle était restée silencieuse et le regard braquer sur la boite qu'elle tenait fermement entre ses doigts.

« C’est à toi ? Ca la sort immédiatement de ses pensées, elle revient subitement à ici et maintenant et vient poser ses prunelles sombres sur celle azuré du pompier. Oui, bien sûr que c’est à toi. » Elle ouvre la bouche, mais ne dis rien, elle le regarde juste avec un air abasourdis et commence à secouer la tête à la négative. Son petit-ami l’air toujours désabusé et avec cette attitude pressante continue et lui laisse entendre qu’il n’a pas trouvé le test lui-même qu’il n’a apparemment pas hésité à chercher dans ses poubelles. What the fuck…Tout prend un peu plus de sens maintenant, les appels bien trop nombreux, les messages, cet air inquiet sur son visage et pourtant quelque part elle trouve ca un peu extrême, il a vraiment l’air contrarié et si elle non plus n’a pas envie d’un bébé là maintenant et si elle aussi elle doit bien le reconnaître avait été un peu affolé par l’idée lorsqu’elle s’était rendu compte qu’elle avait plus de dix jours de retard, elle ne pensait pas que ca le paniquerait autant et qu’il réagirait comme ça. Ca en était presque vexant quelque part.

« T’as fouillé dans mes poubelles ? Elle le regard avec un air décontenancé en levant la boite qui se trouve dans sa main, puis réalise que le pauvre a probablement dû mariner toute la journée et qu'elle ne pouvait décemment pas lui cacher plus longtemps la vérité qu'il attendait avec tant d'ardeur. Elle franchie donc les quelques pas qui la séparent de lui et jette la boite sur la table basse du salon. Non ! Non. Je suis pas enceinte Jo ! Elle glisse une main le long de sa joue et laisse perler un sourire sur ses lèvres avant de secouer la tête, Tu peux respirer ! et de tapoter la pommette de son petit-ami avant de rompre le contact. L'espace d'un instant elle a envie de lui dire que la prochaine fois avant de se monter des films il pourrait tout autant s'adresser à elle, mais réalise bien vite qu'il avait essayer et qu'elle n'avait pas pris le temps de lui répondre. C'était une fausse alerte c'est tout ! T'était pas censé t'en inquiéter! Elle dépose un baiser sur ses lèvres et s'éloigne de lui entre amusé et piquer, puis elle va sortir deux verres d'un des placards de la cuisine. mais je vois que l'idée te donne des sueurs froides, je sais pas trop comment je suis censé le prendre ! Elle hausse les épaules lorsqu'elle croise son regard et sort une bouteille de rouge qu'ils avaient entamé la veille et rempli aux quarts les verres qu'elle venait de sortir. Elle se penche sur le comptoir et pousse l'un d'eux vers lui avant de porter le sien à ses lèvres et d'en boire une gorgée. T'as vraiment fouillé mes poubelles ? » Nan parce que bon quand même quoi…ca en dit long sur l'état de panique non ?
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MessageSujet: Re: Sweet dreams are made of this Ft Josef Mer 20 Déc - 23:46

Son stress plane encore, difficile de s’en détacher tant que Daya ne lui aura pas dit ce qu’il doit entendre. Et le suspens continue, insoutenable. Il est à deux doigts de la presser, d’insister pour qu’enfin elle lui crache le morceau. Il tente de prendre sur lui, de respirer un coup, d’éviter de partir en live comme il l’a fait une bonne partie de l’après-midi. Ça lui monte à la tête ce genre de truc, ça lui file des angoisses qu’il n’imaginait pas.

- T’as fouillé dans mes poubelles ?

Il la regarde, surprit. Bien évidemment qu’il la fait ! Il n’allait pas attendre tout ce temps sans essayer de retrouver ce putain de test qui la rendu fout toute la journée !
Daya franchit le peu de distance qui les sépare, se saisit de la boite et la jette sur la table basse juste derrière lui.

- Non ! Non. Je suis pas enceinte Jo ! Sa main le long de sa joue, elle affiche un sourire au coin des lèvres. Tu peux respirer.
- Bordel de merde.

Elle tapote sa pommette alors qu’il lâche ses mots dans un soupire de soulagement, sentant l’ensemble de son corps se détendre brutalement. Putain, il y avait tellement cru, au point de s’en donner des crampes intercostales à crever d’angoisse, à s’imaginer devoir assumer un enfant alors qu’ils n’habitent même pas ensemble et qu’ils ont tous deux des métiers à risques. Bref, autant de raison qui le faisaient flipper et puis… merde, il n’était clairement pas prêt pour ça.

