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 Authority Song Ft Kurtis & Karl

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MessageSujet: Authority Song Ft Kurtis & Karl   Dim 30 Sep - 22:12

Authority Song
EXORDIUM.
Le timing était d'une importance capitale, les deux arrestations devaient impérativement être totalement synchronisées pour éviter que l'un d'entre eux ne leur échappe et c'était aussi évidemment pour cette raison que les interventions avaient été programmé pour l'aube et en l'instant alors que la flic se rend au domicile d'Hawkins, le jour ne s'est pas encore levé. Elle n'est pas vraiment stressée, en tout cas pas autant que le type qui lui a été collé dans les pattes et qui si elle a bien compris est encore un peu frais au sein des forces de l'ordre, elle comprend bien pourquoi Valéri avait choisie d'envoyer Nora s'occuper de Warham , elles étaient une équipe après tout et il était plus que logique qu'elles agissent donc de concert, mais la raison pour laquelle elle se retrouvait avec un bleu dans son équipe la laissait un peu interrogative. « Respirer Gordon, voyons, il n'y a absolument aucune raison de s'en faire, les suspects n'ont pas la moindre idée de notre arrivée imminente et comme vous avez pu le constater au briefing nous sommes en majorité numérique…ce n'est qu'une formalité. Elle laisse planer une seconde de silence, les yeux braqués sur la route, puis jette un coup d'œil vers l'homme assit sur le siège passager à ses côtés. Ceci étant dit si vous leur offrez cette tête, ils pourraient bien avoir envie de faire de vous leur petit-déjeuner alors redresser vous et reprenez vous un peu s'il vous plaît ! » Son ton n'est pas froid loin de là, juste suffisamment ferme pour qu'il se sente obliger d'exécuter ses ordres malgré le fait qu'il se fasse potentiellement dessus intérieurement. Jouer les baby-sitter à à peine cinq heures du matin c'est franchement pas pour elle.

Ils finissent par arriver devant le domicile de Kurtis Hawkins dans lequel ils savent par le biais de son informateur Jakob que Karl Gratchiov a également élu domicile, ce qui leur facilite grandement la tâche et permet de faire d'une pierre deux coups. L'indienne se gare à proximité, pas trop près pour ne pas donner l'alerte, étant donné qu'ils ne sont pas dotés d'une voiture banalisée. La jeune femme vérifie par le biais de son talkie que le reste de son équipe est en place et lorsqu'elle en reçoit confirmation elle les envoie tous les deux à l'arrière de la maison. « Bien agent Gordon, prêt à entrer dans l'arène ? L'homme lui adresse un signe de tête et elle hoche la tête qu'elle suit d'un bien » avant de sortir de la voiture et de se diriger vers la porte d’entrée dans le silence d’un jour qui se lèvera très prochainement et le silence de la rue endormie.  Lorsqu’elle atteint l’entrée, elle sort son arme, jette un œil avertie en direction de son équipier du jour et attend le signal coordonnant la position de Nora et de son équipe lorsque c’est chose faite et que le signal est lancé, elle le transmet à ses équipiers de l’autre côté du logement et vient frapper lourdement contre la porte sans s’annoncer.  Lorsque finalement après quelques secondes elle perçoit des bruits de pas derrière la porte elle relève son arme et alors que celle-ci s’ouvre elle la pousse avec détermination pour se forcer un passage à l’intérieur. « Police de Chicago. Kurtis Hawkins vous êtes en état d’arrestation… »

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MessageSujet: Re: Authority Song Ft Kurtis & Karl   Lun 1 Oct - 18:02





authority song
# daya
# karl
# kurtis
Kurtis ouvre un œil, prenant une longue inspiration alors qu’il émerge du sommeil. Il tend l’oreille, encore déboussolé, se demandant ce qui l’a réveillé. Un de ses chiens ? Karl ? Un mauvais rêve ? Il lui a semblé entendre quelque chose... Des coups. Sur sa porte. Il les perçoit encore. Quelqu’un frappe avec insistance à sa porte d’entrée. Sans doute Karl qui ne trouve plus ses clés. Et puis il se souvient tout à coup que Karl n’est pas sorti, qu’ils ont bu ensemble et joués aux cartes jusque tard dans la nuit en fumant comme des pompiers. D’où le mal de gorge et ce goût désagréable dans sa bouche.
Le grand brun soupir et se lève. Avec les récents événements, il se dit que c’est peut-être important. Peut-être MadMax venu les prévenir d’un énième sale coup des serbes. Kurt tangue jusqu’à sa salle de bain et crache dans son évier en attrapant un boxer qui traine et qu’il enfile. C’est celui qu’il portait hier mais ça fera l’affaire.
Il se demande si ce n’est pas tout de même Karl... Est-ce qu’il aurait pu ressortir ? Ça ne m’étonnerait pas tant que ça. Le russe dort peu et mal. Il a pu ne pas parvenir à trouver le sommeil et décider de se faire une virée... Et le voilà maintenant qui tambourine à sa porte, certainement ivre. Kurtis soupir une nouvelle fois et quitte sa chambre en frottant ses yeux encore piquants de sommeil, avant de bailler.
Il passe devant le bureau qu’il a converti en salle de musique / piaule de ses chiens. Il a fait insonoriser la pièce. Aussi bien pour pouvoir jouer de la batterie sans être emmerdé par ses voisins que pour ses molosses qui ont de la voix. Il entend d’ailleurs gratter à la porte. Certainement Ringo. Gram est trop flemmard pour se donner cette peine...

