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 SAISON II # EVENT 1

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MessageSujet: SAISON II # EVENT 1   Sam 23 Déc - 10:01




SAISON 2 # EVENT 1


1 ■ Synopsis
03:45 pm ; DOWNTOWN (STREET)
La rivalité entre le camion secours et échelle du centre de secours 33 n'est pas une légende, même si elle reste bon enfant. Sauf qu'aujourd'hui, les choses vont mal tourner. Voulant être le premier sur le lieux d'un accident tout à fait banal, Elvis grille une priorité au volant du camion secours et se fait violemment percuter par celui de son collègue qui roulait bien trop vite, n'était pas très attentif et n'a pas pu freiner à temps. Le véhicule fait quelques tonneaux avant de s'immobiliser contre la façade d'un immeuble du centre-ville.  

Si l'avant du camion échelle dans lequel se trouve Josef (tout juste revenu de son arrêt) est bien amoché et ses occupants secoués, ils sont simplement légèrement commotionnés ou égratignés.
On ne peut pas en dire autant des occupants du camion secours qui a fait quelques tonneaux suite à la force de l'impact. Elvis est le seul occupant encore conscient. Lloyd, assis à ses côtés au moment de l'accident a perdu connaissance et présente une plaie importante au niveau du crâne qui saigne abondamment et d'autres blessures moins visibles. Mais les plus gravement atteints sont leurs camarades, Abraham et Lou, installés à l'arrière et sur qui le matériel s'est déversé, causant des dégâts non négligeables...

2 ■ Participants
# CAMION SECOURS :
- "Elvis" (PNJ)
- Lloyd Hatfield
- Abraham McLaughlin
- Lou Fitzgerald

# CAMION ECHELLE
- Josef Miller

3 ■ Ordre de passage
# Josef Miller
# Lloyd Hatfield
# Lou Fitzgerald
# Abraham McLaughlin
# Abraham Levitt (MDJ)

4 ■ Règles à suivre pour cet event
# 700 mots maximum par réponse
# suivre l'ordre de passage défini ci-dessus : si c'est votre tour et que vous savez que vous n'aurez pas le temps de répondre dans la journée, prévenez vos camarades dans le flood event, merci !  santa
# si vous n'êtes pas en mesure de répondre dans les 48H, votre tour est automatiquement sauté, et ce afin de privilégier l'avancée de l'action  
# il vous est permis de vous arranger avec vos partenaires pour intervertir votre tour avec un autre joueur si l'action s'y prête ou si vous manquez de temps  

■ votre dévoué staff  


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MessageSujet: Re: SAISON II # EVENT 1   Lun 25 Déc - 11:43

SAISON 2 # EVENT 1
EXORDIUM.
Un sifflement strident dans ses oreilles, la tête comme une vraie caisse de tambour, Josef cligne des yeux et se fait violence pour ne surtout pas sombrer dans l’inconscience.

- ‘Chier.

Ses souvenirs se rassemblent brutalement. Une espèce de compétition entre les camions, les multiples remontrances de Josef auprès de Peterson pour lui ordonner de rouler moins vite et de surtout de se concentrer et de regarder droit devant lui et d’un coup le choc. Camion contre camion, tête contre tableau de bord et la vision même de l’horreur face à lui.

- Tout l’monde va bien ?
- Ouais, j’crois.

Josef fait un tour rapide d’horizon, ses hommes vont bien, sont juste un peu secoués, à la rigueur égratignée mais personne ne semble présenter quelconque blessure grave... En revanche, le camion d’en face lui donner des sueurs froides et la nausée alors qu’il descend rapidement du véhicule, titubant légèrement. Il revient tout juste de son arrêt de travail et la première chose qu’il se dit en cette seconde, c’est qu’il est un putain de chat noir. Son abdomen le lance légèrement mais Josef ignore aussitôt la douleur. Il a autre chose à foutre. Il ordonne à ses hommes de le suivre, de prendre le matériel de secours parce qu’il ne voit absolument personne sortir du camion qui est dans un sale état.

- Est-ce que tout va bien ?
- Moi oui… La voix d’Elvis s’élève. Putain. Hatfield ?

Miller se précipite vers le côté passager et constate les blessures de Lloyd mais aussi qu’Elvis est parfaitement conscient bien que secoués. Visage en sang, inconscient, son ami semble dans un sale état.

- Peterson, occupe-toi de Lloyd, arrête-moi cette hémorragie et regarde s’il est blessé ailleurs. Regard vers Elvis. Qui d’autres étaient avec vous.
- McLaughlin et Fitzgerald à l’arrière.

Josef se crispe et contourne le camion, laissant la place à son collègue. Honnêtement, il aimerait se scinder en trois afin de pouvoir s’occuper de tous ses collègues et amis, pouvoir leur porter secours et s’assurer qu’ils vont bien.
L’une des portes arrière est complètement ouverte, éventrée. Et ce que voit Josef à l’intérieur lui retourne l’estomac, lui donne l’impression que le sol s’ouvre à ses pieds. McLaughlin et Lou se trouvent là, inconscients, sous la tonne de matériel, coincé sous une étagère. Lou, l’une de ses amis les plus proches pour qui il voue une affection sincère, sans borne. Et Abraham avec qui il a appris à supporter et bosser depuis l’incendie.
Josef jure entre ses dents, monte dans le camion et donne ses ordres de manières coordonnées afin de sécuriser le périmètre mais de surtout appeler les secours.

- Fitzgerald ? Lou ?

Il s’approche de la jeune femme et constate avec horreur l’étendue des dégâts sur ses deux collègues, boule au ventre…


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MessageSujet: Re: SAISON II # EVENT 1   Mar 26 Déc - 23:37

event 1

saison 2

Il capte un sifflement désagréable, qui vient rendre incompréhensible la voix qu’il perçoit à peine. Elle semble venir de loin. Une voix d’homme qu’il associe à celle de son père, probablement en train de le réprimander. Il a certainement fait une énième ânerie dont il entendra parler pendant des jours. Son père a la rancune facile.
Lloyd sent qu’on le secoue. D’abord doucement puis un peu plus fort. Il essaie de protester mais sa bouche ne lui répond pas. Il tente d’ouvrir les yeux mais l’explosion de lumière qui l’assaille alors le dissuade de continuer. Toujours ce sifflement ; toujours la voix, qui ressemble de moins en moins à celle de son père.
Il est mort, lui rappelle tout à coup une toute autre voix. La sienne. Son père a été terrassé par un AVC dans son sommeil il y a de cela des années. Alors qui est en train d’essayer de le réveiller ? Pas sa mère, pas Merrin…
Toi aussi tu es mort…
Cette pensée lui glace le sang et le ramène plus efficacement dans le monde des vivants que les tentatives de son collègue affairé. Lloyd rouvre les yeux, pour constater que le monde est de travers. Il est dans une position inconfortable au possible, cul par-dessus tête. Alors qu’il remue, la panique l’envahissant tout à coup à cause de cette affreuse pensée sur son trépas, il entend un crissement de verre désagréable.
« Ne bouge pas ! » lui ordonne tout à coup Peterson, attrapant sa tête plus fermement pour l’obliger à s’immobiliser.
Pourtant, l’idée de rester immobile lui parait absurde. Il veut bouger. Lloyd veut se prouver qu’il en est capable, qu’il est encore en vie et qu’il va bien. Mais dès qu’il recommence à bouger un peu, ce ne sont pas les mains de son camarade qui le dissuade de continuer, c’est la douleur lancinante qui lui donne tout à coup l’impression d’être déchiré en deux.
Il n’est pas capable de retenir le gémissement qui passe ses lèvres, juste avant qu’il ne serre les dents avec force.
« Ne bouge pas Cap ! On a eu un accident. Ca va aller. »
« J’suis désolé. J’suis vraiment désolé… Je les ai pas vu arriver. »
Lloyd sent des larmes envahir ses yeux. L’une d’elle vient mouiller sa tempe alors qu’elle s’écoule pendant qu’il tourne son regard azuré en direction d’Elvis. Lui aussi est dans une position anormale. Et pour cause : le camion s’est retourné et ils sont sur le toit. Et puisqu’ils ne portent pas de ceinture de sécurité…
Mais le pompier est interrompu dans le fils chaotique de ses pensées sitôt qu’il tente de prendre une inspiration. Sa poitrine lui fait un mal de chien. Il laisse échapper une nouvelle exclamation de souffrance entre ses mâchoires crispées.
Les souvenirs remontent à présent. Son départ de la caserne, les plaisanteries d’Elvis, son envie d’arriver sur les lieux de l’appel avant leurs collègues et…et puis rien. Peterson a parlé d’un accident. Et visiblement, oui, c’est ce qui s’est passé : ils ont eu un accident.
« Tu peux me dire où tu as mal ? Cap ? Hey, tu m’entends ? »
Il ouvre la bouche, ne sachant pas s’il doit retenir son souffle ou non. Il n’a pas envie d’expérimenter une seconde fois la douleur qu’il vient de vivre. Mais pour être capable de parler, ilvc bien falloir qu’il fasse entrer un peu d’air dans ses poumons… Alors il s’y risque. Et une fois de plus, c’est douloureux. Mais un peu moins. En tout cas, il ne se laisse pas autant surprendre et s’est préparé à la recevoir cette douleur.  
« Thorax » parvient-il finalement à articuler, sentant les larmes continuer d’envahir et brouiller son champ de vision. A côté de lui, Elvis continue sa litanie et s’excuse, encore et encore. Peterson finit par lui crier de se ressaisir, mais avant que les choses aillent plus loin, la voix de Josef s’élève à l’arrière du camion secours, réclamant de l’aide d’urgence.
Lloyd tente de bouger pour jeter un oeil du côté de la trappe donnant sur l’arrière. Mais une fois de plus, on l’en empêche.
« Déconne pas Cap, reste tranquille. Elvis, maintient-lui la tête le temps que je regarde là-dessous. »
Elvis s’exécute tant bien que mal, l’habitacle du camion n’étant pas franchement confortable pour ce genre de manoeuvre. Pendant ce temps, Peterson ouvre sa veste et soulève son tee-shirt pour l’examiner, pendant que tout le monde s’affole à deux pas de là.
« Lou ? Abe ? »
« T’occupes pas d'eux pour l’instant. »