- C'était une fausse alerte c'est tout ! T'était pas censé t'en inquiéter
- Je m’en serais pas inquiété si tu m’en avais parlé tout de suite ceci dit.

Maintenant qu’ils en parlent, qu’ils en sont là, c’est vrai qu’il aurait au moins aimer qu’elle l’avertisse de cette fausse alerte, qu’elle lui en fasse part même si le test s’est avéré négatif. Il n’en serait peut-être pas là ce soir, à avoir l’impression de peser cinq kilos de moins et d’avoir frôlé la crise de nerf. Il lâche ces quelques mots sans animosité, ni même sans reproche, encore un peu secoué par le soulagement.
Il accueille son baiser un peu distraitement, Daya s’éloignant de lui.

- mais je vois que l'idée te donne des sueurs froides, je sais pas trop comment je suis censé le prendre !

Josef percute enfin. Certes, elle aurait pu lui éviter une angoisse pareille… mais il est vrai que dans son propre comportement, tout porterait à lui faire croire qu’il ne désire ABSOLUMENT pas d’avoir un enfant avec elle. Elle aurait toutes les raisons de mal la prendre vu la force de sa réaction, de ce stress qu’il s’est infligé tout seul. Il reste planté là un instant, son esprit encore fumant fonctionnant à plein régime. Encore une fois, maintenant que le sujet était soulevé, d’autres questions lui viennent à l’esprit. Est-ce qu’il voulait réellement éviter toute éventualité d’avoir un jour des enfants avec celle qu’il aime ? Tout dans ses réactions laissaient à penser que oui.

- T'as vraiment fouillé mes poubelles ?

Sa voix le ramène à la réalité alors qu’il traine des pieds jusqu’au comptoir, toujours en caleçon et tee-shirt, les cheveux en bataille et la barbe non rasée. Il esquisse un sourire désolé.

- Deux fois même. J’me disais que si la boite était ici, le test ne devait pas être loin. Honnêtement, j’me voyais mal attendre la fin de la journée sans avoir prit la peine de fouiller et voir le résultat de mes propres yeux.

Il se saisit du verre, hausse les épaules et bois une gorgée de vin. Visiblement, c’était foutu pour le voir ce résultat. Il se dit qu’il doit certainement passer pour un putain de taré d’avoir osé mettre sans dessus dessous les ordures rien que pour s’assurer qu’il n’avait pas encore engendrer de descendance.

- En plus de ça, tu n’répondais pas. J’aurai pu mourir mille fois sans que tu t’en soucie, au moins.

Cette fois il affiche un sourire taquin, sachant pertinemment qu’elle avait un sacré taff qui l’attendait au bureau et que lorsque Daya est au boulot, elle l’est jusqu’aux bouts des ongles, laissant peu de place pour sa vie privée. Réapprendre à connaitre sa petite amie n’a pas été une mince affaire mais après de nombreux orages, ils réussissaient aujourd’hui à parfaitement s’accorder, malgré leurs emplois du temps respectifs pas toujours très arrangeants.
Josef boit une nouvelle gorgée d’alcool, assit au comptoir.

- Ca n’est pas l’idée d’avoir des enfants avec toi qui me donnent des sueurs froides.

Il lâche ça un peu comme ça lui vient, sans réellement réfléchir, son regard se portant sur la jeune femme.

- C’est d’être père tout court qui m’angoisse. J’suis pas certain d’être un très bon exemple et encore moins d’être prêt pour ça. Ajoutons à ça nos métiers respectifs, on est le couple le moins safe de tout chicago.

Le pompier dédramatise un peu la situation sur le ton de l’humour, sourire en coin, même s’il est parfaitement conscient que ce qu’il raconte est entièrement vrai. Un père pompier et une mère flic régulièrement sur le terrain… Disons que les chances de survies sont divisées par deux, même si ce genre de pensée est terriblement pessimiste. Choses qui ne lui ressemblent pas d’ailleurs. Peut-être est-ce tout simplement les évènements des mois et années précédentes qui le font réfléchir plus amplement sur la question. Il n’est pas de nature à se projeter, que ça soit pour les projets familiaux, de mariage et tout le reste, Josef apprécie tout autant le train de vie qu’ils mènent tous les deux, avec leur métier et leurs potes respectifs, vivant au jour le jour leur relation.

- Mais l’idée d’avoir des enfants avec toi, un jour, pourquoi pas. Même si je n’sais pas si je suis prêt à subir deux caractères comme le tien sur le long terme.