Kurt entend du bruit dans la chambre de Karl. Donc ce n’est pas lui qui a frappé ? Max ? Un autre de ses frères ? Meghan qui revient d’une de ses soirées arrosées en Uber ? Ou Judith... Mais il lui semble qu’en ce moment, tout baigne pour elle et qu’elle ne se soûle plus. A moins qu’elle se soit disputée avec Max. Bordel tout mais pas ça... Il n’est pas d’humeur à gérer des problèmes de couple. Celui que son amie forme avec son patron le soule déjà bien assez comme ça...
Le seul moyen de savoir qui l’a dérangé, c’est d’ouvrir sa porte. Alors c’est ce que fait le motard, l’air encore endormi, les yeux injectés de sang, les cheveux en bataille et son boxer de la veille pour tout vêtements.
Il se retrouve face à une fille. Mexicaine ou indienne ou quelque chose de ce genre. Exotique en tout cas. Elle pousse sur la porte qu’il commençait à tirer vers lui. Kurt proteste mollement mais son exclamation indignée est couverte par la voix au ton ferme de la fille.
Le sang de Kurtis se glace dans ses veines. Pas seulement parce qu’en ouvrant la porte, elle permet au froid de l’extérieur de pénétrer chez lui...
Police de Chicago. La putain de sa mère de POLICE DE CHICAGO !
État d’arrestation ? Lui ? Mais non !
« Hein ? » laisse-t-il échapper alors qu’elle se plante devant lui. « Mais... »
La fille - rectification : la FLIC - be lui laisse pas vraiment le loisir de réaliser ce qui se passe ou de poser la moindre question. Elle lui donne des ordres. Mettre les mains derrière sa tête, s’agenouiller, ne pas faire de geste brusque. Kurtis s’exécute. Il voit d’autre personnes pénétrer chez lui. Chez lui bordel de chierie de merde !

Le grand brun ne comprend rien à ce qui se passe. Il ne veut pas comprendre ce qui se passe. Il y a un instant, il se plaignait d’avance d’avoir à gérer les déboires amoureux de son amie et maintenant...maintenant quoi ?
Mais avant qu’il ait pu méditer sur le sujet, alors qu’il commence à s’agenouiller sur le carrelage de son entrée, les mains bien en vue, Karl fait irruption dans le salon, entièrement nu, un flingue braqué dans sa direction. Enfin celle des flics.
Et ça commence à beugler. En russe, en américain et en langage chien parce que ses deux bêtes s'excitent dans leur chambre. Kurtis ne sait pas quoi faire. Est-ce qu’il doit saisir sa chance et se tirer ? Frapper la femme à portée pour laisser une chance à Karl ? Demander à son ami d’arrêter de se foutre dans la merde avant qu’il se fasse descendre ? Il ne peut pas fuir sans ses chiens...
« Karl ! Pose ce truc putain ! » finit par trancher Kurt, espérant faire entendre raison à son ami et colocataire qui semble encore bien imbibé et n’a visiblement pas peur de tenir tête à la flicaille...

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MessageSujet: Re: Authority Song Ft Kurtis & Karl   Sam 6 Oct - 4:40

Authority Song
EXORDIUM.
La tête qu'il lui offre est juste inestimable et reflète parfaitement la surprise que leur présence chez lui ce matin lui provoque. Ce serait mentir de dire que ça ne lui provoque pas un profond sentiment de satisfaction de voir l'incompréhension et l'incrédulité se peindre sur le visage du motard. Il esquisse un mot, un geste de contradiction, mais elle ne lui laisse pas le temps d'en faire plus, elle n'est clairement pas là pour lui faire la causette. Son arme fermement braqué sur lui, elle ne bronche pas, froide et concentrée sur sa cible. La flic fait signe à l'agent Gordon de sa main libre pour qu'il aille ouvrir à leur équipiers qui se trouvent à l'arrière de la maison, inutile de faire des dégâts si ce n'est pas nécessaire et c'est la raison pour laquelle elle leur avait intimer de leur donner quelques secondes d'avances, pour éventuellement leur laisser le temps de les faire entrer, plutôt qu'ils ne défoncent inutilement la porte. « A genoux ! Il reste droit et interdit. Les mains sur la tête. MAINTENANT ! Le King of Speed finit par s'exécuter et alors que son salon s'anime un peu plus de la présence d'agents armés, Gratchiov fait irruption dans la pièce avant que quiconque n'est vraiment eu le temps d'aller le pêcher au pied de son lit.

Ça a de quoi surprendre dans la mesure où il se pointe en tenue d'Adam, mais ce n'est pas ce qui retient l'attention de l'Indienne, non. C'est l'arme qu'il agite en gueulant dans un langage qu'elle identifie comme du Russe, pour d'une part l'avoir déjà entendue, mais aussi, car elle a suffisamment lu le dossier des deux hommes (entre autre) pour connaître leurs passifs et leurs histoires respectives. « LÂCHER VOTRE ARME. GRATCHIOV. C'est à présent quatre armes chargées qui se tournent vers lui, celle de Daya comprise qui quand bien même Hawkins encourage plutôt son colocataire à rendre les armes, ne peux décemment pas être laissé sans une étroite surveillance, elle choisit donc de se rapprocher de lui et de dévier son arme dans sa direction, histoire de lui faire oublier toute idée de profiter de la diversion de son petit-copain pour se faire la malle ou tenter quoi que ce soit d'ailleurs. Il braille et ses mains s'agitent, mais ne cède pas, son arme passant subrepticement et tour à tour sur chacun des policiers. Il n'a pas l'air bien frais et à bien regarder a même l'air complètement ivre.