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MessageSujet: Re: SAISON II # EVENT 1   Mer 27 Déc - 0:37



SAISON II | EVENT I
EXORDIUM.


« On doit vraiment regarder ça ? » Josef et cette manie de râler. La question se pose tandis que Lou peine à lui accorder de l'attention, absorbée par ce qui se passe dans l'écran, prise par l'intrigue, par ce jeu d'acteur un peu mal entrepris. Ça l'a fait rire, ça lui fait oublier l'absence de Julian, son silence, tout ce qui rapporte désormais à lui bien que son cœur semble s'en emballer. Il frappe, heurte, offre à la jeune femme un souffle qu'elle ne comprend pas vraiment. Assez pour qu'elle ne s'en redresse, assez pour qu'elle ne vienne faire face à l'homme qui a accepté sa présence entre ses murs, là, dans son quotidien. Les sourcils froncés, les yeux embrumés ; elle qui riait irait jusqu'à pleurer. Pour une raison qu'elle essaie de rendre logique dans sa tête, pour une raison qu'elle a pourtant accepté depuis quelques semaines déjà. Quelques semaines... Le regard qui se porte au-dehors et les fenêtres qui se brisent, qui viennent joncher le sol en quelques éclats. Et Josef ne bouge pas, non, il ne bouge pas. Contrairement à elle qui sursaute, qui trésaille, qui commence à tousser, à ne plus rien comprendre. Car plus rien n'a aucun sens. « Plus rien n'a aucun sens. » Sa voix se brise et ses mains trembles quand la douleur s'invite, sulfureuse, immédiate. Elle s'abat contre sa poitrine, vient lui couper le souffle tandis qu'elle se tient là, sur le canapé de Josef. Sur leur canapé duquel il commence à disparaître, cet homme-là. Et à y réfléchir, elle ne pense pas avoir garder d'instant d'une pareille soirée dans ses souvenirs. Raison pour laquelle, enfin, les larmes se déversent, raison pour laquelle Lou s'effondre là où elle s'était si longtemps sentie en sécurité. Et elle l'est, en soit, loin de toute réalité. L'appartement du trentenaire s'était fait repère, point d'ancrage pour un renouveau au lent démarrage. Son esprit créer la parfaite métaphore pour rendre cet instant plus supportable. Car la souffrance gagne en terrain, parce qu'elle vient s'immiscer un peu plus jusqu'à son cœur, jusqu'à cette poitrine qui se soulève désormais avec peine, celle contre laquelle – instinctivement – ses mains se plaquent. Autour, les lieux s'estompent en quelques grains de sables volés, emportés par un léger vent peut-être trop frais. Lou tente de garder les yeux ouverts, Lou tente de comprendre, de se reprendre. Mais rien, rien n'y fait, tout s'estompe, tout disparaît. Ça ne laisse qu'un innommable chaos, que l'écho du verre qui se brise dans son dos et ce silence qui en devient assourdissant au-delà des battements irréguliers du membre affolé aux côtés du pic constant de douleur. Elle en ressentirait presque le liquide poisseux collant à ses mains, cette chaleur inhabituelle qui vient couler entre ses doigts au fur et à mesure qu'elle essaie de compresser son petit être. Et tout s'éteint, tout s'écroule. Dernier fossé avant la réalité. Là, ce sifflement strident qui retentit, qui vient arracher un soupire désagréable à la jeune femme qui peine à reprendre connaissance. Elle s'en souvient, maintenant, de l'impact, des cris, de cette peur. De cette douleur. Celle-ci même qui vient lui arracher un râle plus que brisé, celle qui vient l'amener à essayer de bouger jusqu'à comprendre qu'elle ne le peut pas. Oh non, qu'elle ne le peut pas. Les tonneaux furent longs, brutaux. Et l'arrivée... Eh bien. Une grimace vient s'installer le long de ses traits quand elle croit percevoir quelques voix, celle de son collègue qui lui revient doucement, encore trop faiblarde pour son ouïe abîmée. Mais elle distingue son intonation, assez pour en saisir qu'elle provient de l'avant du camion. L'avant, elle aimerait tourner la tête mais, là, l'azur clair de ses perles n'y parviennent pas. Quelque-chose l'en empêche et quand sa vue lui revient enfin, c'est la panique qui vient raviver les flammes qu'elle sent s'immiscer en elle comme un poison dont elle ne pourra se défaire. Jamais. Plus maintenant, pas alors qu'un morceau du toit du camion la transperce complètement. Elle ne vit que parce que l’hémorragie est compressée par le métal enfoncé. Et les secondes qui se comptent, les minutes qui s'étiolent. Un haut-le-cœur, la tête qui tourne et Josef. Josef qui ouvre, qui vient, qui s'avance. Josef. Josef. « Josef... » Et cette main qui se tend. Cette main trop pleine de sang.    

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MessageSujet: Re: SAISON II # EVENT 1   Mer 27 Déc - 10:56

SAISON II # EVENT 1



Le réveil est brutal. Soudain. Mes yeux, écarquillés, restent ainsi figés pendant une seconde. Ou deux. Peut-être trois. Le temps de réaliser ce qu'il s'est passé. Le temps de me rendre compte que nous avons eu accident avec le camion qui se rendait sur une intervention. Et rapidement, très rapidement, je suis rattrapé par les douleurs qui me font grogner et gémir. Je lève d'abord ma main droite jusqu'à mon visage mais au moment où je tente de toucher la plaie au niveau de mon front, je me crispe et je vois quelques morceaux de verre plantés dans ma main. C'est quand je veux bouger mon bras gauche pour retirer moi-même les morceaux de verre que je réalise que je ne peux pas le bouger. Alors mon cou se tend un peu et mon torse se redresse à peine juste pour que mes yeux puissent observer, puissent comprendre. Ce simple petit mouvement m'est douloureux au niveau de l'abdomen et me fait grimacer mais cette douleur-là est facile à ignorer parce qu'elle n'est rien comparée aux autres. Rien. Mes prunelles se posent d'abord sur mon bras gauche et je ne vois plus ma main. Si je sens encore mes doigts et que je peux les bouger, bien que cela soit extrêmement douloureux, ma main, en sang, a disparu entre deux morceaux de tôle. Le cœur s'emballe. Et il s'emballe davantage encore quand je regarde ma jambe gauche, ou plus exactement, quand je regarde ma cuisse gauche puisque le reste de ma jambe a disparu sous la tôle tordue et pliée. Comme si c'était du papier. Le choc a donc été si violent ? Oui... Maintenant je m'en souviens. Je me souviens de la violence du choc. Je me souviens qu'avant de perdre connaissance, j'ai été projeté contre les parois du camion. C'est là que mon front a cogné. Et après plus rien.