Encore une fois, il dédramatise, enlève un peu le caractère sérieux de cet aveux pourtant sincère. Il n’a pas forcément envie qu’il se mette en tête que l’idée de la savoir enceinte de lui le répugne puisque comme dit un peu plus tôt, c’est tout autre chose qui le tétanise. Il s’attarde quelques secondes sur son regard avant de boire deux nouvelles gorgées.

- Bon, dis-moi à cause de quel sale type je n’ai pas réussi à te joindre aujourd’hui ? T’avais l’air hyper occupée.

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MessageSujet: Re: Sweet dreams are made of this Ft Josef Dim 24 Déc - 8:24



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Justement l'idée c'était de ne pas l'inquiéter ou peut-être serait-il plus juste de dire affolé parce que c'est exactement ce à quoi elle assiste en l'instant et dont elle n'avait pas imaginé l'ampleur pour être honnête. Elle aussi avait traversé un instant de panique lorsqu'elle s'était rendu compte qu'elle avait déjà une bonne semaine de retard et autant dire que les minutes qui s'étaient écoulés en attendant que le résultat ne s'affiche sur le test de grossesse n'avaient pas été une partie de plaisir, mais l'expression qu'il balade sous ses yeux, est loin, très loin de celle qu'elle avait elle-même pu porter.

« Deux fois même. J’me disais que si la boite était ici, le test ne devait pas être loin. Honnêtement, j’me voyais mal attendre la fin de la journée sans avoir prit la peine de fouiller et voir le résultat de mes propres yeux. » Et c'était compréhensible dans la mesure ou comme il l'ajoute très justement elle n'avait pas répondu à ses appels malgré leurs répétitions et la fin de sa phrase provoque chez elle un pincement de culpabilité, parce qu'il a raison il aurait pu se passer quelque chose de grave et elle n'en aurait rien su…que ce serait-il passer si ca avait été le cas ? Elle prenait soudainement conscience que ce n'était pas très juste envers lui, aussi logique cela avait-il pu lui paraître en l'instant, elle avait imaginé que ca lui faciliterais la tâche de ne pas avoir à lui mentir ouvertement, mais la vérité c'est qu'elle allait devoir repenser certains aspects de cette cohabitation entre la vie qu'elle menait ici avec lui et celle qu'elle tachait de mener en dehors de ce cocon protecteur. Elle devait trouver un moyen d'entrelacer de façon bien plus immédiate les deux personnes qu'elle était à présent. Elle fait claquer sa langue contre son palet et lui adresse un regard piqué, elle ouvre la bouche mais finalement la referme, pinçant ses lèvres l'une contre l'autre alors qu'elle se redresse l'air désolé. Elle n'a pas envie qu'il pense une chose pareille, même s'il le dit sur un ton plaisantin, l'Indienne sait qu'il y a là une part de vérité qu'elle souhaiterait réfuter au plus vite, parce que s'il y avait bien quelqu'un qui comptait plus que tout ca, c'était bien lui. « Jo…tu sais bien que c'est pas le cas. J'aurais du répondre, je suis désolée, je te promets que ca n'arrivera plus. Elle lui adresse un sourire fautif et continue. Je peux pas te garantir que je répondrai au premier appel, mais au dix-huit suivants sans faute. » La jeune femme termine sa phrase par un clin d'œil qui, elle l'espère la détendra un peu à défaut de détendre un peu cette atmosphère étrange, puis elle porte son verre à ses lèvres pour en boire une gorgée.