- N’aggravez pas votre cas. Jetez votre arme immédiatement. Elle ne laisse que deux secondes s'écouler. À peine. IMME-DIATE-MENT ! Sa voix monte d'un ton et pourtant elle garde une neutralité qui montre son assurance, elle ne s'énerve pas, ne panique pas, elle sait très bien que cet abruti n'ait absolument aucune chance face à eux, si il tente quoi que ce soit il signe son arrêt de mort et très honnêtement elle doute que qui que ce soit le regretterai vraiment. Du coin de l'œil elle voit Kurtis bouger et elle vient le pousser d'un geste du pied sur le sol, de façon à ce qu'il se retrouve face contre terre. Ne pense même pas à bouger Hawkins. Reste bien sage. » Ses trois collègues continuent d'interpeller Karl qui balance sur ses pieds et manque un peu d'équilibre, le blond esquisse un pas en avant et les armes se dressent un peu plus dans sa direction. Ca la démange franchement de juste lui coller une balle, juste histoire de le faire décuver instantanément et de lui offrir un retour à la réalité express, mais ce serait contre les règles et elle ne sait que trop bien que chacune de ses actions aujourd'hui seront finement analysées.

Puis soudain un coup de feu retenti.

Option 1 : Karl tire sans le vouloir et la balle vient se loger dans le sol, rien de bien méchant, mais ca a le don de le réveiller et il vient s’appuyer contre le mur son arme dansant de nouveau dans toutes les directions ou plus précisément les leurs. Il va falloir jouer les négociateurs enfin en tout cas s’y essayer avant de passer à l’étape suivante.

Option 2 : Karl tire sans le vouloir et la balle vient se loger dans le pied de l’agent Gordon qui laisse échapper un cri de douleur avant de s’effondrer sur le sol. Daya revient à la charge, mais bloqué par la présence de Kurtis bien trop près de la porte elle ne peut envisager de se déplacer, aussi elle lui ré-intime de lâcher son arme.

Si option 2

Option A : Il finit par capituler et l’arrestation peut ainsi se poursuivre, Gordon va devoir attendre que les deux hommes soient mis hors d’état de nuire avant qu’on ne puisse s’occuper de lui.

Option B : Il retourne l’arme contre elle, mais elle ne lui laisse pas la chance de pouvoir l’actionner, c’est une erreur qu’elle ne refera jamais. Elle presse donc la détente et vient lui tirer dans le bras, rien de bien méchant, elle sait où viser pour que ca reste superficiel, mais il lâche finalement son arme.



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MessageSujet: Re: Authority Song Ft Kurtis & Karl   Sam 6 Oct - 4:40

Le membre 'Daya Laghari' a effectué l'action suivante : Coup du sort


'2 options' : 2, 2
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MessageSujet: Re: Authority Song Ft Kurtis & Karl   Lun 15 Oct - 18:08





authority song
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Kurtis sent un désagréable goût ferreux envahir sa bouche alors qu’il observe avec effroi la scène qui se joue devant ses yeux exorbités. Il est tout a fait réveillé et alerte à présent. Voir un de ses plus vieux amis se faire braquer par quatre armes parfaitement létales a généralement cet effet sur les gens… L’adrénaline se répand dans son corps et son pouls s’accélère tandis qu’il essaie de faire fonctionner sa matière grise. Il ne peut pas laisser Karl se faire bêtement descendre par les flics au beau milieu de son salon ! Ce serait comme trahir Samwell, comme le faire mourir encore un peu. Parce que Karl était son meilleur ami, qu’une part de son frère continue de vivre au travers du russe qui titube pathétiquement à quelques mètres de là, son arme pointée dans la direction des forces de l’ordre.
« Tirez pas ! » tente d’intervenir Kurt, se sentant parfaitement stupide et horriblement impuissant face à toute cette situation. S’en prendre à la flic à ses cotés reviendrait à prendre le risque de prendre une balle à la place de son ami. A la place où en simultané. Dès qu’ils entendent un pétard ou une détonation quelconque, les poulets ont la fâcheuse tendance à répliquer sans se poser trop de questions…  
Mais s’il ne fait rien, s’il reste planté là à attendre et que Karl se fait descendre, il ne se le pardonnera jamais.
« Pose ton putain d’flingue Karl, merde ! Fais pas chier i' vont t'flinguer mec ! » continue-t-il de s’en mêler alors que le russe jure dans sa langue natale, une expression furieuse et revancharde sur les traits.

C’est à ce moment que la flic le bouscule fermement du pied pour le contraindre à rejoindre le sol. Kurtis jure et s’efforce de garder son regard azuré braqué sur Karl. Il serre les dents, maudit le monde entier et Karl en particulier.
« Fais pas l’con putain d’chierie d’merde ! » continue-t-il de pester, espérant que, s’il refuse d’écouter les ordres des flics, son ami finira par l’écouter, lui. Mais c’est vain.
Un coup de feu part tout à coup, en provenance de l’arme de Karl. Kurt retient son souffle, effaré, n’en croyant pas ses yeux. Ce crétin vient de signer son arrêt de mort… Ce putain de connard vient de signer son putain de bordel de merde d’arrêt de mort et il n’a RIEN FAIT pour l’en empêcher !
Et de fait, dans les secondes qui suivent, un autre coup de feu est tiré. L’arme échappe des mains du russe qui lâche un juron et porte sa main à son bras, avant de basculer en arrière et de s’affaler contre le mur.
« Karl ! Putain d’merde ! »
Kurtis est partagé entre la rage et le soulagement. Ce con s’est juste pris une balle dans le bras. Il n’est pas mort. Ce foutu connard de communiste n’est pas mort ! Il le fait savoir au monde entier en beuglant, au moins aussi fort que l’agent de police qu’il a visiblement atteint au pied. Un de ses collègues s’est accroupi à ses côtés alors que l’autre s’est rapproché de Karl pour éloigner son arme, le visant toujours de son propre flingue.
Ca continue de gueuler dans tous les sens dans la pièce et dans celle où les chiens sont enfermés. Gram hurle à la mort et Ringo aboie comme un fou, vraisemblablement terrifié.