Jusqu'à maintenant.

La peur me tord les entrailles : j'ai mal à la cuisse, là où la tôle compresse mais est-ce que ma jambe est encore là ? Je ne sens plus mon pied. Je ne sens plus rien en dehors de ma cuisse. Je ne vois pas alors je ne sais pas et j'ai peur. Si peur que ma respiration s'emballe un peu plus. S'en suit une brève quinte de toux. Une quinte de toux qui me fait cracher du sang et je sais que ce n'est pas bon signe. Non. Je repose ma tête contre le sol, ou le toit, je ne sais pas, je ne sais plus. Et ce n'est qu'à ce moment-là que j'aperçois la silhouette de Josef sur ma droite. Juste à ce moment-là.

« Josef... »

Ma voix n'est que murmure. Il ne me regarde pas. Non, son regard est figé sur autre chose derrière moi. Sur quelqu'un. Je vois une main ensanglantée tendue vers Josef. Lou. Lou, elle était avec moi.

« Lou ?... »

Je me tords le cou vers le droite pour pouvoir essayer de regarder et je parviens à distinguer le visage de Lou bien que son corps soit, visiblement, perpendiculaire au mien. Son corps... Je la vois, la tôle, la transpercer et alors, j'ignore la douleur de ma main droite, j'ignore les morceaux de verre qui s'enfoncent un peu plus dans la chair et je parviens à accrocher ma main à son épaule. Et la panique s'empare de moi : Et Lloyd ? Et Elvis ? Dans quel état sont-ils ?

« Lloyd ? Elvis ?  » je parviens à demander à Josef, ma main toujours accrochée malgré la douleur à l'épaule de Lou.

Et un nouveau filet de sang s'échappe d'entre mes lèvres.


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MessageSujet: Re: SAISON II # EVENT 1   Sam 30 Déc - 11:03



Abraham Levitt

saison 2 # event 1

Abraham suit le camion échelle à bord de son véhicule de fonction, d’un rouge aussi profond et reconnaissable que celui de ses pairs. Il est préoccupé. Non pas par le travail mais pour des raisons tout à fait personnelles. Deux de ses filles ont attrapé un mauvais rhume, dont la plus jeune qui a toujours eu une santé fragile. Il se demande s’il ne ferait pas mieux de l’amener aux CMC dans la soirée, juste au cas où, puisque son médecin a refusé de lui prescrire quoi que ce soit.
Il est en train d’y songer lorsque le camion devant lui – loin devant lui maintenant qu’il a accéléré - freine brusquement. Mais pas assez vite pour éviter le véhicule qu’il percute et envoie valser. Le sang du Capitaine se glace lorsqu’il comprend que ce sont ses propres hommes qui viennent de se rentrer dedans. Il immobilise lui-même son véhicule et, avant même de s’être approché, le signale au central.
De là où il est, il peut voir l’état du camion secours et ce n’est pas beau. Pas beau du tout. Il a des palpitations, l’angoisse lui serre la gorge, pourtant le message qu’il fait passer est parfaitement clair et compréhensible. Cela fait, il s’autorise enfin à rejoindre ses hommes pour évaluer les dégâts.

Le temps qu’il s’approche, Josef s’est déjà précipité vers le camion renversé, sur le toit. Abraham, lui, se permet un tour d’horizon du camion échelle, abimé mais encore sur ses quatre roues. Il questionne ses hommes sur leur état et, mêmes s’ils ont tous perdu quelques couleurs, ils ont l’air aptes. Sans trop réfléchir, il s’empresse d’envoyer Peterson rejoindre Miller pendant qu’il échange quelques mots avec le conducteur du camion échelle.
Il lui faut une explication. Une explication qui, il l’espère, ne le fera pas sortir de ses gonds. Il faut que ce soit la faute d’un panneau tombé et invisible, d’un feu déficient… Mais non. L’erreur semble humaine ici. Ce qui veut dire que ses deux chauffeurs vont avoir des ennuis…et lui aussi.
Mais ça devient le cadet de ses soucis sitôt qu’il entend Josef réclamer de l’aide d’une voix ne laissant pas place au doute : un de ses camarades est en très sale posture.

Abraham et les trois autres hommes restants attrape du matériel de premier secours et abandonne leur camion pour rejoindre celui, renversé, de leurs collègues. Il les envoie du côté de Josef et retrouve Peterson, en train d’examiner Hatfield à l’avant. Elvis semble sous le choc mais ne présente apparemment pas de blessures sérieuses. Ce qui ne veut strictement rien dire dans ce cas. Peut-être ses blessures sont-elles internes, comme ça semble être le cas de Lloyd donc le torse est violacé. Peterson palpe son abdomen, s’excusant de lui faire mal. Son expression et le regard qu’il lance à son supérieur ne laisse rien présager de bon.
« Ca va aller Cap. Les secours arrivent. »
« Lou ? »
« Je vais voir ce qu’il en est. Accroche-toi » lui ordonne-t-il, accroupi près de la fenêtre éclatée qui leur permet de les atteindre lui et Elvis. Il s’adresse ensuite à Peterson, sur le ton de la confidence. « Tu me les sors de là au plus vite. Je t’envoie du monde. »

Là-dessus il lui donne une tape sur l’épaule et rejoint le reste de ses hommes à l’arrière. Le spectacle est pire encore. Il prend un longue inspiration et, laissant ses hommes travailler, il reprend sa radio pour exiger ses ambulances au plus vite.
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MessageSujet: Re: SAISON II # EVENT 1   Dim 31 Déc - 16:28

SAISON II EVENT I
EXORDIUM.
Ce à quoi il assiste relève du cauchemar. Pourtant, ils en ont vu dans leur carrière des situations trash, sanglantes, à en faire des cauchemars pour quinze jours avec des enfants dans des états improbables, des familles détruites. Mais ils n’abordent pas le problème de la même façon lorsque la victime n’est autre qu’une de vos amies les plus proches.
Lou est là, allongée, consciente mais surtout meurtrie. Un morceau du toit du camion empale ce corps si frêle, comme si ce dernier avait tenté de le briser en deux, d’en déchirer au maximum les chairs. Et c’est chose faite, chose réussite. Josef plane deux petites secondes qui lui semble s’étirer dans le temps, devenir infiniment longue. Deux secondes où il percute la gravité de la situation, qu’il réalise que cette femme devant lui n’est pas une simple inconnue mais Lou.
La tendre Lou.
Josef n’est pas stupide et même s’il n’a pas fait d’études de médecine, l’expérience lui a appris à comprendre quelles vies ont le plus de chance d’être sauvée ou non. Et Lou ne fait pas partie de ceux-là. Il refuse de l’encaisser, de l’admettre.

- Josef…
- J’suis là ma belle, j’suis là.

Il arrive à ses côtés, lui prend la main tandis que de l’autre il caresse tendrement sa chevelure blonde ensanglantée, alors qu’il jauge encore une fois les dégâts, comme s’il espérait voir une solution, un miracle se présenter à lui qui pourrait arranger la situation, qui pourrait le réveille de ce putain de cauchemar qui se matérialise devant lui. La voix d’Abraham se fait elle aussi entendre, sur ce collègue dont la moitié du corps est ensevelit sous la tôle froissée.

- On est là mon vieux, on va vous sortir de là.
- Lloyd ? Elvis ?
- Ils sont vivants, on est entrain de s’occuper d’eux, t’en fais pas pour eux ok ?