« Ca n’est pas l’idée d’avoir des enfants avec toi qui me donnent des sueurs froides. Et elle avale d’un coup un peu brusque la gorgée de vin qu’elle vient de récupérer avant de lui jeter un coup d’œil intrigué et surpris, elle ne s’attendait pas vraiment à ce qu’il amène véritablement le sujet bébé sur le tapis, même si elle imagine que le moment s’y prêtait à présent. C’est d’être père tout court qui m’angoisse. J’suis pas certain d’être un très bon exemple et encore moins d’être prêt pour ça. Ajoutons à ça nos métiers respectifs, on est le couple le moins safe de tout chicago. » Et ce n'était là que le haut de l'iceberg, il y avait tellement d'autres raisons de ne pas ne serait-ce que penser à avoir un enfant, tant de raisons qu'il ignore encore et qu'elle ne compte pas lui laisser apercevoir…jamais. Il continue de plaisanter et elle ne sait plus vraiment si ce qu'il dit est réel ou s'il essaye juste de faire passer l'angoisse qu'il a ressentie puis finalement il reprend un peu de sérieux pour repartir sur un sujet plus banal et sans doute beaucoup plus sûr pour lui, mais avant de clore ce sujet elle estime avoir quelques réponses à lui fournir. Elle prend une gorgée supplémentaire de vin et pousse un soupir avant de contourner le comptoir pour venir se placer à côté de lui. « Sache que si je t'ai rien dit c'est justement parce que je ne voulais pas que tu paniques comme tu la fais et…elle laisse planer une courte hésitation avant de poursuivre. Pire encore, je crois qu'au contraire j'avais peur que tu te montres excité par quelque chose qui se produirait de toute façon pas. Parce qu'il n'y avais pas la moindre chance qu'elle ne garde un éventuel bébé si elle s'était révélée enceinte. Tu l'as dis toi-même nos métiers respectifs ne nous permettent pas d'envisager un bébé et puis on ne s'est remis ensemble que depuis quelques mois…et c'est pour ne citer que ça. Elle laisse échapper une exclamation amusée, bien qu'elle ne soit pas sûre de vraiment l'être. Tu veux que je te dise un secret ? Elle passe ses bras autour de son cou et lui offre un sourire un peu plus franc. Il y a quelques années tu ne tenais pas du tout le même discours Monsieur Miller et tu as rejeté mille fois cet exacte argument lorsque je te l'ai présenté. L'indienne dépose un baiser sur les lèvres de son amant, sa perte de mémoire, leur séparation, tout ce qui avait bien pu se passer pendant ces trois années de distances imposées et dont elle ne saurait jamais rien probablement avait modifié jusqu'à ses désirs les plus profonds, c'était à la fois curieux et déstabilisant. Lorsque ses lèvres quittent les siennes elle lui offre toujours le même sourire. Et tu sait que je ne peux pas te parler de mon travail, mais oui j'ai du gérer pas mal de choses dont un éventuel nouvel indic (ouai pas vraiment, mais bon disons que ca s'en rapprochait en quelque sorte et en tirant un peu sur la corde.) et toi tu as fait quoi de ta journée de repos à part jouer avec mes déchets et chercher un prénom pour notre inexistant futur bébé ? » A son tour d'essayer de tourner la situation à la plaisanterie, mais ca ne lui est pas vraiment naturel.
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MessageSujet: Re: Sweet dreams are made of this Ft Josef Mar 26 Déc - 20:54

La situation se détend sensiblement maintenant que les choses sont dites et surtout qu’il est sûr qu’il n’y a pas de grossesse surprise. Il se permet même d’être honnête, de mettre cartes sur table pour ne pas non plus qu’elle croit qu’il refuse tout un avenir avec des gosses avec elle. Avec un peu de recul, c’est vrai que sa réaction pouvait paraitre… presque vexante.
Josef se tourne légèrement vers Daya lorsque cette dernière contourne le comptoir pour le rejoindre. Le pompier prend une autre gorgée de vin, suivant sa petite amie du regard.

- Sache que si je t'ai rien dit c'est justement parce que je ne voulais pas que tu paniques comme tu la fais et…

Ce qu’il peut très clairement comprendre, surtout en vu de la réaction qu’il a eu justement…

- Pire encore, je crois qu'au contraire j'avais peur que tu te montres excité par quelque chose qui se produirait de toute façon pas.

A croire qu’ils sont visiblement sur la même longueur d’onde puisque Daya lui fait comprendre qu’elle ne garderait en aucun l’enfant si une grossesse devait intervenir. Encore une fois, Josef comprend un peu mieux son silence et tente d’inverser les situations – tout en évitant soigneusement de s’imaginer enceinte – et se dit qu’il aurait peut-être voulu lui aussi éviter une catastrophe dans les deux sens. Il s’imagine également heureux comme un dingue face à la découverte de cette boite de test de grossesse, excité comme un gamin à Noël pour ensuite se prendre une gifle monumentale en apprenant que tout ça n’était qu’une fausse alerte.

- Ouais, on est passé à côté de la catastrophe.

Il esquisse un sourire taquin.
Tout le stress est lourdement retombé et il sent désormais son estomac se creuser. Ouais, pas étonnant qu’il ait la dalle après toute cette angoisse dans le vent à ne rien bouffer et attendant le retour de sa nana, crispé de nervosité.