« C’est malin putain ! » s’agace Kurtis, à défaut de trouver quelque chose de plus pertinent à dire. Il jette un regard furieux à la flic qui a tiré sur son ami. « Vous attendez quoi pour appeler une ambulance ? Qu’il se vide de son foutu sang sur mon putain de carrelage ? »
Une part de lui sait qu’il devrait faire profile bas, ne pas les provoquer, mais il est encore sous le choc et a du mal à agir comme il le faudrait… Il vient de voir son ami se faire tirer dessus, ne comprend pas encore trop ce qui se passe et ce qui l’attend. Il meurt de trouille et agit comme il le peut.
A l’autre bout de la pièce, Karl tente de se relever et est brutalement repoussé par le flic le plus proche qui lui ordonne de rester tranquille et de se mettre à plat ventre. Ce qu’évidemment, Karl refuse de faire.  


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MessageSujet: Re: Authority Song Ft Kurtis & Karl   Dim 21 Oct - 5:13

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Hawkins continue ses suppliques, mais visiblement son petit copain n'en a pas grand-chose à faire, pas plus que Daya pour être parfaitement honnête, non, elle est totalement concentrée sur le Russe qui démontre un peu plus à chaque seconde qui s'écoule son instabilité évidente. Ca ne lui plait pas, pas du tout même et elle essaye malgré ça d'être sur tous les fronts…un pied près du coopérant et l'autre qui s'avance vers celui qui retient toute l'attention. Elle lui intime une nouvelle fois de rendre les armes, de ne pas jouer les idiots et ainsi aggraver son cas qui n'est déjà pas fort reluisant, c'est cependant là une information qu'elle garde pour elle, elle ne serait en l'instant pas vraiment d'une grande aide. Il vacille, son regard hébété balaye sans arrêt la pièce et avant que quiconque n'est pu ajouter quoi que ce soit la détonation retentie suivis de près par le cri tendu de l'agent Gordon qui vient s'effondrer contre le bas du canapé. Elle fait un pas, mais son intuition l'empêche de poursuivre, elle ne peut pas se permettre de voir la situation lui échapper davantage alors elle vient appuyer son pied sur le dos de Kurtis histoire de le maintenir au sol et pointe son arme sur Gratchiov. « CA SUFFIT GRATCHIOV, LÂCHE TON PUTAIN DE FLINGUE !» Ca l'agace, ce sale déchet alcoolique transforme une simple arrestation en spectacle grotesque et c'est le genre de choses dont elle n'est pas très friande. Le canon de l'arme se tourne à présent vers elle et si un de ses collègues à toujours le type en joue, les deux autres sont hors-jeu pour l'instant. Une seconde de réflexion et deux choix, deux possibilités : le convaincre ou mettre fin à ce manège maintenant…et c'est ce qu'elle choisie de faire. Il est fini le temps où elle laissait à ce genre de type plus d'une occasion d'être raisonnable alors, elle tire, vise son bras…rien de bien méchant elle sait ce qu'elle fait, hors de question de lui donner le privilège de passer un peu de temps à l'hôpital, non une blessure superficielle suffira, juste de quoi lui faire lâcher son arme et faire redescendre son égo.

C'est ce à quoi elle pense lorsque le coup part et vient froisser les chaires de Kart Gratchiov, il couine comme un cochon à l'abattoir, son arme rejoint rapidement le sol et lui s'écroule contre le chambranle du couloir puis le mur. L'agent Ford s'empresse de sécuriser le périmètre et éloigner l'arme du suspect, Daya satisfaire relâche un peu la pression qui avait infiltré ses bras lorsqu'Hawkins s'adresse subitement à elle. « Vous attendez quoi pour appeler une ambulance ? Qu’il se vide de son foutu sang sur mon putain de carrelage ? Son regard vient rencontrer celui du type sur lequel elle s’appuie et elle lève un sourcil. Il est sérieusement en train de lui filer des ordres ? Ba voyons. Elle appuie un peu plus fort sur son dos et se baisse en silence, appuyant son genou là où son pied avait jusqu’ici pris place. – Personne ne t’as demandé ton avis Hawkins ! Elle attrape une de ses mains et vient décrocher de sa ceinture les menottes qu'elle passe sans douceur autour de ses poignets, prenant bien soin de lui déclamer l'intégralité de ses droits au passage, la dernière chose dont ils ont besoin est un vice de procédure. Lorsque c'est chose faite elle le laisse au sol, après tout il y semble parfaitement à sa place. Elle se penche à son arrière et vient cependant ajouter par la suite : mais ne t'inquiète pas toi et moi on auras bientôt tout le loisir de discuter des quatre personnes que tu as froidement assassinés dans cette chambre d'hôtel. Un sourire vient marquer ses lèvres. Je te laisse faire le compte mon grand ! L'Indienne vient dans la foulée presser la commande située sur le côté de son talkie pour quémander une ambulance indiquant qu'un officier ainsi qu'un suspect avait été blessés.