Il se fait rassurant, calme, posé malgré le sang qu'il voit s'échapper de sa bouche.
A l’intérieur se propage une hécatombe, un brouillard épais. Il le sent le compresser, l’étouffer et lui donner l’envie de chialer. Il ne tolèrera pas de perdre deux collègues aujourd’hui, il ne le supportera pas. Ce sont les risques du métier, ils savent pourquoi ils ont signé, toutes ces conneries là il en a conscience. Mais là, il n’a pas envie d’entendre ce genre de discours à la con sur les aléas de la vie. Parce que si la vie était un peu moins salope, elle n’aurait pas fauché celle de Lou qu’il tient entre ses deux mains, plongeant son regard azur dans le sien. Elle ne peut pas mourir, n’en a pas le droit et Josef se promet de faire ce qu’il faut pour éviter cette finalité. Pour elle, mais aussi pour Abraham dans un sale état.
Regard qui dérive vers leur Capitaine. Un regard entendu sur la situation. Celle qu’il se refuse d’admettre et surtout, qu’il refuse de laisser entendre à Lou qu’il entend gémir, faiblement. Il se positionne sur le côté, gardant sa main dans la sienne, tremblant.

- Eh, ça va aller t’entends ? Sa voix tremble, menace de fléchir mais il se refuse de lui donner l’occasion de percevoir ce qui l’attend. On va te sortir de là, les toubibs vont te rafistoler et après tu pourras galoper comme un lapin dans les couloirs pour venir nous emmerder.

Mais les toubibs ne rafistoleront rien du tout et Lou ne parcourra plus les couloirs de la caserne. Parce qu’ils savent tous ici qu’à la seconde où on l’extirpera de ce morceau de tôle, son cœur s’arrêtera. Josef ne peut pas l’encaisser, ni l’entendre. Il se sent happer par le vide, happer par un néant sans fin, profond, violent et atrocement douloureux. Il se refuse de lâcher la main encore chaude de son amie, sachant pertinemment qu’ils vont devoir passer à la vitesse supérieure s’ils veulent pouvoir secourir Abraham à leur côté dont les collègues essaient d’évaluer les dégâts pour savoir comment s’y prendre, comment le moins aggraver la situation.
Il serre cette main un peu plus fort, observe les traits de Lou et à l’intérieur de lui se propage l’explosion.

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MessageSujet: Re: SAISON II # EVENT 1   Dim 31 Déc - 17:42

event 1

saison 2

Comment est-ce qu’il pourrait ne pas se préoccuper d’eux ? Il fréquente Abraham depuis des années et, même s’ils se prennent parfois méchamment la tête, Lloyd le considère comme un très bon ami. Quant à Lou…c’est lui qui l’a convaincue de se mettre au service des autres et d’embrasser la carrière de pompier. Leur relation a également eu des hauts et des bas mais ils sont toujours revenus l’un vers l’autre, comme des aimants. Comme des amants. Bien sûr qu’il se préoccupe d’eux. D’autant que ce qu’il peut entendre depuis l’endroit où il est étendu ne le rassure pas le moins du monde.
Il essaie de se focaliser là-dessus pendant que son collègue l’examine, mais la douleur est un peu trop intense pour lui permettre d’être vraiment concentré. Il sait que quelque chose cloche. Il le sent chaque fois qu’il inspire. Quelque chose a cédé à l’intérieur de lui. Reste à savoir à quel point c’est grave…
« Ca va aller Cap. Les secours arrivent » tente de l’apaiser son Capitaine, en vain.
« Lou ? » tente-t-il d’articuler. Il voudrait formuler une phrase complète mais il doute d’ne être capable. Il a besoin de savoir. Mais encore une fois, on ne lui répond pas clairement. Il voit son supérieur et Peterson échanger quelques paroles à voix basses alors qu’à ses côtés, Elvis commence à pleurer.
Lloyd voudrait lui demander d’arrêter. Ses lamentations l’agace. Il a besoin de se concentrer. Il capte la voix de Josef à l’arrière, à quelques pas de là à peine… S’il pouvait se déplacer ne serait-ce qu’un peu, il pourrait voir ce qui se trame à l’arrière, dans quel état sont ses amis. Il lui semble entendre la voix de Lou, à peine audible, rien de plus qu’un murmure…

Et puis il entend la voix de Josef. Son ton… Lloyd connaît ce ton. Il a entendu son collègue en user lorsqu’il fallait rassurer un patient en état critique. Il connaît surtout Josef et il sait que quelque chose cloche.
Alors, n’y tenant plus, il tente de se redresser pour aller s’assurer lui-même de l’état de Lou. Evidemment, Peterson refuse de le laisser faire et l’incite à rester tranquille, réclame de l’aide à Elvis. Lloyd ne perd pas son énergie à parlementer et se contente de les repousser encore et encore, essayant d’oublier la douleur qui le tenaille. Mais ça ne prend pas, alors il perd patience et repousse un peu plus violemment son collègue.
« Lâche-moi » parvient-il à articuler froidement, fusillant son collègue de son regard humide de larmes, mélange de souffrance et de peur.
« Laisse-le » intervient tout à coup le Capitaine en revenant à leurs côtés.
« Mais… »
« Laisse-le la voir. »
Cette fois, ce n’est pas le ton faussement enjoué de Josef essayant de rassurer Lou sur son état… C’est pire. Lloyd entend de la résignation dans la voix du Capitaine. Il sent son nez le picoter alors que els larmes lui montent immédiatement aux yeux. Il comprend. Il comprend que ce qu’il va trouver à l’arrière du camion va changer à jamais le cours de son existence…
Lloyd laisse sa tête retomber, couvrant ses yeux de son bras qu’il vient de lever devant son visage grimaçant. Ce simple mouvement le torture mais il a besoin de se couper de tout ça un moment, de faire le point. Il ne peut pas y croire. Il ne veut pas y croire.  Tout est allé trop vite.

C’est la voix de Lou qui l’arrache à son chagrin. Il faut qu’il la voit. Il faut qu’il soit à ses côtés. Il faut qu’il se bouge. Alors c’est ce qu’il fait. Il renifle, ravale ses larmes tant bien que mal et tente à nouveau de se redresser. Cette fois, au lieu de le maintenir au sol, ses collègues lui viennent en aide pour lui permettre de s’extirper de la carcasse du camion secours. Ils l’aident à se mettre debout et, lorsque Lloyd voit l’étendu des dégâts, il est pris de faiblesse. Ses oreilles recommencent à siffler et le monde vire au gris.




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MessageSujet: Re: SAISON II # EVENT 1   Lun 1 Jan - 14:21



SAISON II | EVENT I
EXORDIUM.


« J’suis là ma belle, j’suis là. » Sa main dans la sienne, l'autre qui vient offrir un peu de chaleur à son front avant qu'il ne dévie le long de sa cascade blonde désormais en bataille. Et l'espace d'un instant, Lou hésite à lui dire de s'en aller, de fuir loin de l'image qu'elle est en train de donner. Car la douleur ne s'estompe pas, parce qu'elle vient s'immiscer jusqu'à la lisière de ses bras. Ceux qu'elle tente d'animer, ceux qu'elle essaie de bouger pour pourquoi davantage agripper celui qui l'a rejoint, celui dont le teint blêmit, celui dont les yeux dévient. Et elle la sent, cette nouvelle main qui vient se poser contre son épaule, cette main qui vient se faire renfort à celles de son ami récemment revenu de sa convalescence. Lou se risque à perdre l'une des siennes contre cette dernière, essayant de s'y accrocher, gémissante dans la foulée par ce qu'elle sent en un coup la ronger. C'est brutal, violent, ça vient offrir à la jeune femme quelques nausées qu'elle parvient pourtant à éloigner, concentré sur Josef qui reprend la parole, qui vient s'en inquiéter. « Eh, ça va aller t’entends ? » Elle acquiesce tandis qu'elle peine presque désormais à l'entendre. Bordel que c'est douloureux de ne pas pouvoir davantage l'écouter. Raison pour laquelle elle fait de son mieux, s'abandonnant sur ses prunelles et leur bleu. « On va te sortir de là, les toubibs vont te rafistoler et après tu pourras galoper comme un lapin dans les couloirs pour venir nous emmerder. » Des images qu'elle s'imagine déjà, cette douleur qui pourrait s'estomper, cette impression que tout pourrait encore continuer. Et elle veut y croire, la petite blonde, elle veut y croire, laissant son sourire s'imprimer le long de ses lèvres malgré le mince filet écarlate qui s'y lève. « J'y compte bien. » Des mots qui se laissent entendre difficilement et s'y risquer l'amène à gémir davantage, la douleur se faisant un peu plus claire, un peu plus nette. Mais les larmes ne viennent pas, la peur non plus. C'est paradoxale, glacial. Lou lutte, Lou essaie de s'accrocher à ces deux mains qu'elle n'en peut plus de tenir. Un soupire, un énième soupire qui brave sa trachée tandis qu'elle entend qu'on bouge, un peu plus loin, tandis qu'elle perçoit un peu de mouvement malgré cette luminosité qui – peu à peu – s'estompe. « Et Lloyd ? Dis-moi qu'il... » Elle n'ose pas dire la suite, elle n'ose pas imaginer que bien pire ait pu arriver. Et ce dernier ne lui en laisse pas le temps. Parce qu'il est là, faible, tremblant, mais là, derrière une silhouette qu'elle tient du bout des doigts. Un sourire, ce qui s'en rapproche le plus, en tout cas. Un sourire parce qu'il ira bien, parce qu'ils iront bien ; c'est tout ce qu'elle a besoin de savoir, tout ce qu'elle a besoin de se dire tandis qu'elle aspire à ses souvenirs, à tout ce qu'ils ont pu déjà partager ; tous ces instants à ne pas cesser de les déranger. « Dis, tu m'en voudras pas de pas pouvoir nettoyer l'appartement vu tous les pansements qu'ils vont certainement me mettre ? » Elle ose bien qu'elle sache, au fond d'elle. Lou n'est pas idiote, Lou ne l'a jamais été ; seulement emplie d'un espoir coriace, tenace. D'un espoir qui, jusqu'alors, n'a fait que bercer son trop grand cœur. Parce qu'elle a toujours été de ceux-là, de ceux dont la joie ne s'estompe pas, de ceux qui croient qu'un monde positif peut-être possible. Et c'est ce qu'elle voudrait qu'on retienne, finalement. C'est tout ce qu'elle voudrait voir acquis ici. Une pensée qui s'imprime tandis qu'elle essaie de s'approprier Josef, de le tirer un peu plus vers elle comme pour s'offrir un peu plus de réconfort, délaissant un instant sa main pour s'offrir celle d'un Lloyd peinant à s'avancer. Un sourire, encore un. Autant qu'elle soit en mesure de donner. Ça, avant de retrouver le regard d'Abraham lui aussi coincé. « Ça va aller ? » Les autres avant elle, toujours les autres.    