- Tu l'as dis toi-même nos métiers respectifs ne nous permettent pas d'envisager un bébé et puis on ne s'est remis ensemble que depuis quelques mois…et c'est pour ne citer que ça.
- J’comprends pas que tu ne t’imagines pas avec un gamin qui braille quatre fois par nuit, qui te vomit sur ta tenue de flic, qui bouffera tes rapports pour se faire les dents…

Pour citer le reste. Même si en soit, ça n’est sûrement pas le genre de détail qui l’arrête mais plutôt le côté risqué de leur job. Mais aussi le fait qu’ils ne vivent pas ensemble et qu’ils ont encore tant de chose à faire, à profiter. Il n’dit pas qu’un enfant empêche l’épanouissement d’un couple mais à leur stade, ils ont d’autres choses à vivre.

- Tu veux que je te dise un secret ?


Daya passe ses bras autour de son cou et le pompier glisse les siens autour de sa taille, la ramenant un peu plus contre lui, entre ses jambes.

- Ca dépend…
- Il y a quelques années tu ne tenais pas du tout le même discours Monsieur Miller et tu as rejeté mille fois cet exacte argument lorsque je te l'ai présenté.

Il n’a pas tellement le temps de réagir qu’elle l’embrasse, Josef se perdant dans ce baiser qu’il savoure, détournant totalement son attention du sujet évoqué. Ou presque. Le pompier songe à ce qu’elle vient de lui dire et est légèrement perturbé par cet aveu. Etait-il à ce point différent avant qu’il n’ait cet accident ? Comment pouvait-on changer à ce point d’avis, d’opinion, de comportement en perdant seulement ses souvenirs ?
Leurs lèvres se séparent, Daya lui offre un sourire franc et contagieux puisque les lèvres de Josef se dressent à leur tour.

- Et tu sait que je ne peux pas te parler de mon travail, mais oui j'ai du gérer pas mal de choses dont un éventuel nouvel indic et toi tu as fait quoi de ta journée de repos à part jouer avec mes déchets et chercher un prénom pour notre inexistant futur bébé ?
- Tu sais que c’est vachement frustrant quand t’en dis un peu mais pas trop ? J’ai l’impression d’être dans une de ces séries qui va nous pondre un cliffhanger en fin de saison et qu’il va falloir attendre un an pour savoir la suite.

Il la garde prisonnier entre ses bras. Les cauchemars sont bien loin d’eux, le stress d’une grossesse également, pour ne finalement profiter que d’eux, de leur soirée.

- Mais j’vais pas me plaindre de l’héroïne, elle est vachement canon.

Josef l’embrasse de nouveau, glissant ses lèvres à l’orée de sa mâchoire puis à la naissance de son cou, taquinant sa peau, la taquinant elle tout court. Il revient à sa petite amie qu’il regarde d’un œil amusé.

- J’ai … Ouais, alors jouer avec tes déchets n’est pas le terme exact et j’aurai préféré éviter de foutre les mains dans la poudre de café humide qui date d’il y a trois jours, de la bouffe moisie et d’autres choses douteuses qui s’y trouvaient.

Bon appétit bien sûr.

- Plus sérieusement, j’ai rien fais. J’ai surtout passé mon temps à comater devant Netflix. Il s’écarte légèrement pour regarder sa tenue… En Pyjama, comme tu peux le constater. Comme un véritable ado de 13 ans. Manquait plus que les céréales et mon jus et j’y étais.

Avec le stress en moins, la journée aurait été beaucoup plus appréciable mais il n’a pas envie de s’attarder mille ans sur le sujet maintenant que les choses ont été dites et mises à plat. Le pompier ne s’en rend pas compte tout de suite mais il est presque soulagé d’avoir entendu Daya lui faire comprendre clairement qu’elle non plus n’était pas du tout dans l’optique de changer des couches et donner des biberons à pas d’heures.

- Désolé d’ailleurs j’ai même pas fait la bouffe, tu veux que j’te prépare un truc ou on commande ?

Trop occupé à stresser comme un con, il en a oublié l’heure, oublié qu’il aurait pu se bouger le cul pour au moins préparer un truc rapide afin d’éviter à Daya de se taper la cuisine après cette journée de taff qui a eu l’air d’être extrêmement longue et rempli.

Tu préfères la version d’avant ou Miller 2.0 ?

Josef la taquine, bien plus à l’aise qu’il ne l’était tout à l’heure. Daya toujours entre ses jambes, ses mains sur ses hanches, la perspective de passer la soirée dans le canapé à boire le reste du vin et bouffer un truc tranquillement l’enchante avant de prendre du service dès demain matin. Ils étaient loin des discordes et disputes d’il y a quelques mois, ces engueulades ayant au moins servi à foutre les choses suffisamment à plat pour reprendre une relation saine où il se sent à l’aise, confiant.

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