Alors qu’elle termine avec Kurtis le troisième agent, vient donner un coup de main à son binôme pour immobiliser le Russe qui continue de s’agiter sur le sol nu comme un vers. Daya roule des yeux, c’est pathétique vraiment. Les aboiements redoubles et attire finalement l’attention de la flic au milieu de cette pagaille qui semble finalement se calmer. Pauvre bêtes… - Combien de chiens ? Ils sont tous dans la pièce adjacente ? » Interroge-t-elle le propriétaire des lieux, c’était quelque chose dont ils allaient devoir informer les équipes qui suivront pour la perquisition.


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MessageSujet: Re: Authority Song Ft Kurtis & Karl   Dim 28 Oct - 11:49





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# karl
# kurtis
Le regard que la flic lui lance est éloquent et pourrait tout à fait se passer de réplique. L’indienne prend quand même la peine de lui aboyer dessus, de lui enfoncer un peu plus son genou dans le dos et de lui faire savoir qu’elle se fiche complètement de son avis sur la question. Là-dessus, elle attrape sans douceur ses poignets et y passe une paire de menotte. Leur contact glacé lui arrache un frisson alors qu’il serre les dents. Il voudrait l’accuser de violence policière inutile, dire quelque chose de pertinent, mais sa langue semble avoir fusionné avec son palais. Encore ce désagréable goût ferreux en bouche et son cœur qui s’accélère.
Ce n’est pas de la blague. Il est vraiment en train d’être arrêté.
Kurtis sait parfaitement pour quelles raisons… Et s’il avait eu besoin d’une confirmation, l’inspectrice vient de la lui fournir. C’est pour l’assassinat des quatre serbes qu’elle lui passe les fers et a débarqué chez lui avec l’artillerie lourde. Une part de lui – il est obligé de le reconnaître – en éprouve un certain soulagement. Parce que depuis cette nuit-là, il a du mal à trouver le sommeil, du mal à se regarder dans une glace et il s’est trouvé incapable de parler à sa mère u à sa sœur. Il est rongé par la culpabilité et cette punition qu’il est en train de subir va peut-être lui permettre de payer pour son crime, de se racheter en quelque sorte, d’équilibrer la balance…
« Je te laisse faire le compte mon grand » lui glisse tout à coup la jeune femme, l’empêchant de se laisser happer par la foule de sentiments divers et variés qui l’assaillent.
Le compte de quoi ? Et pourquoi est-ce qu’elle lui sourit comme ça ?
Kurt se rejoue la scène, se repasse sa réplique et pendant qu’elle contacte une ambulance pour son collègue et son ami, le motard fait le compte. Et il comprend. Un des serbes s’en est tiré. Certainement pas le boss mais un de ses soldats…
Ils les ont suffisamment fréquentés (même de loin) pour qu’ils soient en mesure de reconnaître leurs silhouettes, mais est-ce que c’est suffisant pour les identifier formellement ? Est-ce que Max a été arrêté lui aussi du coup ? Un tas de questions lui vient en tête, auxquelles il est bien évidemment incapable de répondre. Et s’ils ont commis l’erreur de laisser un serbe en vie, est-ce qu’ils en ont commis d’autres ? Combien ?

A l’autre bout de la pièce, Karl continue de s’agiter, d’essayer de résister à son arrestation. Le russe ignore vraisemblablement que la partie est déjà perdue… Kurtis reste à sa place, au sol, ressassant tout ça, luttant pour ne pas céder à la panique qui se lit sans doute certainement sur son visage crispé. Il n’a jamais été très capable de dissimuler ses émotions.
« Combien de chiens ? Ils sont tous dans la pièce adjacente ? »
Kurt tourne la tête vers elle, se sentant coupable de ne plus avoir pensé à ses molosses qui portant donnent de la voix depuis tout à l’heure et doivent être paniqués.
« Ouais, i’ sont là-bas. I’ sont deux. Un amstaff et un rott. Ils sont pas méchants, faut pas leur faire de mal, OK ? » la sermonne-t-il, plantant son regard le plus sérieux dans celui de la femme. « Gram – c’le staff – il a été utilisé pour des combats quand il était p’tit et i’ va avoir peur, mais il est PAS méchant » ressent-il le besoin d’insister. « Ringo c'qu'un chiot mais il est foufou. J'le dresse mais il est encore jeune. Si vous m’laissez faire j’peux les calmer, j’peux… »
Mais elle le coupe tout de suite et lui fait savoir que ça ne va pas être possible. Kurtis comprend pourquoi, même s’il sait que ses intentions sont bonnes et qu’il veut vraiment les préserver de tout mal. La flic, elle, veut éviter d’autres blessés et une autre bourde du genre de celle qui vient d’avoir lieu. Elle a déjà un collègue blessé et veut éviter de se retrouver conne au cas où Kurtis veuille surtout profiter de cette excuse pour leur lâcher les bêtes dessus ou tenteer de se faire la malle.
« J’peux appeler quelqu’un qui pourra les récupérer » tente-t-il encore de plaider. « Faut pas leur faire mal ! »



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MessageSujet: Re: Authority Song Ft Kurtis & Karl   Ven 2 Nov - 1:16