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MessageSujet: Re: SAISON II # EVENT 1   Lun 1 Jan - 15:39

SAISON II # EVENT 1



Je la sens sa main se refermer sur la mienne et je m'accroche à ça. Au contact. A l'idée que malgré cette merde noire dans laquelle nous sommes, les choses vont s'arranger. On est entouré des meilleurs. Des meilleurs... Ils vont nous sortir de là et tout va rentrer dans l'ordre. Je m'y accroche à cette foutue pensée. Je m'y accroche comme un dément. Lloyd et Elvis sont vivants. Nous aussi. D'accord c'est grave, ça l'est, mais on peut y arriver. Oui, on va y arriver. Mes prunelles dérivent de Lou pour se poser sur Josef, puis sur le Capitaine que j'aperçois mais rapidement mon attention est reportée sur Lou. Même si me tordre le cou comme ça me fait mal partout. Parce qu'elle a lâché ma main alors je veux m'assurer qu'elle n'a pas perdu connaissance. Toujours les yeux ouverts. Toujours capable de parler même si elle a l'air de beaucoup, beaucoup souffrir. Elle demande à son tour des nouvelles de Lloyd, à croire qu'elle n'est pas capable d'entendre tout ce que Josef lui dit. Les blessures. Son état. Elle s'arrête dans sa phrase et mon attention se porte sur ce qui attire son attention à elle. Je redresse juste un peu mon visage pour pouvoir regarder avant de me laisser retomber la tête en arrière. Trop douloureux. Mais je l'ai aperçu. J'ai eu le temps de l'apercevoir. Debout. Dans un sale état. Pâle. Mais debout. Lloyd. Je soupire doucement et relève doucement mon regard vers Lou, ma main toujours accrochée à son épaule. Et puis son sourire que j'aperçois avant qu'elle ne relève doucement ses yeux vers moi pour planter son regard dans le mien. Et mes doigts qui serrent un peu plus leur prise sur son épaule quand elle me demande si ça va aller. Un sourire.

« Si ça va aller ? Bien sûr. Des égratignures. » je lui réponds avec toute la légèreté dont je suis capable. « Deux/trois pansements et ça va le faire. Il a raison Josef : on va bientôt gambader comme des lapins tu verras. »

Un clin d'oeil, le sourire s'élargit avant qu'une nouvelle quinte de toux ne me reprenne. Je laisse le sang s'échapper. Je pourrais m'essuyer la bouche mais comme je refuse de lâcher Lou.

« Et ça c'est rien. Je te promets. Je pète la forme même si on dirait pas. »

Et une silhouette qui nous bouffe un peu de lumière. Une silhouette vers laquelle je glisse mon regard. Le Capitaine.

« Chef, on va tous se prendre quelques jours « off » avec Lou, Lloyd et Elvis, ok ?
- Oui. Ok. »

Je n'aime pas son sourire. Je n'aime pas son ton. Mais comme le dément que je suis, j'ignore ce que ça provoque en mon for intérieur. J'ignore. Il vient nous rejoindre.

« Voilà comment ça va se passer. Quand les ambulances vont être là, ils vont venir vous coller des anti-douleurs avant que les gars commencent à bosser sur le camion. »

J'enregistre les informations.

« On va sortir McLaughlin en premier. » qu'il ajoute en se tournant vers moi et je fronce les sourcils. « Ils vont devoir travailler doucement autour de ta jambe pour éviter d'aggraver les dégâts. »

Donc ma jambe est toujours là. Mais... Non.

« Non. » Un silence à l'intérieur du camion brisé comme Lou et moi sommes brisés. « Travailler doucement ? Et ça va prendre combien de temps ? Si c'est trop long... Non. Faut sortir Lou en premier Chef. »

Parce que là, s'ils commencent par moi, ils vont perdre du temps et ses blessures sont plus graves.

« McLaughlin...
- Je suis sérieux.
- Il faut qu'on te sorte en premier.
- Alors faudra couper ma jambe tant pis ! Si ça se trouve elle est foutue mais faut faire au plus vite et si le plus v...
- Abraham ! »

Il emploie mon prénom, ça a le mérite de me faire taire même si mon cœur cogne, même si je sens les battements de mon cœur jusque dans mes tempes.

« Personne ne va couper ta jambe et on doit te sortir en premier. »

Il plante un regard résolu dans le mien et je ne comprends pas. Enfin... Si, mais non. Non. Alors je détourne mon regard du Capitaine pour regarder Lloyd, pour regarder Josef. C'est quoi ces mines qu'ils affichent ? Pourquoi ? Tu le sais idiot. Tu le sais très bien. Tu es pompier. Tu sais comment ça fonctionne. On sort en premier la personne qui a le plus de chance de s'en sortir. On sort en premier la personne qui n'est pas condamnée. Alors qu'une boule se forme dans ma gorge, je retrouve les prunelles de Lou.

Et silencieusement, douloureusement, on se comprends.
Je crois.


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MessageSujet: Re: SAISON II # EVENT 1   Lun 1 Jan - 18:03



Abraham Levitt

saison 2 # event 1

Il lui a suffit d’un coup d’œil pour comprendre la situation, pour comprendre l’horreur de celle-ci. Les deux pompiers sont coincés, mais l’un des deux est condamné. Lou. Sitôt qu’ils essaieront de la libérer, le métal qui a cisaillé sa peau laissera se répandre son sang à gros bouillon. A moins d’un miracle, il n’y aura rien d’autre à faire que la regarder disparaître, s’éteindre… Et Abraham Levitt ne croit pas aux miracles. Plus depuis longtemps. S’ils attendent trop, McLaughlin risque de perdre sa jambe, elle aussi écrasée sous la taule. Il risque bien plus que cela s’ils n’interviennent pas à temps.
Josef doit déjà le savoir…même s’il refuse certainement de l’admettre. Est-ce que Lou a conscience de son état ? Elle travaille à la caserne depuis si peu de temps… Est-elle en mesure de réaliser la portée de ce qui est arrivé ? Abraham en doute… Et son homonyme ? Sait-il que, sitôt qu’on interviendra pour le libérer et sauver sa vie, son amie, à ses côtés, y laissera la sienne ?  
Son analyse effectuée, demeurant en retrait pour l’instant, Abraham Levitt s’éloigne de l’arrière du camion en ruine pour tenter à nouveau de joindre le central afin de savoir où en sont les ambulances. Et la réponse qu’il capte ne lui plait absolument pas… Tout le monde est encore sur le qui-vive à cause du code noir déclenché en fin de matinée au Chicago Medical Center et le trafic a du mal à reprendre normalement. Tout le monde est débordé. Ce qui s’est passé là-bas a fait l’effet d’un coup de pied dans une fourmilière et ses hommes vont maintenant en pâtir…
Il jure, menace mais n’a pas d’autres choix que de se plier aux forces du destin.

Il retourne alors à l’avant du camion, où il retrouve Lloyd en train de se débattre. Il le connaît suffisamment pour deviner ce qu’il cherche à faire : rejoindre ses collègues à l’arrière, s’assurer qu’il vont bien. Lloyd veut se rendre utile mais il n’y parviendra pas. Cependant…il a droit, au même titre que les autres de faire ses adieux à Lou, d’être là pour elle. Parce que c’est de ça qu’il s’agit maintenant. Si lui et les autres sont secourables, ce n’est pas le cas de la recrue Fitzgerald.
Alors il intervient, incite Peterson et Presley a laissé Lloyd retrouver son amie. Il les aide à l’extraire de l’habitacle accidenté et à le mettre sur ses pieds. Ce n’est pas une franche réussite et, dès qu’il se retrouve à la vertical, Hatfield commence à tourner de l’œil.
« Wow, reste avec nous Cap ! » lui ordonne-t-il en lui donnant quelques tapes sur les joues. C’est suffisant pour le ramener à lui. « Tu t’sens capable ou pas ? »
« Oui… Est-ce que…est-ce qu'on peut... »
« Non, c'est terminé » répond-t-il, comprenant ce qu’il veut savoir immédiatement. Lloyd baisse la tête et son visage d’une pâleur alarmante commence à grimacer. Il va fondre en larmes. « Non. Ravale ça » reprend son supérieur en attrapant sa tête entre ses mains, approchant son front du sien. « Si tu rentres là-dedans, tu ravales ça. Elle n’a pas besoin de ça. Est-ce que tu te sens capable d’y aller Cap ? »
Le pompier face à lui renifle discrètement et hoche la tête, les dents serrées. Le Chef soupire à son tour et le libère de son étreinte pour l’accompagner jusqu’à l’ouverture et lui permettre de rejoindre ses amis.
« Sécurise-moi le périmètre en attendant les flics. Dès que l’ambulance arrive, elle bosse sur McLaughlin. »
« Et Elvis ? »
« Reste avec lui. Les flics vont devoir lui parler. »
« Bien Capitaine. »

Pendant que Lloyd a rejoint Lou, lui-même va donner ses instructions à son homonyme et lui faire passer un message… Un message qui a du mal à s’imprimer. Ce qui est compréhensible étant donnée les circonstances. Libérer Abraham va tuer Lou. Ce ne sera pas sa faute, en aucun cas, mais c’est ce qui va se passer. Et il faut qu’il se fasse à cette idée parce qu’il est hors de question pour le chef de perdre deux de ses recrues aujourd’hui. Hors de question.
Il se place auprès de ses hommes, silencieux, se faisant discret pendant qu’ils vont se faire leurs adieux, pendant qu’ils s’accrochent les uns aux autres… Une de ses mains se pose d’ailleurs sur l’épaule de McLaughlin alors que l’autre s’appose sur le bras de Josef. Lloyd a attrapé la main de Lou dans la sienne, délicatement, et s’est rapproché du Lieutenant Miller à qui il vient également de prendre la main.
Le Capitaine Levitt ferme ensuite les yeux et entame une prière mi-voix.


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MessageSujet: Re: SAISON II # EVENT 1   Jeu 4 Jan - 12:34

event 1

saison 2

La vision du camion cabossé, éventré, retourné, lui a mis un sacré coup. Ca lui a permis de réaliser la violence de l’impact et la gravité de l’accident. Ca lui a fait réaliser à quel point il a de la chance d’être encore capable de respirer, parler, même s’il souffre atrocement. Si un mastodonte de métal comme le camion secours se retrouve dans cet état, alors à quoi vont ressembler Lou et Abraham ? C’est cette idée qui l’a fait pâlir, lui a donné le vertige. Enfin soit ça, soit la vague de douleur insupportable qui l’a assailli alors qu’on le plaçait tout à coup en position verticale…
Le Chef raffermi sa prise et lui assène quelques tapes pour le ramener tout à fait à lui. Lloyd papillonne des paupières et lutte pour rendre au monde ses couleurs et rester conscient. Il a du mal à respirer. Il doit avoir des côtes cassées, l’une d’elle est possiblement en train de faire de gros dégâts… Et plus il va bouger, plus il va prendre de risques. Mais il faut qu’il les voit. Il faut qu’il LA voit.
Lou…
Il a comprit à la façon dont Abraham s’est exprimé que les choses ne sont pas encourageantes. Si elle allait bien, il ne l’aurait jamais autorisé à bouger avant l’arrivée des secours et leur aval pour le déplacer. Et dans l’état où il se trouve actuellement, quelque chose lui dit qu’aucun secouriste digne de ce nom ne l’aurait autorisé à bouger un orteil… Donc c’est grave.
Il me laisse une chance de lui faire des adieux…
Et puisqu’il ne veut pas laisser passer cette opportunité, il ravale ses larmes et assure au Capitaine Levitt qu’il est apte à pénétrer dans la carcasse du camion.

C’est ce qu’il fait, rejoignant ses camarades prisonniers de la structure même du véhicule. Voir Lou dans cet état lui glace le sang. Il se laisse tomber à ses côtés, sentant un mélange de désespoir et de rage l’envahir. Ce n’est pas seulement grave…c’est terminé. Le morceau de métal fait compression et lui permet de continuer à vivre mais sitôt qu’ils le bougeront, elle se videra de son sang. Et c’est injuste. Ca n’a aucun sens !
Lorsqu’il s’avance et qu’elle lui adresse un sourire, il n’arrive plus à retenir ses larmes.
Il la revoit, resplendissante et si pleine de vie dans sa robe de cocktail au moment de son inauguration. Il la revoit dans diverses situations au travail, puis, nue entre ses bras, alors qu’ils faisaient l’amour dans ses draps le soir de son anniversaire… C’était il y a quelques semaines seulement ! Comment est-ce qu’ils ont pu en arriver là ?
Elle attrape sa main, entremêle ses doigts aux siens. Et toujours ce sourire, doux, énigmatique, ce regard… Ca le tue. Ca lui fait plus mal encore que tout ce qui peut être physiquement brisé en lui.  
Pendant qu’elle se tourne vers Abe pour lui demander comment il va, Lloyd essuie ses yeux brouillés de larmes. Il faut qu’il soit fort. Il faut qu’il tienne le coup, le Capitaine a raison. Qu’est-ce qu’elle va faire de toutes ces stupides larmes ? Ce n’est pas de ça qu’elle a besoin… Lloyd renifle, soupir et cherche du réconfort où il peut, à savoir juste à côté de lui. Il attrape la main rêche de Josef dans la sienne et la serre avec force. Parce qu’il  a besoin de lui et parce que l’inverse est vrai. Il ne peut pas user de la même force sur la main de Lou, si légère… Lou… Si délicate, si fragile. Pourquoi est-ce qu’il l’a entrainée là-dedans ? Pourquoi est-ce qu’il ne l’a pas dissuadée de se lancer dans une telle aventure ? Elle n’avait pas les épaules ! Elle n’était pas faite pour ça, il aurait dû la chasser, la garder sous verre, à l’abri, loin de toute l’horreur du monde ! Pourquoi est-ce qu’il n’a rien fait quand il en avait encore le pouvoir ?

Il suit le regard de son amie, mourante, et jette un œil sur Abe, en mauvaise posture lui aussi. Il est en train de parler avec leur Chef. Il s'en fait pour lui, mais Lou occupe trop ses pensées. Toutes ses pensées. Lloyd les entend et quand il comprend de quoi ils parlent, il décide d’intervenir. Lou ne doit pas entendre ça.
Sauf qu’il ne trouve rien à dire. Les mots ne sortent pas. Sa gorge est trop nouée, ses yeux recommencent à s’humidifier. Tout ce à quoi il pense, c’est au fait qu’elle va mourir. Il a envie de hurler, de la secouer, de lui demander POURQUOI elle leur faire ça ! Pourquoi alors que tout allait bien, tout allait mieux…
« Je suis désolé Lou » finit-il par articuler lamentablement, venant déposer un baiser sur le dos de sa main, à défaut d’oser embrasser son visage d’une pâleur extrême. Ila  peur qu’un tel contact ne l’achève. Elle semble tellement vulnérable… Une poupée de porcelaine.