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EXORDIUM.
Le visage de Kurtis est chargé d’expression et l’Indienne se dit qu’il sera sans doute facile de récupérer des informations en s’y prenant bien. Elle n’a pas l’intention de le faire dans l’immédiat, les interrogatoires seront-là pour ça, mais si son faciès parle aussi fort que des mots alors cette affaire sera vite bouclée.  Les jappements redoublent en intensité et Daya jette un coup d’œil dans la direction de cette porte résolument fermée et qu’elle ne compte pas ouvrir, l‘agitation est encore bien trop palpable et avec l’arrivée imminente des secours ce serait la dernière chose à faire, néanmoins elle vient demander au propriétaire des lieux de lui donner plus d’informations à ce sujet dont il faudrait de toute façon s’occuper. « Ouais, i’ sont là-bas. I’ sont deux. Un amstaff et un rott. Ils sont pas méchants, faut pas leur faire de mal, OK ? Le visage de Daya reste neutre et parfaitement impassible, bien évidemment qu'elle ne compte pas faire de mal à ses pauvres animaux qui n'ont clairement pas choisi de se retrouver avec un maître aussi peu fiable, néanmoins elle n'apprécie guère le temps et choisie ainsi de le laisser mariner dans les idées quelles qu'elles soient qui veulent bien se matérialiser dans sa tête. Gram – c’le staff – il a été utilisé pour des combats quand il était p’tit et i’ va avoir peur, mais il est PAS méchant… Ringo c'qu'un chiot mais il est foufou. J'le dresse mais il est encore jeune. Si vous m’laissez faire j’peux les calmer, j’peux… Elle secoue la tête à la négative et vient planter un regard sévère dans celui du motard. – Te fatigue pas Hawkins, tu bougeras de ton carrelage que pour aller au poste. Alors, reste bien sage. Il se tait un instant avant de finalement rouvrir la bouche pour lui dire qu'il peut appeler quelqu'un et encore une fois, venir lui chouiner sur les godasses, apparemment le sort de ses bêtes l'intéressent nettement plus que son arrestation elle-même ou l'état de son petit copain qui se tortille à poil contre son mur. L'indienne se tourne vers son collègue qui baby-sitte Gordon. Alvarez trouvez-moi quelque chose pour couvrir le suspect. Elle adresse un signe de tête en direction de Karl. Il est trop tôt pour s'infliger ce genre de vision désolante. Elle se tourne ensuite de nouveau vers Kurtis qu'elle a laissé dans son jus et reprend. Je veillerais à ce qu'ils soient pris en charge…si…vous faites preuve de bonne volonté. Elle ne l’écoute pas vraiment répondre alors que son téléphone se met à vibrer dans sa poche, elle le sort de sa main libre, son arme toujours fermement visser dans sa main. L’écran lui indique que l’appel provient de Nora et elle appuie délibérément sur le rejet d’appel, ce n’est pas le moment pour taper la causette. Elle renvoie l’appareil dans sa poche et une voix s’échappant du talkie qu’elle porte à la clavicule gauche l’informe que l’ambulance arrive, du nombre de personnes qui vont se présenter et de leur numéro de service. Un rapide coup d’œil à l’extérieur le lui confirme alors que l’équipe de secours vient se garer juste devant la maison. Un par un ils pénètrent à l’intérieur et Daya laisse échapper un sourire alors qu’elle reconnaît Mira qu’elle n’a pas vu depuis relativement longtemps. Elle ne se lance bien évidemment pas dans de grandes retrouvailles, l’une comme l’autre sont au boulot et c’est loin d’être un contexte idéal pour jouer au salon de thé. Elle s’adresse ceci étant dit directement à elle :  L’agent Gordon en premier ; lance-t-elle en indiquant où il se trouve d’un geste de la main. Le suspect n’a rien de bien grave, si ce n’est d’être agité. Elle préfère les prévenir, elle sait que les procédures sont différentes dans ces cas-là et bien qu’il se soit un tant soit peu calmé, une petite piqure ne sera certainement pas du luxe. D’ailleurs si la case hôpital n’est pas nécessaire fait le moi savoir, ce ne serait pas plus mal, je pense que la cellule de dégrisement fera amplement l’affaire. Elle vient poser une main sur l’épaule de la jeune femme et lui adresse un sourire plus personnel avant de faire signe à l’un de ses agents. Alvarez vous pouvez m’emmenez celui-là. » Elle désigne Kurtis d’un geste de la main. Celui-ci s’exécute et quand tout semble sous contrôle elle vient à s’éclipser quelques minutes et se rend sur le porche pour retourner l’appel de sa coéquipière.

« Tout est sous contrôle ? Elle se passe bien des banalités d'usage, elle n'en a pas l'envie et pas franchement le temps-là tout de suite. La réponse lui parvient bien vite alors que Nora lui demande si elle va bien, ayant apparemment entendu l'appel d'urgence. Je vais bien, l'agent Gordon a été blessé et j'ai dû neutraliser un des suspects, rien de bien méchant. Le planning d'interrogatoire restera sans doute le même. Le ton de Daya est sec et factuelle, ce qui n'est pas inhabituel lorsqu'elle est au travail, mais clairement un peu poussé à l'extrême aujourd'hui, il faut dire qu'elle n'a pas vraiment eu l'occasion de digérer le fait que sa propre coéquipière ait été manigancée dans son dos de la sorte, ce n'est pas franchement ce qu'elle qualifierait de travail d'équipe et surtout ça ne la pousse franchement pas à la confiance. Nora doit bien le sentir, mais elle continue et lui demande si elle a besoin de renfort…Non. On se verra au poste. Bref on a dis donc…La jeune femme entreprend alors bien vite de se lancer dans des excuses ou en tout cas des justifications, mais Daya n'en est pas encore-là et préfère tout bonnement raccrochée. Elle n'aura cas réessayer quand tout ça sera plié. Elle retourne ensuite à l'intérieur, bien consciente qu'elle n'en avait pas encore fini de son côté.


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MessageSujet: Re: Authority Song Ft Kurtis & Karl   Lun 12 Nov - 11:26

“ Authority Song ”

“ 31 mars 2018 ”
Les jambes relevées sur le tableau de bord, Mira observe distraitement le décor défiler devant ses yeux encore un peu endormi. Elle vient de prendre son service et malgré les deux cafés qu’elle a avalés depuis son réveille, elle peine à se sentir tout à fait alerte. Elle suppose que sa première intervention réussira cependant à résoudre ce problème… Son (pervers d’) officier en chef les a chargés, elle et son partenaire, de se tenir disponibles au maximum pour une intervention policière ayant lieu dans un des quartiers résidentiels du West Side. Mira est donc en attente depuis un moment maintenant, guettant la radio. Elle espère entendre son dispatcher leur donner l’ordre de reprendre le cours normal de leur journée, mais peut-être qu’il leur faudra intervenir et rafistoler quelqu’un… Elle espère du moins sincèrement qu’il ne s’agira que de ça. La secouriste n’a aucune envie d’avoir à essayer de réanimer un blessé par balle à six heures du matin… Et surtout pas un flic, blessé par un suspect.
« Tu penses qu’on aura droit à une énième bavure ? Si ça arrive, cette ville va être à feu et à sang » soupire son collègue.
Mira est forcée de reconnaître qu’il a raison. Si un flic vient à être blessé ou tué dans l’exercice de fonction, quelques habitants verseront une petite larme, mais ça n’ira pas plus loin. En revanche, si un suspect est abattu dans le cadre de son arrestation… Ils vont en entendre parler et en subir les conséquences pendant des semaines.

La voix familière de la dispatcheuse s’élève tout à coup dans l’habitacle et le verdict tombe. Il n’y a pas un mais deux blessés… Un policier et un suspect. C’est pire que ce qu’elle pensait.
« Un partout, balle au centre » soupire-t-elle à son tour, s’installant plus normalement sur son siège alors que son partenaire lance la sirène et démarre en vitesse. Mira s’empare du talkie et fait savoir à la dispatcheuse que son ambulance est en route.
Ils arrivent devant l’adresse indiquée moins de deux minutes après avoir reçu l’alerte et Mira met pied à terre, se hâtant vers une petite maisonnette en apparence tranquille, quoi que peu entretenue.
Son badge présenté, elle se laisse escorter vers l’intérieur. L’odeur de poudre lui saute aux narines immédiatement, masquant à peine une odeur de…chien ? La secouriste reconnaît Daya, la compagne de Josef et lui rend le sourire qu’elle lui adresse. Pas d’embrassades, elles sont sur leur lieu de travail, mais rien ne les empêche de se faire comprendre qu’elles sont heureuses de se croiser. Mira est surtout heureuse de constater que l’inspectrice est entière et pas en train de se vider de son sang dans le salon de cette maison qu’elle découvre.
Elle repère un premier suspect au sol, près de la porte. Il ne porte qu’un caleçon et est étendu face contre le sol. Lui aussi semble entier. Et très tatoué…
« L’agent Gordon en premier » l’interpelle Daya en lui désignant un autre coin de la pièce. Mira porte son attention dans cette direction et repère alors d’autres hommes, dont les deux individus blessés. Son collègue s’avance en premier, alors que Mira écoute les commentaires de Daya et hoche la tête. Elle se met ensuite à l’œuvre, commençant donc à prendre en charge le policier blessé au pied.

« Faites pas mal à mes chiens ! J’vous préviens ! » s’agace le premier suspect à être emporté. Mira jette un œil dans sa direction et constate qu’elle le connaît. Elle l’a pris en charge il y a quelques semaines et il lui a fait passer un sale quart d’heure… Elle secoue la tête, blasée, puis redonne sa pleine attention à l’Agent Gordon.
Les premier soins effectués, elle le confie à son partenaire puis s’approche du suspect qui a été couvert à la va-vite et est affalé contre un mur de la pièce. Il lui montre littéralement les dents, puis commence à tenir des propos certainement peu flatteurs dans une langue slave. Son haleine empeste. L’alcool d’abord, et puis l’acétone, à cause de l’adrénaline.
« Faites gaffe, il est dangereux » la prévient le flic qui le maintient en place, sans douceur, sa matraque en main.
« Si vous l’dites » se contente-t-elle de répondre, sans lui adresser trop d’importance, avant de dialoguer directement avec son patient qui est en effet agité. Elle lui explique chacun de ses gestes pour ne pas risquer de le brusquer et de déclencher quelque chose, puis lui injecte de quoi l’apaiser.
« La balle a traversé votre bras, vous avez eu de la chance. »
« D’la chance ouais ! Conneries ! Cette sale pute m’a flingué l’bras ! C’est d’la violence policière ! »
« Ferme ta gueule Gratchiov ! Si ça avait été moi, t’aurais un troisième œil maintenant ! Ca peut encore arriver si tu… »
L’agent s’interrompt et Mira entend les pas de Daya se rapprocher pour obtenir un compte rendu. La secouriste termine de poser son pansement compressif et se redresse, se débarrassant de ses gants.
« C’est superficiel, mais s’il réclame des examens et un médecin, vaut mieux te couvrir et l’amener à l’hôpital » lui chuchote-t-elle pour que le patient ne l’entende pas. Il est de toute façon trop occupé à planer avec ce qu’elle vient de lui injecter pour la douleur et afin de le maintenir docile. « La cellule de dégrisement devrait faire l’affaire. Ton collègue en revanche va possiblement y laisser un orteil. On le prend avec nous » ajoute-t-elle en désignant la sortie par laquelle son collègue a déjà évacué le brancard.
Elle va le rejoindre dans les plus brefs délais, sitôt qu’elle en aura terminé avec l’inspectrice qu’elle prend un peu à part.
« Dis…ton autre suspect là… Jo est au courant que tu l’arrêtes ? »
Voyant qu’elle ne voit pas trop où elle veut en venir, Mira décide de s’expliquer un peu.
« Je l’ai ramassé en février. Il s’était fait renverser par une voiture. Josef était sur place et de ce que j’ai compris, ils se connaissent plutôt bien... »
« Mira, t’as fini ? »
« Oui, oui, j’arrive ! » lance-t-elle à son collègue avant de redonner son attention à son amie. « C’est des KOS pas vrai ? J’ai reconnu les tatouages… »
Sous-entendu : qu’est-ce que Josef trafic avec ces gens là ?