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MessageSujet: Re: SAISON II # EVENT 1   Jeu 4 Jan - 13:24

SAISON II EVENT I
EXORDIUM.
- Tsss. Dis pas de connerie, tu seras juste de corvée de ménage pour trois semaines, sitôt rétablie.

Il esquisse un sourire tremblant, qu’il tente de faire paraitre vrai.
Il se dit que tout ça n’est forcément qu’un cauchemar. Qu’il va se réveiller d’une minute à l’autre, s’extirper de son lit chaud pour constater que Lou a laisser trainer ses fringues dans le salon qu’elle n’a pas eu le temps de ranger avant de partir bosser. Qu’il va se réveiller et retrouver une Lou debout, sans abdomen transpercé, sans trace de sang sur les vêtements avec des joues rosées, pleines de vie.
Mais il n’en est rien. L’évidence est là, sous ses yeux, sous la forme d’un corps qui pâlit de minutes en minutes, sous la forme de larmes sur le visage de Lloyd qui est venue les rejoindre, sous celle d’Abraham qui n’en mène pas large et de Lou. Allongée. Au bord de la mort.
La mort.
Il la refuse, il a envie de la vomir, de hurler, d’envoyer se faire foutre toutes ces conneries de « son heure était venue », « c’est le destin ». Non, elle avait un tas de chose à vivre, un tas de chose à faire, une personne comme Lou ne mérite pas ce genre de mort violente, trash. Elle ne mérite pas de mort tout court. Josef a les mains tremblantes et si toute son attention est concentrée sur la jeune femme, il entend ce qu’il se raconte, ce qu’il se dit et malgré toute la peine qu’il peut ressentir, le pompier est conscient qu’ils ne vont pas avoir d’autres choix que de sauver une vie pour en perdre une autre et que peut importe les efforts déployés, Lou est perdue. Cet aveu silencieux le brise, le déchire, éclate toute volonté de tenir et de ne pas chialer comme un gosse devant elle. Mais veut-il vraiment lui infliger cette dernière image ? Veut-il vraiment lui donner comme dernier adieu ses larmes et sa propre peine, lourde, insupportable à digérer ? Il a du mal à déglutir et c’est pire encore quand Lloyd vient lui prendre la main. Main qu’il serre avec force pour lui transmettre tout le courage dont il a besoin. Dont ILS ont besoin. Josef adresse un regard qui en dit long à son ami de longue date et jamais il ne l’a vu aussi émotionnellement démolit qu’en cette seconde.
C’est l’élément déclencheur dont il a besoin. Parce qu’il ne peut pas lui aussi s’effondrer devant Lou à qui il ne veut pas donner cette dernière image de tristesse, de mort à venir. Parce qu’il se dit que pour l’instant, il doit se montrer fort pour deux, pour trois ou quatre. Peu lui importe si c’est pour aider leur amie à avoir une image plus belle, plus apaisante, pour de derniers au-revoir. Ça lui massacre le cœur, l’estomac, l’esprit alors qu’il regarde Lloyd embrasser la main de Lou, prononçant des excuses tremblantes.
Il ne sait pas comment lui-même va faire pour tenir, pour ne pas se mettre à éclater en larmes alors que ces dernières se font menaçantes, oppressantes. Le pompier se sent presque vide, incapable d’encaisser cette réalité bien trop violente et injuste.
Tellement injuste.
Elle lui manque déjà, cruellement, alors qu'elle n'est pas encore partie. Il donnerait n'importe quoi pour sauver la vie de son amie, de sa précieuse Lou. Celle qui a tant animé le coeur de ceux qui l'entoure. Josef n'arrive pas à croire à cette scène qui lui parait si surréaliste. Il n'arrive pas à croire que la jeune femme mourra entre leurs mains et qu'en un claquement de doigts, elle ne sera plus là pour leur sourire, les emmerder, les consoler, les remonter vers le haut. Qu'elle ne sera plus là tout court. Un vide cruel, une absence violente, insupportable que rien ne pourra combler.
Josef finit par lâcher la main de Lloyd avant de la passer sur la nuque de son ami et de le ramener vers lui, déposant un baiser sur sa tempe, fraternel.

- Lloyd, faut qu’on y aille.

Un murmure que lui seul peut entendre, un murmure qu’il n’a peut-être pas envie d’entendre et que lui-même n’a pas envie de prononcer. Mais chaque seconde à rester auprès de Lou sont des secondes supplémentaires qui traineront Abraham vers la mort et ça, ils ne le supporteront pas. Pas deux camarades le même jour. Pas deux.
Josef lance un regard à son Capitaine, un regard entendu, comme un signal. Le pompier bouge de place, venant se placer au niveau de la tête de Lou, lui donnant une image inversée de sa personne. Il prend son visage entre ses deux paumes chaudes, tremblantes, captant son regard clair.

- On va te sortir de là, ok ? J’te lâche pas, je reste avec toi.

Elle acquiesce, il lui sourit. En cette seconde, il ne sait pas comment il fait pour ne pas chialer, pour paraitre presque sûr, presque apaisant. Peut-être parce qu’il se dit que c’est ce que Lou voudrait. Pour une dernière image, un dernier adieu. Ca s’active autour de lui, il le sent. La pression pèse, menaçant de lui faire péter les plombs dans la seconde mais il se raccroche à ce sourire, à cette pâleur de porcelaine. A l’amour qu’il porte à ce petit être qu’il n’a pas su protéger contrairement à elle qui a déployée de nombreux efforts pour lui éviter bien des malheurs.
Une vague de regrets l’oppresse, lui donne la gerbe mais il se concentre, se fait d’une extrême violence. Il se penche vers l’oreille de Lou, l’une de ses mains venant caresser ses cheveux.
Et il lui raconte. Lui murmure un tas de chose. Comment ils vont pouvoir après tout ça se faire une grosse virée entre copains à la plage où elle pourra emmerder Lloyd en lui glissant du sable dans le maillot. Qu’ils iront se faire une grosse bouffe tous ensemble, pour juste se retrouver. Il lui peint de nombreuses histoires tout comme elle aime la peinture alors qu’il lui dit qu’il a vu récemment une exposition qui pourrait lui plaire. Il la noie sous un tas d’image pour ne pas qu’elle voit l’horreur de la réalité, l’horreur de ce qui menace de se produire. Les larmes de Josef perlent au coin de ses yeux, insupportables. Il n’oublie pas de lui dire combien Lloyd, Abraham ou lui-même l’aiment profondément.

Et la fin sonne. Lente. Emportant Lou dans un sommeil profond, éternel, aux multiples images et histoires peintes comme dernier voyage.

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MessageSujet: Re: SAISON II # EVENT 1   Jeu 4 Jan - 21:44



SAISON II | EVENT I
EXORDIUM.