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MessageSujet: Re: Authority Song Ft Kurtis & Karl   Sam 17 Nov - 22:46

Authority Song
EXORDIUM.
Lorsque l'inspectrice retourne sur ses pas, c'est pour trouver tout ce petit monde dans une tout autre position, Kurtis est à présent hors de vue et sagement confiné à l'arrière d'un de leur véhicule en compagnie d'un de ses collègues, l'agent Gordon semble entre de bonnes mains, malgré le teint blafard qu'il présente et Mira a a priori réussi à rendre ce clébard Russe suffisamment docile pour pouvoir panser sa blessure. Elle s'avance machinalement vers elle en premier, alors que cette dernière termine d'apposer sur le bras du King of Speed un pansement et se redresse pour venir à sa rencontre. Les yeux de l'Indienne viennent un instant se poser sur les gants ensanglantés que la secouriste est en train d'ôter et elle ne s'en formalise pas vraiment, ça fait longtemps que ce genre de détail n'en est plus vraiment pour elle. « C’est superficiel, mais s’il réclame des examens et un médecin, vaut mieux te couvrir et l’amener à l’hôpital. Daya hoche la tête, elle n'a de toute façon pas l'intention de laisser envisager à Gratchiov que l'hôpital est une possibilité, néanmoins elle est loin d'être stupide et ne jouera pas les fortes têtes si ça risque de donner des clés à ce parasite ambulant. La secouriste poursuit son compte rendu en lui indiquant que l'agent Gordon qui est prestement emmené hors du logement, risque fort bien de laisser derrière lui un de ses orteils, ce qui n'est pas cher payer dans leur métier il faut bien le dire, il aurait pu perdre bien plus que ça si le blond n'avait pas été doté d'un taux d'alcoolémie suffisamment élevé pour rendre ses tirs plus efficaces. À son tour et de façon suffisamment discrète pour ne pas être entendu, l'indienne vient souffler une réponse à son amie. – T'inquiète pas je ne crois pas qu'il soit suffisamment perspicace et lucide là tout de suite pour ne serait-ce qu'envisager de le demander et une fois au poste et bien c'est une tout autre histoire. Un clin d'œil vient ponctuer sa phrase et elle continue cette fois-ci de façon moins déguisée. Quant à l'agent Gordon je pense que la hiérarchie saura amplement récompensé son sacrifice ! Elle laisse échapper un mince sourire alors que la jeune femme l'entraîne un peu plus loin à l'abri des oreilles indiscrètes. Dis…ton autre suspect là… Jo est au courant que tu l'arrêtes ? Ses sourcils se froncent et un léger mouvement de recul vient agiter son visage. Qu'est-ce que vient faire Josef dans cette histoire, elle ne comprend pas vraiment ou Mira veut en venir. Je l’ai ramassé en février. Il s’était fait renverser par une voiture. Josef était sur place et de ce que j’ai compris, ils se connaissent plutôt bien... Elle reste sans voix et parfaitement stupéfaite, se demandant silencieusement si c’était une blague…le timing laissait après tout clairement à désirer, elle apprenait que son petit-ami non content d’aller jouer des poings pour le fun, avait choisie de le faire avec son nouvel ami Elijah, ce taré pervers et psychopathe, mais en plus de ça voilà que maintenant il « connaissait plutôt bien » un membre des Kings of Speed qui n’était pas le mari de Natalia…non vraiment ca sonnait comme une très mauvaise blague et elle sent immédiatement son sang se mettre à bouillir.  Heureusement l’interruption imposé par un des secouriste lui laisse quelques secondes pour digérer l’information et ne pas laisser échapper un QUOI ? sonore et clairement inapproprié à la situation actuelle. C’est des KOS pas vrai ? J’ai reconnu les tatouages… »

Comment diable en savait-elle autant sur leurs tatouages exactement ? Daya secoue la tête ce n'est pas la question qui la travaille là tout de suite. – De quoi tu parles Mira ? comment ça ils se connaissent plutôt bien ? Et ne fait pas trois pas en arrière c'est trop tard. Son ton n'est pas agressif, mais clairement concerné et comment pourrait-il en être autrement ? Qu'est-ce que Jo t'as dis à son sujet ? D'où il fréquente ce genre de type ? » Évidemment il y a fort à parier que la jeune femme n'a pas réponse à toutes ces questions, mais elle ne peut pas rester là sans au moins le lui demander.


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