Les plaines autrefois si lumineuses et fleuries se sont éteintes, lentement. Oublié le vert des prairies, la chaleur du sable chaud sous ses pieds. Oublié la sensation de quelques rayons agréables le long de sa peau. Tous ces plaisirs, toutes ces choses qu'elle aimait à profiter, à découvrir commence à se ternir. Et pourtant, pourtant Josef vient lui rappeler tout ça, tout juste déplacé pour venir la soutenir, contre ses joues claires – presque livides – déposer des mains rassurantes, des mains réconfortantes alors qu'elle tient au mieux Lloyd, Abraham ; un amant pour l'un , un ami pour l'autre et ce sauveur qui tient encore à user de ses pouvoirs à son encontre. Lou tient aux contacts qu'elle croit encore percevoir alors que sa vue se froisse, alors que les ténèbres en viennent à s’accroître. Et elle y songe, à ces journées qu'ils pourraient passer, à ces instants qu'ils ont encore à partager. Parce qu'elle n'a pas encore tout dit, parce qu'il est des secrets qu'elle n'a pas dévoilé et Lou y songe, là, malgré la douleur, malgré la pression qu'elle croit ressentir le long de ses doigts, cette pression instinctive sûrement de la part du blond sur qui l'azur de ses prunelles se perd une fois encore. Rien qu'une fois, rien qu'une dernière fois. Et cette voix qui résonne, qui vient rappeler à la Belle que sa place est ici. Elle l'a toujours été. Avec Josef qui, ici, rappelle à sa mémoire l'odeur du café chaud, la parfum des sucreries qu'ils aimaient à manger, ceux qu'ils aimaient à se dérober. Avec Lloyd dont les caresses semblent se rappeler à sa peau qui frissonne malgré ces dernières chaleurs, dont le parfum s'immisce jusqu'à son cœur, en accélérant ses battements en chœurs. Avec Julian dont les erreurs semblent se pardonner, dont l'absence recommence à frapper, tout de même douloureuse à supporter. Avec Jake dont les moments se sont faits trop courts, regrettant de ne pas avoir pu le remercier à son tour. Avec Ayleen dont les jours sont encore comptés, ce petit bout de femme à la détermination féroce et à la grande bonté malgré les faux-pas passés. Avec Tito qui a encore tant à traverser, à surmonter, cet homme qu'elle aimerait davantage aider. Avec Abraham qu'elle ne connaît pas autant qu'elle l'aurait souhaité, offrant à sa conscience les souvenirs de quelques fous-rires inexpliqués. Toutes ces âmes qu'elle n'a que trop peu choyées. Celles qu'elle protège des heures sombres qu'elles auraient à essuyer. C'est vers elles que se tournent ses pensées, la totalité. Lou ne pense plus qu'à cela, qu'à cette demeure qu'elle s'était imaginée, celle dans laquelle elle aurait pu les trouver après s'en être aller, après avoir comprit qu'une vie entourée d'autant d'hostilité ne lui serait pas aisée. Elle n'appartient pas à l'horreur du hasard, aux tragédies et leur bazar. Elle n'a pas les épaules pour ces fatalités, celles qui en viennent finalement à l'arracher à des bras qui commencent à trembler, à cette voix qui continue de murmurer des mots qu'elle ne perçoit presque plus. Cette voix qui vient instaurer ces images tant rêvées, de celles qu'elle tiendra à réaliser une fois relevée, une fois réveillée. Car les paupières se font lourdes, car le cœur se fait lent et la douleur immédiate, brutale. Glaciale. L'espace d'un instant, d'une fraction de seconde, elle croit les entendre ; tous ces hommes, tous SES hommes. Ceux qu'elle aimait à relever, ceux qu'elle aimait à élever. Ceux qu'elle parvenait à faire rayonner. Et malgré ce qu'elle croit percevoir, malgré ce qu'elle croit entendre, Lou se souvient des rires, des chansons, des conversations qui – à son plus grand bonheur – perdaient souvent de leur raison. Lou se souvient de ses nuits à tenir, à rester éveillée pour ne rien louper, profiter du moindre instant sans avoir à en gaspiller. Toutes ces parties de son âme tout juste brisées. Et puis plus rien. Plus rien. Les doigts se défont, laissant les mains retombées, d'entre ses lèvres un dernier soupire extirpé. Les ombres prennent, ravages. Les ombres saccagent. Tout s'estompe dans son sillage, tout s'écroule derrière le moindre de ses passages. Le monde qu'elle avait pu construire se brise, enseveli sous bien des dunes de sables portés par de légères brises pour ne plus rien laisser que son essence paisible.

Et si le choix lui avait été donné, Lou n'aurait pas hésité. Elle aurait aimé rester. Encore maintenant, elle aurait aimé rester. Il y a tant de choses qu'elle aurait aimé faire. Elle aurait voulu.... Elle aurait voulu rester. C'est sûr.
   

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Lay your head down, start a new dream. For tonight the moment is over, drift in a lullaby. Here where the stars reside ; angels are always seen. Rest and calm ; safe on a fairytale stream.
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MessageSujet: Re: SAISON II # EVENT 1   Ven 5 Jan - 18:30

SAISON II # EVENT 1



La main du Chef se pose sur mon épaule. Mon regard dévie de Lou pour l’observer, pour se rendre compte qu’il a fermé les yeux et qu’il prie. Il prie bordel. Non. Je ne veux pas de ses prières qui ne changeront rien. Je veux juste que tout se termine bien. Que je ne sois le choix à faire. Que je ne sois pas celui à sauver parce qu’il est trop tard pour Lou. Je refuse. En bloc. Je refuse. De mon tout être. De toute mon âme. Parce qu’il est terrible ce choix et s’il m’appartenait… Mais il ne m’appartient pas. Je subis. Lou subit. Blessés. Cabossés. Brisés. Et on me dit que moi, j’ai une chance de m’en sortir. Est-ce que c’est une raison pour ne pas l’aider elle avant ? Pour ne pas tenter quelque chose ? Nous fonctionnons comme ça. Le corps médical fonctionne comme ça également. Et je voudrais que ce ne soit pas le cas. Je voudrais que tout fonctionne autrement. J’aurais voulu que tout se passe autrement. Les larmes me brouillent la vue qui est déjà devenue floue par la douleur, par la fatigue. Par le « tout ». Et quand j’entends au loin les sirènes des ambulances je me crispe, ce qui m’arrache un autre râle de douleur. Je me crispe parce que je sais que quand ils auront posé leur foutue perfusion, ils vont me sortir et Lou, après… Lou… Mon poing se serre, enfonce un peu plus le verre dans la chair mais j’ignore cette douleur-là, trop enragé pour ne pas avoir ce geste. Trop en colère pour ne pas bouillir de rage. Pourquoi ? Mes lèvres ensanglantées se pincent quand je vois un secouriste se faufiler jusqu’à moi avec sa poche d’anti-douleurs. Je secoue presque imperceptiblement la tête.

« Pas moi en premier… » je souffle d’une voix faible une nouvelle fois mais on m’ignore. Tout simplement. Et je le vois enfoncer l’aiguille. Je sais que bientôt je vais être dans les vappes. Mais Lou… Non. « Attendez… Lou… » Sauf que ce con de secouriste mais la perfusion en place sans m’écouter. Je me tords de nouveau le cou pour observer Lou, pour la regarder, elle, rien qu’elle. Je refuse de croire que c’est la dernière fois que je la vois. Je refuse de croire que c’est la dernière fois que nous nous trouvons tous les deux au même endroit, vivants. Je refuse de croire qu’on ne pourra pas apprendre à se connaître davantage. Je refuse de croire que cette tentative de sauvetage à mon égard est l’unique chose à faire parce qu’il est impossible de la sauver elle. Je refuse. En bloc encore une fois. Je refuse. Et ça s’insinue dans mes veines. Le poison qui m’éloigne de Lou, de Lloyd, de Josef, mais le poison qui commence déjà à annihiler mes douleurs. Et alors que je commence à me sentir partir ça me vient : mes enfants. Et si je ne me réveillais pas ? Et si au moment où ils me déplaçaient ça tournait mal comme ça va mal tourner pour Lou ? Et si ? « Chef… » C’est lui que j’appelle, lui que je demande parce qu’au milieu du brouillard qui s’empare de mon être, j’ai conscience que mes trois amis n’ont pas besoin d’entendre ce que j’ai à dire. Non. Alors, quand le secouriste se recule et sort du camion, il s’approche de moi. Je lui fais signe, de cette main ensanglantée parsemée de morceaux de verres pour qu’il approche son visage de mon visage afin que je n’aie pas à lever la voix. Pour qu’il soit le seul à m’entendre. « Si je m’en sors pas, dites à mes enfants… » De plus en plus difficile de parler. « Dites-leur que je les aime… D’accord Chef ? Dites-leur juste… Que je les aime… »

Une main pressée sur mon épaule et il approche sa bouche de mon oreille pour me répondre dans un murmure à son tour.

« Je prends note mais j’aurai rien à leur dire tu vas t’en sortir McLaughlin. »

Il y croit. J’essaye moi aussi. J’essaye. Et ça m’emporte. Alors je détourne mon regard du Chef, je regarde Lou. Son visage m’apparaît flou. De plus en plus flou. Jusqu’à ce qu’il disparaisse.

Jusqu’à ce que je sois emporté par le néant.


(c) sweet.lips

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